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Jonathan Gerum, d’Hagenbach

Un plaisir de participer

Publié le 18/08/2017

Salarié agricole à la SCEA Geiger à Friesen, Jonathan Gerum, 28 ans, a déjà un solide vécu dans le monde des concours. Il participe ce dimanche pour la cinquième fois à un concours départemental de labour.

Originaire de Hirtzfelden et désormais domicilié à Hagenbach dans le Sundgau, Jonathan Gerum est entré dans le monde agricole à l’âge de 13 ans. Les tracteurs l’ont toujours intéressé. Il a effectué un BEP et un Bac « production végétale » au lycée agricole de Rouffach, puis un BTS « analyse et conduite de systèmes d’exploitation » à Besançon. Tout en étant en apprentissage dans une exploitation agricole à Muntzenheim. Il n’a ensuite pas hésité à multiplier des expériences professionnelles un peu partout dans l’hexagone pour « voir autre chose et acquérir de nouvelles connaissances ». Les machines agricoles ont donc rapidement été sa passion, mais pas que. « C’est l’ensemble du métier d’agriculteur qui m’intéresse. En me formant, j’ai rapidement compris les difficultés de la profession. Mais, aujourd’hui, je suis salarié agricole chez les Geiger à Friesen. Une exploitation qui a 170 hectares de cultures. Mon patron, Claude Geiger qui est également le maire de Friesen, continue à aider aux activités de l’exploitation, notamment sur le plan administratif. L’un de ses fils a développé une activité de travaux publics. Pour ma part, je m’occupe des cultures depuis trois ans. Je me sens bien ici. On me fait confiance. Je fais mon programme et je gère. Mon projet à long terme est de pouvoir m’installer même si j’ai bien conscience que le contexte économique général du monde agricole est compliqué. Néanmoins, ici, nous nous sommes diversifiés et le projet d’entreprise est très intéressant », se félicite Jonathan Gerum. L'amour du travail bien fait Dimanche, il participe pour la cinquième fois à un concours départemental de labour. Il a terminé à trois reprises à la troisième place et une fois à la cinquième. Toujours dans la catégorie « labour à plat ». Sa première motivation reste le plaisir de participer. « Ici, sur l’exploitation, je fais le boulot des champs. Je ne laisserai pour rien au monde à quelqu’un d’autre le soin de faire ce travail, de laisser ma charrue. Celle du concours de dimanche, je l’ai bricolé moi-même. Ce n’est pas une charrue de concours, mais une charrue de labour. Je persiste avec cet état d’esprit, même si je sais que ne n’ai que très de peu de chances de m’imposer. J’aime le travail bien fait. Un bon labour est un labour propre, soigné, carré », indique Jonathan Gerum. Sa charrue est 3-fer-réversible avec un châssis pour y mettre des disques et des plaques pour lisser l’arrière. Il a également ajouté un support de masse. Son tracteur est celui de l’exploitation qu’il utilise pour l’épandage d’engrais notamment. Il a 9 000 heures de travail. « Je me suis un peu entraîné ces derniers jours sur une petite parcelle. Néanmoins, mon travail de tous les jours passe avant. Mais, je reste un fidèle de cette compétition qui doit perdurer. Elle montre au grand public tout notre savoir-faire. Et puis, il faut continuer, encore et toujours, à communiquer sur le métier d’agriculteur », conclut Jonathan Gerum.

Quentin Henner, de Mœrnach

Découvrir le labour de compétition

Publié le 18/08/2017

Ouvrier agricole à Courgenay en Suisse et neveu d’agriculteur, Quentin Henner, 20 ans, participe pour la première fois ce dimanche à un concours départemental de labour. Il est là pour apprendre et découvrir…

