événement

Publié le 04/08/2018

Depuis près de dix ans, à Mommenheim, la SCEA Bambou d’Alsace produit et la société Esprit Bambou commercialise cette graminée tropicale dans toute la France et ses pays limitrophes. Elle prend pour la première fois ses quartiers d’été à la foire aux vins, sur le stand commun des partenaires agricoles.

Marc Huber Steinmetz, gérant de la SCEA Bambou d’Alsace et d’Esprit Bambou, est spécialisé dans la variété Fargésia, des bambous dont les rhizomes ne sont pas envahissants, dits non-traçants. Il existe une centaine de variétés de bambous dans le monde. Bambou d’Alsace produit une quinzaine de variétés non traçantes et une quarantaine de variétés traçantes. Elle produit 8 000 à 10 000 bambous par an en méthode traditionnelle, c’est-à-dire, par multiplication des pots par séparation des rhizomes en janvier-février. La pépinière s’étend sur 60 ares dont 1 500 m2 de serres. 2,5 ha sont utilisés pour la plantation en pleine terre. Ils sont commercialisés de 30 à 200 € en fonction de la taille et de l’âge de la plante et du contenant. Adapté à l’Alsace « Le bambou constitue un mur végétal intéressant car il est dense, il pousse rapidement, remarque Marc Huber Steinmetz. C’est la plante qui détient le record de croissance et il est persistant toute l’année. C’est une graminée capable de monter à 8-9 m pour certains en deux à trois ans seulement, mais attention, les bambous géants sont forcément traçants. Nous trouvons toujours des solutions selon l’environnement, la situation, le besoin : brise-vue, brise-vent, se protéger d’une route fréquentée… Mes clients sont des particuliers, mais aussi les paysagistes du Grand Est, les architectes, les jardiniers et les communes. Ils souhaitent un résultat immédiat. Le bambou permet cela. Il demande peu d’entretien. Un arrosage régulier suffit. Il n’acidifie pas les sols. Il tient aussi bien dans les jardinières pour les terrasses et balcons et permet de créer tout de suite de l'intimité dans des espaces extérieurs. Le bambou s’acclimate bien à l’Alsace car c’est une plante rustique. Elle tient les bonnes chaleurs, jusqu’à 35 °C en étant arrosée, et jusqu’à - 25 °C en hiver ».

Soirée des exposants

Les étoiles du parc agricole

Publié le 03/08/2018

La soirée des exposants proposée par le Paysan du Haut-Rhin et l’Est Agricole et Viticole lundi 30 juillet au parc agricole de la foire aux vins de Colmar a tenu toutes ses promesses. L’occasion pour les exposants du parc agricole de se retrouver en toute convivialité et d’honorer officiellement la société Costral pour son prix de l’innovation.

Une cinquantaine de représentants des exposants a répondu à l’invitation de Laurent Rimelin, président du Paysan du Haut-Rhin et de Sophie Schwendenmann, directrice du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est Agricole et Viticole. Parmi eux, le directeur des foires et salons Christophe Crupi et les représentants de la société Costral, au premier rang desquels son dirigeant, Frédéric Kuhlmann. Ce dernier n’a pas caché sa fierté d’avoir reçu le prix de l’innovation 2018 pour son embouteilleur. « Les étoiles multiformats permettent un changement de format de bouteilles en quelques secondes, sans démontage et sans stockage. Il suffit d’ajuster les étoiles, sans outil, au diamètre extérieur de la bouteille par fermeture ou ouverture des pinces. Lors de la mise en bouteilles, les pinces permettent un maintien et un centrage précis de la bouteille lors de chaque transfert vers la tireuse puis vers la boucheuse. Cet outil est proposé sur un groupe d’embouteillage de grande et surtout de petite cadence, grâce à une réduction de la mécanique, tout en garantissant longévité et robustesse. Cela permet à nos clients d’avoir un véritable gain de productivité. Les premiers clients sont des prestataires de service mobile. C’est la première fois que nous exposons publiquement cette nouveauté. Nous le faisons ici à la foire aux vins pour mieux la promouvoir. Ce prix de l’innovation va nous apporter un coup de projecteur encore plus large et nous nous en félicitons », explique Frédéric Kuhlmann. Revoir les horaires d’ouverture ? Pour le parc-expo, cette soirée est l’occasion de prendre la température du parc agricole. Christophe Crupi salue les professionnels : « Nous sommes sur un lieu emblématique de la foire. Nous sommes très attachés à promouvoir et à faire vivre la foire aux vins. Nous avons un lourd héritage, un lourd patrimoine. Nous devons allier tradition et modernité. Cette tradition passe notamment par la promotion des vins d’Alsace avec le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. Elle passe également par le parc agricole. Merci à ce titre au PHR et à l’EAV qui facilitent le lien et les échanges avec les professionnels ». Il rappelle qu’un comité des exposants se réunit chaque année pour trouver de nouvelles idées. « Ce comité de réflexion est ouvert à toutes et à tous. Nous accueillons toutes les bonnes idées. Merci aux exposants qui nous suivent dans nos idées parfois loufoques». «Cette année, nous vous avons proposé le marché paysan les samedis pour dynamiser la fréquentation de cette journée », précise la directrice du PHR et de l’Est agricole et Viticole Sophie Schwendenmann. Une réflexion en mouvement. Les conditions météorologiques, notamment les épisodes caniculaires de plus en plus fréquents incitent à se poser la question des horaires d’ouverture du parc agricole. La réflexion est lancée. Elle s’est poursuivie tout au long de la soirée autour d’un buffet et du verre de l’amitié.

