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Étourdissant

Publié le 19/10/2017

À découvrir les gesticulations et autres bruits lancés par les médias, nous pouvons tous avoir un sacré mal de tête, tellement les informations vont et viennent pour nous rendre méfiants, voire suspicieux. Que penser de ce brouhaha version glyphosate à la française, si ce n’est de verser encore une fois le doute sur les pratiques de l’agriculture… Franchement « ras le cul » de ces personnes saintes-nitouches qui adorent jouer pour former une fronde contre la science et qui par ailleurs ingurgitent des produits « parfaits » sans une véritable traçabilité. Et cet épisode du beurre qui émoustille tout le monde et surtout énerve le producteur laitier qui pour l’année 2017 ne touchera pas plus de 325 € les 1 000 litres. La faute à qui ? À ces pseudos règles sorties du chapeau d’une bande irresponsable avec la bénédiction de nos élus croyant qu’un jour la solution serait de négocier en février les prix et les quantités de produits pour une année entière. À s’étouffer, mais il est vrai que d’écrire cela, que d’oser mettre à mal la fameuse loi LME, et j’en passe, ne fait pas bien ! Dans le même temps, le rapport de l’Ademe fait état d’un gaspillage de produits alimentaires en France de l’ordre de 10 millions de tonnes, en posant la question « que faire ? ». Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une sorte de sourire forcé car cela n’est que la conséquence d’une profusion d’enseignes surfant sur les modes, sur des produits antitout, des plats venus de je ne sais où et qui évidemment se terminent en déchets. Sans refaire le monde, mais un peu de cuisine, un peu moins de mensonges sur les aliments et leurs équilibres, permettraient d’économiser de l’argent tout en valorisant au plus juste les produits pour l’exploitant. Par toutes ces informations qui sont distillées à longueur de journée et de semaine, j’ai juste l’impression que l’on désire lobotomiser les gens afin qu’ils gobent le plus de conneries pour le bien-être d’une petite minorité. Et pendant ce temps, les agriculteurs doivent se démerder avec moins de 600 € par mois. Dans ce tourbillon de bêtises qui nous agacent tous, interrogeons-nous aussi un instant sur la course à la réunionite, à la création de commissions juste pour occuper, bâtir de l’idéologie au lieu, et de façon sûrement très simpliste, d’aller un peu plus vers l’efficacité. Qui peut encore comprendre quelque chose quand on oppose riche, pauvre, croissance, quand les missionnaires de la politique s’écharpent juste pour garder leur « pré vert ». Certainement que je n’y comprends pas grand-chose, mais en calculant un peu, je sais très simplement qu’en 5 - 10 ou 20 ans, la dette publique ne pourra pas reculer sauf si on commence par être un peu efficace car franchement, en supprimant deux tiers des échelons de décisions qui ne décident rien, on ferait alors un sacré pas. Mais encore une fois, c’est juste l’avis d’un rêveur qui n’y comprend rien.

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Bouffon

Publié le 11/10/2017

À l’image du football, chacun aime à endosser le rôle d’entraîneur et de sélectionneur, sans oublier la casquette de commentateur, afin de « refaire le match ». Bien que sur le papier, notre équipe nationale a de brillantes individualités, force est de reconnaître que la mayonnaise ne prend pas. Dans le monde « réel » franco-français, nous assistons à la même chose. Une France riche de ses hommes, de ses territoires, mais aussi une France des « bourges » qui aiment à se gausser sur autrui pour éviter d’affronter les réalités. Ces derniers jours, nous assistons à une vague de clichés pour promouvoir une sorte d’illusion d’actions. Franchement, n’est-ce pas risible et pourtant cela fait la une, d’annoncer la fin des énergies fossiles dans 40 ans ? Tellement de choses se passent en 40 ans (rires). Et cette pseudo-mascarade liée aux états généraux de l’alimentation pour accoucher de quoi ? D’un semblant de nouvel équilibre sur les prix en décembre, et encore ? J’attends de voir. Allez voir les commentaires sur le site dédié à l’expression sur les états généraux de l’alimentation… Des vœux et commentaires issus de structures qui s’autorisent le vocable « ONG », mais sans adhérent, juste des soutiens financiers de grands groupes, qui s’achètent un guide de la paix. Et pendant ce temps, nos « condors » de la politique font le buzz. Ici les 100, là les compensations, juste pour masquer l’essentiel. Aux yeux des pays qui nous entourent, nous offrons un piètre spectacle et surtout aussi beaucoup de réjouissances ! On démembre l’économie, on adosse contrainte à contrainte, on laisse planer la méfiance et la désinformation… Rien de plus merveilleux pour assurer la croissance ailleurs. L’épisode de la Catalogne, vu de la France, doit aussi nous interpeller. Indépendance mais…, c’est comme l'Alsace, on la veut avec des merveilleux si…, et pour cause, l’endettement et les défis liés aux équilibres économiques ne dépendent pas de Pierre, Paul ou Jacques ! J’invite juste chacun, et surtout les élus, à lire avec attention les questionnements et constats de Wolfgang Schäuble dans le nouvel économiste, pour arrêter ces postures face à une situation des plus délicates quant aux équilibres financiers, car ne l’oublions pas, surtout vous les élus des collectivités territoriales, la machine à billets n’existe pas… Notre pays joue à la Élise Lucet, mais emprunte sur les marchés mondiaux l’argent qu’il n’a pas, l’argent auprès des structures que nous mettons continuellement en cause. Alors que faire demain… Pragmatisme ou simplement utopie pour laisser certaines personnes vivre de leurs mandats ? Tartuffe n’aurait certainement pas pu imaginer une telle comédie, mais à l’heure des bouffonneries, on peut s’attendre à tout !

