Élections Chambre d'agriculture 2019 - Liste FDSEA-JA-AVA
Avançons ensemble !
Élections Chambre d'agriculture 2019 - Liste FDSEA-JA-AVA
Publié le 20/12/2018
La FDSEA, les JA et l’AVA ont lancé leur campagne pour les élections Chambre d'agriculture 2019, le lundi 17 décembre, sur l’exploitation de la famille Rué à Osenbach. Ils ont présenté leur projet d’accompagnement de tous les agriculteurs, en misant sur la proximité.
Un accord de liste commune a officiellement été signé par Denis Nass (FDSEA 68), Ange Loing (JA 68) et Jérôme Bauer (AVA). Le président de l’AVA est à l’initiative de la rédaction de ce document qui scelle l’union pour ces élections, et au-delà. « Ce pacte doit nous permettre de continuer à travailler ensemble afin de défendre les dossiers et d’être solidaires. C’est une avancée considérable. Nous travaillons parfois chacun de nos côtés. Là, nous officialisons ce que nous faisons tout de même régulièrement, tout au long de l’année. Il s’agit d’un mode de fonctionnement de nos trois structures, pour ces élections, mais également sur toute la durée du mandat », plaide Jérôme Bauer. Le travail en commun ne se limite pas au champ d’action de la Chambre d'agriculture. Il s’étend à tous les sujets intéressants potentiellement les adhérents des trois instances concernées. Il s’agit de générer les effets de synergie nécessaire à la défense des intérêts de leurs mandants. « Ce travail collaboratif transversal doit également s’exercer au niveau des relations avec toutes les autres organisations professionnelles agricoles et avec les administrations. Il s’agit de nous tenir régulièrement informés sur tous les dossiers en cours ou en devenir. La fluidité et le caractère sans délai de nos échanges doivent être une priorité », ajoute Denis Nass. Ce même objectif de simplification et de fluidité conduit les trois partenaires à s’entendre sur le fait que les dossiers concernant exclusivement les filières agricoles soient traités directement par la FDSEA et les JA 68. L’AVA apportant alors son soutien aux actions. L’inverse est également vrai sur les dossiers exclusivement viticoles. « Nous devons ce soutien mutuel à l’ensemble de nos adhérents », indiquent les trois présidents. Un travail en équipe Denis Nass a précisé les contours des priorités du mandat à venir : l’emploi, la formation, l’environnement, la proximité, un revenu durable, une dynamique d’installation, une cohésion des terroirs, une reconnaissance professionnelle. « Nous voulons de la proximité. Nous voulons que nos actions placent l’humain au centre des débats pour une agriculture et une viticulture dynamiques, performantes, viables et pérennes. Nous voulons associer toutes nos filières et nos forces vives. Nous voulons favoriser le partage du travail bien fait pour cultiver une collaboration interactive, une vraie plus-value pour la ferme du département. Nos métiers sont faits de projets individuels et collectifs. Notre objectif est d’accompagner tous les agriculteurs, tous les viticulteurs », souligne Denis Nass. Il ne cache pas que le suivi de tous les dossiers devient de plus en plus difficile et lourd. C’est dans ce contexte que le travail doit se faire en équipe pour être le plus réactif possible. Et cela nécessite d’être sur le terrain. « Vivre dignement de notre métier » Car pour générer de la valeur, les exploitations doivent s’adapter à un contexte en forte évolution. Certaines vont à leur rythme, d’autres vivent davantage de difficultés. « Nous sommes alors là pour les soutenir et les conseiller, en lien avec nos partenaires que sont les banques, les coopératives agricoles, la mutualité sociale agricole. Nos territoires ruraux ont besoin d’une agriculture dynamique et diversifiée. Nos dirigeants parisiens doivent écouter le terroir », prévient Denis Nass. D’autant plus qu’une génération d’agriculteurs et de viticulteurs part actuellement à la retraite. Il est donc important de transmettre ces patrimoines, de les