Chambre d'agriculture

Trois outils pour l'entretien mécanique du cavaillon

La Chambre d’agriculture d’Alsace, avec le soutien du syndicat viticole de Traenheim, proposait mercredi 30 mars 2022, une journée de démonstration consacrée à l’entretien mécanique du cavaillon. 14 concessionnaires réunis autour de 12 stands présentaient divers outils en statique et/ou dynamiques. Dans cette vidéo : une désherbeuse-épampreuse Provitis, le bio tandem d'A&F Viticoncept et un porte-outil Gerber H&M.

Main-d’œuvre agricole

Le défi du recrutement

Publié le 23/12/2021

Les 1 712 employeurs agricoles haut-rhinois concluent plus de 20 000 contrats de travail par an, principalement pour répondre aux besoins de main-d’œuvre des cultures saisonnières. Les bras « motivés » manquent et obligent les acteurs du monde agricole à trouver de nouvelles solutions pour attirer et fidéliser ces nouveaux salariés. Des thématiques qui étaient au cœur du premier Agri-Tour organisé à Sigolsheim le 6 décembre par la FDSEA du Haut-Rhin.

Dans le milieu agricole, trouver de la main-d’œuvre qualifiée et motivée est de plus en plus compliqué. Comme dans les secteurs du bâtiment ou de l’hôtellerie-restauration, les offres sont pourtant légion. En face, le taux de chômage de 8,1 % (au troisième trimestre 2021) rappelle que les bras et les cerveaux sont bel et bien là. Mais travailler dehors quelle que soit la saison, sur des tâches souvent pénibles physiquement et répétitives, séduit de moins en moins les foules. Dans ces conditions, comment « séduire » les demandeurs d’emploi à s’intéresser aux métiers agricoles ? Comment les fidéliser ? Des questions abordées lors du premier Agri-Tour organisé par la FDSEA du Haut-Rhin le 6 décembre à la Pommeraie, à Sigolsheim. Une rencontre où les organismes qui gravitent dans ou autour du monde agricole (Chambre d’agriculture, Collectivité européenne d’Alsace, Pôle emploi, Service de remplacement, Germa, Apecita, Anefa, lycées agricoles, etc.) ont pu, tour à tour, présenté les services et actions qu’ils proposaient pour promouvoir et développer les emplois salariés en agriculture. Des besoins dans toutes les filières Les besoins sont très importants pour les 1 712 employeurs recensés dans le Haut-Rhin. Chaque année, ils concluent plus de 20 000 contrats de travail, principalement pour les cultures saisonnières que sont le raisin, les asperges, les fraises et bien d’autres produits. Sous l’effet de la crise sanitaire, le secteur du paysagisme voit son activité exploser depuis bientôt deux ans. « Certaines entreprises ont doublé leur nombre de salariés pendant cette période. C’est un défi en plus à relever en matière de recrutement », pointe la directrice de la FDSEA du Haut-Rhin, Christelle Jamot. Un « frémissement » se fait également sentir du côté des horticulteurs et pépiniéristes, eux aussi confrontés à un regain d’intérêt pour les métiers qu’ils proposent. Et puis il y a tous les organismes qui gravitent autour des paysans, eux aussi ont du travail à offrir : chambres d’agriculture, syndicats, coopératives, centres de gestion, mais aussi magasins de producteurs, fermes-auberges et concessionnaires agricoles. Puis viennent les entrepreneurs de travaux agricoles, auxquels on fait moins référence quand il s’agit de besoins en main-d’œuvre, mais qui sont pourtant confrontés à un problème grandissant : le manque de conducteurs de tracteurs qualifiés. Une tendance que l’on retrouve dans l’enseignement agricole comme l’explique le directeur général de l’EPLEFPA les Sillons de Haute-Alsace, Jean-Luc Prost : « C’est devenu compliqué de former des chauffeurs de tracteurs car chaque tractoriste à son système de conduite. On ne peut pas avoir cinq tracteurs de marques différentes pour former nos élèves. » Des difficultés de recrutement similaires existent aussi pour les poids lourds et les bus font remarquer des participants à cette rencontre. Un « boulot tremplin » sur le marché du travail Alors, concrètement, comment fait un employeur agricole en 2021 pour trouver les salariés dont il a tellement besoin ? Si chaque exploitation a évidemment ses particularités, l’exemple de la Pommeraie est assez emblématique de la situation actuelle. Cette ferme créée en 1963 produit la plupart des fruits qu’on peut trouver en Alsace : pommes, myrtilles, abricots, cerises, pêches, vignes ou encore framboises, cassis et groseilles. Tous sont cueillis exclusivement à la main, avec une charge de travail qui varie en fonction de la culture : quand les pommes ne nécessitent « que » 800 heures par hectare et par an, les myrtilles, framboises, groseilles ou cassis en demandent 2 000. Heureusement, leurs surfaces restent minoritaires par rapport aux pommes qui représentent la plus grande partie de la SAU. Les besoins en main-d’œuvre sont calculés en fonction du potentiel de récolte. En fonction des années et de la production, le personnel annuel peut monter jusqu’à 70 personnes. Cette année par exemple, il a fallu 20 saisonniers d’un coup pendant trois semaines estivales avant un nouveau creux de trois semaines. « Cela nous oblige à être très réactifs », explique Marie Siciarek, responsable commerciale de la Pommeraie. Le savoir-faire des salariés est essentiel car c’est lui qui permet d’obtenir la rentabilité souhaitée à l’hectare. Malheureusement pour les employeurs, le profil des salariés agricoles n’est plus le même qu’auparavant. « Les gens ne viennent plus pour faire carrière dans l’agriculture. C’est devenu un boulot tremplin pour revenir sur le marché du travail, ou parce qu’on ne trouve rien d’autre. On est devenu un peu la roue de secours. Du coup, on n’a plus envie de se fatiguer à les former car on sait qu’ils ne vont pas rester », témoigne un brin désabusée, Marie Siciarek. Pour motiver les gens à s’investir un minimum dans l’entreprise, les responsables de la Pommeraie essaient de faciliter le travail de la taille ou la récolte. « Nous faisons en sorte que tout soit à hauteur d’homme. Mais cela demande du temps et de l’investissement pour être mis en place. On est obligé de s’adapter au profil des salariés d’aujourd’hui, moins physiques qu’il y a quinze ou vingt ans », explique Nathan Gsell qui va prochainement succéder à son père Bernard à la tête de l’exploitation. À cette époque, la Pommeraie pouvait s’appuyer sur un solide contingent de Polonais qui revenaient chaque année. « Mais depuis, la situation économique a beaucoup évolué. Il y a moins d’intérêt à venir en France », observe-t-il simplement. Créer une « dynamique » entre employeurs Malgré cette évolution, la Pommeraie arrive toujours, pour l’instant du moins, à satisfaire ses besoins en main-d’œuvre. Elle dispose d’une part de trois salariés en CDI, dont un tractoriste. D’autre part, elle a encore une petite équipe de travailleurs polonais qui vient deux fois par an, plus les étudiants en été, et le bouche-à-oreille qui reste plutôt efficace. « On pioche un peu partout. On se débrouille comme on peut et, pour le moment, ça fonctionne plutôt bien », poursuit Nathan Gsell. « Par contre, on ne fait plus appel à Pôle emploi, complète Marie Siciarek. Les profils qu’on nous envoyait ne correspondaient pas. La plupart du temps, ce sont des chômeurs de longue durée, en fin de droits, qui n’ont plus l’habitude de se lever tôt le matin pour faire un travail difficile. » Un phénomène accentué par la crise sanitaire, constate Caroline Kast, conseillère à Pôle emploi, mais pas insoluble à ses yeux. Elle suggère « d’user et d’abuser » de la Période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), un dispositif créé en 2014 pour réaliser une immersion professionnelle pendant quinze jours. « Pendant cette période, l’employeur accueille et forme le stagiaire. Et après, ça se contractualise ou pas entre eux. » Pour Nathan Gsell, il faudrait surtout que le monde agricole s’organise pour faciliter le recrutement de personnel. « Avec tous les agriculteurs qu’on a, on pourrait créer une dynamique collective », ajoute le jeune exploitant. Des groupements d’employeurs de ce type sont très courants dans l’ouest de la France. En Alsace, l’idée commence à germer. Un premier groupement d’employeurs, baptisé Terra Job, a vu le jour dans le Bas-Rhin en décembre 2020.

Démonstration d’épandage d’effluents liquides

Mardi 28 septembre, la FRCUMA Grand Est proposait une demi-journée technique consacrée à l’épandage d’effluents liquides. L’événement se déroulait à Littenheim aux abords du Gaec de la Marjolaine avec le soutien de la Cuma de la Zorn.

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