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Mouton

Publié le 14/12/2017

À regarder les lumières de très près, j’ai l’impression que de nouveaux troubles atteignent notre belle planète la France. En ces temps de fêtes, d’étincelles et d’illuminations à tout va, les cerveaux de l’espèce France ne voient, ni ne comprennent plus rien. On nous annonçait de substantielles économies avec les régions, de la proximité et du bon sens, et force est de constater que les résultats sont à l’inverse. En théorie, sur le papier, tout est toujours possible et pourtant… Je vous invite à découvrir le rapport de la Cour des comptes - version régionale. Que de petits lieux de pouvoirs de créés, que de personnels qui ne communiquent plus et tout cela juste pour faire plaisir à je ne sais qui. Si à cela, vous rajoutez la sauce des comcom et autres syndicats de regroupements de villes, on découvre des sommes abyssales de dépensées. Franchement, peut-on se permettre une telle inefficacité, peut-on continuer à nous faire faire des milliers de km juste histoire de nous dégoûter ? Brassens chantait les moutons de Panurge, et il me semble que plus que jamais cela nous va à merveille. Sur un tout autre sujet, mais au moins aussi emblématique, que penser des discours sur le climat ? J’adore découvrir la malice de l’ensemble des orateurs quand ils évoquent ce sujet ! Entre pétrin version Kofi Annan, bataille du climat version Bruno Lemaire, et j’en passe, je ne peux m’empêcher de rire. Non pas que je sois incrédule face aux variations climatiques, mais simplement un peu pantois face aux réelles postures. Peut-on sincèrement dealer avec des accords tels que le Mercosur et de l’autre mettre à terre une économie qui par définition peut être circulaire ? Peut-on affirmer, cher Nicolas Hulot que demain le bio sera moins cher que le conventionnel ? Franchement, ces producteurs n’ont-ils pas le droit de vivre de la vente de leurs produits ? Peut-on accepter des pubs des enseignes qui tapent à longueur de journée sur l’agriculture made in France quand ces structures offrent une masse de produits version OGM et autres produits interdits ? Si comme l’affirment certains, il y a lieu de créer un réel choc quant aux modes de consommation actuelles, pourquoi n’osons-nous pas dès à présent faire le premier pas ? Nous adorons les mots, le verbe et le double langage, sans parler de l’absolue méconnaissance de la réalité des choses. Cette semaine, j’ai même entendu un honorable citoyen version France, affirmer que nous envoyons des produits agricoles de maigre qualité vers les pays de l’Afrique. Et pourtant, nous disposons des produits les mieux tracés, trouvez l’erreur. La planète France aime à se regarder, aime à cultiver le côté obscur pour attirer à soi les moutons… Heureusement que le bon sens permet encore d’inverser quelque peu la tendance, cette force qui est en chacun de nous mais, qui hélas est mise à mal par le monde de la décroissance. Soyons plus que jamais fiers de ce que nous faisons ! N’en déplaise à certains !

