Réglementation

Pommes de terre : meilleur stockage pour une plus grande qualité

Frédéric Kiehl, exploitant à Duppigheim, produit du blé, du maïs et majoritairement de la pomme de terre à raison de 80 à 100 hectares, selon les années et la situation du marché. La quinzaine de variétés qu’il cultive part principalement en grande distribution en Alsace et dans le Grand-Est. En 2010, il construit un nouveau bâtiment de stockage et conditionnement à l’extérieur du village.

Crémants de France

Un florilège de bulles

Publié le 15/09/2019

La Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant a présenté mercredi 4 septembre à Paris quelques éléments prospectifs sur les effervescents et sa stratégie de développement pour les crémants. Les professionnels comptent développer leur communication notamment à l’export.

« Notre fédération regroupe huit régions*. Nous sommes une fédération atypique car nous essayons d’harmoniser au niveau national nos politiques régionales. Notre potentiel de développement est limité en raison des récoltes passées qui ont été assez hétérogènes. Mais, l’an passé, nous rêvions de dépasser le cap des cent millions de bouteilles. Et nous venons d’y parvenir. Il faut dire que la récolte 2018 a été celle de tous les records. Jusqu’à présent, les régions étaient freinées dans leur développement faute de matière première. 2018 a permis de retrouver un potentiel important », se félicite Olivier Sohler, directeur de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant. Avec une production de 110 millions de bouteilles en 2018 pour une commercialisation moyenne de 80 à 85 millions de bouteilles, il y a en effet de quoi être optimiste. Sachant que le millésime 2018 va arriver sur le marché à la fin de cette année 2019 ou en 2020. Les professionnels constatent un marché national du crémant stable. Les produits ont le « vent en poupe », mais l’augmentation des ventes se focalise à l’export. Certaines régions enregistrent de très fortes progressions de plus de 100 % pour Bordeaux jusqu’à 200 % pour le Jura. « Le crémant a une image positive à l’étranger. Nous devons donc en profiter. Et poursuivre notre politique de communication pour appuyer la commercialisation. Mais ce sont bien les entreprises et les régions qui doivent faire l’effort de vente. La fédération nationale est là en support », précise le président national Franck Vichet. Porter les ventes à l’export Certains marchés à l’export sont connus : Benelux, Allemagne. Derrière, plus récemment, il y a désormais les États-Unis. « C’est en effet souvent la troisième destination d’exportation. Nos producteurs ont été nombreux à trouver des « niches » là-bas. Le crémant est un produit apprécié. C’est la raison pour laquelle les débats politiques sur les accords internationaux nous intéressent en premier lieu », souligne Olivier Sohler. Parmi les autres « places fortes » du crémant dans le monde, on retrouve les pays scandinaves (la Suède tout particulièrement), le Canada, les pays de l’Est ou encore l’Italie. La fédération nationale compte porter ces ventes en s’engageant financièrement dans des actions concrètes sur les marchés nord-américains et scandinaves. « Un appel d’offres a été lancé pour améliorer la notoriété des crémants et leur image sur ces marchés à fort potentiel. Nous avons mis en concurrence dix agences pour voir comment aller dans ces pays de façon pertinente. Les résultats de ces travaux sont attendus en fin d’année. Ils permettront d’avoir une visibilité plus importante pour travailler en 2020 et 2021 », ajoute Franck Vichet en présentant les crémants des huit régions de façon collective pour capter l’intérêt d’une clientèle qui ne connaît pas forcément les régions. Cette journée parisienne coïncide avec le démarrage de la récolte des crémants du millésime 2019 en Alsace et à quelques jours dans les autres régions. Si le millésime s’annonce moyen en quantité, il promet une qualité extraordinaire : « En Alsace, la maturité s’est développée en dix jours de 2,5 degrés ! Le potentiel en alcool a augmenté très rapidement. Les raisins sont magnifiques », se réjouit Olivier Sohler. Le constat est le même pour les autres régions même si, dans le Jura, les vignes ont davantage souffert du gel. Oser la différence Le crémant a une image à développer et à préserver. Pour y parvenir, les actions nationales doivent se faire en lien avec des actions plus régionales comme les cuvées haut de gamme proposées en Alsace ou en Bourgogne. « Le crémant se développe par rapport à sa typicité et la reconnaissance des consommateurs. On veut faire une promotion collective qui se décline régionalement, sans oublier la bannière « France » pour l’export. Il le faut. La preuve, ici à Paris, on le voit très bien. Les crémants sont encore déficitaires sur les cartes des vins. Il faut donc oser afficher la différence, notre différence », conclut Franck Vichet. Une différence qui s’est exprimée tout au long de cette journée de communication au restaurant « Istr » situé dans le troisième arrondissement de Paris. Le rendez-vous offrait la possibilité de déguster l’ensemble des crémants médaillés d’or en mai dernier à Die lors du concours national et, en table « découverte », les huit AOC françaises en association avec une cuisine fine.