Si ses parents ne sont pas agriculteurs, Quentin Henner a toujours été intéressé par le monde agricole. C’est son oncle, Jean-Claude Enderlin, installé à Mœrnach, qui lui a fait découvrir l’agriculture, l’exploitation agricole et le métier d’agriculteur. C’est devenu pour lui une véritable passion. « J’ai commencé à travailler comme ouvrier agricole près de Zurich. Et, depuis trois mois, je suis à Courgenay, toujours en Suisse. J’ai le sentiment d’évoluer, de progresser, de mieux appréhender le métier d’agriculteur. À terme, je souhaite devenir mon propre patron, avoir mes bêtes, mes cultures », explique Quentin Henner qui n’est pas effrayé par les difficultés économiques du moment dans le monde agricole. C’est en discutant avec des amis qu’il a décidé de s’inscrire pour la première fois à ce concours départemental de labour. « Labourer m’a toujours intéressé. Et comme la manifestation se déroule à Mœrnach, je me suis dit que c’était le bon moment pour m’inscrire. Je me prépare depuis trois semaines. J’ai bricolé la charrue et j’ai pris quelques conseils chez mes oncles. J’ai effectué le dérouillage de la charrue et monté des disques », précise le jeune homme. Chaque soir, il consacre une heure à une heure et demie de travail préparatif pour ce concours de labour. Le tracteur de grand-mère Quentin Henner est aidé par l’un de ses amis, Xavier Maurer. Ce dernier est employé dans le secteur des travaux forestiers dans le Sundgau. Il sera également présent dimanche. « En tant que coéquipier, il va m’aider à poser les jalons aux endroits que je vais lui indiquer. Il m’aide également à régler la charrue », précise Quentin Henner. La charrue sera tractée par un tracteur qui n’a pas été choisi au hasard. Il s’agit d’un vieux Ford 3600 qui date de 1980. « C’est le tracteur à ma grand-mère. Nous nous en servons encore pour faire du bois en hiver. Comme nous ne l’utilisons pas en été, j’ai décidé de m’en servir pour cette manifestation. Il fonctionne encore très bien. Il me sera bien utile, lui également, dimanche », se félicite Quentin Henner. Le jeune homme, inscrit dans la catégorie « labour en planche » est conscient qu’il ne va peut-être pas réaliser un grand résultat. Il s’est cependant entraîné ces derniers jours sur deux parcelles prêtées par son oncle Jean-Claude Enderlin. C’est certain, dimanche, il sera encore en phase de découverte. Mais, la passion est là tout comme l’envie de participer.

Ce dimanche à Mœrnach

64e finale départementale de labour

Publié le 18/08/2017

Les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et tout particulièrement le canton « Sundgau » organisent ce dimanche à Mœrnach leur 64e finale départementale de labour. Une grande fête agricole qui doit permettre aux professionnels de communiquer directement avec le grand public.