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Je sais tout

Publié le 06/12/2017

À découvrir et lire les informations distillées depuis ce mois de décembre, je m’interroge fortement sur l’intelligence humaine. Ce mot est extraordinairement galvaudé car de plus en plus de personnes, par une fonction, un titre, s’immortalisent du vocable des sachants. Regardons quelques instants le traitement réservé à l’agriculture lors de la présentation des données de l’Aprona concernant les fameux pesticides. Qu’il est merveilleux de souiller en 2017 le métier de paysan, de jouer avec les mots pour faire peur aux gens. Franchement, des mots choisis tels que « dopés », « à en croire les données », et autre clin d’œil à la chrysomèle, sont-ils dignes d’une écriture journalistique ? Certes, les analyses parlent, certes les nouvelles technologies permettent aujourd’hui de trouver, car cela est moins cher, mais simplement « taper » en fustigeant le conventionnel, est un peu léger. Il y a un avant et un après atrazine… Il faut se dire clairement les choses. Qui se rappelle des pratiques de la DDE, de la SNCF, et j’en passe ? J’écris cela non pas pour excuser le monde paysan, mais simplement pour montrer que nous sommes rentrés dans une dynamique quelque peu différente. L’agriculture s’invente, est à l’écoute, est professionnelle et évolue dans un monde économique tel que défini aujourd’hui par la société. L’innovation et la science, l’expérimentation et la novation, sont nos alliés, et franchement les pratiques n’ont plus rien à voir. Alors oui, il y a les effets rémanents mais pour autant, partageons les constats et arrêtons ces discours tapageurs car nos métiers, l’alimentation et la sécurité sanitaire, n’ont pas besoin de mondanités. J’adore ce complexe de riches qui aiment à vouloir modifier l’agriculture et qui en même temps trouvent normal que le revenu moyen des paysans soit de 350 € ! 350 € pour des gens qui nourrissent le monde, 350 € pour nourrir ceux qui rêvent d’une société différente et qui s’épanchent sur nos métiers. J’aime aussi à découvrir en nos seins ces personnes qui se battent pour le bio en insistant sur la pérennité des aides financières, comme si cette filière ne pouvait pas vivre du prix de ses produits. Et ce cher ministre de l'Agriculture qui désire 50 % de produits bio dans les cantines, juste envie d’écrire « chiche »… Mais « tu » dis à nos éleveurs du Sundgau comment concilier équilibre fourrager et exploitation de petite taille. Le monde est moderne semble-t-il, mais la cupidité est de plus en plus hilarante. Pour preuve, oui je sais, je vais encore déraper, mais à l’heure des débats sur la laïcité, à l’heure des débats sur les repas halal dans les cantines, peut-on intellectuellement obliger un repas « vegan » par semaine ? J’imagine un instant la tête de mon fiston, qui a un appétit d’ado, qui fait du sport, et qui va découvrir de merveilleux plats en hiver avec des légumes made in… Sacrée farce pour le pays de la gastronomie ! Nous sommes à quelques semaines de Noël et certains s’interrogent devant la pléthore d’offres valant cadeaux. Et si simplement les uns et les autres achetaient des livres, des livres avec des références scientifiques, pour comprendre, analyser. Évidemment certains seraient un peu frustrés mais à l’heure du gavage d’informations, ne devons-nous pas un peu changer de posture ? Je terminerai par ces quelques mots de Jean d’Ormesson, un homme d’exception, qui aimait « ne pas se prendre au sérieux, mais toujours faire les choses avec sérieux ». Le monde agricole est sérieux, il vit dans la société, et pas à côté. Osons l’affirmer. Et s’il faut changer de modèle, changeons tout et pour tous !

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Vaniteux

Publié le 22/11/2017

La recherche du remède, quel que soit le sujet, guide certainement chacun d’entre nous. Mais au fond, ne sommes-nous pas rentrés dans une course folle pour aborder des sujets qui n’existent pas, juste pour éviter les vraies questions ? Regardez un instant les croyances face aux poudres de Perlimpinpin qui doivent guérir tous les maux, cancer compris. Ils sont fiers ceux qui portent ces messages, ils adorent les repas à base de soja, de branche de je-ne-sais-quoi, juste pour exister un seul moment (mais pendant ce temps la carte bancaire fait des siennes, tant pis pour le pouvoir d’achat et la famille). Une drôle de course qui s’active autour de nous, une course où chacun veut être le premier, peu importe la justesse des propos. Regardons quelques instants autour de nous ce qui se passe. L’agriculture… Un sujet des plus passionnels car il permet de fédérer l’idiotie et franchement ça marche ! La politique… Un serpent de mer qui malheureusement perd de sa noblesse pour endosser l’insolence. Entre la guerre des ego, l’absence d’ambition pour le pays, voire l’autosatisfaction, il y a des pas qui sont franchis et qui malheureusement seront lourds de conséquences. Pour preuve, ce bras de fer passionnel entre l’État et les Maires. Certains évoquent leurs besoins d’une autonomie financière tout en refusant l’absence d’un contrat d’engagement. En fait, nous aimons ces éclats de postures comme si nous pouvions faire couler à flots la planche à billets, enfin je devrais écrire, la planche à impôts. Au final, chacun veut être content, peu importe la justesse de tout cela et les conséquences lorsque la bulle financière explosera. Évidemment nous avons une pléthore de retraités qui gèrent tout cela… Un monde un peu étrange certainement (là je vais avoir une pléthore d’ennemis…). Et que penser de la communication ? Franchement, peut-on encore admettre un instant que nous tous allons avoir un soupçon de conscience quand les médias, voire les extra-experts, annoncent que « tout est foutu » concernant les conséquences du réchauffement climatique ? La peur ne contraint en rien, elle est complètement contre-productive. Pour ceux qui en doutent, relisez les articles de presse des années 70 avec la fin imminente du pétrole annoncée… la conséquence fût énorme… à fond la consommation ! Dans ce dédale d’informations et de discours, nous devons tous nous interroger ! Nous interroger car franchement à force d’être ou de devenir des « clients » de tout, la réflexion n’a plus qu’à bien se tenir. Pour vous faire sourire un peu, j’ose un dicton guadeloupéen « tout bobo a son remède ». Pour ma part, j’ai envie d’écrire tous les bobos ont un remède !

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