FDSEA

Publié le 28/09/2017

En ce début de quinquennat, l’Association Générale des Producteurs de Maïs reste fortement mobilisée auprès des nouveaux décideurs, sur des sujets majeurs pour l’avenir des producteurs de maïs français. Retour sur ces actions avec Jean-Marc Schwartz administrateur haut-rhinois de l’AGPM.

L’AGPM a rencontré Stéphane Travers cet été, quels ont été vos principaux messages ? « Notre Président, Daniel Peyraube, l’a effectivement rencontré cet été et il ressort de ce premier rendez-vous une volonté affichée de travailler avec nous. Il lui a rappelé la situation économique particulièrement difficile rencontrée par les producteurs de maïs confrontés à des prix en deçà des coûts de production depuis plusieurs années, et rappeler qu’il nous fallait retrouver des marges de compétitivité pour dégager du revenu sur les exploitations. C’est par ailleurs le sens des propositions que nous avons portées tout au long de la campagne électorale et que nous déclinons aujourd’hui avec les nouveaux dirigeants. Épargne de précaution, assurance récolte, protection des cultures, stockage de l’eau ou bioéconomie : voilà les sujets sur lesquels nous voulons avancer rapidement ». Justement, sur le stockage de l’eau, comment jugez-vous le plan eau présenté au mois d’août ? « Nous saluons la volonté d’avancer sur la gestion de l’eau en vue d’anticiper le changement climatique. Cela doit passer par de nouvelles capacités de stockage de la ressource. Cela fait 15 ans que nous portons ce message avec Irrigants de France auprès des gouvernements successifs, lors des missions parlementaires ou ministérielles… C’est un travail de longue haleine, et nous avons senti que l’écoute était plus attentive ces derniers mois. Mais maintenant nous attendons du concret, avec la levée des verrous administratifs sur le sujet, et un accompagnement budgétaire pour la création de la ressource sur les territoires. Le stockage de l’eau doit figurer dans le plan d’investissement de 5 milliards d’euros, annoncé par le Président Macron. Nous y reviendrons également dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation ». Comment l’AGPM aborde les États Généraux de l’Agriculture ? « De façon positive. Nous entendons porter nos propositions dans les ateliers. L’AGPM est impliquée dans divers ateliers et notre Président participe à l’atelier « Quels investissements, quel accompagnement technique, quelle recherche pour une plus grande performance environnementale, sanitaire, sociale et économique ? ». Nous y porterons bien sûr nos propositions sur le stockage de la ressource en eau. Reste que nous devons aussi rester très vigilants sur les travaux relatifs à la transformation de notre agriculture. Cela ne doit pas se solder par des orientations qui grèveraient la compétitivité de nos productions ». Vous pensez à la protection des cultures ? « Oui très clairement. On le vit aujourd’hui sur les néonicotinoïdes ou le glyphosate. Interdire une molécule quand sa dangerosité n’est pas prouvée et qu’il n’y a pas de solution alternative, est-ce bien raisonnable ? Pour nous adapter nous avons besoin de deux choses : de l’innovation et du temps. Tant qu’une solution de remplacement n’existe pas il faut maintenir un système dérogatoire pour les néonicotinoïdes. Pour le glyphosate, nous ne sommes pas prêts : il faut ré-autoriser la molécule pour 10 ans au niveau européen et il n’est plus acceptable de subir des interdictions franco-françaises ! Et en parallèle, il faut enfin encourager les biotechnologies végétales : les progrès dans ce domaine sont immenses et largement adoptés par nos compétiteurs mondiaux ».

