FDSEA

Fdsea, ses actions

Intérêts

Publié le 05/04/2018

Avril ne te découvre pas d’un fil ! Ce dicton bien connu devrait en ces temps de désordre être repris au second degré afin que chacune et chacun arrête de distiller des mots, histoire de se faire entendre, pour ne rien dire. Au-delà du débat sur la réforme de la SNCF, une lame de fond est en train de s’installer car les uns et les autres ne s’écoutent plus, par peur de prendre des décisions. À ces ingrédients, s’ajoute la parole de plus en plus légère, certains osant même ouvrir des débats histoire de réveiller du nationalisme tout en coupant la branche sur laquelle ils sont assis. Il n’a échappé à personne le lancement ces jours-ci d’une consultation sur l’avenir de l’Alsace ; alors je suis allé découvrir les premiers commentaires ! Une majorité d’anonymes, évidemment cela est plus aisé d’avancer masqué, mais surtout des réponses à l’image de fake news. « L’Alsace seule sera le rempart pour protéger le droit local, le concordat » (et la Moselle dans tout cela ?), «l’Alsace doit retrouver son identité ». Voyageant ici et là, je ne savais pas qu’elle l’avait perdue, j’ose même écrire que par le Grand Est, elle pèse autrement mieux ! Et que penser des écrits du style… « laisser l’Alsace exister, le tout pour sortir du Grand Est, histoire d’apporter à nos deux très très petits départements, de la lisibilité internationale » (sourire !). J’avoue que je ne saisis pas ces commentaires cars ils sont le contraire de la réalité que nous vivons dans la vraie vie… Mais j’oubliais, les belles choses sont rarement rapportées aux citoyens ! Franchement, hormis certains intérêts bien particuliers qui se feront jour – le plus vite serait le mieux- n’est-on pas en droit d’attendre des données factuelles avant de se prononcer ? Quels équilibres financiers entre les deux départements, quelles contributions demain pour nous contribuables, quelles compétences ???…. Un minimum élémentaire mais je crois qu’hélas cela ne fasse plus partie de la conception de l’acte démocratique. Et comme si tout cela ne suffisait pas, j’ai découvert avec un intérêt certain, l’arrivée de nouveaux scientifiques dans notre merveilleux département. Figurez-vous que la disparition des oiseaux, et surtout des hirondelles, est la conséquence de l’absence de fumier dans nos rues. J’attends avec impatience de découvrir les prochaines révolutions écologiques ! En attendant force est de constater qu’il est par ailleurs interdit de perdre du fumier de sa remorque, faute de quoi, le procès-verbal ira bien au destinataire, sauf si ces déjections sont accompagnées d’un panneau « pour les oiseaux ». J’ai l’impression que nous vivons sur des planètes différentes, car j’ai la chance d’entendre et de voir plein d’oiseaux… mais encore une fois, je dois me tromper, la place est désormais aux vrais sachants, histoire de faire croire que les boucs émissaires sont toujours les mêmes.

Section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin

« Non à l'isolement, oui à la revalorisation de nos retraites »

Publié le 05/04/2018

Alors qu'ils attendent toujours une revalorisation de leurs retraites, les anciens de la FDSEA du Haut-Rhin entendent peser dans les débats économiques et sociaux à venir. Le projet de loi de finances 2018 ne les rassure pas. Au quotidien, ils sont également incités à se former à...l'informatique.

« Nous avons péniblement obtenu 75 % du Smic, nous attendons toujours les 85 %. Qui accepterait aujourd'hui de vivre avec de telles retraites? Une nouvelle fois, les retraités agricoles passent après tout le monde  », s'agace le président de la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin Jean-Paul Obrecht. Il s'est exprimé devant une belle assistance mardi 27 mars lors de l'assemblée générale à Sainte-Croix-en-Plaine. L'occasion de revenir sur une année 2017 difficile comme l'ont rappelé dans leurs rapports d'activités, les vice-présidents Gabrielle Rolli et René Quintlé. Le dossier du moment reste celui de la loi de finances 2018 adoptée le 21 décembre 2017. « Nous vivons avec une moyenne de 760 € de retraite par mois et nous sommes 1,4 millions de retraité agricoles. Dans le même temps, l'Etat se permet de voter des budgets déficitaires depuis 1974. Celui de 2017 dépasse les 69 milliards. La dette est de 2 170 Md€ soit 98,4 % du produit intérieur brut (PIB) », constate Jean-Paul Obrecht. Le projet de loi finances 2018 part cependant sur une croissance de 1,7 % avec comme objectifs, le redressement durable des comptes publics par la baisse de la dépense publique, l'amélioration de la sincérité du budget et la transformation en profondeur des politiques publiques. « Il est évoqué le fait de redonner du pouvoir d'achat, de valoriser le travail, de lutter efficacement contre le chômage, mais rien sur les retraites. Par contre, l'Etat veut supprimer l'impôt sur la fortune (ISF) et créer un impôt sur la fortune immobilière (IFI) ». Initiation à l'informatique Dans une société en mouvement, les retraités ne restent pas immobiles. Ils constatent que l'Etat dématérialise ses services (déclaration d'impôt) et de nouveaux services se développent spécifiquement sur Internet (MSA, assurances et banques en lignes, TéléPac, achats, etc...). « Comme nous ne voulons pas dépendre de l'aide de nos enfants ou de nos familles et surtout, garder notre indépendance, il est primordial de savoir utiliser ces nouveaux outils. Nous entendons proposer, avec nos partenaires, des formations d'initiation à l'informatique, mais également à des outils comme des tablettes spécifiques au public des retraités », précise Gabrielle Rolli. « FACILOTAB », une tablette facile d'accès avec une ergonomie et une taille de caractères adaptées pour faciliter la lecture et la vision est présentée. Il est possible d'y installer différentes applications, d'avoir un accès facile aux messages (mails), de stocker des photos et de se divertir avec des jeux. Des demies journées de formations ouvertes au plus grand nombre sont prévues. L'autonomie, c'était également le sujet de l'intervention de Daniel Rebert, représentant du conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA). Il s'agit d'une instance consultative chargée, dans le Haut-Rhin, de participer à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques liées à l'autonomie et à la citoyenneté des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Perte d'autonomie, accès aux soins, accessibilité des logements, transport, activité physique ou encore le soutien des proches sont autant d'enjeux majeurs avec l'avancée dans l'âge.  

