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Publié le 01/08/2018

Parmi toutes les prestations qu’elle propose, l’entreprise Grai s’est spécialisée dans l’ennoblissement des étiquettes de vins. En utilisant les différentes matières, technologies ou papiers qui voient le jour, la société dirigée par Denis Weymann entend accompagner la montée en gamme des vins d’Alsace en leur apportant un « habillage » qui sache attirer l’œil et séduire l’acheteur.

Bon à l’intérieur, beau à l’extérieur. C’est avec cette philosophie que l’entreprise Grai imagine quotidiennement les nouvelles étiquettes qui iront habiller les bouteilles de vins alsaciens. Le but, comme l’explique le patron de cette société basée à Colmar, Denis Weymann, est « d’accompagner la montée en gamme » des vins d’Alsace. « L’étiquette n’est plus seulement un élément informatif comme avant. Il faut qu’elle soit aussi en mesure de faire passer un sentiment, une image, une impression. Elle doit être premium, comme le liquide qu’elle présente. » Faire plus « noble » ou plus attractif est le fruit d’un savant équilibre à trouver. Bref, savoir faire mieux et plus sans en faire trop. Un exercice qui demande bien évidemment une grande dose de créativité, celle-ci pouvant s’exprimer à l’envi avec l’arrivée permanente de nouvelles matières, de nouvelles technologies d’impression ou de nouveaux papiers. Du pain béni pour l’équipe créative de Grai. « Aujourd’hui, on ne met plus de la simple dorure comme il y a vingt ans. On crée des effets de relief, de structure, de galbé. On utilise des papiers plus qualitatifs qui donnent une impression de terroir, de valeur ou de nature. » Dernier exemple en date relaté dans notre édition du 27 juillet, l’impression céramique utilisée par l’agence Claire D pour la confection des nouvelles étiquettes de la gamme Grands Crus de la Cave de Turckheim. « En fait, on mixe tous les éléments qu’on a à notre disposition pour arriver à l’effet escompté. Et quand quelque chose n’existe pas, on travaille dessus jusqu’au moment où on trouve la solution. » En interne, Grai dispose de deux personnes à temps plein pour la création de nouvelles étiquettes. Quand le client vient à leur rencontre, elles analysent le contexte du professionnel et les objectifs qu’il souhaite atteindre. Si certaines commandes exceptionnelles peuvent être réalisées rapidement, il faut en moyenne trois mois à Grai pour élaborer une étiquette qui corresponde aux attentes formulées. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui motive Grai à être présent chaque année à la foire aux vins. « Les viticulteurs sont un peu plus disponibles, les vendanges n’ont pas encore commencé. Pour ceux qui voudraient lancer une nouvelle cuvée en début d’année suivante, c’est un moment idéal pour une première prise de contact », constate Denis Weymann. L'ennoblissement des étiquettes n’est pas qu’un simple effet de mode, mais bel et bien un mouvement de fond à ses yeux. « Il y a déjà eu une première évolution avec l’utilisation grandissante des étiquettes adhésives, plus qualitatives, au détriment des étiquettes sèches. D’ailleurs, ces dernières ne sont plus les bienvenues dans les pays anglo-saxons. Plus localement, on voit bien aussi qu’on fait de moins en moins d’étiquettes basiques. La grande tendance, c’est d’aller vers plus de beau. » Avec un esprit créatif, les possibilités sont quasi infinies. De toute manière, Grai n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle a sous le coude d’autres projets en matière d’étiquettes, dont certaines prévues pour des vins « très, très haut de gamme ».

Publié le 01/08/2018

Ils mettent de la jeunesse dans leur moteur. Ce sont les jeunes agriculteurs, éleveurs et viticulteurs, adhérents de la coopérative CAC Ampélys. Ils étaient invités à se retrouver, le 27 juillet dernier, jour d’ouverture de la 71e foire aux vins d’Alsace, pour une soirée VIP à la foire aux vins. L’occasion de nouer des liens, d’échanger, de souder un groupe « motivé et dynamique, prêt à partager des expériences ».

