Chambre d'agriculture

Publié le 14/02/2019

Les conseillers production laitière de la Chambre d'agriculture d'Alsace organisent actuellement leurs réunions hivernales. L’une d’elle a eu lieu le 5 février à Altkirch. L’occasion de faire le point sur les services proposés, notamment en matière de suivi et d’outils informatiques.

Sur les 520 adhérents au Contrôle laitier en Alsace, 454 ont pris l’offre de pesée et de conseil, 59 la pesée uniquement et 7 le conseil uniquement. « Au total, 12 670 heures de conseils ont été dispensées en 2018 et 5 032 pesées effectuées. Nous sommes 21 conseillers en Alsace répartis dans six spécialités : l’alimentation, les génisses, la qualité du lait, l’agriculture biologique, le robot et l’accompagnement de projet. Il y a également trois techniciens spécialisés et quinze agents de pesée », explique Isabelle Hofstetter, elle-même conseillère technique pour l’élevage à la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA). Les agents de pesée sont eux-mêmes spécialisés et peuvent s'appuyer sur de nouveaux outils informatiques. Depuis le 1er janvier 2018, un nouvel indicateur, Gestadetect, est proposé aux adhérents : il permet de diagnostiquer si une vache est vide à partir d’un échantillon de lait. Cette analyse dose des protéines associées à la gestation (appelées PAG) qui sont sécrétées par le placenta pour signaler la présence du fœtus. Ces protéines se retrouvent à la fois dans le lait et dans le sang. Les performances de reproduction ont un impact direct sur l’activité et la rentabilité des exploitations bovines laitières. La valorisation de ce nouveau test, comme tout indicateur, déploiera toute son efficacité au sein d’une démarche d’amélioration de la reproduction. « Nous proposons aux adhérents de manager la reproduction dans leur élevage. Ce nouveau service et l’accompagnement technique sont déjà disponibles. En 2018, 7 300 analyses ont ainsi été souscrites et 4 247 réalisées. 156 élevages ont choisi de l’essayer, soit 30 % de nos adhérents », ajoute Isabelle Hofstetter. Jusqu’à présent, l’indicateur n’était pas adapté aux éleveurs propriétaires d’un robot de traite. L’amélioration est en cours. Deux types de robots sont maintenant compatibles et deux autres devraient l’être prochainement. Suivi d’un plan d’épandage Lors de cette réunion, les conseillers ont également présenté €fficow, un outil qui aide les éleveurs à calculer l’efficience économique d’un animal au sein d’un troupeau. « €fficow aide à trier les vaches. Les éleveurs pourront se baser sur des données objectives pour savoir quelles sont les vaches à réformer en priorité et quelles sont les plus efficaces économiquement », indique Isabelle Hofstetter. Avant de rappeler l’intérêt de Mes P@rcelles, service en ligne qui permet de prévoir et d’enregistrer les pratiques agricoles et viticoles, auquel 624 adhérents dans le Bas-Rhin et 268 dans le Haut-Rhin font confiance. Cet outil sécurise les pratiques, permet de tester des mélanges, de vérifier les saisies dans le registre phytosanitaire, ou encore d’actualiser le référentiel phytosanitaire toutes les semaines. « Vos documents sont prêts en cas de contrôle. Enregistrez vos pratiques l’esprit tranquille. Nous assurons leur sauvegarde et garantissons la confidentialité de votre dossier », rappelle l’équipe des techniciens de la CAA. Ces suivis permettent d’améliorer les performances économiques de l’exploitation, de garantir la traçabilité des pratiques, de suivre l’évolution des coûts de production ou encore d’optimiser la fertilisation. Le tout, avec un service de proximité assuré par des conseillers spécialisés. « Mes P@rcelles intègre vos références locales : types de sol, minéralisation, contraintes réglementaires. C’est un bon outil de gestion des effluents, grâce au suivi du plan d’épandage : le calcul des surfaces épandables se fait par rapport aux tiers, aux cours d’eau présents dans le secteur, à la qualité du travail effectué. En outre, l’outil permet de réaliser sa déclaration Pac avec un export des données vers TelePac. Enfin, en matière de produits phytosanitaires, des alertes se font au moment de la saisie. Cela permet de vérifier votre registre au bon moment », conclut Isabelle Hosfstetter.

