FDSEA

Session d’installation de la Chambre d'agriculture

Deux Denis pour un projet

Publié le 06/03/2019

Lundi 4 mars, les élus à la Chambre d'agriculture d’Alsace ont intronisé la nouvelle équipe chargée de piloter la politique agricole locale jusqu’en 2025. Sans surprise, Denis Ramspacher et Denis Nass ont été élus par leurs pairs président et 1er vice-président de l’institution.

L’un vient du Kochersberg, l’autre du Sundgau. L’un était 1er vice-président de la Chambre d'agriculture, l’autre venait de quitter la présidence de la FDSEA du Haut-Rhin. En janvier, ils ont remporté les élections Chambre à la tête d’une liste d’union FDSEA, Association des viticulteurs d'Alsace, Jeunes Agriculteurs. Le duo Denis Ramspacher-Denis Nass a pris les rênes de la chambre consulaire, lundi 4 mars. Soyons honnêtes, le vote de lundi était une formalité pour les deux homonymes. C’est peu dire. Denis Ramspacher remporte la présidence par 54 voix contre 4 pour son seul opposant, Paul Fritsch, de la Coordination rurale. Denis Nass rassemble 52 voix sur son nom pour le poste de 1er vice-président. Pas de surprise dans cette assemblée largement dominée par la FDSEA, les JA et l’AVA (48 des 66 sièges). Détail important, le Bas-Rhinois s’est engagé à céder sa place à son bras droit à mi-mandat. Une alternance instaurée en 2013, lors de la création de la Chambre alsacienne. « C’est la clé de voûte de notre organisation », a même insisté le nouveau patron. Et le nouveau président de la Chambre d' #agriculture #Alsace est Denis Ramspacher. Élu pour 6 ans avec 54 voix sur 60 votants.Denis Naas vice-président @EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/JIoeUsLi05 — Germain Schmitt (@germain_schmitt) 4 mars 2019 Gouvernement agricole et nouvelles Adar Le responsable a ensuite déroulé son programme pour la mandature 2019-2025. Il s’articule autour de trois thématiques centrales : économie, environnement et communication. Une commission dite « stratégique » donnera l’orientation à prendre dans chaque domaine. C’est là la grande nouveauté de la Chambre version Denis (au pluriel). « Ces commissions seront plus politiques et aborderont les sujets de manière transversale », précise André Jacob, directeur de l’organisme. De petits ministères en somme. Quels sujets aborderont ces comités de travail ? La commission économie « traitera de la performance des exploitations, de la valeur ajoutée de nos productions, des circuits de proximité, de la bio, des stratégies de filières, de la Pac… », égrène Denis Ramspacher. Le groupe environnement se chargera des questions de transition énergétique et de la protection des ressources naturelles. Et le président d’ajouter : « Nous y aborderons la méthanisation, les problématiques phytosanitaires, l’érosion ». Enfin, la commission communication va travailler sur l’image de la profession vis-à-vis du grand public. « C’est une de nos priorités pour les six prochaines années », affirme Denis Nass. Ce gouvernement agricole comptera sur l’appui de dix-sept commissions plus spécialisées. Dix d’entre elles s’organisent autour de thématiques comme la viticulture, les grandes cultures, l’installation, l’urbanisme ou la montagne. Elles superviseront les actions de la Chambre dans leurs domaines. « Cinquante salariés travaillent sur l’élevage, il faut une certaine coordination pour être efficaces », complète André Jacob. Les sept comités restants représentent les différentes régions d’Alsace. Plus proches du terrain, ils devront faire remonter les doléances des agriculteurs et adapter l’action de la Chambre aux spécificités locales. La nouvelle présidence veut appliquer son programme au plus vite. Ainsi, les commissions seront constituées dans les prochaines semaines. Un séminaire de travail est programmé pour le 8 avril afin de définir une feuille de route pour chaque groupe de travail. André Jacob approuve ce rythme : « L’idée c’est de déboucher rapidement sur des actions concrètes ». À ce titre, Denis Nass a annoncé la création d’antennes décentralisées de la Chambre dans le Haut-Rhin (Adar). Ces succursales fonctionnent comme des Chambres d’agriculture locales, avec un président, un directeur (dites plutôt responsable), des adhérents… Elles restent sous l’autorité de la maison mère, mais travaillent de manière autonome. Elles disposent de leur propre équipe de conseillers, proposent des formations et assurent le suivi technique et économique des fermes affiliées. Aujourd’hui, seul le Bas-Rhin dispose de ce type de structures. À Haguenau, Truchtersheim, Schirmeck et Obernai. Dans le Haut-Rhin, trois simples guichets (Colmar, Altkirch et Gunsbach) complètent le maillage territorial de la Chambre. L’ouverture fait débat La plénière a approuvé toutes ces dispositions à la quasi-unanimité. Le grabuge entre majorité et opposition a vraiment démarré lors de l’élection du bureau de la Chambre. Seize noms, tous issus de la liste FDSEA-AVA-JA. « Je suis déçu qu’il n’y ait pas d’ouverture au sein du bureau, c’est la politique de l’écrasement », allume Paul Fritsch, de la Coordination rurale. Il plaide pour une meilleure représentation de son syndicat et de la Confédération paysanne « qui rassemblent, à eux deux, près de 35 % des voix en Alsace ». Fin de non-recevoir de la part de Denis Ramspacher : « Je n’ai jamais vu un président élu nommer un Premier ministre d’opposition. » L’opposition a aussi tiqué sur un autre élément. Plus question de noms, mais de prénoms ici. Seules trois femmes figurent sur la liste du bureau. « Trois sur dix-huit ce n’est pas normal, tempête Frédérique Giovanni, de la Confédération paysanne. Vous parlez de moderniser l’agriculture, mais on en est encore loin. » Denis Ramspacher justifie ce déséquilibre par le faible nombre de sièges disponibles. La réforme électorale de juillet 2018 a en effet ramené de 24 à 18 le nombre de membres pouvant siéger au sein du bureau. En clair, les négociations pour attribuer les postes ont été encore plus difficiles que d’habitude. « Je sais bien, mais je ne vous lâcherai pas avec ça », enfonce l’élue haut-rhinoise, très remontée. Elle renonce cependant à se présenter en candidat libre. La responsable Conf' peut se consoler. Sa sortie a tout de même produit des effets. Danielle Bras, Véronique Klein et Élodie Gerum ont été élues à l’unanimité.

