Pulsion
Publié le 15/11/2017
À l’image de la météo, nous adorons évoluer dans le brouillard pour éviter de nous responsabiliser. Chacun et chacune aime à distiller des mots, mais au fond, les débats ne restent que querelles !
Prenons par exemple le feuilleton inhérent à l’utilisation des pesticides en agriculture. Ce sujet est évidemment sérieux et il mérite le plus de transparence possible. Mais force est de reconnaître qu’on adore faire « tache d’huile » car il est merveilleusement tendance de se faire « le modèle agricole ». Est-il devenu si compliqué d’avoir de la lisibilité et surtout des éléments probants et acceptés de nos produits ?
Pendant que ce sujet écharpe le monde de la toile, ouvrant des pulsions de toutes sortes, on découvre, enfin, sauf les initiés, les maux grandissants de l’automédication, basés sur des produits plébiscités, homéopathie et autres essences naturelles comprises. Le cercle des croyances nous accapare de plus en plus, déchirant nos savoirs pour laisser libre cours à ceux qui font le plus de bruit.
Sur un sujet assez similaire, regardons aussi la cohérence des paroles et des actes de nous tous face aux dérèglements climatiques. Entre d’un côté le cri d’alarme de plus de 15 000 scientifiques et les Unes du « Monde économique » annonçant la vente record de plus de 400 airbus, il y a un grand écart que j’ose, tellement on tire en fonction de nos aspirations. Franchement peut-il y avoir une Cop 23, puis 24, puis… Et de l’autre, une acuité sur le CAC40 pour éviter une « branlée » à notre économie.
Oui, il y a du taf qui nous attend pour essayer d’harmoniser un peu tout cela… J’ose même en rêver, en rêver seulement car chaque jour qui passe nous éloigne les uns des autres. Pour s’en convaincre, regardons juste la piètre image des partis politiques de notre pays. Ils adorent se tirer la barbichette, ils usent pour certains de leur pseudo-gloriole pour devenir des prédicateurs, voire, hélas, des attoucheurs, au lieu tout simplement d’endosser le mandat qu’ils ont reçu !
Oui, je me laisse aussi aller à la pulsion car, et au sein de nos organisations cela est vrai aussi, la chansonnette est la même partout : il est plus fun de s’émoustiller que de faire !
Oui, il y a du boulot pour éviter les « fake news », mais peut-être qu’ensemble nous ne sommes pas prêts à lâcher un peu de notre « pré carré ».
Pour finir, je ne peux m’empêcher de tirer un boulet rouge sur nos chaînes d’information, et plus particulièrement sur la fameuse radio RTL. À se demander si le mal ne réside pas dans l’addition de petites questions dénuées de sens. Ce 14 novembre, une charte a été signée par l’ensemble des acteurs (agriculture, industrie, GMS) pour une juste répartition de la valeur ajoutée… Et je vous le donne dans le mille, question à cent balles de ce 15 novembre : « êtes-vous prêts à payer plus cher vos produits alimentaires ? ». À ce petit monde qui aime revêtir l’habit du bien et du mal, j’aimerais juste qu’enfin il ose un peu de cohérence car, il n’y a de lien direct entre cette charte et une hausse du prix des produits made in France sauf si le « foutage de gueule » continue. Comme quoi, le mal de l’information ou du buzz créé des tensions pour ne pas écrire autre chose. Dans ce vacarme, il est tout compte fait légitime que chacun fasse un peu comme il veut car l’exemplarité n’existe plus.
Au fait, et j’en finirais par-là, comment ne pas avoir un peu de pulsion quand un rapport émanant de l’autorité financière excuse tout le monde pour que l’on avale la couleuvre des 10 milliards d’euros à rembourser. Franchement, est-on tellement entouré d’incapables ?
Publié le 10/11/2017
La croyance et le rêve sont souvent la mamelle de la pensée française.
Chaque jour, on est abreuvé d’une sauce béchamel pour masquer les ingrédients tellement ces derniers sont d’une piètre qualité.
Nous aimons être les premiers, mais les premiers de quoi ?
Le livre de la transition écologique version Ségolène démontre encore une fois qu’on adore prendre les Français pour des chèvres, mettant sur un piédestal des arrivistes de l’écologie afin de leur assurer une existence bien paisible.
Doit-on blâmer aujourd’hui un Ministre de l’environnement qui enfin ose le pragmatisme, qui enfin essaye quelque peu d’intégrer la notion de faisabilité en tenant compte de l’état financier de la France et de ses ressources ?
Certains journalistes et autres chefs de file s’offusquent du choix de ne pas abandonner immédiatement le nucléaire.
Mais franchement, peut-on faire autrement ?
Y en a marre de cette politique bien de chez nous qui distille des phrases, qui écrit des pages entières de versets sans en comprendre le fond juste pour faire du bruit : « vous allez voir ce que vous allez voir » la seule bible des nuls.
Regardons aussi quelque peu les pages entières concernant les fameux « paradise papers ». Là aussi, on ose la confusion !
