Vie professionnelle

Option Hippologie-Équitation au lycée agricole de Rouffach

« On attire un public différent »

Publié le 16/12/2017

Pour la deuxième année consécutive, le lycée agricole de Rouffach propose une option Hippologie-Équitation à ses élèves des filières scientifiques et technologiques. Une « alternative de formation » qui attire de nouveaux profils d’élèves au sein de l’établissement.

Grâce au cheval, le lycée agricole de Rouffach attire un nouveau public. Depuis la rentrée 2016-2017, l’établissement propose une nouvelle option Hippologie-Équitation destinée aux élèves de seconde générale, de première et terminale scientifique, et de première et terminale technologique. « C’est un argument de plus pour attirer un public différent dans notre établissement », souligne Jérôme Fontaine, directeur adjoint du lycée, et porteur du projet. Cette option a pu voir le jour grâce à un partenariat entériné avec le centre équestre de Rouffach et son directeur adjoint, Frédéric Seiler. Ce centre est l’un des services de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail). Cette structure médico-sociale est gérée par l’association Santé Mentale Alsace qui est spécialisée dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap physique. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée » L’option Hippologie-Équitation est ouverte aux élèves pratiquant l’équitation depuis au moins deux ans. Ils sont 33 cette année divisés en trois groupes ; ils étaient 17 l’an passé. Cet enseignement comprend une partie théorique (gestion d’un élevage, connaissance de l’animal, etc.), dispensée au lycée de Rouffach, et des séances pratiques organisées tous les mercredis après-midi au centre équestre. Elles sont dispensées par un moniteur d’équitation diplômé, et visent à apprendre des exercices (dressage, saut d’obstacle) et du perfectionnement (assiette du cavalier, dressage). Comme toute option, les notes récoltées sont comptabilisées dans l’obtention du baccalauréat. « Pour certains, ça permet de décrocher l’examen, pour d’autres, d’obtenir une mention, notamment pour ceux en filière S », explique Jérôme Fontaine. Il aurait pu préciser pour « certaines » au vu du profil quasi uniquement féminin des élèves qui ont choisi cette option. De ce fait, le ratio garçons/filles a tendance à s’équilibrer au sein de l’établissement, tout comme le rapport entre les élèves issus du monde rural et ceux plus urbains. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée. De plus, c’est une option qui fait parler de nous. C’est une alternative aux offres classiques », poursuit le directeur adjoint. C’est ainsi que des jeunes qui viennent pour l’option Hippologie découvrent qu’il y a une filière S classique dans le lycée et, inversement, certains déjà engagés dans une filière S dans un autre établissement rejoignent Rouffach pour cette option. C’est par exemple le cas de Lisa, actuellement en terminale S. Cette passionnée de cheval depuis la tendre enfance est arrivée au lycée en classe de première, attirée par la perspective de pouvoir faire du cheval tout en poursuivant ses études. « C’est clairement ce qui m’a donné envie de venir. Maintenant, je peux concilier mes études et ma passion », se satisfait-elle. Même cas de figure pour Clara. Arrivée cette année en seconde générale, elle peut, grâce à cette option, pratiquer le cheval une deuxième fois dans la semaine, en plus des concours auxquels elle participe les week-ends. Et il y a un argument de poids : le prix. L’option ne coûte « que » 150 € par trimestre contre près de 10 000 € par an pour une filière sports études dédiée à l’équitation. Sans regret cependant tant les débouchés professionnels dans le secteur équin restent limités.

Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace

« Ne pas subir pour continuer à exister »

Publié le 16/12/2017

Si la question des enjeux des nouveaux modes de consommations a émaillé le rapport moral du président de l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral), ce sont les interrogations des adhérents sur leur place au sein du Grand Est et d’Est Horticole qui ont animé la fin de l’assemblée générale.