Chambre d'agriculture d'Alsace

Un rallye des aires de lavage

Publié le 29/06/2018

Dans le cadre de l’opération Agri-Mieux, la Chambre d'agriculture d'Alsace a organisé du 11 au 15 juin un rallye des aires de lavage. L’objectif était de sensibiliser les agriculteurs à utiliser ces structures, à en réaliser chez eux, et de les accompagner dans leurs démarches.

La Cuma des 4 saisons, à Galfingue, était l’une des huit structures de ce rallye original. Vendredi 15 juin, Olivier Bischoff, son trésorier, accueillait les agriculteurs du secteur, avec François Alves, conseiller à la Chambre d'agriculture d'Alsace (CAA), et Aurélie Schneider, animatrice à la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCuma). « Nous voulons faire le point avec les agriculteurs sur leurs pratiques, notamment sur la qualité des eaux dans leur secteur, leur rappeler certaines règles d’utilisation du matériel. Les orages des mois de mai et de juin ont montré qu’il était essentiel de bien travailler pour se préserver au maximum de ces événements climatiques », a rappelé François Alves. Le remplissage du pulvérisateur est un moment sensible. La réglementation impose d’éviter tout retour de bouillie vers la ressource en eau, d’éviter ou de retenir les débordements accidentels. Des exemples de solutions ont été donnés : potence, cuve tampon ou encore clapet anti-retour pour éviter efficacement un retour de bouillie. Un volucompteur à arrêt automatique, une cuve tampon de volume inférieur à la cuve du pulvérisateur, ou encore une aire étanche permettent d’éviter ou de retenir un débordement. Dans tous les cas, une présence attentive et constante est impérative. Le nettoyage du pulvérisateur doit aussi respecter des règles : « La vidange du fond de cuve sur la parcelle traitée ou sa réutilisation est autorisée si la concentration en matière active a été divisée par au moins 100, si la dose maximale autorisée n’est pas dépassée, et s’il y a effectivement le respect des conditions d’épandage. À savoir : 50 mètres par rapport aux points d’eau, des réseaux de collecte des eaux pluviales et une fois par an sur la même surface », précise François Alves qui explique comment diviser la concentration. La Cuma des 4 saisons s’est équipée d’un phytobac. « Ce dispositif de dégradation biologique repose sur l’activité microbiologique du sol. Il peut être mis en oeuvre de différentes manières, notamment via un bac étanche, couvert, contenant un mélange de terre et de paille sur 60 cm comme ici ». Mutualisation des moyens Olivier Bischoff est satisfait de l’aire de lavage de la Cuma. « Nous sommes une vingtaine d’utilisateurs sur le secteur. Nous avons deux aires de lavage : une pour les pulvérisateurs et une autre pour le nettoyage du matériel, accessible toute la semaine. Chaque adhérent a son numéro pour accéder au site. Nous avons un règlement intérieur, un droit d’entrée à payer au départ. Cela permet d’avoir la garantie que la personne va participer à l’utilisation des lieux et au respect du matériel. Le budget pour réaliser une telle structure a été de 250 000 €, subventionné à hauteur de 95 000 €. Elle nous a permis de mutualiser nos moyens et de travailler en bonne intelligence », résume Olivier Bischoff.

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