Ils sont viticulteurs, récoltants-manipulants ou coopérateurs, agriculteurs céréaliers de la plaine d’Alsace, agriculteurs polyculteurs-éleveurs du Sundgau, arboriculteurs, maraîchers, en filière biologique ou conventionnelle, installés à temps complet ou en pluriactivité… Mais vendredi soir, ils étaient surtout coopérateurs dans l’âme, adhérents de CAC Ampélys. Et c’est toute cette diversité et richesse humaine que la grande coopérative haut-rhinoise veut mettre à profit pour écrire son avenir. Anticiper Car « c’est par votre esprit de jeunes que nous arrivons à imaginer de nouvelles choses, votre esprit critique et d’ouverture, votre dynamisme que nous pourrons anticiper », leur a lancé Jean-Michel Habig, président de la coopérative, et agriculteur céréalier à Ensisheim. « J’espère beaucoup de vous, a poursuivi le président, car c’est par vous que demain nous existerons. » Le jeune président invite ses adhérents à prendre part aux débats internes sans crainte : « Soyez moteur, dites ce que vous pensez. Même si tout n’est pas juste, il y a toujours une part de vérité. Même si ça prend du temps pour que vos propos se réalisent, dites-vous que vous aurez apporté une pierre à l’édifice. C’est sur vous que nous comptons. » Enrichissement mutuel Car le monde agricole doit relever bien des défis : le plus imminent est « la séparation entre la vente et le conseil en produits phytosanitaires. Ça va changer les pratiques », prévient Jean-Marc Schacherer, directeur de la CAC. La valeur coopérative, rappelle-t-il, par la mise en commun, les échanges, l’enrichissement mutuel, permet d’amener des solutions. Et d’abord de réfléchir ensemble à ce que sera « l’agriculture de demain dans le Haut-Rhin », pour l’accompagner « au mieux dans les services et les conseils ». Prévenir et mutualiser les risques La qualité de services : c’est d’ailleurs l’un des principaux souhaits des jeunes adhérents, invités à s'exprimer chacun leur tour sur leurs attentes. Pour les uns, le groupe permet de mutualiser les risques en rapport aux essais mis en place pour envisager de nouvelles solutions agronomiques. Bon nombre des jeunes adhérents disent leurs inquiétudes face aux pressions sociétales. L’action de groupe permet soit de mieux y résister quand ces pressions sont déraisonnables, soit d’entrevoir des solutions, sur la base d’expérimentations mises en commun. Si la qualité des conseils techniques, des analyses, des essais arrivent en tête, au-delà, ce sont surtout les valeurs humaines que les jeunes adhérents de CAC Ampélys souhaitent cultiver : « Échanger, s’enrichir mutuellement, transmettre, développer le relationnel humain, avancer ensemble, être acteur en technique et se démarquer, prévenir et mutualiser les risques et savoir en tirer les enseignements », a-t-on souvent entendu. Bientôt en Ukraine Les jeunes adhérents devraient incessamment se retrouver en Ukraine pour un voyage d’étude, histoire d’ouvrir leurs horizons. Mais dans l’immédiat, les jeunes viticulteurs du groupe avaient apporté chacun un de leur vin, qu’ils ont présenté : une cuvée Black papillon de Wolfberger, un crémant prestige de Wolfberger, un riesling Brand 2013 de la cave de Turckheim, un rouge de Saint Hippolyte 2013 du domaine Koeberlé et un autre pinot noir du domaine Freudenreich à Eguisheim. Pour Élodie Richard, responsable marketing à la CAC et également en charge de l’animation des Jeunes Agriculteurs Coopérateurs, et Jean-Michel North, responsable d’Ampelys, artisans de l’alchimie de cette soirée, il s’agit aussi de préparer la coopérative à l’agriculture de demain. Car « vous en serez les administrateurs », leur ont rappelé le président et Christian Dietschy, administrateur, et président de la commission jeunes de la CAC.

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin

Bouge, joue, apprécie

Publié le 01/08/2018

« Bien manger, bien bouger » est le thème du stand de la Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin. Le choix de cette thématique n’est pas étranger à l’arrivée d’un nouveau partenaire : la Mutualité sociale agricole d’Alsace (MSA).

« Nous profitons de l’arrivée de la MSA sur le stand pour orienter notre thème vers la santé », annonce Charlène Jouan, assistante commerciale pour le Paysan du Haut-Rhin et l’Est Agricole et Viticole. « La prévention est un sujet primordial pour nous, ajoute Julie Jochum, chargée de la communication de la MSA. Les partenaires du stand nous attendaient sur ce sujet. Nous apportons donc nos outils pédagogiques pour cet événement agricole et festif ». Des activités autour du monde du cirque sont proposées aux enfants. « C’est une animation que nous avions déjà expérimentée lors du salon Saveurs et Soleil d’Automne à Sélestat. Elle montre que l’on peut bouger autrement et pas seulement en pratiquant une activité purement sportive ». Bien plus que d’apporter une expertise, la première participation de la MSA à la Foire aux vins délivre un message pour Marie-Eve Schnoebelen, chargée de mission dématérialisation : « C’est un moment privilégié pour se rapprocher de nos adhérents, montrer qu’on est présent et qu’on les accompagne ». Le concours de dessins invite les enfants à représenter l’activité physique et l’équilibre alimentaire. Il y aura dix gagnants par catégorie. Les trois premiers sélectionnés de chaque tranche d’âge remporteront un vélo. Le traditionnel jeu-concours pour les adultes pose la question : Quel est le légume le plus produit dans le Grand Est ? Les lots gagnants sont des paniers garnis « Bienvenue à la ferme » et des entrées à Europa Park pour deux personnes. Pour permettre aux adultes de bouger eux aussi, un baby-foot géant est à disposition durant les dix jours : « C’est à la fois un clin d’œil au thème de la foire, en écho au flipper de l’affiche, et une allusion marquée au football en cette année de coupe du monde », souligne Charlène Jouan. Pour ce qui est de « bien manger », un aperçu est donné tous les soirs de 16 h à 19 h avec des dégustations de produits médaillés du concours général agricole.

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