Mobilisation des éleveurs devant le Buffalo Grill de Cernay

La viande « locale » manque au menu

Publié le 28/02/2019

Vendredi dernier, la FDSEA et les JA du Haut-Rhin ont mené une action devant le Buffalo Grill de Cernay pour exiger la transparence des approvisionnements en viande et la mise en avant de l’origine française sur les cartes. Une opération pour sensibiliser les consommateurs et prouver que des steaks hachés « locaux » pourraient très bien être intégrés aux menus du restaurant.

« Chouette, on va au Buffalo Grill ! » Pour beaucoup d’enfants, ce restaurant franchisé est synonyme de « bons trucs à manger », de jouets offerts et d’une ambiance sympa. Un établissement qui a fait de la viande - bovine majoritairement - l’ingrédient principal de la plupart de ses plats. Et il y a le choix : steak haché façon bouchère, steak aux trois poivres, entrecôte, etc. La liste est longue pour satisfaire les clients les plus carnivores. Sur la carte, on distingue ici et là quelques drapeaux français confirmant que la viande provient bien d’élevages de nos terroirs. Un bleu blanc rouge pas assez présent pour les éleveurs haut-rhinois. Le 22 février, une trentaine d’entre eux s’est réunie devant le Buffalo Grill de Cernay suite à l’appel national lancé par la Fédération Nationale Bovine (FNB). Avec deux tracteurs, quelques banderoles, des tracts et un barbecue, ils s’étaient fixé un objectif simple : sensibiliser les clients du restaurant sur l’origine des viandes qui leur sont servies dans ce type d’établissement. Le tout, dans une ambiance bon enfant avec dégustation de steaks hachés « locaux » à la clé. « C’est une première action « light » pour faire passer un message auprès du public, et aussi pour que les choses qui ont été dites durant les États Généraux de l’Alimentation (EGA) soient désormais mises en œuvre », explique le président de la FDSEA du Haut-Rhin, Pascal Wittmann. La contractualisation, c’est possible Ces EGA, qui se sont traduits par une loi promulguée le 1er novembre 2018, ont abouti à plusieurs choses : la prise en compte des enjeux environnementaux et de territoire liés au modèle d’élevage français, une attention renforcée de la qualité et de la traçabilité des produits, et donner la priorité à l’approvisionnement local et régional des produits agricoles. « Pour la viande bovine, on est clairement loin du compte pour le moment en restauration hors foyer. Seuls 30 % viennent des élevages français, le reste provient des pays étrangers, avec l’achat au plus bas prix qui prédomine », déplore Pascal Wittmann. Outre Buffalo Grill, d’autres enseignes comme Courtepaille et Compass sont pointées du doigt par les agriculteurs pour « faire la sourde oreille à leurs attentes ». Pourtant, on peut être un grand groupe de restauration et privilégier le « local » pour l’origine de sa matière première. C’est le cas de McDonald’s - décriée par certains comme « l’icône de la malbouffe » - qui pratique la contractualisation avec ses fournisseurs agricoles français, que ce soit pour les pommes de terre, le blé ou la viande. En 2016, McDonald’s France a ainsi acheté 280 000 tonnes de matières premières agricoles françaises, soit 70 % de ses besoins ; le reste provenant d’autres pays de l’Union Européenne. « Comme quoi c’est possible », fait remarquer le président des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin, Ange Loing. Des steaks hachés « locaux » bientôt au menu ? Bien conscients que tout ne pourra pas être révolutionné du