FDSEA

FDSEA du Haut-Rhin - Canton des collines sous Vosgiennes

Communiquer et être présent sur les réseaux sociaux

Publié le 08/02/2018

L’assemblée générale du canton des collines sous Vosgiennes de la Fdsea du Haut-Rhin s’est déroulée mercredi 24 janvier à Schweighouse. Si l’actualité agricole a largement été abordée, il a également été beaucoup question de communication.

Le reportage télévisé « Cash Investigation » est passé par là. Tout comme la prolifération des commentaires sur les réseaux sociaux. Il s’agit de « communication ». Et cette dernière doit être davantage maîtrisée par le monde agricole. Pour la première fois en assemblée générale syndicale, ce sujet spécifique de la communication et des réseaux sociaux a été abordée dans le détail. L’occasion, pour certains professionnels, de faire connaissance avec facebook, twitter, instragram et autre snapchat. Et, pour d’autres, d’expliquer leur présence sur ces réseaux. « On peut penser ce qu’on veut, mais celles et ceux qui critiquent les agriculteurs sont présents sur ces réseaux sociaux. Et à force de répéter leurs messages, ils finissent par être écoutés. À nous de faire la même chose », réagit un éleveur présent dans la salle. « Les portes de nos exploitations doivent rester ouvertes, mais de nouvelles batailles se jouent sur les nouveaux supports de communication », renchérit le secrétaire général du canton Laurent Haegelen. Dans son rapport moral, le président du canton des collines sous Vosgiennes Frédéric Meyer a poursuivi. « L’année agricole écoulée a été difficile et laisse un goût amer. Mais, dans tous les cas, soyons fiers de nous car nous exerçons un des plus vieux métiers du monde. Ce début d’année 2018 a débuté de la pire des façons avec cette tempête et cette météo capricieuse. Mais, continuons à nous battre tous ensemble et défendons notre métier et nos valeurs. Notamment sur les réseaux sociaux », a expliqué Frédéric Meyer. Après avoir rendu hommage à l’action du président de la Fdsea du Haut-Rhin Denis Nass, il s’est intéressé à l’avenir. Il constate que la météo qui passe de la tempête à la sécheresse de plus en plus souvent contraint la profession agricole non seulement à s’adapter, mais aussi et à anticiper. « Ici, nous manquons le plus souvent d’eau. Nous devons réfléchir à mutualiser nos réseaux d’irrigation avec l’aide de la région Grand Est. Nous devons nous organiser collectivement, notamment sur les points d’eau et les zones de non-traitement », précise Frédéric Meyer. Le lac de Kruth-Wildenstein va bientôt être en travaux. « Les expertises vont commencer à la fin de l’année. Ensuite, ces travaux seront engagés sur plusieurs mois. Il faut donc se préparer, anticiper », prévient le directeur de la Fdsea Michel Busch. Le statut du fermage Dans son rapport d’activité, le directeur a rappelé les difficultés climatiques de l’année 2017. Même si les dégâts ont été fort heureusement limités dans le secteur, les rendements en blé et en maïs ont été impactés. Représentant la direction départementale des territoires (DDT), Philippe Schott a précisé les contours de la prochaine politique agricole commune. Il a invité les agriculteurs à se rendre aux réunions d’information qui se tiendront en mars à Fessenheim, à Altkirch ou encore à Schlierbach. Michel Busch a insisté sur la nécessité de défendre le statut du fermage : « Il nous préserve et cela a toujours été le cas » avant de passer en revue les dossiers d’actualité tels que les cours d’eau, les surfaces d’intérêt écologique (Sie), le plan d’accompagnement avec la cellule « Réagir » de la Chambre d'agriculture Alsace et la Mutualité Sociale Agricole d’Alsace, ou encore la filière luzerne en cours de montage. Le secrétaire général de la Fdsea Pascal Wittmann a incité les professionnels à positiver. « Bien évidemment, ce n’est pas simple d’être d’agriculteur aujourd’hui. Mais, si on s’organise, des choses peuvent se faire. Il y a des opportunités. Restons un minimum optimistes. La vente directe marche plutôt bien. L’abattoir départemental à Cernay joue son rôle de proximité. Défendons également nos grandes filières que sont les céréales et le lait ».

