Publié le 28/12/2017
À l’échelle du temps, la vie de chacun d’entre nous n’est que parenthèse. Une parenthèse qui ouvre le champ des possibles en fonction de l’image que l’on a de son activité. L’agriculture et nos métiers sont en perpétuel mouvement et pourtant certains aimeraient qu’elle ne reste que tradition tandis que d’autres la voient en transition. Le monde de la communication, et notamment les réseaux sociaux, est désormais le vecteur d’influence qui fait et défait une profession portée par des hommes et des femmes. Nous subissons depuis près de 2 ans les foudres de groupuscules qui aiment à confondre dogme avec justesse et bon sens. On joue sur l’image des animaux, on fait des montages photos avec des clichés rimant avec la mort, on confond paysage, tourisme, économie avec le travail de paysan. Et pourtant, que de travail accompli ! La prise de conscience du monde agricole quant aux débats inhérents à l’environnement, ne date pas d’aujourd’hui. Nous faisons avec les moyens disponibles et la science pour garantir à nos concitoyens une France belle de ses paysages, une France de tradition gastronomique, et franchement les résultats sont là. Ne rougissons pas des succès que l’on a réussi collectivement à obtenir. Le sujet par exemple des nitrates montre oh combien nous avons pris à bras-le-corps les enjeux et les solutions sont des plus encourageantes. Ne passons pas à côté des débats et soyons moteurs. Nous savons tous que le défi qui s’ouvre à nous concerne l’utilisation des produits phytosanitaires, qui pour ma part devraient être plutôt appelés produits pour la santé végétale. Un vrai défi qui couvre l’ensemble des modèles d’agriculture car, et osons l’affirmer, l’agriculture biologique est aussi utilisatrice de produits. Trop longtemps ce sujet a été porté de façon assez individuelle par l’ensemble des structures qui gravitent autour de nos exploitations. Il est temps de changer de méthode. Changer de méthode en proposant un réel contrat de solutions. Ce débat sera dorénavant nôtre car nous ne voulons pas subir une réglementation, ou faire dépendre nos équilibres d’une stratégie commerciale particulière. L’exploitant est, et demeurera, au cœur des solutions car il est l’élément moteur des territoires. Notre contrat doit permettre de fédérer les compétences et d’actionner au mieux les leviers de l’innovation et du développement. Il ne peut pas y avoir de l’iniquité entre nos structures. Nous savons bien que nous avons par moments tendance à nous laisser aller vers des phénomènes de mode, mais travailler avec le vivant chaque jour est d’une toute autre envergure. Quelles que soient nos filières, il est de notre devoir de nous structurer et peut-être plus encore lorsque l’on aborde la vente directe. Il ne s’agit pas de faire plaisir aux appels du pied de telle ou telle collectivité ou corpus pour se lancer tête baissée. L’offre départementale devient par endroit pléthore et ce métier de vente directe ne peut demain devenir le champ du tout est possible au détriment de l’équilibre des entreprises, qu’il s’agisse du volet financier ou du volet familial. Là encore, un énorme chantier se profile à nous. Plus que jamais nous devons ensemble nous affirmer et exprimer nos savoirs. L’agriculture ne peut être intégrée, elle est source de richesse, d’expertise, elle vibre et elle a des solutions. Le passé est souvent source d’amertume, il permet de se mettre momentanément à l’abri. Mais pour bâtir, pour recueillir les fruits de l’espérance, les fruits du travail, nous devons regagner notre fierté, notre envie de croire en nos métiers. L’avenir est plein d’espérance, l’avenir s’écrira sur nos valeurs, et avec vous ! Rebondissons à chaque fois que les experts du sabotage pointeront leur nez, car la continuité du travail bien fait sera nôtre. En cette période bien particulière de fêtes et de lumières, je vous souhaite à toutes et à tous de vous retrouver en famille, de profiter de ces moments bien particuliers et bien chaleureux pour oublier l’inutile, en souriant à la vie. Et à quelques jours de la nouvelle année, je reprendrais ce merveilleux proverbe : « Nous sommes les seuls responsables de notre existence. Il ne faut point chercher la source de nos erreurs en autrui. Nous sommes les artisans de notre bonheur comme nous pouvons être les principaux freins de notre réussite. » !