jour au lendemain, la FDSEA et les JA du Haut-Rhin aimeraient faire évoluer les rapports avec Buffalo Grill en commençant « doucement ». « Nous pourrions leur fournir les steaks hachés dont ils ont besoin. Dans l’état actuel des choses, c’est quelque chose qui serait réalisable », indique Ange Loing. D’autant plus que ces steaks hachés haut-rhinois sont standardisés comme ceux qui sont servis actuellement dans les restaurants de la franchise. « Ça serait un bon début. Après, on pourrait très bien envisager des discussions autour de produits plus nobles », poursuit le président des JA 68. Cette demande a en tout cas été adressée à la responsable régionale de Buffalo Grill. Celle-ci a par ailleurs assuré que la marque s’approvisionnait « majoritairement » depuis les élevages bovins français. « Nos logiques d’achat privilégient les origines France afin d’assurer des débouchés aux éleveurs français et une qualité reconnue pour nos consommateurs. Notre enseigne offre ainsi 60 % de viandes bovines origine France. De plus, 100 % de nos steaks hachés, de nos carpaccios et de nos tartares sont VBF. Nos équipes travaillent au quotidien à ce que les origines France représentent une part plus importante de nos approvisionnements. » Du côté des syndicats agricoles, le scepticisme reste de mise face à cette réponse. « Quand on regarde leurs cartes, ce n’est pas vraiment l’impression qu’on a. Je pense que pour lever toute ambiguïté, il faudrait indiquer l’origine pour chaque viande proposée sur la carte histoire que cela soit vraiment transparent vis-à-vis des consommateurs », estime Pascal Wittmann. « Manger mieux et local » Les clients rencontrés devant le restaurant semblent découvrir la problématique liée à l’origine de la viande. « Je n’imaginais pas qu’il y avait aussi peu de viande française », glisse, un peu étonnée, une jeune maman accompagnée de son fils en bas âge. « On leur explique aussi qu’on est en concurrence avec une viande qui n’a pas les mêmes cahiers des charges que nous, et qui vient de pays où la main-d’œuvre coûte quatre à cinq fois moins chère. Ils découvrent également qu’on peut mettre un étiquetage français du moment que la viande est transformée et conditionnée chez nous », ajoute Pascal Wittmann. Enfin, le dernier message que souhaitent faire passer les professionnels avec ce type de manifestation, c’est l’importance de l’élevage pour la préservation du paysage tel qu’on le connaît aujourd’hui. « Cela fait des années que l’élevage est en difficulté. Heureusement qu’on a notre abattoir de proximité pour valoriser une partie de notre production en vente directe. Malgré cela, la situation de nos exploitations reste délicate. Beaucoup arrêtent le lait pour continuer à valoriser leurs prairies avec des races allaitantes. Mais si demain on disparaît, qui va s’occuper de ces espaces ? Alors on peut manger moins de viande comme beaucoup le suggèrent, mais dans ce cas il faut manger mieux et local », conclut Nicolas Dieterich, responsable bovins viande chez les JA 68.

Élections Chambre d'agriculture Alsace

Doublé gagnant pour les listes FDSEA-AVA-JA

Publié le 06/02/2019

Les élections Chambre ont rendu leur verdict mercredi 6 février. Les listes d’union FDSEA-AVA-JA conservent la majorité dans les deux départements alsaciens. La participation recule légèrement, mais reste bien supérieure à la moyenne nationale. Autre enseignement : le vote électronique, utilisé pour la première fois, n'a pas révolutionné les habitudes des électeurs.

