Vigne

Publié le 30/11/2017

La cave de Beblenheim fête en 2017 les onze ans de son marché et de ses animations de Noël. Elle n’est pas prête de se passer de cette initiative clé pour dynamiser son chiffre d’affaires du mois de décembre.

Pour Noël, le caveau de la cave de Beblenheim trouve des ressources sur ses arrières. La cave à fûts devient accessible et métamorphose en espace de Noël son prolongement qui est habituellement un lieu d’entreposage de cartons prêts à être emportés. Le marché s’articule sur plus de 200 m² autour de la gamme des vins de la cave et d’une grosse douzaine de types de produits. De 10 h à 18 h 30, le marché de Noël est permanent. C’est le fil rouge des quatre week-ends de l’Avent. « Par rapport au début, les cloisons entre les différentes tables ont été supprimées et le nombre de stands a été doublé. Les trois quarts des exposants reviennent d’année en année. Un quart se renouvelle. Le changement est nécessaire » estime Julie Minzer, responsable de la vente aux particuliers et chargée de l’organisation de l’événement. Elle trouve des candidats par le bouche-à-oreille et en prospectant sur internet. Les critères de choix sont simples : il faut être artisan et de la région. Actuellement, l’exposant le plus éloigné vient de Soufflenheim. Chaque week-end connaît son point d’orgue le dimanche en fin de matinée. L’apéritif concert mêlant cuivres et cors des Alpes de l’Écho du Rebberg tout comme le Chœur d’hommes de Riquewihr sont des valeurs sûres. Ils attirent de 60 à 80 personnes dans le hall de production où ils ont trouvé leurs repères. La dégustation commentée vins et chocolats a lieu depuis trois ans et n’accepte que les personnes ayant réservé moyennant 9 € par personne. « Son côté atypique plaît » remarque Julie. L’initiation aux cépages et aux terroirs est l’affaire de Patrick Le Bastard, l’œnologue de la cave. La balade gourmande payante (9 €) de deux heures à réserver avec un acompte consiste en un trajet avec quatre arrêts devant la cuverie béton, la cuverie inox, dans les halls crémant et vins tranquilles. Des accords mets/vins sont prévus à chaque halte. Les participants dégustent dans l’ordre un riesling, un pinot gris sec, un crémant et un gewurztraminer. Ils terminent au caveau sur une vendange tardive. Le circuit est programmé à 10 h 30 et 16 h chaque samedi ainsi que le vendredi entre Noël et Nouvel An, une date qui permet de satisfaire les critères du label « cave de Noël ». « Nous acceptons quarante personnes au maximum par balade. Certaines se réinscrivent d’année en année » précise Julie. Les autres animations qui peuvent se tenir à proximité sont plutôt considérées comme complémentaires, car « chacun propose quelque chose de différent ». Une offre tarifaire sur dix vins « Nos visiteurs sont pour la plupart des fidèles. Deux tiers habitent la région. Les autres viennent pour l’ambiance de Noël en Alsace. Ce sont aussi bien des gens d’autres départements à qui nous avons envoyé un document imprimé, que des Allemands, des Belges ou des Suisses. Les animations figurent dans le catalogue de l’office de tourisme de Ribeauvillé. Elles sont mises en ligne fin octobre et rappelées sur une page de réseau social à partir de la mi-novembre » poursuit Julie. Résultat ? Le deuxième et le troisième week-end sont les plus fréquentés. Ils attirent en moyenne dans les 600 personnes. Le premier et le quatrième se limitent plutôt autour de 200 visiteurs. « Ils ne se contentent pas de regarder. Neuf sur dix achètent. C’est encore plus vrai quand ils dégustent » note Julie. La cave propose un vin chaud de gewurztraminer et met systématiquement en avant quatre vins : un crémant, un sylvaner ou un riesling sec, un pinot ou un gewurztraminer et enfin un moelleux. Chaque année, le tiercé des ventes est le même : les meilleures ventes concernent dans l’ordre le crémant, les vendanges tardives et les grands crus. Six vins dont un crémant de la gamme Beblenheim, trois vins et un crémant de la maison Pierre Sparr et successeurs, choisis pour leur capacité à accompagner les plats de circonstance à Noël, font l’objet d’une remise de 10 ou de 15 % sur le tarif caveau. « Trois quarts des clients profitent de cette offre » indique Julie. Ils panachent plus volontiers leurs cartons qu’il y a quatre ou cinq ans. Ils sont toujours amateurs de paniers garnis avec une bouteille. La tendance pour ces derniers est toutefois à la baisse du ticket moyen : autour de 20 à 25 € au lieu de 35 €. « Mais depuis deux ans, il s’en vend davantage » constate Julie. « Globalement, les gens respectent leur budget quitte à acheter des vins plus cher et repartir avec moins de bouteilles que prévu ». Au bout du compte, décembre reste le meilleur mois de l’année. Selon Julie, les animations y sont pour quelque chose. « En dix ans, le chiffre d’affaires du caveau durant ce mois a progressé de 60 % » signale-t-elle.  