pérenniser. « Mais, pour y parvenir sereinement, il faut parler positivement du monde agricole, donner envie aux jeunes de s’installer. Il faut également simplifier les démarches administratives. Inciter à l’installation en accompagnant et en favorisant la mise en relation entre les cédants et les repreneurs potentiels. Il faut favoriser l’entraide pour limiter les coûts de l’installation », insiste Ange Loing. C’est dans cet esprit que s’est construite cette liste commune pour ces élections. Toutes les filières sont représentées. Tous les territoires. Toutes les générations. Tous les modes de productions. Avec un profond renouvellement. « Nous réaffirmons ainsi le rôle essentiel de tous les agriculteurs sur l’ensemble du Haut-Rhin. Nos métiers ont de la valeur. Nous devons l’expliquer et communiquer positivement sur notre façon de faire, sur notre savoir-faire. On parle souvent de ce qui ne va pas. Plus rarement de ce qui va bien. Pourtant, l’agriculture est un modèle de solutions. À nous de l’expliquer. En interne, mais également auprès de la population. Nous devons davantage et mieux communiquer. Mais, en face de nous, la société doit être claire et ne pas nous imposer des contraintes toujours plus importantes. Nous voulons vivre dignement de notre métier », insiste Denis Nass. D’où l’importance d’être bien représenté, d’avoir du poids face aux interlocuteurs du monde agricole. Cela nécessite une mobilisation massive et une forte participation au scrutin. Les votes se feront par correspondance à partir du 7 janvier et sur Internet à partir du 15 janvier. Le scrutin sera clos le 31 janvier. Les résultats seront publiés en février. « Il nous reste désormais à faire la tournée du territoire avec les assemblées générales syndicales. Nous devons expliquer, partager, échanger avec nos collègues agriculteurs et viticulteurs pour construire, ensemble, la politique de ces six prochaines années », conclut Denis Nass. Se faire entendre René Zimpfer, éleveur porcin et viticulteur à Soultz, a insisté sur l’importance de la communication : « Nous avons souvent du mal à nous faire entendre et à faire passer nos messages. Le challenge est d’expliquer ce que nous faisons et de le faire accepter par les gens ». Danielle Bras, céréalière à Roggenhouse, confirme : « Il faut être ouvert au plus grand nombre et expliquer. Dans mon village, je m’engage à expliquer mon métier aux écoliers. Nous sommes là pour bien nourrir la société et les gens qui sont autour de nous ». Claude Gebhard, céréalier à Artzenheim, insiste sur la nécessité de travailler avec les collectivités. : « On nous demande le maintien des espaces agricoles. Or, la pression est foncière est importante lorsqu’il s’agit de construire des routes ou des lotissements. Il faut donc faire attention car on aura besoin de l’espace agricole à l’avenir ». Pierre Lammert, propriétaire d’Ensisheim, évoque également cette pression foncière au niveau des plans locaux d’urbanisme. Pour les anciens exploitants, Jacques Stentz de Wettolsheim rappelle que « nous, les retraités, nous sommes une aide précieuse sur les exploitations. Nous voulons également une revalorisation de nos retraites ». Vincent Dietemann, producteur en polyculture élevage à Traubach-le-Bas souligne l’intérêt des sociétés coopératives agricoles (CUMA) : « J’y crois beaucoup. Il faut être ensemble avec les mêmes objectifs. Seul, on va vite. Ensemble, on va plus loin. Mutualiser les coûts, c’est également un moyen de se développer ». Des propos soutenus par Eric Brodhag pour les entreprises agricoles, Serge Hanauer pour le Crédit Agricole, Jean-Luc Galliath pour les caisses d’assurances mutuelles agricoles, Pascal Wittmann céréalier à Hochstatt, Thomas Obrecht pour l’APCO ou encore Patrick Schiffmann vigneron coopérateur à Kaysersberg Vignoble. Des femmes et des hommes qui, à travers leurs valeurs, les pieds sur Terre, entendent accompagner pendant six ans le monde agricole et viticole haut-rhinois.