FDSEA du Haut-Rhin - cantons de Sierentz-Huningue

« Engagez-vous ! »

Publié le 01/02/2018

L’activité syndicale a été au cœur des discussions de l’assemblée générale des cantons de Sierentz-Huningue le 26 janvier à Ranspach-le-Bas. Les dossiers sont toujours plus nombreux. Pour les traiter efficacement, les agriculteurs sont appelés à s’engager davantage aux côtés de leurs responsables locaux et départementaux.

Le président du canton de Sierentz Alain Rosenblatt n’a pas caché son agacement devant l’évolution de la politique gouvernementale : « Passée la surprise de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, nous avons découvert notre nouveau ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert. Il était inconnu et le demeure aujourd’hui. Force est de constater que les enjeux agricoles ne sont pas la priorité de l’État français. Nos difficultés demeurent. Et si les prix ne reviennent pas rapidement, je me demande vraiment où nous allons. On nous parle de l’évolution de la politique agricole commune et des nouvelles directives. Or, nous sommes nombreux à ne pas avoir reçu le paiement de nos mesures agro-environnementales climatiques (Maec). Ils finissent seulement de contrôler les dossiers de l’année 2015. Et, dans le même temps, nous ne pouvons que constater que le Ministère de l’écologie prend de plus en plus de poids avec un Ministre, Nicolas Hulot, qui, lui, est connu ». Le responsable syndical constate également qu’il est de plus en plus difficile de travailler avec les services de l’État et un Président de la République qui, sur de nombreux dossiers, passent en force. Plus localement, il constate qu’avec le développement de la communauté d’agglomération de Saint-Louis, le monde agricole est, là également, souvent oublié. « Nous sommes pourtant dans des commissions. Mais, nous ne sommes pas invités aux réunions ». Les sujets sont pourtant nombreux : la définition exacte des cours d’eau, l’opération « Ferti Mieux », l’entretien des prairies après les récentes intempéries ou encore la préservation de l’élevage… La luzerne, un challenge à saisir Claude Butsch, président du canton de Huningue, a fait le tour de l’année agricole 2017. « Une année sèche qui a facilité les travaux aux champs au printemps et permettant des rendements corrects pour le maïs et le blé. En revanche, les prix ont chuté. Pour l’herbe, la récolte a également été de qualité avec cependant peu de volume. Il a donc fallu acheter du fourrage. Un gros problème sur le secteur comme sur bien d’autres : la propreté des routes. Elles sont devenues de vrais dépotoirs. Tout le monde vient déverser ses déchets. Cela a des conséquences pour nos troupeaux qui ne trouvent plus seulement de l’herbe dans les champs. Pour le lait, les cours du beurre se sont envolés, mais nos prix n’ont, eux, toujours pas vu d’augmentation. Nous subissons là des méthodes peu scrupuleuses de certaines de nos laiteries. Et, avec les récentes émissions télévisées, cela ne va pas s’arranger. Les consommateurs risquent de réagir et de nous boycotter. Et c’est encore nous, les éleveurs, qui en feront les frais. Pour la viande c’est la même chose. Les prix ne sont pas à la hauteur », s’énerve Claude Butsch. Dans ces conditions, il est vital de trouver de nouvelles sources de diversification. Le projet d’une filière luzerne dans le Haut-Rhin peut-être une piste de réflexion comme l’a précisé le directeur de la Fdsea du Haut-Rhin, Michel Busch. Pour y parvenir, il faudra 3 000 hectares. « C’est un challenge à saisir car les fonds européens se terminent dans deux ans. Le temps nécessaire pour monter un nouveau dossier. Il faut anticiper plutôt que de subir les événements », a-t-il prévenu. Il en a profité pour inviter les agriculteurs présents à s’investir syndicalement, mais également localement dans les conseils municipaux ou les différents organismes où le monde agricole se doit d’être présent. Et d’évoquer le statut du fermage, les tribunaux paritaires des baux ruraux, la Safer, ou encore les plans locaux d’urbanisme qui sont consultables dans les mairies. Michel Busch compte également optimiser les services de la Fdsea du Haut-Rhin en réorganisant son accueil, et en pérennisant ses services. « L’objectif étant d’être le plus efficace possible, toujours plus rapide et précis. Et à votre service évidemment. Pour y parvenir, nous comptons également sur votre investissement. N’hésitez pas à participer à la vie du syndicat en étant présents sur les dossiers, en faisant remonter les informations, en prenant à bras-le-corps certains sujets dans vos communes », a conclu Michel Busch.