Élections Chambre d'agriculture Alsace

Doublé gagnant pour les listes FDSEA-AVA-JA

Publié le 06/02/2019

Les élections Chambre ont rendu leur verdict mercredi 6 février. Les listes d’union FDSEA-AVA-JA conservent la majorité dans les deux départements alsaciens. La participation recule légèrement, mais reste bien supérieure à la moyenne nationale. Autre enseignement : le vote électronique, utilisé pour la première fois, n'a pas révolutionné les habitudes des électeurs.

• Les listes d'union en tête dans le collège des exploitants Les résultats sont tombés dans la soirée de mercredi. Sans grande surprise, les listes FDSEA-AVA-JA conservent leur majorité auprès du collège des exploitants. Cet électorat est le plus scruté car il représente 18 des 33 sièges alloués à chaque département à la Chambre d'agriculture d'Alsace.  Dans le Bas-Rhin, la liste d’union enregistre 63,54 % des voix et place quinze colistiers. La Coordination Rurale compte 23,92 % des voix et conserve deux sièges. La Confédération paysanne, avec 12,55 %, conserve un siège. Dans le Haut-Rhin, la liste d’union s’impose avec 67,39 % des voix et obtient quinze sièges. La Confédération paysanne, avec 17,44 % des voix, maintient ses deux sièges et la Coordination Rurale conserve un siège avec 15,17 %. Avec 63,54% des votes (61,25% de participation), la liste @FDSEA67 /JA/AVA remporte 15 sièges sur 18 dans le collège 1 des #ECA2019. Merci pour votre confiance et votre participation, ensemble nous serons à la hauteur des défis! #FNSEA — FDSEA du Bas Rhin (@FDSEA67) February 7, 2019 Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a assisté à toute la journée de dépouillement. Il se dit satisfait du taux de participation alsacien « qui garantit la représentativité du monde agricole. Faire 60 % à une élection professionnelle, c’est une belle performance aujourd’hui. » Un point de vue partagé par Denis Ramspacher, tête de liste de la FDSEA-AVA-JA : « ce résultat traduit le travail réalisé sur le terrain avec des gens connus et reconnus. Cela permet d’envisager un travail serein pour l’agriculture alsacienne. » Denis Nass, tête de liste dans le Haut-Rhin remercie lui aussi tous les agriculteurs « qui ont considéré que le vote était important. Je souhaite que l’agriculture puisse désormais se mettre en mode projet et non plus en mode contraintes. »   • Un paysage syndical stable Comme on pouvait s'y attendre, le rapport de force entre les syndicats reste inchangé par rapport à la précédente mandature. Chaque organisation remporte le même nombre de sièges que lors des élections de 2013. Mais la liste d'union accuse une légère baisse dans les pourcentages de vote.  Dans le Bas-Rhin, la liste FDSEA-AVA-JA (63,54 %) perd 5 points comparé à 2013 (68,31%). La Coordination rurale gagne trois points dans la même intervalle. Le syndicat passe ainsi de 20,45 % en 2013 à 23,92 % cette année. La Confédération paysanne remporte un point supplémentaire, de 11,23 % à 12,55 %.  Dans le Haut-Rhin, l'alliance FDSEA-AVA-JA recule de quatre points. Elle pointe à 67,39 % contre 71,66 % en 2013. La Confédération paysanne conserve sa deuxième place et gagne un peu moins d'un point. La Coordination rurale progresse de 3,5 %.    • La participation tient le coup Au niveau national, les chiffres de la participation s’annoncent partout en baisse. En Alsace, l’érosion est perceptible dans une moindre mesure. Le collège des exploitants mobilise 56,8 % des électeurs alsaciens, soit un recul de participation de 3,9 points. Les agriculteurs bas-rhinois ont voté à 61,1 %. Les Haut-rhinois à 50,7 %. Juste au-dessus de la barre symbolique des 50 %. Mais au niveau national, c'est la dégringolade. Le chiffre de 45 % de participation des exploitants est avancé. Soit 10 points de moins que lors du scrutin de 2013 ! Le collège des salariés enregistre les plus fortes baisses. Dans le Bas-Rhin le collège 3A (salariés de la production) chute ainsi de 29,3 % en 2013 à 21,4 % cette année. Dans le Haut-Rhin, il passe de 23,3 % à 18,8 %. Pire. Les salariés des groupements professionnels du Bas-Rhin (collège 3B) décrochent de 9 points. Ils étaient 24,4 % à voter cette année contre 33,1 % en 2013. Leurs voisins haut-rhinois se sont mobilisés à 26,7 % contre 32,3 % lors du scrutin précédent.  Les anciens exploitants se situent au-dessus de la moyenne nationale avec un taux de participation de 39,4 % dans le Bas-Rhin et de 35,1 % dans le Haut-Rhin. En légère baisse par rapport à 2013 (respectivement 1 et 3 points).     • Le vote électronique fait un flop Le vote en ligne a été mis en place pour la première fois. On pouvait imaginer que ce nouvel outil boosterait la participation générale. Perdu. Seulement 9,44 % des électeurs ont été séduits par le vote internet. Les autres restent attachés aux bon vieux bulletins papier. Le collège des exploitants (collège 1) s’est davantage emparé de cet outil avec 21,46 % de vote électronique. En Alsace, le vote par internet est légèrement au-dessus de la moyenne : le Bas-Rhin se place à 11,5 % tous collèges confondus, et à 25,1 % pour le collège 1. Un électeur sur quatre a choisi cette voie pour s’exprimer. Le Haut-Rhin enregistre un taux de vote électronique de 10,4 % tous collèges confondus, et de 20,8 % pour le collège 1, soit un électeur sur cinq. L’ensemble des départements métropolitains se situent dans une moyenne de participation électronique de 5,5 % à 15 %. Les seuls départements qui se distinguent sont ceux de l’île de beauté : la Corse du Sud performe avec 34,4 % de vote électronique et 77,5 % dans le collège 1. La Haute-Corse se place en 2e position avec 32,6 % et 60,2 %. Les collèges des propriétaires et des anciens exploitants ont été peu convaincus par la proposition internet. Par contre, elle a été plébiscitée par les électeurs des collèges 5 (mutuelle agricole, organisations syndicales, sociétés coopératives...).

Publié le 31/01/2019

Vendredi 25 janvier dernier, s’est tenu le dernier Bureau de la Chambre d'agriculture Alsace, au domaine Jacques Cattin à Voegtlinshoffen.

Lors de ce Bureau, les membres ont traité les derniers sujets et dossiers de la mandature. À la fin de la réunion, Laurent Wendlinger a pris la parole autour d’un verre pour retracer sa carrière et dire toute la fierté qu’il a eue de présider avec Jean-Paul Bastian, la 1re mandature de la Chambre d'agriculture de région Alsace, devenue depuis la Chambre interdépartementale Alsace. Avant que le président ne lève son verre, Denis Ramspacher a pris la parole à son tour pour lui adresser un vibrant hommage, rappelant qu’il a été le moteur avec Jean-Paul Bastian de la fusion de la Chambre d’agriculture Alsace. Il a également mis en avant les grandes valeurs humaines de Laurent Wendlinger, le bon sens qui le caractérise et un engagement sans faille faisant de lui un président reconnu de tous. Il a reçu une médaille de reconnaissance et de mérite au nom de la Chambre d'agriculture.

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