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Trop-plein

Publié le 01/02/2018

L’art de la bêtise permet de masquer l’ignorance. Cela pourrait être un merveilleux sujet de philosophie, encore faut-il être en capacité de réfléchir, comprendre. Certes l’éducation nationale nous a permis d’acquérir les bases de la compréhension et pourtant force est de constater que désormais le trop-plein de mensonges prend le dessus. Regardons quelques instants la communication fanfaronnée en boucle pour expliquer les inondations. Et oui, l’agriculture est la responsable. On a perdu le sens de l’analyse, oubliant les quantités d’eau tombées sur les sols, oubliant le temps nécessaire à l’infiltration de l’eau, car en fait, il faut trouver le coupable. Jamais, oh que non, ceux qui ont bétonné, construit en des lieux improbables, pourraient quelque peu s’interroger, surtout pas, cela pourrait détruire quelques neurones résiduels et surtout démontrer une sorte de culpabilité. Drôle d’environnement médiatico-politique qui privatise le savoir tout simplement. Dans un tel vacarme, on peut comprendre l’exaspération qui gronde ici et là et franchement, va bien falloir un jour mettre un coup de pied dans cette fourmilière. Trop est le mot par excellence des jeunes. Trop beau, trop bon et aujourd’hui, trop con devient la règle. On peut aussi s’interroger sur cette vague de fond qui s’installe osant pour tout sujet le mot environnement, voire biodiversité. Franchement, n’est-on pas simplement en train de nous vendre des brides de morceaux de nature juste histoire de nous vendre un objet à voir ! Osons analyser quelque peu l’histoire des paysages et des équilibres depuis le paléolithique pour comprendre qu’on nous berne. N’ayez crainte, je ne suis pas atteint d’une frénésie proche de l’irrationnel, mais simplement j’essaye de comprendre par l’histoire et les sciences. Prenons l’exemple du loup… Est-il un équilibre de la biodiversité ? En Irlande, en Grande Bretagne, il n’y a pas de trace de cet animal et pourtant l’équilibre des paysages est au rendez-vous. Très simplement, interrogeons-nous sur la définition de la nature, pas celle que l’on regarde de son salon avec un pot de Nutella entre les mains, mais celle qui vit et évolue en fonction du climat. Oui je rêve un peu pour que le bon sens revienne, mais je sais aussi que si on supprime ces sujets de la boucle des médias, les informations ne dureraient que quelques secondes. Pour clore ces petites réflexions, j’ose un dernier petit coup de gueule. Depuis cet automne, on nous annonce une révolution concernant l’encadrement des prix des produits agricoles, on joue sur les engagements de l’ensemble des partenaires, mais la réalité est tout autre, les grandes surfaces font la pluie et le beau temps. Alors au lieu de surfer sur la vague du trop-plein de bio version Carrefour et Leclerc, prenons peut-être notre courage à deux mains, et affichons clairement tous les produits que l’on pourrait qualifier de « merde ». Je dois un peu sourire car j’imagine un instant tous ces linéaires que l’on devrait sticker, au grand désespoir des spécialistes de la communication.

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Vous avez dit « 8 »

Publié le 25/01/2018

L’année des 8, des plus emblématiques pour notre pays, a souvent tendance à laisser des traces, à modifier certains fondamentaux. 2018 risque de charrier certains équilibres tellement l’année laisse entrevoir dès à présent des équilibres des plus précaires. Au-delà du fait que la 1ère radio de France classe ce 24 janvier Biesheim comme un village allemand, petit présage d’une Alsace bien différente des contrées françaises, force est de reconnaître que le discours politique ne pourra pas masquer durablement les grognes qui se répandent ici et là. J’observe, peut-être de trop loin, que la gestion des dossiers se fait de plus en plus sous couvert de la recherche d’un bouc émissaire. Regardons un instant Carrefour, une soi-disante restructuration sur le nouveau modèle de la communication pour des cons, laissant entrevoir une révolution par de la proximité couplée au bio. Bien entendu le monde de la communication raffole de ces effets d’annonces, mais quand il s’agit de regarder de plus près, il n’y a plus personne à l’horizon. Bio et proximité, chiche ? Quel engagement, quel prix, quel contrat, et là d’un seul coup plus personne. Et pourtant, les États généraux de l’Alimentation sont passés par là, des chartes d’engagement signées, mais la dure réalité, oui car celle-ci existe, se résume en un mot, berner. Les prix et la traçabilité ont été enterrés et les marges et autres présentations des étals vont évidemment remplir les fouilles des gentils attentionnés. La corde sur ce sujet ne tient plus qu’à un fil et l’exaspération risque de contaminer durablement les villes et villages. Cette vague de fond, mal comprise, est omniprésente, qu’il s’agisse des gardiens de prison ou du secteur médical, elle peut malheureusement avoir des conséquences inattendues. J’ai ce mercredi visité quelques instants le fameux « balance ton hosto », waouh cela décoiffe. Quand on voit le traitement réservé aux personnes qui nous soignent, quand on découvre que certains sont capables de construire des hôpitaux avec une piste d’hélico au sommet, mais en oubliant les ascenseurs, on peut se demander si la contamination de la bêtise n’est pas le prochain fléau. Tout cela démontre peut-être simplement, que l’esprit s’éloigne de plus en plus du mot réflexion et que l’apparence doit suffire pour exister. Heureusement qu’une merveilleuse grande réforme du bac est annoncée avec un grand oral, en espérant que l’écrit et la culture générale ne soient pas rétrogradés aux calendes grecques. Et peut-être qu’un pré-grand oral sera effectué pour que l’on appréhende si le corps professoral est en capacité à réaliser de telles appréciations… Mais chut, ce n’est pas bien d’oser cela. Bref 2018 s’ouvre déjà péniblement, la pluie tombe, l’eau se déverse, et l’on évoque simplement les petites guinguettes parisiennes qui prennent l’eau, tant pis pour les autres car il est bien connu que la musique adoucit les mœurs… À moins que les rats parisiens, et oui chère Anne Hidalgo, ne viennent eux aussi à ternir la belle idéologie de l’apparence.