Publié le 22/11/2017

Les membres du groupe des jeunes vignerons indépendants du Synvira se retrouvent depuis un an pour échanger sur leur métier et lancer des partenariats qui doivent contribuer à mieux valoriser leurs vins.

Peu avant dix-huit heures, l’ambiance est déjà festive ce 17 novembre au Koïfhus. Les 29 jeunes vignerons indépendants qui participent à l’étape colmarienne de la formule jeune des Étoilés d’Alsace ne se font pas prier pour prendre en souriant la pose qui immortalisera l’événement. Après avoir joué cette pièce aux Haras de Strasbourg fin octobre, c’est la deuxième fois en trois semaines qu’ils se voient pour associer un de leurs vins à un plat préparé par un chef et parler d’un autre vinifié par l’un de leurs collègues. L’opération est une première. Pour les chefs. Pour les jeunes vignerons. Chacun a sélectionné cinq de ses vins, trois de terroir et deux « de signature », plus personnels. Deux ont été retenus pour s’accorder à deux plats confectionnés par les restaurateurs. « C’est un bon moyen de communiquer. Le public est là. Il n’est pas toujours conscient de la diversité des Alsace. Notre travail est de leur expliquer la différence, par exemple, entre un calcaire et un granite. De faire monter la notoriété des terroirs que les jeunes vignerons sont nombreux à vinifier et à vouloir mettre en valeur » juge Denis Hebinger, porte-parole du groupe jeunes du Synvira. Cette première action concrète n’est que la partie visible de l’iceberg. La dynamique « jeunes » s’est enclenchée il y a environ un an. « On se voyait entre quatre-cinq jeunes vignerons. Nos discussions s’arrêtaient souvent sur l’avenir et les enjeux de la filière vinicole. Nous nous sommes dit que ces sujets intéresseraient d’autres jeunes. Nous en avons parlé au Synvira. Il nous a procuré la liste de ses membres âgés de moins de 35 ans et installés depuis moins de dix ans. Nous les avons contactés. Les retours positifs ont été nombreux » raconte Denis. Sur 90 personnes susceptibles d’assister aux réunions, 40 à 50 y participent régulièrement. Le groupe cadre de douze personnes se rencontre au moins une fois par mois. II a estimé que la formation méritait d’être un premier axe fort. Les sujets ? Ils traitent de problématiques propres aux jeunes comme la succession, la transmission, la gestion d’une entreprise, mais ils s’attaquent aussi à des thèmes plus transversaux tels que la communication non violente, le marketing, la géologie, les techniques culturales simplifiées… La production bio figure en bonne place. « Deux tiers d’entre nous y sont déjà. Et tous sont convaincus que l’utilisation massive de phytos, c’est fini ! » lance Denis. « C’est un défi. Car le bio ce sont des heures de travail supplémentaires non comptabilisées, souvent effectuées par les parents. À leur retraite, ils ont toutes les chances d’être remplacés par des salariés. Pour assumer ce coût, il est impératif pour les repreneurs de songer à comment mieux valoriser leurs vins ». Le mot « jeunes » en lettres d’or Le second principe du groupe est de faire vivre la convivialité tout au long de l’année, fête de Noël incluse. Des soirées entières y passent. « Se rencontrer, discuter, c’est fondamental » glisse Denis. « Être membre du groupe crée des liens et des amitiés qu’on n’aurait pas soupçonnés auparavant. Notre génération n’a pas peur de parler de son chiffre d’affaires ou de ses dettes, de la rentabilité d’un domaine qui rentre 30 hl/ha ». Ces moments débouchent souvent sur des idées à concrétiser, à charge pour celui qui a proposé un thème d’organiser, de trouver l’intervenant. Le partenariat avec les chefs étoilés illustre cette manière de fonctionner. Il est né d’une remarque d’Arnaud Baur, d’Eguisheim, qui constatait : « assis à une table proposant un repas de la formule jeunes, je mange très bien. Mais je bois très mal ! Comment peut-on rectifier le tir ? ». Cette collaboration ne doit pas rester unique. Des membres du groupe réfléchissent à de prochaines initiatives à prendre dans le domaine œnotouristique. « Il y a d’autres projets en route pour début 2018 » assure Denis. À la mi-novembre le groupe a lancé sa page Facebook « jeunes vignerons d’Alsace ». L’été dernier, il s’est doté d’une signature : le mot « jeunes » en lettres d’or a été ajouté sous le logo traditionnel du vigneron portant son tonnelet de vin. Il a été repris au niveau national et sur les vestes. Le groupe a accueilli des jeunes de Champagne pour un premier échange. Il est prêt à s’ouvrir aux jeunes d’autres familles professionnelles. Car comme Denis le souligne : « qu’on soit jeune coopérateur ou jeune négociant, les problématiques qui se présentent à eux et à nous sont souvent les mêmes ».

