FDSEA

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Ça balance

Publié le 11/01/2018

Ne sourions pas, il ne s’agit aucunement cette semaine de faire le buzz en mettant à l’index des personnalités qui adorent faire la une lors des vœux distillés ici et là, juste histoire de faire croire à l’existence d’un savoir. J’adore ces billets d’humeur et autres discours sur la nature, l’environnement, quand par ailleurs la commande publique pour favoriser par exemple la transition énergétique se résume simplement en des mots « faites, faisons, euh pas nous car l’argent vient à manquer », de subtiles phrases, toujours les mêmes d’ailleurs, afin de s’acheter un blanc-seing, autrement dit une excuse. Bref, passons sur ces merveilleux rassemblements qui osent congratulations, discours, voire médailles, et qui, par endroits, engloutissent des sommes considérables ; de l’inutilité à mon sens car à part de l’hypocrisie d’un instant, le venin redevient très vite la règle. Ça balance…, un petit jeu de mots pour faire un clin d’œil aux vents tempétueux que nous venons de subir, faisant la une des journaux, souvent de façon maladroite, incriminant le réchauffement climatique quand par ailleurs ces épisodes sont simplement normaux, peut-être juste un peu décuplés par le « bétonnage » de nos campagnes, mais chut… Il ne faut pas le dire… On préfère sournoisement et délicatement repiquer des terres, histoire de stocker l’eau pour protéger ce que l’on a oublié de faire… Ne pas construire n’importe où, curer régulièrement les fossés… Mais comme dit… Chut, c’est pas bien d’oser cela. Alors balançons sur un autre sujet, la reprise économique. Tous les facteurs sont au vert, enfin pour un daltonien peut-être. Qui achète quoi ? À part nos voitures, que fabrique-t-on ? 65 milliards de déficit et à chaque jour de reprise, un peu d’importations en plus, donc de déficit aussi. Pendant ce temps, nos voisins sont à 300 milliards d’excédents, ce qui ne met pas fin à de la polémique car quand l’argent coule à flots, les problèmes deviennent aussi abrutissants. Oui, 2018 balance déjà dans tous les sens, et franchement l’année risque d’être chaotique lorsque les espérances seront renvoyées un peu aux calendes grecques. Et que dire de l’épisode Lactalis. Surtout ne pas se réjouir bien que cet acteur n’aime guère le monde des éleveurs. Pour autant, le dossier est profond, et méfions-nous car le mea culpa de Leclerc ajouté à la plainte de Ufc que choisir risque petit à petit d’incriminer le lait. Il faut bien trouver un bouc émissaire, peut-être ne suis-je qu’un oiseau de mauvais augure, qui sait… En fait, je suis simplement dans le moule voulu par le monde médiatique (presse, réseaux sociaux…) qui fait que plus de 50 % des Français font l’éloge de la théorie du complot ! Une merveilleuse illustration de la baisse du QI, mais là encore, chut, les moutons seront bien gardés, à moins que le plan loups (500) ne mette aussi à mal les équilibres réfléchis dans les bureaux feutrés. Mais bon, quand on ne sait plus ouvrir une route, la définir et l’entretenir, on bloque l’initiative, cela évite la responsabilisation, là encore un petit clin d’œil aux 80 km/h. Bref, 2018 commence merveilleusement bien, à l’image de cette monnaie qui attire les attentions, je veux bien sûr parler des bitcoins, à moins que demain, cela soit aussi remplacé par les « bitcons », autrement dit une autre monnaie de singe.

Publié le 28/12/2017

À l’échelle du temps, la vie de chacun d’entre nous n’est que parenthèse. Une parenthèse qui ouvre le champ des possibles en fonction de l’image que l’on a de son activité. L’agriculture et nos métiers sont en perpétuel mouvement et pourtant certains aimeraient qu’elle ne reste que tradition tandis que d’autres la voient en transition. Le monde de la communication, et notamment les réseaux sociaux, est désormais le vecteur d’influence qui fait et défait une profession portée par des hommes et des femmes. Nous subissons depuis près de 2 ans les foudres de groupuscules qui aiment à confondre dogme avec justesse et bon sens. On joue sur l’image des animaux, on fait des montages photos avec des clichés rimant avec la mort, on confond paysage, tourisme, économie avec le travail de paysan. Et pourtant, que de travail accompli ! La prise de conscience du monde agricole quant aux débats inhérents à l’environnement, ne date pas d’aujourd’hui. Nous faisons avec les moyens disponibles et la science pour garantir à nos concitoyens une France belle de ses paysages, une France de tradition gastronomique, et franchement les résultats sont là. Ne rougissons pas des succès que l’on a réussi collectivement à obtenir. Le sujet par exemple des nitrates montre oh combien nous avons pris à bras-le-corps les enjeux et les solutions sont des plus encourageantes. Ne passons pas à côté des débats et soyons moteurs. Nous savons tous que le défi qui s’ouvre à nous concerne l’utilisation des produits phytosanitaires, qui pour ma part devraient être plutôt appelés produits pour la santé végétale. Un vrai défi qui couvre l’ensemble des modèles d’agriculture car, et osons l’affirmer, l’agriculture biologique est aussi utilisatrice de produits. Trop longtemps ce sujet a été porté de façon assez individuelle par l’ensemble des structures qui gravitent autour de nos exploitations. Il est temps de changer de méthode. Changer de méthode en proposant un réel contrat de solutions. Ce débat sera dorénavant nôtre car nous ne voulons pas subir une réglementation, ou faire dépendre nos équilibres d’une stratégie commerciale particulière. L’exploitant est, et demeurera, au cœur des solutions car il est l’élément moteur des territoires. Notre contrat doit permettre de fédérer les compétences et d’actionner au mieux les leviers de l’innovation et du développement. Il ne peut pas y avoir de l’iniquité entre nos structures. Nous savons bien que nous avons par moments tendance à nous laisser aller vers des phénomènes de mode, mais travailler avec le vivant chaque jour est d’une toute autre envergure. Quelles que soient nos filières, il est de notre devoir de nous structurer et peut-être plus encore lorsque l’on aborde la vente directe. Il ne s’agit pas de faire plaisir aux appels du pied de telle ou telle collectivité ou corpus pour se lancer tête baissée. L’offre départementale devient par endroit pléthore et ce métier de vente directe ne peut demain devenir le champ du tout est possible au détriment de l’équilibre des entreprises, qu’il s’agisse du volet financier ou du volet familial. Là encore, un énorme chantier se profile à nous. Plus que jamais nous devons ensemble nous affirmer et exprimer nos savoirs. L’agriculture ne peut être intégrée, elle est source de richesse, d’expertise, elle vibre et elle a des solutions. Le passé est souvent source d’amertume, il permet de se mettre momentanément à l’abri. Mais pour bâtir, pour recueillir les fruits de l’espérance, les fruits du travail, nous devons regagner notre fierté, notre envie de croire en nos métiers. L’avenir est plein d’espérance, l’avenir s’écrira sur nos valeurs, et avec vous ! Rebondissons à chaque fois que les experts du sabotage pointeront leur nez, car la continuité du travail bien fait sera nôtre. En cette période bien particulière de fêtes et de lumières, je vous souhaite à toutes et à tous de vous retrouver en famille, de profiter de ces moments bien particuliers et bien chaleureux pour oublier l’inutile, en souriant à la vie. Et à quelques jours de la nouvelle année, je reprendrais ce merveilleux proverbe : « Nous sommes les seuls responsables de notre existence. Il ne faut point chercher la source de nos erreurs en autrui. Nous sommes les artisans de notre bonheur comme nous pouvons être les principaux freins de notre réussite. » !

