Vie professionnelle

Mutualité sociale agricole d’Alsace

Des équipes performantes au service des adhérents

Publié le 25/01/2018

La Mutualité sociale agricole d’Alsace a présenté ses vœux à son personnel vendredi 19 janvier à Horbourg-Wihr. L’occasion pour le président, David Herrscher, et la directrice, Christelle Jamot, de rappeler les orientations et les politiques en cours à mi-mandat.

Le cadre n’a pas été choisi au hasard. Il se voulait convivial et feutré. L’hôtel Europe a donc accueilli 250 salariés de la Mutualité sociale agricole (MSA). Des salariés tout d’abord invités à déguster les mets et les vins présentés sous forme de buffet. Puis est venu le moment, plus solennel, de l’échange avec Christelle Jamot et David Herrscher. Après la projection d’une vidéo sur les activités annuelles de la MSA, les deux responsables ont répondu aux questions d’une animatrice. « Ce rendez-vous est l’occasion de rappeler notre action au quotidien concernant les familles, la santé, les cotisations et les retraites. Nous avons une mission de service public. Nous sommes là pour répondre rapidement, efficacement et de façon cadrée. Quand un de nos adhérents contacte la MSA, il doit avoir une réponse à ses interrogations quand il raccroche le téléphone ou quand il quitte nos bureaux », explique David Herrscher. « Cette vidéo met nos actions en lumière. Il s’agit souvent d’un travail peu visible et pourtant énorme. Ce travail, c’est celui de vous, toutes et tous, salarié(e)s de la MSA. Vous avez de nombreuses compétences. Elles sont diversifiées. Et c’est ce qui fait notre richesse, notre esprit de coopération, notre complémentarité. Continuons ainsi. Ne montons pas de murs entre les services. Au contraire, privilégions le dialogue », insiste, pour sa part, Christelle Jamot. Évolution du métier Un travail d’autant plus important qu’à l’heure de la réforme des collectivités, les territoires ruraux les plus reculés se sentent oubliés et/ou abandonnés. Bien souvent, la MSA est désormais le seul interlocuteur des populations locales. « La conséquence, parfois, se retrouve dans les isoloirs avec le vote extrême », estime David Herrscher. « Nous avons des zones de fragilité. C’est pourquoi il est primordial que nous donnions des réponses claires et rapides à nos interlocuteurs. Nos adhérents doivent être satisfaits du service qu’on leur rend, de l’accueil qu’on leur réserve, notamment au téléphone. C’est cela qui garantit la pérennité de la MSA, et donc de nos emplois », précise Christelle Jamot. Dans ces conditions, que peut-on attendre de 2018 ? De se baser sur le mieux de 2017 ? Avec des prix du lait, de la viande, du porc à la hausse. « J’ai une pensée pour les viticulteurs touchés par le gel en avril, puis par la grêle. Mais également pour les arboriculteurs, dont certains ont tout perdu. La MSA était au rendez-vous pour trouver des solutions avec des budgets conséquents », constate David Herrscher. Avec Christelle Jamot, le président est également revenu sur l’évolution de la MSA, qui mutualise ses services depuis quelques mois. « 40 % de nos salariés ont déjà changé de métier en interne. Cette évolution va se poursuivre. Elle se fera dans le respect de tous les salariés envers qui nous devons être à l’écoute », assure David Herrscher. La première vague de mutualisation s’est réalisée avec la formation des équipes. Une seconde va arriver. Elle doit être acceptée par toutes et tous. « Soyons 250 à construire des moulins plutôt que des murailles. Adaptons-nous. Ne cédez pas aux rumeurs, mais posez-vous les bonnes questions. Oui, avançons collectivement », ajoute Christelle Jamot. Un outil informatique performant Enfin, David Herrscher rappelle que l’équipe dirigeante arrive à mi-mandat après trois années de travail. « Je suis serein pour la MSA. Il faut continuer à être compétitif et réactif. Merci pour votre écoute, votre patience, le travail effectué. Continuons à occuper le terrain. » L’occasion pour lui de donner rendez-vous à l’assemblée générale de 2018, qui se déroulera en présence du premier vice-président de la Caisse centrale, et aura pour thème l’animation des territoires. « Nous présenterons le bilan de mi-mandat, qui est déjà très satisfaisant. À nous désormais d’être encore plus proches, et notamment des plus jeunes. Que ce soit les salariés et les exploitants. Je formule le vœu que, lors des prochaines élections, nous puissions avoir des délégués jeunes, dynamiques, engagés. C’est toute la philosophie du plan stratégique national 2018-2028 », conclut-il. Avant d’être chaudement applaudi lorsqu’il évoque la nécessité pour la MSA d’avoir un outil informatique performant et calibré au bon niveau. L’après-midi a été consacrée à un jeu de rôles ludique qui a permis aux membres du personnel de resserrer les liens entre eux.

