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ExpoBioGaz à Strasbourg : plein gaz sur l'innovation

Les 7 et 8 juin 2023, à Strasbourg, se déroulait la 12ème édition du salon Expobiogaz. 220 exposants, un programme chargé de conférences et de rencontres, l’évènement a mis en avant les innovations et les tendances de la filière.

 

Retour sur quelques-unes :

- Blocalps : transporter et stocker son gaz. https://www.stockagecarburant.com/

- Clarke Energy : Récupérer et valoriser le BioCO2 https://www.clarke-energy.com/fr/epuration-du-biogaz-en-biomethane/

- Nenufar : valoriser le biogaz émanant des fosses https://nenufar.fr/ - Hydrotech / Bioflow : Un séparateur de phases mobile https://www.hydrotech-environnement.fr/

Publié le 17/05/2019

Jeudi 9 mai, les syndicats agricoles d’Alsace, de Moselle et du Bade-Wurtemberg se sont rassemblés devant le Parlement européen de Strasbourg. À deux semaines du scrutin européen, les militants ont rappelé leurs revendications partagées des deux côtés du Rhin. Ils ont aussi réaffirmé la puissance du couple franco-allemand.

Une trentaine d’agriculteurs tendent deux banderoles, jeudi après-midi, devant le Parlement de Strasbourg. La première en Français : « Ensemble, labourons les sillons de l’avenir agricole ! » La seconde en Allemand : « Wir ackern für Europa* ! » Car la manifestation a été placée sous le signe du couple franco-allemand. À quelques jours des élections européennes, les FDSEA du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de Moselle et les Jeunes Agriculteurs ont invité les responsables de la BLHV, le syndicat agricole du Bade-Wurtemberg. L’objectif premier : encourager les agriculteurs à voter le 26 mai. « Nous sommes des Européens convaincus, il faut voter pour des partis proeuropéens », défend Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. L’après-midi devait d’ailleurs s’achever par une table ronde avec les candidats alsaciens aux élections. Mais faute de réponses positives (seule la candidate LR, Anne Sander, a accepté l’invitation), les participants ont plutôt déroulé leurs doléances. Car « agriculteurs allemands et français, même combat », selon Denis Nass, vice-président haut-rhinois de la Chambre d'agriculture. La Pac : pilier de la construction européenne Les paysans des deux pays ont des intérêts communs. D’abord, ils demandent une uniformisation des règlements européens. « Aujourd’hui, de petits producteurs français et allemands se font concurrence à 500 m d’écart », regrette Franck Sander. Et Werner Räpple, président de la BLHV, d’appuyer : « Nous avons besoin de règles réellement communes ». Ensuite, ils appellent à renoncer aux accords de libre-échange avec des pays qui ne respectent pas les mêmes exigences sanitaires, environnementales et sociales que l’Union européenne (UE). « N’importons pas l’agriculture dont nous ne voulons pas », implore le président de la FDSEA 67. Les deux parties exigent aussi de sauvegarder le budget de la Pac. Celui-ci pourrait être amputé de 5 % de ses crédits d’après les propositions de la Commission européenne sur le futur cadre budgétaire de l’UE. « La Pac doit avoir un budget à la hauteur des défis de l’agriculture de demain », plaide le syndicaliste bas-rhinois. Werner Räpple préfère invoquer le passé. « La Pac est un pilier de la construction européenne, rappelle-t-il. Il ne faut pas oublier que l’Europe s’est construite sur des années de souffrances. » L’argument en filigrane : toucher à la Pac revient à remettre en cause l’existence même de l’Union européenne. Une communauté qui garantit la paix sur le continent depuis 70 ans. « On est tout petit » « C’est le début de quelque chose », se réjouit Danielle Bras, présidente du Ri2, une instance de coopération rurale transfrontalière. Ici, tout le monde se félicite de l’initiative. Car les positions communes dévoilées cet après-midi laissent entrevoir la nécessité de se serrer les coudes entre collègues. « À l’échelle du monde on est tout petit, sourit Franck Sander. Donc il faut se défendre. » Et quand on est petit, la stratégie de défense la plus efficace reste de nouer des alliances. « On cherche des alliés à droite, à gauche », confirme Julien Koegler, président des JA du Bas-Rhin. Des manifestations communes à l’avenir ? « Tout dépend du sujet, commence le jeune agriculteur. Beaucoup de problèmes sont causés par l’État français, dans ce cas on demande à l’UE de cadrer la France. » Les Allemands ne sont pas concernés par ces querelles franco-françaises. Mais les syndicalistes se disent prêts à collaborer sur des sujets qui dépassent le cadre national. « Il y a toujours des dossiers sur lesquels on peut faire cause commune », confirme un participant au rassemblement. Car à plusieurs on est toujours plus forts. Les syndicats agricoles l’ont bien compris.

