porcs

Publié le 14/02/2019

L’entreprise Choice Genetics a organisé une rencontre technique en Alsace sur le thème de l’optimisation de la reproduction en présence d’éleveurs venus d’Alsace, de Lorraine et du Luxembourg. L’occasion aussi de présenter les évolutions de la gamme de reproducteurs commercialisés par cette entreprise spécialisée en génétique porcine.

« En moyenne, les élevages porcins atteignent 85 % de fécondité », indique Michel Launay, responsable technique chez Choice Genetics. Ce qui signifie que certains élevages font mieux, d’autres moins bien. La principale difficulté, selon Michel Launay, est de savoir bien repérer les chaleurs, la durée de l’œstrus, qui est très variable et le bon moment pour pratiquer les inséminations, c’est-à-dire durant la phase d’ovulation, qui n’est pas toujours facile à déterminer : « Il est important de bien cibler le début de cette phase, en mettant les truies en présence du verrat. » Il s’agit aussi de tenir compte de certaines observations empiriques : « On sait, par exemple, que si une truie revient rapidement en chaleur après le sevrage des porcelets, sa période de chaleur sera plus longue. L’insémination doit donc être positionnée en connaissance de cause. » Le moment et la qualité de l’insémination sont les principaux paramètres à maîtriser pour améliorer la prolificité de l’élevage. Car c’est ce qui va déterminer le nombre d’ovules fécondés. Mais il y a toujours des pertes au cours de la gestation. « Actuellement, pour en moyenne 15 œufs fécondés, on a 12,3 porcelets sevrés. » Il y a donc d’autres paramètres qui interviennent, comme la qualité de l’alimentation des truies, ou les aspects sanitaires, car certaines maladies altèrent la prolificité, comme la parvovirose, le circovirus porcin de type 2, la leptospirose. Des maladies qui se gèrent essentiellement de manière préventive, par la vaccination des animaux. « Nous allons d’ailleurs bientôt mettre sur le marché un nouveau vaccin contre la leptospirose », indique Michel Launay. Naïma 2.0 devient CG36 Le service de Recherche & Développement de Choice Genetics travaille avec des élevages dédiés à la sélection, où des croisements orientés sont réalisés afin d’améliorer les performances des porcs sur certains critères, comme la prolificité, la rusticité, les qualités maternelles. Ces élevages sont équipés de distributeurs d’aliment concentré, qui permettent de mesurer la consommation d’aliment par animal et de la mettre en regard de ses performances. « Nous utilisons aussi la génomique pour accélérer la sélection sur les lignées femelles. » Les représentants de Choice Genetics ont d’ailleurs profité de cette réunion pour présenter les dernières évolutions de leur gamme de produits. En lignée femelle, le produit phare de Choice Genetics est Naïma 2.0, un croisement entre Galia et Redone, deux lignées maternelles pures sélectionnées depuis 15 ans. Or Naïma 2.0 a été testée aux États-Unis et adoptée. Ce qui conduit Choice Genetics à changer la nomenclature de ces produits : « Galia devient M3 type Large White, Redone devient M6 type Landrace, et Naïma 2.0 devient CG36 », indique Arnaud Guérin, directeur commercial. Les qualités de Naïma 2.0 ou CG36, elles, ne changent pas : « Ce sont des mères avec des tétines nombreuses et fonctionnelles, une production laitière de qualité et en quantité, qui lui permet de sevrer un maximum de porcelets de qualité, gage de performance des porcs charcutiers ». Autres atouts de Naïma 2.0, mise en avant par Emmanuel Stein, commercial de Choice Genetics : sa rusticité et son faible taux de renouvellement. Des verrats pour chaque type de débouché Quelques nouveautés sont aussi à signaler du côté des lignées mâles puisque des verrats ont été importés des États-Unis par Choice Genetics et Yxia. Emmanuel Stein précise : « Ce ne sont pas de nouveaux verrats. Ils sont utilisés depuis un certain temps aux États-Unis, donc on a du recul sur leurs performances, mais ils n’avaient pas encore été diffusés sur le marché français. » Ces deux verrats, P50 et P26, sont tous les deux issus de la race Duroc. P50 a été sélectionné pour la qualité de sa viande. Tandis que P26 constitue un compromis entre la qualité de viande et des critères de production, comme des porcelets vigoureux, un bon GMQ, une bonne efficience alimentaire. « Notre objectif est de proposer des verrats qui permettent aux éleveurs de répondre à tous types de demande en fonction des débouchés », indique Emmanuel Stein. P76, réputé pour sa vitesse de croissance, change aussi de nom et devient P90. Enfin Excelium et P88 restent à la gamme. Le premier produit des « porcelets vigoureux, affiche un excellent indice de consommation, et un très bon pourcentage de maigre ». Le second, un piétrain américain, est « très poussant ».