Publié le 28/09/2017

Pendant que les uns planchent sur la réforme des enseignements pour nos bambins, d’autres se délectent à promouvoir l’école du rire tellement leurs propos manquent de consistance ! Mais en France, nous adorons cela. Sans en faire de trop, car franchement je ne suis en rien un adepte d’une utilisation à tout va des produits pour la santé végétale, il me semble néanmoins qu’il a lieu d’analyser de façon circonstanciée l’épisode médiatique du glyphosate. Je suis étonné du silence de nos élus de la République qui, devant ce tapage médiatique, n’osent prendre le taureau par les cornes pour expertiser avec justesse cet emblématique feuilleton français. Ont-ils peur de la vérité ou ont-ils définitivement délaissé les bans du savoir pour s’adonner désormais au jeu du buzz sur les réseaux sociaux ? Va donc savoir ! Franchement de qui se moque-t-on quand on expertise un peu ce dossier ? En premier lieu des scientifiques mais aussi et surtout du monde des paysans en laissant planer la suspicion sur leurs pratiques ! Extraordinaires associations d’écolos et autres vendeurs de la peur qui mélangent les genres pour user de ce dossier afin de taper sur l’agriculture moderne. Pour faire simple, le dossier du glyphosate… C’est 40 ans d’utilisation sans signalement sanitaire, mais c’est aussi Monsanto. Une molécule largement analysée par l’ensemble des agences d’évaluation sanitaire de notre planète et un dernier avis rendu en date du 14 mars par l’agence européenne des produits chimiques avec pour conclusions communes : le glyphosate n’est ni cancérogène, ni mutagène et n’a aucun effet toxique sur la reproduction. En fait cela s’explique aisément. Ce produit bloque la photosynthèse des plantes en agissant sur une enzyme exclusivement présente au sein du règne végétal ! Pour autant, la messe médiatique n’est pas dite car le fameux CIRC a émis, un jour, une autre hypothèse en affirmant le caractère probablement cancérogène du produit. Nous y voilà… Pour les plus téméraires, il y a lieu d’approfondir cela contrairement au Hulot des temps modernes qui, par le verbe et l’émotion, prend le contre-courant de la science. Et pour cause… Après audition dans le cadre d’une procédure judiciaire, le président du fameux CIRC a clairement admis que son institution a omis d’intégrer pour son analyse une étude que l’on peut qualifier de primordiale car portant sur un échantillon de près de 89 000 personnes. Juste extraordinaire… Les ONG pavoisent, la cacophonie gouvernementale est laborieuse et le cher vendeur de produits Ushuaïa a la capacité enfin d’endosser sa cape du Zorro des temps modernes. Il est évident que désormais le CICR ne peut pas modifier son avis car il y va de sa crédibilité. Dommage pour sa rigueur scientifique… Un joli cirque en perspective. Ce qui est le plus frappant dans cette histoire, c’est ce tsunami orchestré par les journalistes qui débattent sur un sujet à l’image des adhérents d’un groupuscule qui suivent le prédicateur sans comprendre, ni analyser. Franchement, quand je lis l’édito des DNA de ce 26 septembre, je me demande si le plaisir d’exister ne prend pas le dessus sur le plaisir d’informer. Ce qui m’exaspère le plus, c’est cette mode à démultiplier la pensée unique pour une fois de plus taper sur le monde agricole. Et pourtant, mais cela doit être mon côté naïf des choses, je croyais que les bases de l’éducation et de l’enseignement avaient pour objectifs de faire penser les gens par eux-mêmes. Un merveilleux objectif qui n’est désormais plus qu’un mirage ! Alors dans ce dédale de la connerie, je rêve que nos élus de la République reprennent l’initiative, qu’ils redeviennent curieux, qu’ils travaillent et expertisent les dossiers pour que le dogme cesse de guider nos pas… Je rêve que l’on arrête d’ouvrir les chapitres de l’ignorance car franchement le monde ne tourne pas autour du fameux « moi – la France et les autres ». Je sais bien que la mode est à l’autoformation des incompétents, mais à force de les laisser affirmer le tout et son contraire, on risque de se taper le mur d’une vraie crise sanitaire qui malheureusement touchera en premier les plus démunis mais aussi les plus crédules. Au fait… que penser de la signature de l’accord sur le CETA par notre pays. Va quand même falloir qu’on m’explique un jour la cohérence de tout cela d’un point de vue environnemental… À moins que la course à la connerie soit désormais le sport plébiscité chez nous… Enfin un podium qui se dessine, JO de 2024 oblige. Tiens pour finir, oui je sais, c’est un peu longuet cette semaine, mais comment ne pas me délecter quelque peu à la lecture des demandes de ce fameux groupe des cent, si silencieux hier lors du référendum mais désormais présent pour rendre l’Alsace à l’Alsace… Est-ce un réveil pour exister ou encore une connerie du jour… Comme qui dirait… Ne soyez pas offusqués, c’est juste mon avis.

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