Présidé par Sébastien Hell, le canton « Sundgau » des jeunes agriculteurs est à la manœuvre pour l’organisation de cette journée. Une manifestation qui prolonge les nombreuses actions menées tout au long de l’année sur ce secteur, à l’exemple des opérations « Tellus », des soirées « tartes flambées » ou encore des fermes ouvertes régulièrement organisées aux quatre coins du Sundgau. Il faut dire que la région est un endroit privilégié pour le monde agricole. « Il y a encore 200 livreurs de lait dans le Sundgau, mais également une centaine d’éleveurs allaitants, des céréaliers, des exploitations maraîchères. Des professionnels qui sont en bio, d’autres en conventionnel, d’autres qui sont en période de conversion. Il y a également des exploitations qui se regroupent, certaines qui se diversifient. Cette richesse du monde agricole, nous y tenons et nous voulons la faire partager à l’ensemble de la population », explique Sébastien Hell. Il préside un canton fort de 60 jeunes agricultrices et agriculteurs. Toutes et tous animés par la même passion pour leur métier. Les JA Sundgau sont le deuxième canton le plus représentatif chez les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin. À Mœrnach, il y a encore quatre exploitations. « C’est un plaisir et une fierté pour la commune d’accueillir cette finale départementale de labour et, plus généralement, cette fête de l’agriculture. Chez nous, le monde agricole est encore bien ancré dans le territoire, même si, comme partout, les exploitations sont moins nombreuses qu’il y a trente ans. Les agriculteurs exercent une belle profession, même si c’est très difficile actuellement. Nous arrivons à les mettre en avant dans un village qui évolue lui-même avec son temps », précise Patrick Stemmelen, maire de Mœrnach. Sillon d’énergie Ce concours de labour et cette fête agricole se dérouleront sur un site de douze hectares, propriété de l’Earl « La Clé des Champs » qui en profitera pour ouvrir ses portes. Cette exploitation de 85 hectares, spécialisée dans la polyculture et la production de lait, à su se diversifier même « si ce n’est pas facile tous les jours. Comme l’ensemble des agriculteurs, nous avons subi les baisses des prix agricoles. Nous avons, par exemple, mené une politique financière très austère en ne faisant pas certains investissements pourtant prévus à l’origine et en faisant attention à toutes nos dépenses, et à nos coûts de fonctionnement. Actuellement, l’économie reprend un peu, mais tout doucement. Chaque jour, nous devons faire attention et nous battre », insiste le gérant de l’exploitation, Philippe Holler. Avec l’ensemble des jeunes agriculteurs, il expliquera cela à ses visiteurs tout comme son mode de fonctionnement, mais aussi l’occasion de découvrir son unité de méthanisation. Et depuis quelques années, l’agriculteur haut-rhinois a fait le choix d’investir dans une installation photovoltaïque. La seule existante dans le Sundgau depuis 2015. Revendue à EDF, cette énergie lui permet de se créer une source de revenu complémentaire. La diversité de l’exploitation va également permettre aux jeunes agriculteurs de proposer quatre pôles thématiques pour cette journée. « Cela doit nous permettre de mettre en avant les différentes productions agricoles du canton. Ces quatre thèmes sont : les filières lait et céréales, la production d’énergie, l’environnement et l’emploi. C’est sur cette base que nous avons également appelé la manifestation « Sillon d’énergie ». Nous attendons plus de 2 000 visiteurs lors de cette journée. Notre ambition est de communiquer avec les consommateurs d’aujourd’hui et demain, d’Alsace et d’ailleurs, avertis ou néophytes », ajoute Sébastien Hell. Les JA ont donc l’occasion de faire connaître les produits du terroir et le métier d’agriculteur en général. Les yaourts « A Güeter » De nombreuses animations seront au donc au programme. Il y a aura tout d’abord une exposition de matériel agricole où le public pourra admirer les machines les plus anciennes aux plus récentes, et découvrir de nombreuses nouveautés et innovations. Les enfants ne seront pas en reste puisque de nombreux jeux et un atelier de maquillage seront proposés. Petits et grands pourront également s’amuser à estimer le poids d’une vache et, les gros bras pourront participer à un concours de lancer de bottes. Les organisations professionnelles agricoles seront également présentes tout comme de nombreux exposants au traditionnel marché paysan. Bien évidemment, il sera possible de se restaurer sur place. L’occasion de mettre en avant la qualité des produits du terroir avec des repas 100 % locaux, à base d’aliments issus des fermes du Sundgau. Au menu : côtelette, frites et salade. « Pour nous, ce sera également l’occasion de faire déguster et faire découvrir, pour la toute première fois, et officiellement, nos yaourts « A Güeter ». Il s’agit d’une marque déposée par cinquante producteurs de lait d’Alsace de Lorraine. Notre volonté est de proposer des yaourts locaux et de qualité, qui doivent nous permettre de récupérer de la valeur ajoutée. Ce projet se concrétise de façon visible. C’est une belle aventure qui commence », se félicite Christophe Bitsch, président des JA du Haut-Rhin et qui est l’un des agriculteurs concernés. À noter également que cette partie restauration se fera en collaboration avec le club de basket de Mœrnach que préside un certain… Philippe Holler. « Nous sommes là pour nous entraider. Sur cette journée comme tout au long de l’année. Cette fois, il s’agit d’une grosse manifestation. Il y a donc besoin de nombreux bénévoles. Ces bonnes relations entre associations locales sont donc les bienvenues », se félicite Philippe Holler. Un bon labour Le point central de cette journée sera donc cette 64e finale départementale de labour. Un concours de prestige qui est aussi le passage obligatoire pour les qualifications aux échelons supérieurs (régional et national). Ce concours de labour comporte deux catégories d’épreuves : le labour en planches avec des charrues simples et le labour à plat avec des charrues réversibles. Le but de ce concours est d’obtenir un labour présentant des sillons bien épaulés, bien retournés, réguliers et visibles sur toute la longueur. Les deux catégories sont ouvertes aux charrues deux, trois et quatre socs. L’aspect du labour doit être à relief arrondi, à émiettement régulier, sans grandes mottes ni crevasses afin de réaliser un bon lit de semence. Au niveau de la notation, le jury que présidera Claude Gretter, évaluera différents critères bien précis allant des bandes retournées au sillon, en passant par le fond de raie. Il est encore possible de s’inscrire en contactant les organisateurs.

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