« On ne peut plus attendre le client comme on le faisait avant, déclare Paul-André Keller, président de l’Uphoral. Le marché de la Toussaint reste une tradition incontournable, mais nous devons nous interroger sur son avenir. Selon l’Office hollandais des fleurs, 64 % des personnes se rendant au cimetière ont plus de 60 ans. La majorité des moins de 35 ans ne respectent plus cette tradition. Pour eux, il faut créer des événements. Pourquoi ne pas s’inspirer de la fête traditionnelle mexicaine par exemple ? D’autres fêtes sont à réinventer pour en faire des moteurs de croissance. Il cite le 8 mars, la journée internationale des femmes, le 21 mars, arrivée du printemps, la fête des voisins, la Sainte-Catherine, le premier dimanche de l’Avent pour les couronnes et la Sainte-Lucie pour l’étoile de Noël, et bien d’autres. « Il faut se remettre en question si nous voulons faire face à la profonde mutation sociétale qui est en marche ». « Il ne faut pas tout jeter des anciennes organisations » Le débat sur la place de l’Uphoral dans le cadre du Grand Est est ouvert par Paul-André Keller : « La restructuration remet en cause plus de 20 ans de travail et d’investissement humain, deux décennies pour construire un syndicat dynamique et représentatif qui définit la stratégie de la filière. La taille de la grande région implique de nombreux déplacements, des absences de l’exploitation et l’appauvrissement des structures sur le terrain. Notre défi est de ne pas subir afin de continuer à exister et préparer l’avenir de notre profession ». François Félix, président de la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP) et rosiériste en Isère, apporte son expertise : « L’enjeu est de mettre autour de la table les bons acteurs pour être efficace. Il ne faut pas tout jeter des anciennes organisations. Nous menons cette réflexion à la FNPHP depuis plusieurs années. Nous avons ainsi décidé que les présidents régionaux ou départementaux se réuniront une fois par an. » C’est un des aspects du changement de dynamique du syndicat (lire en encadré). « Est Horticole sans l’Alsace n’a pas de sens » La dizaine d’adhérents sur les 30 que compte le syndicat exprime ses craintes quant à l’avenir de leur communication : « L’Alsace est une terre d’horticulteurs détaillants, ce qui n’est pas le cas dans les autres départements. Nous avons entamé une dynamique forte de communication, notamment avec les pots Fleurs et plantes d’Alsace. Aujourd’hui, nous n’avons pas de réponse précise d’Est Horticole sur cette question, sur le montant des cotisations ou la possibilité de maintenir le contrat de travail de l’animatrice. » « On a forcément moins de liberté lorsqu’on entre dans un groupe plus grand, mais c’est le prix à payer pour être écouté et entendu, répond le président national. Il faut trouver des solutions pour faire fonctionner votre marque et vos spécificités au sein de la grande structure. Car Est Horticole sans l’Alsace n’a pas de sens. » Il propose un « coup de main pour que cela se passe bien ». Paul-André Keller conclut, fataliste : « Nous aurons la place que nous mériterons ».

Fdsea, ses actions

Mouton

Publié le 14/12/2017

À regarder les lumières de très près, j’ai l’impression que de nouveaux troubles atteignent notre belle planète la France. En ces temps de fêtes, d’étincelles et d’illuminations à tout va, les cerveaux de l’espèce France ne voient, ni ne comprennent plus rien. On nous annonçait de substantielles économies avec les régions, de la proximité et du bon sens, et force est de constater que les résultats sont à l’inverse. En théorie, sur le papier, tout est toujours possible et pourtant… Je vous invite à découvrir le rapport de la Cour des comptes - version régionale. Que de petits lieux de pouvoirs de créés, que de personnels qui ne communiquent plus et tout cela juste pour faire plaisir à je ne sais qui. Si à cela, vous rajoutez la sauce des comcom et autres syndicats de regroupements de villes, on découvre des sommes abyssales de dépensées. Franchement, peut-on se permettre une telle inefficacité, peut-on continuer à nous faire faire des milliers de km juste histoire de nous dégoûter ? Brassens chantait les moutons de Panurge, et il me semble que plus que jamais cela nous va à merveille. Sur un tout autre sujet, mais au moins aussi emblématique, que penser des discours sur le climat ? J’adore découvrir la malice de l’ensemble des orateurs quand ils évoquent ce sujet ! Entre pétrin version Kofi Annan, bataille du climat version Bruno Lemaire, et j’en passe, je ne peux m’empêcher de rire. Non pas que je sois incrédule face aux variations climatiques, mais simplement un peu pantois face aux réelles postures. Peut-on sincèrement dealer avec des accords tels que le Mercosur et de l’autre mettre à terre une économie qui par définition peut être circulaire ? Peut-on affirmer, cher Nicolas Hulot que demain le bio sera moins cher que le conventionnel ? Franchement, ces producteurs n’ont-ils pas le droit de vivre de la vente de leurs produits ? Peut-on accepter des pubs des enseignes qui tapent à longueur de journée sur l’agriculture made in France quand ces structures offrent une masse de produits version OGM et autres produits interdits ? Si comme l’affirment certains, il y a lieu de créer un réel choc quant aux modes de consommation actuelles, pourquoi n’osons-nous pas dès à présent faire le premier pas ? Nous adorons les mots, le verbe et le double langage, sans parler de l’absolue méconnaissance de la réalité des choses. Cette semaine, j’ai même entendu un honorable citoyen version France, affirmer que nous envoyons des produits agricoles de maigre qualité vers les pays de l’Afrique. Et pourtant, nous disposons des produits les mieux tracés, trouvez l’erreur. La planète France aime à se regarder, aime à cultiver le côté obscur pour attirer à soi les moutons… Heureusement que le bon sens permet encore d’inverser quelque peu la tendance, cette force qui est en chacun de nous mais, qui hélas est mise à mal par le monde de la décroissance. Soyons plus que jamais fiers de ce que nous faisons ! N’en déplaise à certains !

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