événement

Publié le 16/08/2018

Ce vendredi 17 août, Andréa Resch fête ses 17 ans. Après avoir découvert le concours de labour en tant que commissaire, elle est cette fois en âge de participer pour la première fois, en tant que concurrente, au concours départemental de labour. À une semaine de la manifestation, elle était la seule fille inscrite.

Elle est dans la même classe au lycée agricole de Rouffach que Julien Ehrsam. Mais, son parcours est différent. Ses parents ne sont pas agriculteurs. Le monde agricole, elle a commencé à le découvrir au collège. « Le cursus général ne m’intéressait pas. Je me suis réorientée en classe de troisième et j'ai intégré le lycée agricole de Rouffach. Là, je me suis épanouie par le fait de pouvoir travailler à l’extérieur, avec les animaux. Étudier pour me retrouver dans un bureau, ce n’est pas mon truc », explique Andréa Resch. À l’issue de ses études agricoles, elle espère donc travailler dans le monde des céréales ou de l’élevage. Son choix n’est pas encore définitif. Elle cherche tout au long de l’année à approfondir ses connaissances. Participer à un concours de labour est donc pour elle une évidence. « L’année passée à Mœrnach, le fait d’être commissaire m’a permis d’approcher la manifestation. J’ai appris comment travaillaient les juges, comment on faisait les mesures, les calculs. C’était très intéressant et cela m’a permis de mieux comprendre encore la compétition. J’ai pu découvrir ce qu’était un bon labour, ce qui était attendu par les membres du jury », précise Andréa Resch. Cette année, elle est donc inscrite en tant que concurrente. Jusqu’à ces derniers jours, elle était surtout occupée à régler sa charrue. Avec l’aide de son père lui-même plutôt doué en mécanique. Elle attendait la pluie pour sortir sa charrue et aller avec le tracteur dans un champ pour un exercice d’entraînement pratique. Son objectif ce dimanche 19 août ? « Participer pour dire que je l’ai fait et essayer de ne pas finir dernière. Mais plutôt comme mon petit ami l’année passée », ironise l’adolescente. Le jeune homme en question, lui-même encore inscrit cette année, Benjamin Haaby, avait terminé 5e sur 9. Un classement qui la satisferait pleinement. Quant au fait qu’elle soit la seule ou l’une des seules filles du concours, ce n’est pas un problème. « Cela ne me surprend pas. Mais, il faut des femmes dans ce monde-là », conclut-elle.

Publié le 16/08/2018

La 65e finale départementale de labour associée au S’BüraFascht se déroule ce dimanche 19 août à Sainte-Croix-en-Plaine. Les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin, et notamment celles et ceux du canton du Ried qui organisent la manifestation veulent promouvoir le monde agricole à travers trois mots d’ordre : cultiver, préserver, innover.

Le lieu de rendez-vous est fixé sur l’exploitation de la famille Stoffel. Guillaume, 32 ans, est installé depuis près de dix ans (2009). Sur 92 hectares, on y trouve du maïs, du blé, des betteraves et, selon les années, du soja. Cette dernière culture avait remplacé en 2003 celle du blé. « C’était la fameuse année de la première grosse canicule. Le blé avait échaudé. Il n’y avait pas eu de bons rendements. Cette année et pour la première fois nous avons à nouveau semé du blé ». Guillaume Stoffel est motivé à l’idée de recevoir cette grande fête agricole organisée par les jeunes agriculteurs. Il faut dire qu’il sait de quoi il parle. Il a lui-même été président du canton des JA du Ried pendant deux mandats, de 2013 à 2017. Et, au sein de la structure départementale, c’est lui, aujourd’hui, qui est en charge du dossier de l’installation. « Un dossier intéressant à suivre. Depuis deux-trois ans, les installations sont stables en Alsace. Environ 25 à 27 annuellement pour les dossiers aidés auxquels il faut ajouter les parcours non aidés pour celles et ceux qui dépassent l’âge ou qui sortent du schéma d’installation classique », précise-t-il. En outre, il est également co-responsable du dossier chez les JA du Grand Est. Cela nécessite beaucoup de déplacements à Laxou en Lorraine. C’est ce qui explique, aussi, qu’il a voulu trouver un successeur chez les JA du Ried. Un passage de relais réussi avec l’arrivée d’une nouvelle génération qui a élu à sa tête Charlotte Feuerbach. Première fille et nouvelle génération Âgée de 22 ans, Charlotte Feuerbach est la première fille du canton à occuper une telle responsabilité. Après des études agricoles, elle a suivi la formation de l’école des cadres. Une formation qui s’est avérée intéressante et définitivement convaincue Charlotte Feuerbach de poursuivre son parcours. Elle est actuellement employée au sein de l’EARL des Laitières à Muntzenheim. Quand, en janvier, il a fallu trouver un successeur à Guillaume Stoffel, elle a accepté la fonction. « Je suis bien entourée. Une nouvelle équipe est arrivée avec moi. Tout le bureau a changé. Nous tentons d’impulser de nouvelles idées, de redynamiser le canton. Cela se passe bien dans une bonne ambiance. Les « anciens » sont toujours prêts à nous aider, à nous conseiller. Nous réfléchissons à réorganiser la ferme ouverte qui a lieu en même temps que la fête de la carotte à Muntzenheim. Mais, chaque chose en son temps. Pour le moment, nous sommes concentrés sur la fête de ce dimanche. Notre objectif est de montrer une belle image de notre métier. Nous voulons que le grand public voie la réalité du monde agricole. Et pas celle véhiculée par certains lobbies, par certains médias ou par les réseaux sociaux », explique Charlotte Feuerbach. Pour y parvenir, les jeunes agriculteurs comptent tout d’abord promouvoir les céréales. Le public pourra notamment déambuler dans un labyrinthe géant de maïs. Il y aura également une exposition sur la production de maïs et de blé au fil du temps et des démonstrations de labour à l’ancienne. Les JA organiseront également un pôle spécifique qui présentera toutes les techniques et innovations qui tournent autour de la production de céréales. « Nous voulons faire découvrir aux gens cette filière si importante pour l’économie de notre région. Les céréales sont partout autour de nous. Les gens, consciemment ou non, les utilisent à l’état brut ou transformé. Il faut le leur rappeler ou le leur faire savoir », insiste Charlotte Feuerbach. Le bon sillon Le lieu de la manifestation sera également occupé par une exposition de matériel agricole, par des ateliers pour les enfants avec des jeux, des stands animés par des associations du secteur. Sans oublier le traditionnel marché paysan et la possibilité de déjeuner sur place avec des repas 100 % locaux, à base d’aliments issus des fermes des alentours. Enfin, et pour rappeler que l’on se trouve chez Guillaume Stoffel, un « speed-dating installation » sera proposé avec les principaux interlocuteurs agricoles. Chaque porteur de projet pourra ainsi présenter son projet et obtenir des réponses à ses interrogations. Des stands d’entreprises en lien direct avec le monde agricole présents sur le site constitueront un moment privilégié pour de tels échanges. Enfin, et surtout, cette manifestation servira de cadre à la 65e finale départementale de labour. Ouverte aux jeunes âgés de 16 à 35 ans, la compétition s’effectuera soit avec une charrue simple pour le labour en planches, soit avec une charrue réversible pour le labour à plat. Dans tous les cas, les tracteurs devront être munis d’un arceau de sécurité. Selon la catégorie, les compétiteurs devront labourer 14 à 40 ares. Ne pouvant pas changer de matériel au cours de la journée, le choix de l’instrument de travail sera donc déterminant. « Le but de ce concours est d’obtenir un labour présentant des sillons bien épaulés, bien retournés, réguliers, et visibles sur toute la longueur. L’aspect du labour doit être arrondi, à émiettement régulier, sans grandes mottes ni crevasses afin de réaliser un bon lit de semence », rappelait l’an passé Claude Gretter qui présidera une nouvelle fois cette année le jury. L’ouverture du concours de labour est prévue à 11 h avec le tracé d’ouverture. La reprise du concours aura lieu dès 13 h 30. La remise des prix étant fixée à 16 h 30.