Fdsea, ses actions

Clash - cash

Publié le 24/01/2018

Pendant que les uns écrivent sur le blues des députés, une drôlerie bien française, d’autres osent des réflexions philosophiques à l’image du fameux libéralisme égalitaire pour faire comprendre les lignes directrices défendues par le Président Macron. Avec toutes ces nouvelles, avouons que nous ne sommes pas sortis « du mal français », à savoir la course aux lois et autres règlements, sans oublier les postures. Je sais bien qu’Einstein écrivait que « la créativité est l’intelligence qui s’amuse », mais franchement, est-on encore dans l’intelligence quand le plus petit nombre décide pour soi-disant un intérêt général ? Certes, être Député n’est pas de tout repos car cela suppose représentation, recherche d’informations, compréhension des dossiers et capacité de persuasion, mais je dirais que cela est le lot de toute personne qui s’engage. Alors à ceux qui sont déjà essoufflés, ou qui ont peur d’une réforme constitutionnelle, osez la démission. Un peu cash me direz-vous, mais à y regarder de plus près, la vérité n’est pas loin. Quand l’absurde attire le clash. Prenons par exemple la loi de finances pour 2016 instituant la fameuse cotisation subsidiaire de maladie, une belle idée qui malheureusement oublie les métiers qui traversent les crises. Résultat, certaines exploitations vont être taxées par l’Urssaf bien qu’elles payent au régime agricole par ailleurs. Ah si seulement le monde du réel arrivait sur le banc de l’Assemblée Nationale. On nous évoque la liberté égalitaire pour limiter les inégalités économiques, drôle de charabia pour les non-initiés, et on veut des péages à l’entrée des villes ! Un merveilleux impôt pour renflouer certains « désastres » de gestion, et ne me parlez pas d’argumentaires environnementaux (le bouc émissaire des temps modernes), laissant sur le bas-côté les villages ruraux qui devront réfléchir à encore imperméabiliser leurs sols, histoire d’accueillir les voitures les plus rutilantes. Et si nous osions aussi un peu de clash à l’image du nauséabond dossier de Notre Dame des Landes ? ! Le bruit pas chez moi, la terre tu prendras, le kérosène tu arroseras… Un merveilleux serpent de mer qui contaminera notre fameux GCO car à force de rajouter des couches, chacun dans son petit coin, continuera à vouloir briller, peu importe si loi ou non il y a. Alors oui, je rêve simplement qu’on arrête un moment, qu’on prenne juste un peu de temps à connaître vraiment ce qui va ou pas, à identifier sur le fond les lois existantes et leurs esprits, pour nous permettre de bosser sereinement, sans chaque matin nous harceler d’infos distillées par des soi-disant sachants. Pour finir, un petit ressenti concernant l’émission Cash Investigation, qui, pour ma part, a sournoisement distillé certaines informations pour se taper un peu plus du paysan, en mettant à l’index autrement plus sévèrement Sodiaal que Lactalis. Enfin, peut-on simplement surfer sur l’existence d’un report à nouveau pour affirmer l’existence d’un fonds caché ? Un peu facile à mon sens. N’empêche que, sur le fond, avouons simplement que nous sommes dans nos structures ultra-mauvais en matière d’explications et de transparence. Là encore, osons peut-être des clashs pour garder durablement nos outils, car à force de taper, voire de laisser partir en vrille certaines structures, nous arriverons rapidement à un réel clash du modèle de l’agriculture française… C’est juste mon avis, mais peut-être que mes tripes pour défendre l’agriculture dans son ensemble sont trop dans l’espérance et le rêve. Force est de reconnaître que dorénavant il faut attendre certains clashs ou se dire, avec ses mots cash, il avait peut-être raison. Et pour finir un grand bravo à Christiane Lambert qui a fait l’unanimité lors du débat, soutenue dans ses propos par Laurent Pinatel, Président de la Confédération Paysanne, assez rare pour être souligné…