• Les listes d'union en tête dans le collège des exploitants Les résultats sont tombés dans la soirée de mercredi. Sans grande surprise, les listes FDSEA-AVA-JA conservent leur majorité auprès du collège des exploitants. Cet électorat est le plus scruté car il représente 18 des 33 sièges alloués à chaque département à la Chambre d'agriculture d'Alsace.  Dans le Bas-Rhin, la liste d’union enregistre 63,54 % des voix et place quinze colistiers. La Coordination Rurale compte 23,92 % des voix et conserve deux sièges. La Confédération paysanne, avec 12,55 %, conserve un siège. Dans le Haut-Rhin, la liste d’union s’impose avec 67,39 % des voix et obtient quinze sièges. La Confédération paysanne, avec 17,44 % des voix, maintient ses deux sièges et la Coordination Rurale conserve un siège avec 15,17 %. Avec 63,54% des votes (61,25% de participation), la liste @FDSEA67 /JA/AVA remporte 15 sièges sur 18 dans le collège 1 des #ECA2019. Merci pour votre confiance et votre participation, ensemble nous serons à la hauteur des défis! #FNSEA — FDSEA du Bas Rhin (@FDSEA67) February 7, 2019 Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a assisté à toute la journée de dépouillement. Il se dit satisfait du taux de participation alsacien « qui garantit la représentativité du monde agricole. Faire 60 % à une élection professionnelle, c’est une belle performance aujourd’hui. » Un point de vue partagé par Denis Ramspacher, tête de liste de la FDSEA-AVA-JA : « ce résultat traduit le travail réalisé sur le terrain avec des gens connus et reconnus. Cela permet d’envisager un travail serein pour l’agriculture alsacienne. » Denis Nass, tête de liste dans le Haut-Rhin remercie lui aussi tous les agriculteurs « qui ont considéré que le vote était important. Je souhaite que l’agriculture puisse désormais se mettre en mode projet et non plus en mode contraintes. »   • Un paysage syndical stable Comme on pouvait s'y attendre, le rapport de force entre les syndicats reste inchangé par rapport à la précédente mandature. Chaque organisation remporte le même nombre de sièges que lors des élections de 2013. Mais la liste d'union accuse une légère baisse dans les pourcentages de vote.  Dans le Bas-Rhin, la liste FDSEA-AVA-JA (63,54 %) perd 5 points comparé à 2013 (68,31%). La Coordination rurale gagne trois points dans la même intervalle. Le syndicat passe ainsi de 20,45 % en 2013 à 23,92 % cette année. La Confédération paysanne remporte un point supplémentaire, de 11,23 % à 12,55 %.  Dans le Haut-Rhin, l'alliance FDSEA-AVA-JA recule de quatre points. Elle pointe à 67,39 % contre 71,66 % en 2013. La Confédération paysanne conserve sa deuxième place et gagne un peu moins d'un point. La Coordination rurale progresse de 3,5 %.    • La participation tient le coup Au niveau national, les chiffres de la participation s’annoncent partout en baisse. En Alsace, l’érosion est perceptible dans une moindre mesure. Le collège des exploitants mobilise 56,8 % des électeurs alsaciens, soit un recul de participation de 3,9 points. Les agriculteurs bas-rhinois ont voté à 61,1 %. Les Haut-rhinois à 50,7 %. Juste au-dessus de la barre symbolique des 50 %. Mais au niveau national, c'est la dégringolade. Le chiffre de 45 % de participation des exploitants est avancé. Soit 10 points de moins que lors du scrutin de 2013 ! Le collège des salariés enregistre les plus fortes baisses. Dans le Bas-Rhin le collège 3A (salariés de la production) chute ainsi de 29,3 % en 2013 à 21,4 % cette année. Dans le Haut-Rhin, il passe de 23,3 % à 18,8 %. Pire. Les salariés des groupements professionnels du Bas-Rhin (collège 3B) décrochent de 9 points. Ils étaient 24,4 % à voter cette année contre 33,1 % en 2013. Leurs voisins haut-rhinois se sont mobilisés à 26,7 % contre 32,3 % lors du scrutin précédent.  Les anciens exploitants se situent au-dessus de la moyenne nationale avec un taux de participation de 39,4 % dans le Bas-Rhin et de 35,1 % dans le Haut-Rhin. En légère baisse par rapport à 2013 (respectivement 1 et 3 points).     • Le vote électronique fait un flop Le vote en ligne a été mis en place pour la première fois. On pouvait imaginer que ce nouvel outil boosterait la participation générale. Perdu. Seulement 9,44 % des électeurs ont été séduits par le vote internet. Les autres restent attachés aux bon vieux bulletins papier. Le collège des exploitants (collège 1) s’est davantage emparé de cet outil avec 21,46 % de vote électronique. En Alsace, le vote par internet est légèrement au-dessus de la moyenne : le Bas-Rhin se place à 11,5 % tous collèges confondus, et à 25,1 % pour le collège 1. Un électeur sur quatre a choisi cette voie pour s’exprimer. Le Haut-Rhin enregistre un taux de vote électronique de 10,4 % tous collèges confondus, et de 20,8 % pour le collège 1, soit un électeur sur cinq. L’ensemble des départements métropolitains se situent dans une moyenne de participation électronique de 5,5 % à 15 %. Les seuls départements qui se distinguent sont ceux de l’île de beauté : la Corse du Sud performe avec 34,4 % de vote électronique et 77,5 % dans le collège 1. La Haute-Corse se place en 2e position avec 32,6 % et 60,2 %. Les collèges des propriétaires et des anciens exploitants ont été peu convaincus par la proposition internet. Par contre, elle a été plébiscitée par les électeurs des collèges 5 (mutuelle agricole, organisations syndicales, sociétés coopératives...).

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