Publié le 11/01/2019

L’année 2018, ni franchement loupée, ni complètement réussie laisse à une majorité d’agriculteurs une impression d’avoir fait du sur place. Pluviométrie déficitaire, températures en hausse ont fortement joué sur les rendements sauf pour les maïs irrigués, les céréales à paille, les oléagineux, la pomme de terre, les fruits, le houblon, le tabac et surtout la vigne. Les producteurs de viande bovine et porcine continuent à réclamer des prix qui couvrent leurs charges, alors que les producteurs de lait doivent composer avec une récolte de fourrage fortement affectée par la sécheresse.

  Regard 2018    

Publié le 13/04/2018

La société Id1port, basée à Vitré, est l’importateur exclusif du robot ProCleanerX100, fabriqué par l’entreprise danoise WashPower. Un robot d’assistance au nettoyage des cases des élevages porcins, qui était présenté en démonstration à l’élevage Ulrich de Kleinfrankenheim en amont de la réunion d’Interporc Grand Est.

Ce robot se présente sous forme d’un boîtier de réglage central, monté sur roulette et équipé de deux bras télescopiques se terminant chacun par une buse. Le tout étant relié à une pompe - d’un débit conseillé de 30 à 35 l/min - alimentant l’ensemble en eau. Le boîtier sur roulette circule dans l’allée séparant les cases. Et les bras télescopiques se déploient au-dessus des cases, les aspergeant d’eau sous pression, grâce aux buses pivotant de 0 à 45 °. Pour les importateurs, un des atouts du robot, c’est sa facilité d’utilisation. Il « suffit » de régler la pression, la vitesse de balayage des buses, leur inclinaison, de brancher la pompe, le courant et d’appuyer sur start. « En général, nous préconisons deux allers-retours par salle, avec deux angles de buses différents. Un premier avec les buses orientées de manière à envoyer un maximum de pression vers les caillebotis. Un deuxième avec les buses inclinées de manière à ce que les jets nettoient efficacement les cloisons. II est en effet possible de régler l’angle et la vitesse de rotation des buses selon les zones où il s’agit d’insister et selon les obstacles à éviter, qui ne sont pas les mêmes en maternité, qu’en post-sevrage, ou en engraissement », détaille Pierre Promost, commercial et démonstrateur pour Id1port. En déployant les deux bras, il est possible de nettoyer les deux côtés d’une salle en même temps. Mais il est aussi possible de dégager un bras, pour ne traiter qu’un côté de salle à la fois. Il existe des bras de différentes tailles, soit de 50 cm à 1 m de long ; ou de 1,20 à 2,40 m de long. « Le robot pulvérise en général de l’eau. Il n’est pas équipé pour pulvériser autre chose. Mais il est possible d’imaginer un système où la pompe aspirerait du produit désinfectant », précisent les importateurs. Gain de confort de travail La démonstration est convaincante. Entre les cases qui ont été traitées par le robot et les autres, la différence est flagrante. Cependant, des résidus subsistent, et certains éléments, comme les mangeoires, restent assez souillés. Les représentants d’Id1port confirment : « Le robot sert à faire le premier passage, celui du décrassage. Après, c’est à vous de juger ce qu’il est nécessaire de faire en fonction de votre degré d’exigence. » Pour les éleveurs présents, il est clair que le robot peut améliorer le confort de travail, puisqu’il permet d’éviter le premier passage, soit le plus laborieux. Mais qu’il reste du travail derrière : démontage de certains équipements pour les laver à part, application d’un détergent, rinçage, finition manuelle… Actuellement, le robot peut-être commercialisé partout en France, mais Id1port cherche des revendeurs pour assurer un service de proximité réactif aux clients. D’un coût de 33 000 €, il n’est pour l’instant proposé qu’à la vente. « Nous avons pensé à en proposer à la location, mais cela s’est avéré trop compliqué », indique Pierre Promost. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

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