Association des viticulteurs d'Alsace. Vendanges conviviales
Le point sur les dossiers, sécateur à la main
Association des viticulteurs d'Alsace. Vendanges conviviales
Publié le 13/09/2018
C’est sur une parcelle du domaine Bauer Jacques & fils, au Dirstelberg à Westhalten, que l’Association des viticulteurs d’Alsace a convié ses interlocuteurs institutionnels samedi 8 septembre. Entre deux coups de sécateurs, il a été notamment question de dispositif « cumul RSA-vendanges » et de l’épandage aérien par drone.
« Cette matinée de vendanges conviviales avec les représentants de différentes administrations et des élus permet de faire un point d’étape, annonce Jérôme Bauer, président de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). Et comme nous savons que le préfet apprécie d’aller sur le terrain, nous joignons l’utile à l’agréable. » En effet, Laurent Touvet est coutumier de ces rencontres : « C’est la troisième fois que je pratique ces vendanges dans le Haut-Rhin, mais je le faisais déjà lors de mon précédent poste en Bourgogne. Il est agréable de prolonger nos contacts tout en apportant notre concours - certes modeste - au travail de la vigne. Nos échanges sont nombreux tout au long de l’année au sujet de la réglementation, du suivi des conditions de production et de travail, des conséquences d’événements climatiques. Au milieu des vignes, on se comprend encore mieux et cela permet aussi à chacun d’expliquer les contraintes de son métier. » Quelques rangs plus loin, un autre sujet est lancé : « Concernant l’amendement drone, même Hulot (NDLR : Nicolas Hulot, ancien ministre de l’Écologie) était d’accord, ce n’est pas à cause de cela qu’il a démissionné ! » Il s’agit de la voix d’Éric Straumann. Il représente aujourd’hui le député Jacques Cattin : « Comme j’aime le dire, Jacques Cattin est député du vignoble et je suis le député de la capitale des vins d’Alsace ». Il se félicite du travail mené avec lui au Parlement pour faire adopter un amendement visant à autoriser le traitement biologique des vignes par drones. À ce jour, la loi n’est pas encore adoptée. Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, participe pour la première fois à ces vendanges conviviales : « Il est important pour moi d’être présente compte tenu de la place de la viticulture dans l’économie haut-rhinoise. Cela permet également de faire le point sur le dispositif RSA-vendanges : 95 % des postes de vendangeurs ont été pourvus, ce qui n’a jamais été le cas auparavant. Les viticulteurs sont contents de cet outil qui leur permet d’avoir une main-d’œuvre volontaire et les bénéficiaires sont ravis de pouvoir cumuler les deux. Contrairement aux idées reçues, bon nombre d’entre eux ont envie de travailler. Certains seront peut-être recrutés à l’issue de cette expérience ! La profession souhaite que nous puissions reconduire ce dispositif et il le sera, mais cela est possible uniquement dans un temps limité et un secteur déterminé. » Ces deux dossiers ont été suivis de près par Laurent Touvet : « Nous sommes souvent sur la même longueur d’onde, car nous avons tous le souci de l’intérêt général ». Les échanges se sont poursuivis lors d’un déjeuner traditionnel au domaine à Herrlisheim.