Fdsea, ses actions

Trop-plein

Publié le 01/02/2018

L’art de la bêtise permet de masquer l’ignorance. Cela pourrait être un merveilleux sujet de philosophie, encore faut-il être en capacité de réfléchir, comprendre. Certes l’éducation nationale nous a permis d’acquérir les bases de la compréhension et pourtant force est de constater que désormais le trop-plein de mensonges prend le dessus. Regardons quelques instants la communication fanfaronnée en boucle pour expliquer les inondations. Et oui, l’agriculture est la responsable. On a perdu le sens de l’analyse, oubliant les quantités d’eau tombées sur les sols, oubliant le temps nécessaire à l’infiltration de l’eau, car en fait, il faut trouver le coupable. Jamais, oh que non, ceux qui ont bétonné, construit en des lieux improbables, pourraient quelque peu s’interroger, surtout pas, cela pourrait détruire quelques neurones résiduels et surtout démontrer une sorte de culpabilité. Drôle d’environnement médiatico-politique qui privatise le savoir tout simplement. Dans un tel vacarme, on peut comprendre l’exaspération qui gronde ici et là et franchement, va bien falloir un jour mettre un coup de pied dans cette fourmilière. Trop est le mot par excellence des jeunes. Trop beau, trop bon et aujourd’hui, trop con devient la règle. On peut aussi s’interroger sur cette vague de fond qui s’installe osant pour tout sujet le mot environnement, voire biodiversité. Franchement, n’est-on pas simplement en train de nous vendre des brides de morceaux de nature juste histoire de nous vendre un objet à voir ! Osons analyser quelque peu l’histoire des paysages et des équilibres depuis le paléolithique pour comprendre qu’on nous berne. N’ayez crainte, je ne suis pas atteint d’une frénésie proche de l’irrationnel, mais simplement j’essaye de comprendre par l’histoire et les sciences. Prenons l’exemple du loup… Est-il un équilibre de la biodiversité ? En Irlande, en Grande Bretagne, il n’y a pas de trace de cet animal et pourtant l’équilibre des paysages est au rendez-vous. Très simplement, interrogeons-nous sur la définition de la nature, pas celle que l’on regarde de son salon avec un pot de Nutella entre les mains, mais celle qui vit et évolue en fonction du climat. Oui je rêve un peu pour que le bon sens revienne, mais je sais aussi que si on supprime ces sujets de la boucle des médias, les informations ne dureraient que quelques secondes. Pour clore ces petites réflexions, j’ose un dernier petit coup de gueule. Depuis cet automne, on nous annonce une révolution concernant l’encadrement des prix des produits agricoles, on joue sur les engagements de l’ensemble des partenaires, mais la réalité est tout autre, les grandes surfaces font la pluie et le beau temps. Alors au lieu de surfer sur la vague du trop-plein de bio version Carrefour et Leclerc, prenons peut-être notre courage à deux mains, et affichons clairement tous les produits que l’on pourrait qualifier de « merde ». Je dois un peu sourire car j’imagine un instant tous ces linéaires que l’on devrait sticker, au grand désespoir des spécialistes de la communication.

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