Comité des reines des vins d’Alsace

Toujours aussi dynamique

Publié le 11/08/2018

La dernière journée de la foire aux vins d’Alsace de Colmar a été chargée pour le comité des reines des vins d’Alsace. L’assemblée générale de l’association, la visite des stands et, en soirée, l’Instant divin, ont rythmé ce dimanche 5 août. Une nouvelle rencontre royale réussie.

L’assemblée générale présidée par Claudia Renel a permis de rendre hommage au trio royal 2017-2018 et de saluer celui qui arrive pour 2018-2019. « Cette seconde soirée de gala organisée le jour même de l’ouverture de la foire aux vins a été une réussite. Le repas, le spectacle et cette intronisation ont été salués par un public enthousiaste et nombreux. La présence du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et des représentants de la profession viticole montrent que nous sommes désormais appréciées comme il se doit. C’est le fruit de nos actions tout au long de l’année », se félicite Claudia Renel. Des actions nombreuses tout au long de l’année écoulée, comme l’a démontré le rapport d’activité. De la septième rencontre royale le 6 août 2017 à cette seconde soirée de gala, les événements ont été nombreux : visites chez de nombreuses confréries (celle de la Corne d’Ottrott, Saint-Étienne à Kientzheim, Frankstein, Kaefferkopf) ; vendanges au lycée agricole de Rouffach ; séance de bouchage et de débouchage avec dégustation de vieux millésimés au château de Kientzheim ; 29e salon des vins de Rouffach ; déjeuner gastronomique en l’honneur de Justine Schmitt à l’Hostellerie des châteaux et spa d’Ottrott ; 90e foire aux vins d’Ammerschwihr ; visite du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen ou encore la soirée tapas au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott. « Nous progressons » Des actions complétées par la promotion de la première cuvée royale, « L’Âme des reines », dont une partie des bénéfices a été reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du centre Alsace » de Sélestat, et « Vivre comme avant », une association de soutien aux femmes qui ont été touchées par le cancer du sein. Une action de solidarité très appréciée. « Nous allons enchaîner en élaborant une deuxième cuvée. Nous serons à nouveau présentes au 30e salon des vins de Rouffach en novembre 2018. Nous comptons également reprogrammer une séance de bouchage et débouchage de bouteilles à la confrérie Saint-Étienne en janvier 2019. En mars, nous organiserons un repas en l’honneur de la reine, Margaux Jung. Et, évidemment, nous nous mobiliserons, comme chaque année pour le grand rassemblement des confréries viniques à Strasbourg en juin 2019 », complète Claudia Renel. La troisième soirée de gala aura lieu le premier jour de la 72e foire aux vins d’Alsace de Colmar le 26 juillet 2019. « Dans tous les cas, nous sommes et nous serons mobilisées et visibles. Nous avons le soutien du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, de l’ensemble de la profession viticole et d’autres partenaires nous rejoignent. » Claudia Renel en veut pour preuve que, cette année, la nouvelle reine s’est vue mettre à disposition, pendant un mois, une voiture « par un de nos nouveaux sponsors. Nous progressons, nous avançons. Nous sommes une association dynamique pour la promotion de la foire, des vins d’Alsace et du vignoble. » La journée s’est ensuite poursuivie avec la visite des stands puis, en soirée, par l’animation d’un « Instant divin » avec Jean-Paul Goulby.

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