Nicolas Gollentz à Osenbach
« C’est l’occasion d’apprendre des choses sur la génétique »
Nicolas Gollentz à Osenbach
Publié le 26/10/2018
Deuxième au concours de jeune présentateur et premier dans la catégorie « femelles non vêlées » en 2017 pour sa première participation au concours de Habsheim, Nicolas Gollentz, 18 ans, revient cette année avec la même passion et le désir toujours intact d’en apprendre toujours plus sur l’univers de la génétique.
À 18 ans, Nicolas Gollentz s’apprête à vivre son deuxième concours départemental de Habsheim. Ce jeune éleveur d’Osenbach, fan de génétique, se prépare actuellement à son futur métier d’agriculteur à travers le BTSA ACSE (Analyse, Conduite et Stratégie de l’Entreprise Agricole) qu’il suit au lycée agricole de Fontaines, en Bourgogne. Voilà plusieurs semaines qu’il profite de ses week-ends pour préparer Nanouchka, sa génisse de 16 mois inscrite au concours prim’holstein. Pendant la semaine où il est à l’école, c’est son père qui la sort et qui s’en occupe. Comme bon nombre de ses confrères du même âge qui vont participer à la foire Simon et Jude, Nicolas baigne dans le monde de l’élevage depuis sa tendre enfance. Le métier a beau rencontrer son lot de difficultés depuis plusieurs années, cela n’a pas été un frein pour lui au moment de choisir sa carrière professionnelle. « Quand on est passionné comme je le suis, ce ne sont pas les complications qui existent qui vont nous arrêter », résume-t-il simplement. C’est cette passion qui l’a incité à venir se confronter avec d’autres éleveurs sur le ring de Habsheim. « C’est juste un rendez-vous indispensable pour tous les gens de notre métier. Pour un jeune comme moi, c’est l’occasion d’apprendre des choses sur la génétique, et d’obtenir des conseils pour se perfectionner au mieux. Et puis on valorise l’exploitation. » Chose que Nicolas a réussie avec brio en 2017 pour sa première participation à Habsheim : deuxième au concours de jeune présentateur et premier de section avec sa génisse Medeline dans la catégorie « femelles non vêlées ». « Je ne m’attendais vraiment pas à un tel résultat. C’était une belle surprise. J’ai eu la chance d’avoir une génisse qui avait bien plu. » Et même si les premiers instants sur le ring étaient « stressants », Nicolas ne retire que du positif de cette première expérience. « Franchement, une fois qu’on est sur le ring, c’est vraiment passionnant. » Pour autant, ce premier succès est bien loin de lui monter à la tête. Très humble, il sait qu’il a encore beaucoup à apprendre en matière de génétique bovine. « C’est bien pour ça que j’y retourne cette année. Mon objectif n’est pas de gagner à tout prix de toute façon. Participer à nouveau à cet évènement entouré de différents éleveurs me suffit amplement. » Bien sûr, avoir le même résultat que l’an passé serait évidemment une « joie en plus » pour Nicolas. Mais cela ne serait finalement qu’une petite cerise sur un gâteau bien garni en passion pour les bovins, la génétique et le monde de l’élevage. Un univers qu’il compte d’ailleurs explorer le plus possible avant de s’installer à son compte. « Après mon BTS, je veux aller voir d’autres fermes pour voir comment cela se passe ailleurs. Pourquoi pas aller à l’étranger pendant quelques mois. Il y a tellement de choses à découvrir, à apprendre et à comprendre. »