Association Vignes Vivantes

L’ère du partage des savoirs et des acquis

Publié le 22/01/2018

Le 9 janvier, la dynamique association Vignes Vivantes tenait une assemblée générale de début d’année, après une visite de découverte du tout nouveau domaine de l’Envol, à Ingersheim.

Pour sa première assemblée de l’année, Vignes Vivantes a rempli la salle du Civa, preuve du dynamisme de l’association, avec ses multiples facettes agronomiques, ampélographiques, mécaniques… Vignes Vivantes termine une année 2017 extrêmement bien remplie, avec son stagiaire agronome Sylvain Perrot-Minot, lequel va reprendre le laboratoire BRDA d’Yves Hérody. Son mémoire d’études, intitulé « Dynamique des matières organiques du sol et engrais verts, cas de partage de savoirs vignerons chez Vignes Vivantes », aborde l’aspect sociétal des partages de savoirs entre les vignerons de l’association. Si cette notion des savoirs « ascensionnels » est dans l’air du temps, Vignes Vivantes a été précurseur en la matière puisque l’association a été créée en 1997 ! Sylvain Perrot-Minot, compétent en informatique, a scellé les bases d’une plateforme internet de cartographies en open source, où l’on peut conjuguer et consulter sur une même carte en ligne les informations cadastrales, géologiques, agronomiques, pédologiques. Ce qui en ferait un outil extraordinaire à l’usage des vignerons pour communiquer sur les terroirs, tracer la viticulture, comprendre les terroirs, partager les savoirs… La question est désormais posée aux vignerons de Vignes Vivantes s’ils souhaitent faire partager au plus grand nombre les milliers de données pédogéologiques accumulées pendant plus de 20 années d’analyses. C’est aussi la notion de partage qui est mise à profit avec les plateformes partagées de compostage biodynamique, sur deux sites en 2017. Une approche collective destinée à remédier à la problématique de l’insuffisance des matières organiques en monoculture de vigne. Attention, Vignes Vivantes n’a pas le statut d’agrofournisseur. Aux vignerons donc de trouver à s’organiser. Mais un logiciel d’évaluation du coût développé sur tableur par Matthieu Deiss permet d’estimer le prix de revient du compost élaboré et épandu à 50 €/t, une somme modique comparée aux amendements du marché. Toujours s’agissant des matières organiques, Vignes Vivantes a décroché en 2016 le label GIEE (Groupement d’intérêt économique environnemental) pour ses projets engrais verts. 11 exploitations sont mises en réseau pour tester différents mélanges d’engrais verts, sur différentes pédogéologies et selon différentes techniques de semis à différentes dates. « Cela n’empêche pas qu’il faut respecter les bases de l’agronomie, chauler, et fertiliser le semis », a souligné l’animatrice Isabelle Kuntzmann. Les effets sur la vigueur et les teneurs en sucres fermentescibles des sols seront mesurés, en lien avec les différents types de couverts. Des conseils seront prodigués en tenant notamment compte des cycles de l’azote et des éléments minéraux restitués, de la qualité de l’exploration racinaire des différents couverts… Enfin, Vignes Vivantes, c’est également un groupe de vignerons affiliés à l’association Atelier paysans pour concevoir et réaliser des outils de viticulture  spécifiques, tels que les étoiles de « Boudibinage » ou des semoirs de semis direct. Les vignerons ont aussi mis en place un conservatoire ampélographique à Marbach.

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