Afterwine avec Valère Roussel

Les (belles) facettes du pinot noir

Publié le 03/08/2018

Le premier Afterwine de la Foire aux vins 2018 a eu lieu vendredi dernier à l’espace congrès, dans le Hall 1. À cette occasion, le maître sommelier Valère Roussel a démontré, verres à l’appui, les richesses que pouvait contenir le pinot noir alsacien et ce, qu’il soit rosé, rouge ou en bulles.

Lui, il aime bien voir l’Alsace en rouge. Maître sommelier et chef sommelier de l’Hôtel 4 étoiles - Restaurant et Spa La Source des Sens à Morsbronn-les-Bains, Valère Roussel croit fermement au potentiel des pinots noirs d’Alsace. « Il y a une demande folle autour de ces vins ! », révèle-t-il avec le dynamisme qui le caractérise. Raison de plus pour leur consacrer une dégustation spécifique dans la plus illustre des foires aux vins d’Alsace, celle de Colmar. Vendredi dernier, il a consacré une bonne partie de sa soirée à commenter différentes bouteilles « 100 % pinot noir » lors de l’Afterwine organisé dans l’espace congrès du Hall 1. Une quinzaine d’aficionados de bons vins s’étaient inscrits pour découvrir un peu plus ce cépage qui peine parfois à exister aux côtés des « stars » que sont le riesling, le gewurztraminer ou le pinot gris. Des accords « majestueux » à faire La dégustation a démarré avec des bulles avec un Blanc de Noir de la Maison Bott (Ribeauvillé) et un crémant rosé du domaine Hubert Metz, à Blienschwiller. « Commune qui compte un vigneron pour 45 habitants » tient à souligner Valère Roussel, jamais avare en anecdotes et morceaux de culture générale. Mais le plus important pour ce genre de manifestation reste l’échange avec les participants. « Tout le monde a ressenti. C’est très passionnant je trouve », révèle-t-il. D’ailleurs, que pensent les uns et les autres de l’accord qu’on pourrait créer avec ces crémants « pinot noir ». « Faites-moi saliver avec un ou deux plats ! » demande le sommelier. Un jeune homme se lance : « Je mangerais bien un carpaccio de saumon avec. » Un autre prend le relais : « Pour ma part, une bonne tartine de pain paysan avec du chèvre frais. » Après cet amuse-bouche, place au pinot noir rosé 2017 de la Cave de Turckheim. « C’est chez eux que j’ai fait mon premier gros achat », se souvient le maître sommelier. Aujourd’hui, il est un peu désabusé quand il entend des personnes lui dire : « le pinot noir rosé, on n’en veut pas. » « Pourtant, on peut faire des accords majestueux avec ce vin qui respire la jeunesse et la fraîcheur. Pour ma part, j’en sers régulièrement au restaurant. » Dans l’assemblée, une participante propose une tranche de thon « bien grillé ». Un autre mangerait volontiers une « vraie » salade niçoise. Des plats qui sentent le soleil. « Vive la capsule et le liège ! » Puis vient le moment que nombreux attendent : la dégustation des « vrais » rouges. Cela commence par un pinot noir 2016 du Domaine Paul Blanck, à Kientzheim. La discussion digresse sur les bouchons. « Vous en pensez quoi vous de la capsule sur les bouteilles de vin ? », interroge un participant manifestement assez aguerri en matières de connaissances viniques. Du tac au tac, Valère Roussel répond : « J’en demande et j’en redemande ! Il n’y a qu’en France qu’on se pose autant de questions autour de ça. À l’étranger, cela ne pose pas de problème. Je pense que c’est un souci d’ordre culturel. Chez nous, si on n’entend pas le « poc » quand on ouvre la bouteille, cela ne va pas. Le problème est que le bouchon en plastique peut changer le goût du vin. J’ai déjà pu le constater sur de grandes bouteilles. Alors, pour ma part, vive le liège et vive la capsule ! » Viennent aussi un pinot noir « Rahan » 2014 du domaine Pfister, à Dahlenheim, et un pinot noir « Nature K » 2016 de la maison Boeckel, à Mittelbergheim. L’occasion d’aborder la particularité des vins naturels, conçus sans sulfites, qui peuvent un peu surprendre le palais inexpérimenté. « Pourtant, là aussi on trouve des vins de grande tenue », confie la maître sommelier. Un vin que certains dans la salle verraient bien avec une bonne poitrine de porc confite ou une omelette aux champignons. La dégustation se termine enfin par un pinot noir « V » 2016 du Muré Clos Saint-Landelin. Un vin issu du terroir grand cru Vorbourg qui prouve que le rouge sait aussi se faire une place parmi les « grands ». Preuve de la qualité du produit, chaque acheteur n’a le droit de repartir qu’avec deux bouteilles. « Et encore, vous n’êtes pas dans le clos Saint-Landelin et ce n’est pas la grande cuvée », ajoute ce fervent défenseur d’une Alsace qui peut aussi être belle en rouge.

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