Armbruster
L’innovation, dès aujourd’hui et pour demain
Armbruster
Publié le 22/09/2021
Les Instants Experts d’Armbruster ont réuni de nombreux agriculteurs, le 8 septembre, à Heidolsheim. Pour une rencontre centrée sur l’innovation et les pratiques agricoles de demain.
Présenter les innovations, les services et les savoir-faire de demain : telle était l’ambition des Instants Experts d’Armbruster, organisés le 8 septembre, à Heidolsheim. Plus de 300 personnes ont participé à cette journée technique, mais conviviale, puisque le parcours proposé incluait une balade gourmande sur le site, avant d’accéder aux résultats des parcelles d’essais, aux stands et aux conférences animées par les partenaires de l’entreprise de négoce. Sur ce site de 10 ha, mis à disposition par Alex Jehl, un agriculteur d’Heidolsheim déjà précurseur en nouvelles techniques, Armbruster teste depuis trois ans différents systèmes de culture innovants dans le but de les comparer aux systèmes de production en place par ailleurs. Les expérimentations sont organisées en quatre « items » : agriculture de conservation, fertilisation innovante, itinéraires techniques 2025 et agriculture biologique. Pour chacun de ces systèmes, « plusieurs indicateurs sont pris en compte, explique Aymé Dumas, du service Recherche, agronomie, innovation et développement d’Armbruster. Le temps de travail, le coût de production, la pénibilité, l’IFT (indice de fréquence de traitement), la marge brute à l’hectare et depuis cette année, le bilan carbone. » Ces indicateurs restent les mêmes d’une année sur l’autre pour pouvoir établir des comparaisons et juger de la performance des différents systèmes dans le temps. L’idée étant, au final, de voir si les systèmes testés sont créateurs de valeur ajoutée, et donc viables ou pas. « Voir si la flore passe à travers » Après avoir passé les stands consacrés aux filières (le blé destiné à la farine Alsépi, le soja rentrant dans la fabrication des produits Alpro) et les essais variétés, on entre dans le vif du sujet avec les itinéraires techniques innovants. « Il s’agit d’anticiper tous les changements réglementaires qui vont impacter la façon de produire », indique Aymé Dumas. Les services techniques d’Armbruster testent, par exemple, des programmes de désherbage adaptés, sans S-métolachlore, pour anticiper une éventuelle interdiction de ce produit utilisé pour désherber le maïs. « Il s’agit de voir si la flore passe à travers, si elle s’installe sur quelques années, s’il y a besoin de faire des passages combinés. » Au chapitre agriculture de conservation, Armbruster expérimente le semis de couverts dans le maïs. Plusieurs mélanges d’espèces ont été semés au drone durant la deuxième quinzaine d’août. L’objectif est de couvrir au maximum le sol, tout en limitant le travail du sol. La parcelle a été déchaumée superficiellement avec un déchaumeur Rubin avant l’implantation du maïs, le reste de l’itinéraire - semis, gestion des adventices, fertilisation azotée et lutte contre la pyrale - est le même que sur la parcelle labourée qui sert de témoin. L’effet des couverts sera évalué selon la grille de notation Étamines. Cette notation sera complétée par une estimation des restitutions des couverts et un suivi de la vie du sol. Un peu plus loin, Pierrick Uttard, expert service OAD, présente les offres et les outils en agriculture de précision. « Beaucoup d’agriculteurs sont équipés en matériel dernier cri, que ce soit des semoirs de précision ou des moissonneuses qui récoltent des données, explique l’expert. Mais pour qu’ils en retirent un bénéfice, il faut pouvoir stocker les données à un seul endroit, les analyser, ce qui permet de prendre les décisions pour l’année suivante. » À cet effet, Armbruster commercialise le logiciel de gestion agronomique Fieldview et propose un accompagnement permettant à l’agriculteur de définir un projet agronomique en fonction de ses priorités. L’accompagnement prévu va de la mise en route du matériel au bilan de fin de saison en passant par la définition et la mise en œuvre du projet agronomique. L’ensemble est proposé sous forme de package, avec trois niveaux de services différents. Des couverts semés par drone Depuis cinq ans, Arnaud Sohler lâche des trichogrammes au-dessus des champs pour lutter contre la pyrale du maïs. Ce pilote et concepteur de drones, à la tête de la société Aero Vision, a couvert cette année environ 9 000 ha de maïs, dont la moitié en Alsace-Lorraine, grâce à une flotte de huit pilotes. Il ajoute une autre corde à son arc avec le semis de couverts végétaux par drone. L’intérêt est de pouvoir semer alors que la culture précédente, du blé par exemple, est encore en place. « Non seulement on limite le tassement du sol, en intervenant par voie aérienne, mais on gagne du temps par rapport à la levée des graines qui bénéficient de l’humidité du sol. Le couvert vient concurrencer les mauvaises herbes, il aère le sol naturellement et quand on détruit le couvert avant semis, on a un potentiel de matière organique qui permet de limiter les apports d’azote. » Un cercle vertueux, résume Arnaud Sohler, qui a semé environ 250 ha de couverts cette année.