Section lait de la FDSEA du Haut-Rhin

Savoir répondre aux attentes sociétales

Publié le 22/03/2018

Comment travailler et valoriser la production laitière dans une société en mouvement et dont les attentes sont souvent en contradiction avec le monde agricole ? Une question qui a été évoquée lors de l’assemblée générale de la section lait de la FDSEA du Haut-Rhin jeudi 15 février à Carspach.

La réunion a tout d’abord été l’occasion pour Michel Rohrbach et Sébastien Stoessel de faire le tour des dossiers importants de l’année écoulée. « Nous avons vécu de nouveaux mois difficiles avec une météo capricieuse, mais de bons rendements. Il y a également la politique agricole commune qui évolue, mais dont les contours restent flous. Puis, est arrivée cette pénurie de beurre, avec une flambée des prix européens du beurre en vrac. En France, ce sont toujours les mêmes difficultés entre le faiseur et le metteur en marché. En Allemagne, c’est différent. Les discussions sont plus faciles, alors que chez nous, on croit régler un problème par le vote d’une loi », s’agace Sébastien Stoessel. Les éleveurs regrettent également la crise sanitaire chez Lactalis et la culture de la discrétion à l’extrême au sein de l’entreprise. « Sa chance est d’avoir une palette de marques. Mais, l’impact médiatique est négatif pour les consommateurs tout comme le reportage sur Sodiaal dans Cash Investigation. Pour vous éleveurs, ces affaires prouvent une nouvelle fois que vous devez essayer de mieux suivre et comprendre le fonctionnement de vos coopératives », ajoute Sébastien Stoessel. Être présent dans les discussions Michel Rohrbach invite les éleveurs à se mobiliser pour la réussite de la manifestation « Cœur d’Elevage » qui se déroule en juin prochain à Colmar, avant d’ouvrir le débat avec les professionnels présents sur l’action syndicale et les dossiers du moment. « Pour le prix du lait, à quoi sert l’action syndicale ? Quel est votre poids dans les négociations ? », interroge un éleveur. « Même si c’est effectivement difficile, nous devons nous mobiliser tous ensemble. C’est un rapport de force. Cela est également vrai dans les discussions lors des états généraux de l’alimentation. Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’un sujet est difficile : le consommateur cherchera toujours à l’avenir à avoir une traçabilité encore plus importante. On va arriver à un stade où on va devoir savoir comment apprécier la situation », prévient Michel Rohrbach. Stabiliser l’image de l’élevage Le débat s’est poursuivi avec la présence de Véronique Pardo, anthropologue, invitée à s’exprimer sur les attentes sociétales, les inquiétudes des consommateurs et les « mouvements anti » auxquels la profession agricole doit faire face. « Toutes ces critiques doivent être prises au sérieux. Il faut cependant savoir raison garder car les consommateurs ne changeront pas leur façon de consommer. Il faut donc bien observer cette société » indique Véronique Pardo qui travaille au sein du service stratégie du centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) avec pour objectif de connaître et mesurer les demandes sociales. Elle observe les travaux législatifs, mais également les enquêtes sur les avis des consommateurs, sans oublier les réseaux sociaux. « À chaque fois, il faut chercher à savoir qui est exactement interrogé dans les enquêtes, qui parle, qui fait le sondage », ajoute Véronique Pardo. Elle constate que si l’élevage a une bonne image auprès de consommateurs, la tendance est à la baisse depuis dix ans. « L’image est bonne, mais la courbe est descendante, il faut la stabiliser. Les Français apprécient des petits élevages, authentiques, des éleveurs qui ont des relations avec leurs animaux. Ils rejettent l’industrialisation de l’élevage et de l’agriculture en général », indique la conférencière. Elle évoque ensuite les questions sur les produits transformés, le discours anti lait alors que deux tiers des Français maintiennent leur consommation. « Pendant longtemps, il y a eu des discours sur la santé. Aujourd’hui, on se focalise davantage sur le bien-être animal, la séparation du veau de sa mère, les questions environnementales, les inquiétudes alimentaires, la question des pesticides, la fraîcheur et l’hygiène des produits », poursuit Véronique Pardo. La conférencière a ensuite axé son intervention sur la place de l’élevage aujourd’hui en France et sur les réseaux sociaux. « Là, on y retrouve essentiellement les abolitionnistes opposés à toute forme d’élevage. Ils sont contre la distinction entre les hommes et les animaux. Les « anti-lait », eux, ne sont pas cantonnés à des mouvements. Ils sont plus répandus chez l’ensemble des consommateurs. Ils ont toujours existé, mais les arguments sont nouveaux », a conclu Véronique Pardo. Le débat qui a suivi a démontré une nouvelle fois, la nécessité pour les agriculteurs d’être présents, eux aussi, sur les réseaux sociaux.

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