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Relou

Publié le 20/12/2017

Nous y voilà, oui, là, tous à vouloir faire la fête, à rire et à déguster des mets et des vins, en oubliant quelques instants les controverses de l’année écoulée. Au fait, les produits achetés – cadeaux compris - viennent d’où ? Juste histoire, non pas de vous faire culpabiliser, mais de laisser entrevoir que les réflexes prennent toujours le dessus. Quelle année, cette année 2017. À l’image des notices Ikea, nous en avons reçu des messages, règles et actions de l’ensemble des échelons qui nous gouvernent (État - région - Département - Comcom), mais hélas, peu de constructions cohérentes car chacun tire dans son coin. Regardez quelques instants l’épisode du 6e continent - l’Atlantide - je fais évidemment référence à la fusion des 2 départements alsaciens, pour qui, pourquoi faire ? Un combat contre la CUS ? Faire payer l’action sociale par le Haut-Rhin ? Donner du pouvoir apparent ? Franchement est-ce sérieux tout cela ! Certes, la proximité permet d’avancer, mais encore faut-il tirer dans le même sens ! Quoique les uns et les autres puissent penser, la grande Région fonctionne bien, j’ose même écrire que pour nous, la proximité d’aujourd’hui est bien mieux qu’hier ! Je ne suis en rien persuadé qu’une fusion, absorption, redonnerait de la proximité ! Pour s’en convaincre, regardez quelque peu le fonctionnement des Comcom. Que de distances, aucune considération par rapport à des acteurs de territoires. Mais n’ayons crainte, on nous tiendra encore en haleine en 2018, histoire de faire parler, histoire de faire la une, car de nouvelles échéances arrivent à grands pas ! J’aimerais juste un jour qu’un rêve se réalise. Un État - une collectivité, avec une feuille de route et la commune, seul lieu proche des gens… Un rêve qui je le crains fort ne restera que mien. 2017 fut aussi le règne de la désinformation ! Franchement, au lieu simplement d’oser écrire que l’on désire faire place nette à la croissance, qu’il faut plébisciter la vision malthusienne, à savoir moins de personnes sur cette planète - on commence par qui d’ailleurs ? -, peut-on accepter cette mise au pilori systématique de l’agriculture et cela surtout, voire uniquement en France ? Quand je découvre des mots d’une journaliste de chez nous, est-on encore dans l’information ou cherche-t-on simplement à faire fuir des hommes et des femmes d’un métier qui nourrit ? Là aussi nous avons franchi un cap qui ouvre désormais la route à la suspicion, mettant au pilori la science et le progrès. Oui tout cela est relou, c’est-à-dire qu’à force de répéter la même chose, il en restera toujours quelque chose même si au fond cela est complètement idiot. Pour finir, et peut-être vous faire un peu sourire, je vous invite tous à lire le dernier ouvrage de Michel Serres « Grand papas ronchons », afin de rappeler à ceux qui pensent que c’était mieux avant, que la vraie vécue à l’époque (cf. l’âge de l’écrivain) démontre l’inverse ! Dernière minute Simplement outrageant ! On parle d’agronomie, de captation du CO2 dans les sols et pourtant la nouvelle version des SIE laisse entrevoir qu’une période de présence à l’échelle du pays – août et septembre. Simplement extraordinaire car on passera à la trappe. Le motif est à la hauteur des enjeux. L’outil informatique ne permet pas de gérer le dossier autrement. Franchement, de qui se moque-t-on ? Est-ce cela l’agroécologie ? Est-ce cela le développement d’une filière soja – soja sans Ogm ? Je me demande bien si les têtes sont encore bien formées dans ce pays.

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