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Clash - cash

Publié le 24/01/2018

Pendant que les uns écrivent sur le blues des députés, une drôlerie bien française, d’autres osent des réflexions philosophiques à l’image du fameux libéralisme égalitaire pour faire comprendre les lignes directrices défendues par le Président Macron. Avec toutes ces nouvelles, avouons que nous ne sommes pas sortis « du mal français », à savoir la course aux lois et autres règlements, sans oublier les postures. Je sais bien qu’Einstein écrivait que « la créativité est l’intelligence qui s’amuse », mais franchement, est-on encore dans l’intelligence quand le plus petit nombre décide pour soi-disant un intérêt général ? Certes, être Député n’est pas de tout repos car cela suppose représentation, recherche d’informations, compréhension des dossiers et capacité de persuasion, mais je dirais que cela est le lot de toute personne qui s’engage. Alors à ceux qui sont déjà essoufflés, ou qui ont peur d’une réforme constitutionnelle, osez la démission. Un peu cash me direz-vous, mais à y regarder de plus près, la vérité n’est pas loin. Quand l’absurde attire le clash. Prenons par exemple la loi de finances pour 2016 instituant la fameuse cotisation subsidiaire de maladie, une belle idée qui malheureusement oublie les métiers qui traversent les crises. Résultat, certaines exploitations vont être taxées par l’Urssaf bien qu’elles payent au régime agricole par ailleurs. Ah si seulement le monde du réel arrivait sur le banc de l’Assemblée Nationale. On nous évoque la liberté égalitaire pour limiter les inégalités économiques, drôle de charabia pour les non-initiés, et on veut des péages à l’entrée des villes ! Un merveilleux impôt pour renflouer certains « désastres » de gestion, et ne me parlez pas d’argumentaires environnementaux (le bouc émissaire des temps modernes), laissant sur le bas-côté les villages ruraux qui devront réfléchir à encore imperméabiliser leurs sols, histoire d’accueillir les voitures les plus rutilantes. Et si nous osions aussi un peu de clash à l’image du nauséabond dossier de Notre Dame des Landes ? ! Le bruit pas chez moi, la terre tu prendras, le kérosène tu arroseras… Un merveilleux serpent de mer qui contaminera notre fameux GCO car à force de rajouter des couches, chacun dans son petit coin, continuera à vouloir briller, peu importe si loi ou non il y a. Alors oui, je rêve simplement qu’on arrête un moment, qu’on prenne juste un peu de temps à connaître vraiment ce qui va ou pas, à identifier sur le fond les lois existantes et leurs esprits, pour nous permettre de bosser sereinement, sans chaque matin nous harceler d’infos distillées par des soi-disant sachants. Pour finir, un petit ressenti concernant l’émission Cash Investigation, qui, pour ma part, a sournoisement distillé certaines informations pour se taper un peu plus du paysan, en mettant à l’index autrement plus sévèrement Sodiaal que Lactalis. Enfin, peut-on simplement surfer sur l’existence d’un report à nouveau pour affirmer l’existence d’un fonds caché ? Un peu facile à mon sens. N’empêche que, sur le fond, avouons simplement que nous sommes dans nos structures ultra-mauvais en matière d’explications et de transparence. Là encore, osons peut-être des clashs pour garder durablement nos outils, car à force de taper, voire de laisser partir en vrille certaines structures, nous arriverons rapidement à un réel clash du modèle de l’agriculture française… C’est juste mon avis, mais peut-être que mes tripes pour défendre l’agriculture dans son ensemble sont trop dans l’espérance et le rêve. Force est de reconnaître que dorénavant il faut attendre certains clashs ou se dire, avec ses mots cash, il avait peut-être raison. Et pour finir un grand bravo à Christiane Lambert qui a fait l’unanimité lors du débat, soutenue dans ses propos par Laurent Pinatel, Président de la Confédération Paysanne, assez rare pour être souligné…

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