Techniques agricoles - Kuhn - Pioneer
Du bon usage des semoirs et des semences
Techniques agricoles - Kuhn - Pioneer
Publié le 06/05/2022
Vendredi 29 avril, à Uhrwiller, le concessionnaire Techniques agricoles s’associait à Kuhn et Pioneer pour présenter un essai de semis de maïs combinant diverses modalités : deux types de semoirs Kuhn différents, des vitesses et des profondeurs variées, ainsi que la modulation de la densité de semis.
Sur les hauteurs de Uhrwiller, au pied du château d’eau, les sociétés Techniques agricoles, Kuhn et Pioneer ont implanté un essai consacré au semis de maïs. Il est accueilli sur des terres de Sébastien Pfeiffer, conduites en Agriculture de conservation des sols, qui avaient été préparées au strip-tiller, avant le semis du maïs. L’essai comprend plusieurs blocs. « Une partie est consacrée à des variétés Pioneer semées à des densités différentes. Un bloc est consacré à la vitesse de semis, avec des semis à 5, 7, 9 et 13 km/h réalisés avec les semoirs Kosma et Maxima 3 à entraînements électriques de Kuhn. Une partie est destinée à tester l’effet de la profondeur de semis. Les semoirs Maxima 3 et Kosma ont été utilisés pour semer à des profondeurs de 2,5 ; 4 et 5,5 cm », décrit Manon Meyer, agent technique terrain chez Pioneer Corteva. L’observation des différentes modalités a permis de mettre en évidence qu’avec le semoir Kosma, si la répartition et la profondeur d’implantation des graines sont bonnes à 5 et 7 km/h, elle commence à se dégrader à partir de 9 km/h. À 13 km/h, la profondeur de semis est irrégulière, reflet d’un manque de force de terrage. Denis Delcey, inspecteur commercial chez Kuhn, explique : « Le Kosma est le semoir le plus léger de la gamme des semoirs de précision, or la masse est importante pour garantir la stabilité des semoirs lors des semis à grande vitesse. Le Kosma n’est pas un semoir fait pour aller très vite, il est conçu pour aller à 7-8 km/h ». L'inspecteur commercial souligne : « La vitesse de semis est souvent avancée comme un argument commercial. Mais, au final, les semis à grande vitesse sont peu pratiqués, sur le terrain. Donc mieux vaut peut-être privilégier un semoir dont les atouts seront la facilité et le confort des réglages, qui font aussi gagner du temps, plutôt qu’une potentielle vitesse de semis élevée, qui ne sera pas valorisée. » L’inspection des modalités concernant les profondeurs de semis a mis en évidence un décalage entre la profondeur théorique et réelle, liée à la masse de l’élément semeur, qui est plus importante pour le Maxima 3 (120 kg sans option) que pour le Kosma (95 kg sans option). En outre, si la profondeur de 5,5 cm semble un peu exagérée, celle de 2,5 apparaît trop superficielle car toutes les graines ne sont pas dans l’humidité. Modulation de semis avec P9889 et le semoir Kosma Une dernière partie de l’essai est consacrée à la modulation de semis. « Nous avons utilisé la variété Aquamax P9889, dont les semences sont issues de lots Premium, bénéficiant d’un traitement de semences Lumigen, associant un biofertilisant et un insecticide », précise Manon Meyer. La carte de modulation de la densité de semis a été au préalable obtenue grâce à l’outil de cartographie Granular Link, développé par Corteva Pioneer, qui se fonde sur 32 années d’acquisition de la quantité de biomasse sur les parcelles, une donnée qui est très lié au potentiel de rendement des parcelles, notamment à la capacité de la réserve utile du sol. La cartographie de la parcelle permet de mettre en évidence l’hétérogénéité de son potentiel de rendement, avec quatre zones différentes. « En orange, figurent les zones avec les moins bons potentiels de rendement, correspondant notamment aux fourrières. En vert foncé, figurent les zones, où le potentiel de rendement est le plus élevé, notamment la cuvette située en fond de parcelle », décrit Manon Meyer. Entre les deux, l’outil Granular Link a identifié des zones à potentiels de rendement intermédiaires. Pour s’adapter à ces différences de potentiel, le maïs a été semé à quatre densités différentes, 80 000, 85 000, 89 000 ou 92 000 grains/ha, en injectant la carte dans le semoir Kosma, et en mettant à profit l'entraînement de sa distribution électrique, qui permet de moduler la dose de semis. Une partie de la parcelle a également été semée sans moduler la dose de semis afin de servir de témoin. « La parcelle sera suivie, jusqu’à la récolte, et les résultats obtenus seront analysés, jusqu’aux calculs de marges et de retours sur investissement », précise Sébastien Henry, animateur de zone Pioneer Corteva. Miser sur la facilité de réglage pour gagner du temps « Nous sommes présents sur le segment des semoirs de précision, depuis 25 ans, ce qui nous permet aujourd’hui de proposer des machines très abouties, adaptées aux différents segments du marché », introduit Denis Delcey, chargé de présenter les deux semoirs de la gamme Kuhn à l’honneur. « L’Alsace reste une terre à maïs mais les agriculteurs sont amenés à semer de plus en plus d’espèces différentes. Les facilités de réglage, et notamment de changement des écartements, deviennent une priorité », poursuit-il. C’est une des caractéristiques du Maxima 3, qui peut passer très facilement de 37,5 jusqu’à 80 cm d’écartement en quelques minutes. En effet, l’écartement se règle directement sur la poutre, en positionnant une butée à l’écartement souhaité pour chaque élément semeur. Différentes poutres coulissent hydrauliquement pour venir contre la butée choisie et positionner automatiquement les éléments semeurs depuis la cabine grâce aux distributeurs hydrauliques du tracteur. La profondeur de semis, les disques, les chasses débris se changent tout aussi facilement, sans oublier les roulettes de rappui. Le microgranulateur pneumatique de dernière génération permet de passer très facilement d’un produit à l’autre. « Le Maxima 3 est un semoir lourd et stable, capable d’aller plus vite que le Kosma, et qui fera donc gagner du temps, à la fois lors de la préparation des semis et de leur réalisation. C’est un semoir qui allie confort de travail et performances », résume Denis Delcey. Huit semoirs « de un rang » grâce à l’entraînement électrique Le semoir Kosma était présenté avec une distribution à entraînement électrique : « Tout l’intérêt de cette technologie est d’aller vers la modulation de dose, qui n’est pas possible avec un entraînement mécanique », pose Denis Delcey. En effet, ainsi équipé, le semoir Kosma se pilote « comme huit semoirs de un rang ». Pour cela, le tracteur et le semoir doivent communiquer via un terminal Isobus, comme le CCI 1200, à même de traduire la carte de préconisations en consignes pour le semoir. « C’est un écran de contrôle très intuitif, qui permet par exemple, aussi, de couper manuellement les rangs », précise Guillaume Urban, formateur digital et technico-commercial chez Kuhn. Bien sûr, l’ensemble doit être guidé par signal GPS RTK.