Aide aux investissements des entreprises vitivinicoles

Appel à projets 2018 ouvert depuis le 20 novembre !

Publié le 20/11/2017

Dans le cadre du programme pluriannuel 2014-2018 de soutien aux investissements de l’OCM vitivinicole, FranceAgriMer a ouvert le 20 novembre 2017 l’appel à projet 2018.

La date de clôture de cet appel à projet est fixée au 16 janvier 2018 à 12 h, date à laquelle les dossiers devront être complets. Comme l’année dernière, le dépôt des demandes de subvention est à réaliser à partir du téléservice « Viti-investissement » nécessitant au préalable l’inscription sur le portail de FranceAgriMer (lien : https ://portailweb.franceagrimer.fr/portail/). Les codes d’accès attribués lors des demandes antérieures « Viti-investissement », « Viti-plantation » ou « Viti-restructuration », sont réutilisables. L’ensemble des documents utiles au dépôt du dossier sont disponibles sur le lien suivant http://www.franceagrimer.fr/filiere-vin-et-cidriculture/Vin/Aides/Investissements/Programme-d-investissements-des-entreprises-vitivinicoles-Appel-a-projets-2018 En cas de difficultés d’inscription sur le portail ou de questions sur le fonctionnement informatique, les demandeurs peuvent contacter la hotline par mél viti-investissement@franceagrimer.fr ou par téléphone au 01 73 30 25 00¶ Concernant toutes les questions d’éligibilité des investissements, le Pôle FranceAgriMer de la région Grand Est est disponible à l’adresse mail viti-investissement.grand-est@franceagrimer.fr ou l’antenne de gestion du bassin de production Alsace Est, Céline Henni : celine.henni@franceagrimer.fr – Tél. 03 69 32 51 17 ou Myriam Steig : myriam.steig@franceagrimer.fr – Tél. 03 69 32 51 08.

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