3e Prix régional des solidarités rurales

« La ruralité, ce n’est pas le désert »

Publié le 06/04/2019

Pour la troisième année consécutive, le Prix régional des solidarités rurales souhaite récompenser celles et ceux qui soutiennent et font vivre la ruralité du Grand Est à travers leurs actions. Sous-représentés jusqu’à maintenant, les Alsaciens sont invités à concourir. Ils ont jusqu’au 30 juin pour le faire.

Dans les campagnes aussi, il y a (beaucoup) de vie. C’est en tout cas ce que cherche à démontrer le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) Grand Est en organisant pour la troisième année consécutive le Prix régional des solidarités rurales. Cette initiative, unique en France, est née en Champagne-Ardenne en 1993. Étendue à l’échelle du Grand Est en 2016, elle a conservé son ADN originel : mettre en lumière celles et ceux qui, dans la région, œuvrent pour soutenir l’initiative économique, sociale ou environnementale dans les territoires ruraux. À la clé, 71 000 € de dotation, dont 15 000 € pour le premier prix, 10 000 € pour le second, et 7 000 € pour les sept lauréats suivants. Une « mise en lumière » des actions Depuis le 1er avril, les associations, groupements, entreprises, collectivités et établissement agissant dans les 4 354 communes éligibles de la région peuvent concourir en remplissant le formulaire dématérialisé présent sur le site internet du Ceser Grand Est : www.ceser-grandest.fr. Seules les actions déjà mises en œuvre au plus tard au 31 décembre 2018 sont éligibles. Comme l’explique Véronique Klein, première vice-présidente du Ceser Grand Est et membre du jury, « ce prix est une récompense, pas une subvention ». Elle poursuit : « Ce qui compte surtout pour les lauréats, c’est l’éclairage qui est fait sur eux au niveau de la région. Aujourd’hui, la ruralité se sent délaissée. Avec cette opération, elle est mise en lumière aux yeux de tous. » Pour être éligible à ce prix régional, l’action mise en œuvre doit répondre à l’un des critères suivants : avoir une dimension économique (emploi, autofinancement, diversification des ressources, pérennité de l’action) ; favoriser le développement local, territorial ou durable ; revêtir un intérêt manifeste pour la ruralité ou pour les liens sociaux ; ou encore s’appuyer sur un partenariat actif (public ou privé) favorisant la mise en commun de toutes les forces mobilisables pour le développement de la zone rurale. Ce prix régional est complété par huit autres prix décernés par les partenaires de l’opération : la Caisse d’Épargne Grand Est Europe, la Banque des Territoires-Groupe Caisse des Dépôts, EDF, le groupe La Poste, AG2R La Mondiale et la Foire de Châlons-en-Champagne. Chacun de ces prix partenaires dispose de ses propres critères (lire en encadré). La ruralité alsacienne manque à l’appel Lors des deux premières éditions, des profils très divers ont été récompensés : une association en Meurthe-et-Moselle qui propose des emplois en CDI à des personnes au chômage, des centres d’accueil pour migrants dans la Meuse, un magasin-bar en Meurthe-et-Moselle proposant aux habitants alentour un endroit convivial pour se retrouver, une association dans l’Aube qui réhabilite un potager historique de 1 ha, ou encore le chantier de réinsertion professionnelle aux Jardins du Giessen, à Muttersholtz, qui est, à ce jour, la seule action alsacienne à s’être illustrée. « Malheureusement, nous avons reçu très peu de dossiers issus de nos territoires. Pourtant, la ruralité est très présente chez nous et il y a des choses qui se font que ce soit le long des collines sous-vosgiennes, dans le Sundgau ou en Alsace Bossue », souligne Véronique Klein. L’appel est donc lancé pour les potentiels candidats haut-rhinois et bas-rhinois qui souhaiteraient démontrer, à leur tour, que « la ruralité n’est pas une fatalité, qu’elle est moderne, connectée et surtout pleine de vie ». Les personnes intéressées ont jusqu’au 30 juin pour déposer leur dossier. Un jury de 22 personnes se réunira ensuite quatre reprises avant la remise des prix prévue au mois de novembre prochain.

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