Ne confondons pas l’optimisation fiscale qui est légale et qui permet de maintenir le cap de la compétitivité et la fraude qui elle, relève du pénal.
Chacun connaît le niveau de prélèvement en France et chacun est heureux de constater qu’il existe des entreprises qui emploient.
Évidemment, on ne peut pas accepter des scénarios à la Whirpool qui délocalise l’activité hors de France, mais pour autant l’optimisation peut être garante d’une dynamique d’emplois. Mais là encore, cela suppose de connaître le monde de l’entreprise, et franchement, sur ce sujet, la salle de classe des Parlementaires est bien éparse. On préfère la communication et le mensonge pour faire hérisser le poil de citoyens que d’oser la vérité !
Les chiffres d’ailleurs sont assez élogieux !
Seules 500 entreprises en France exportent, seuls 13 millions d’emplois sur les 26 sont imputables au secteur privé. Alors, au lieu d’user de l’affabulation, travaillons sur les vraies données.
En évoquant cela, je ne peux m’empêcher de relater l’histoire du beurre !
Allo, y a-t-il quelqu’un au sommet de l’État, y a-t-il des Parlementaires qui aimeraient s’occuper de la vraie vie ? Une fois n’est pas coutume, l’exception française prend son envol ! Les étals en Allemagne, mais aussi, et oui je l’ai vu de mes propres yeux, en Afrique du Nord, sont remplis à ras bord. Fichtre, j’oubliais, nous adorons le libéralisme, l’offre et la demande, mais quand il s’agit de payer juste un peu, peut-être juste un peu pour l’éleveur, on préfère planter des étiquettes pour cause de pénurie de beurre.
Et nos « bredalas » dans tout cela, et les plats équilibrés pour nos bambins, on en fait quoi ?
Vaste fumisterie, et pendant ce temps, le ronronnement de nos élus atteint des sommets !
On en a vu des enquêtes parlementaires diligentées sur des sujets les plus ubuesques et là, les capitaines à la barre sont en vacances.
Comment rester serein dans un tel environnement ?
Le mensonge devient-il la règle ou enfin la clairvoyance reprendra-t-elle le dessus ?
Zigoto
Publié le 26/10/2017
Que de sourires plus ou moins forcés en parcourant les informations distillées par les médias.
Que penser de ces questionnements pour éviter l’exode au sein des villes « rurales », en relançant les commerces de proximité. Ces mêmes décideurs qui bâtissent par ailleurs des zones commerciales de plus en plus grandes et qui taxent à tout va les premières heures de parking. Dur dur de réfléchir global. Franchement, ces vieux de la vieille ont-ils un instant compris que le consommateur va au plus facile, va acheter au moins cher et j’en passe…
L’équilibre des territoires de demain ne se décrète pas. Pour attirer, il faut des carottes et là les discours ne suffisent plus.
Et je n’ose même pas ouvrir le débat sur les SCOT et autres PLU… On crie au loup et on ose le n’importe quoi juste pour afficher une sorte d’ambition chez soi.
Est-ce cela le développement durable et concerté ?
Ces mêmes personnages qui adorent revêtir l’habit des sachants de l’écologie et de l’environnement, et qui par ailleurs, oublient l’intérêt général chez eux juste pour qu’un jour, peut-être, l’histoire ne les oublie pas.
Nous sommes entourés malheureusement de plus en plus de zigotos version république des « Calimero », des gens qui n’arrêtent pas de se plaindre, qui fustigent ici et là au lieu de se responsabiliser juste un peu plus.
Chacun attend un peu le « Messie », celui qui fera, mais dans le réel, le groupe ne fonctionne pas ainsi.
Je dois aussi sourire, certes très forcé, quand je découvre que ceux qui doivent être exemplaires, s’affranchissent de beaucoup de règles.
Pourquoi on nous harcèle pour l’application de directives version franco-française quand par ailleurs notre gouvernement ne veut pas appliquer les règles européennes sur le temps de travail des gendarmes et autres policiers.
Franchement, est-ce cela le respect des institutions ?
Et que penser de ces hurluberlus qui chaque jour osent le harcèlement !
Franchement, il y a de quoi nettoyer !
Nous rentrons tous désormais dans l’ère de l’imposture, de l’individualisme et de la désinformation, juste pour faire du bruit pourvu que cela mousse, et si possible en tapant sur les paysans.
Au fait, qui a lu le dernier rapport Médiapart ou Point Org concernant l’étude réalisée par le CIRC sur le glyphosate. Sacré rapport d’influence comme quoi le mal est souvent là où on ne l’attend pas.
Messieurs les élus qui osent le front contre les scientifiques, croyez-vous qu’on puisse encore vous faire confiance ?
À peine élus, certains deviennent déjà gâteux… comme quoi, tout se perd, même l’évidence, apprendre avant de faire. Mais il est certainement plus sérieux de donner du sens aux ONG de la décroissance, de remplir les fouilles d’une minorité, que d’oser l’évidence, mais il est vrai que les ignorants ne doutent jamais d’eux-mêmes.