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Tourne

Publié le 22/09/2017

Pour éviter des remises en cause et se faciliter l’existence, on adore que le monde tourne autour de Soi. Rien de plus simple que de vouloir que les autres s’adaptent à notre volonté, tant pis pour la cohérence des attitudes. Ce monde que nous aimerions tous n’est en fait rien d’autre que l’expression d’une autocratie que nous refusons par ailleurs. Regardons quelques instants les nouvelles postures pour une identification Alsacienne des plus fortes. J’imagine que chacun applaudit et pourtant cela n’est rien d’autre que de la poudre à perlimpinpin pour faire exister demain des élus d’aujourd’hui. Cette Alsace si belle et pourtant, - là je vais en choquer -, si inexistante sans le dynamisme des pays qui nous entourent, ouvrant à bon nombre le champ du pouvoir d’achat mais aussi de la croyance. Exit les réformes chez nous mais on les accepte quand on traverse les frontières car l’argent efface les convictions. Tourne et tourne encore ta plume avant d’écrire n’importe quoi, vous devez évidemment penser cela de mes écrits pour autant continuons encore un peu. Il y a plusieurs mois, une sorte d’élan de la démocratie se faisait jour dans notre pays et j’avoue j’y ai fortement cru ! Mais l’évidence me rattrape dès à présent car le parisianisme a repris ses droits comme dans chaque parti politique. En parcourant le règlement intérieur du fonctionnement des groupes parlementaires, j’ai découvert qu’il était impossible aux élus de signer ou participer à une initiative d’un autre parti. Nous voilà revenus au temps des Rois du savoir décrétant obéissance mais surtout interdisant aux élus d’être les acteurs de leur territoire. À force d’user de ces méthodes, notre beau pays continuera à tourner que sur lui-même, en oubliant l’avenir de nos petits. Près de chez nous, il y a aussi matière à s’interroger au sein de ce que l’on appelle la grande famille agricole. Hier, l’évidence était dans la complémentarité. Aujourd’hui, chacun y va pour cultiver juste de l’image. Franchement, et le paysan dans tout cela ? Est-ce si vertueux d’appréhender nos secteurs de productions sans tenir compte du travail des acteurs ? Mais là encore, les modes prennent le dessus, l’exemple de la filière lait « sans soja OGM » en est un parfait exemple. « Rassurez-vous, on sait faire ! » En attendant, les pertes s’accumulent chez le paysan. Oui la tendance est au cloisonnement des prises de paroles, la tendance est à parler pour étouffer les diagnostics et les solutions, un drôle de cauchemar qui enferme dans le silence, voire dans la peur, ceux qui travaillent dans l’ombre. Ne serait-il pas simplement temps d’inverser cette courbe et de mettre au panier les pépés et les kékés chantres d’une fausse démocratie ? Il y a urgence pour que l’idéologie s’efface devant le bon sens et l’intelligence.

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Rougir

Publié le 14/09/2017

L’émotion est vraisemblablement une particularité qui prend des dimensions plus ou moins folles en fonction du caractère des uns et des autres. Entre les rustres et les émotifs, il y a l’embarras du choix. Ces jours-ci, nous avons tous au fond de nous, ressenti un mal-être face à ces ouragans qui détruisent tout. Dans cet enchevêtrement de nouvelles qui mériteraient retenue et sagesse, nous avons à nouveau découvert que notre beau pays abrite une somme non négligeable d’idiots qui osent la polémique en revêtant l’uniforme des sachants. Face à cette déferlante de propos, il y a de quoi rougir de colère tellement ce monde est déconnecté de la réalité. Fallait-il envoyer du monde avant l’arrivée de l’ouragan, fallait-il faire des tonnes de provisions face à un événement d’une ampleur jamais connue ? Fallait-il prendre le risque de tout perdre ? Qui peut se rendre compte de ce que représentent des vents de plus de 300 km/h ? (En 1999, nous avions des rafales comprises entre 150 et 180 km/h). J’adorerais un jour que ces prêcheurs prennent leur courage à deux mains, sortent de leurs bureaux feutrés et aillent en amont sur le terrain ! Cela supposerait une bonne dose de courage, encore faut-il en avoir ! Cette rentrée politique rime avec un amateurisme certain et cela tout bord confondu… Car face aux vrais enjeux, l’indiscipline et l’accusation permettent de noyer le poisson. Franchement, un peu de retenue serait la bienvenue surtout face au désarroi des gens. Osons aussi rêver en cette rentrée, rêver d’entendre enfin des porte-parole être un peu plus sérieux ! Que penser de ce Monsieur Castaner qui semaine après semaine se prend les pieds dans le tapis ? Entre les agriculteurs qui appartiennent au RSI et l’augmentation de la feuille d’impôt au 1er janvier 2018, il y a de quoi s’interroger sur la pertinence des représentants ! Rêvons qu’un jour le bon sens paysan contamine ces sphères de décisions pour que le rouge de la colère laisse la place au rouge du plaisir.

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