Élevage

Chèvrerie Le CabriOlait à Mollau

La vente directe se transforme

Publié le 08/03/2021

Lancée en 2011 par Olivier Rominger, rejoint ensuite par son épouse Émilie, la chèvrerie Le CabriOlait, à Mollau, poursuit son développement en bio en proposant ses fromages, yaourts, viandes en caissettes et autres produits de la ferme. Son nouveau local de vente, un local de 200 m2 qui sert également de laboratoire de transformation, ouvre vendredi 12 mars.

Le petit point de vente de 10 m2, adossé à la grange qui abrite la dizaine de vaches vosgiennes, vit ses derniers jours. « Il nous a permis de fidéliser et de développer notre clientèle. Il a été construit dans le cadre de notre dossier d’installation. À ce moment-là, on a voulu faire petit, pas cher et pratique. Mais notre exploitation évolue. 40 % de notre production est écoulée ici. Nous voulons encore mieux travailler et de façon plus organisée. On devait lancer le projet l’année passée. Mais la situation sanitaire et des problèmes d’ordre administratif ont retardé ces travaux. Nous sommes désormais prêts », explique Émilie Rominger. Le couple a investi 200 000 € pour ce nouveau bâtiment. Le projet a été subventionné à hauteur de 40 000 € par la Région et le fonds européen de développement régional (Feder). Le local va donc servir de lieu de vente et de laboratoire de transformation. « Nous en avons profité pour le mettre aux normes. Au local, nous avons un peu plus de produits à proposer à nos clients. Outre les fromages, yaourts et viandes, nous vendons également des paniers de fruits et légumes d’une productrice locale (Les paniers de Laurence) ; du pain de David Grob, boulanger à Oderen ; du poulet de la ferme Meyer-Wioland à Spechbach ou encore une gamme de produits d’appoints (bières, vins, apéro). En tout, nous avons une cinquantaine de produits. Mais l’objectif n’est pas de devenir un supermarché fermier. Nous voulons simplement répondre aux attentes de nos clients en leur proposant de la qualité et du local », ajoute Émilie Rominger. Le bâtiment a été réalisé par le couple à l’exception de la charpente, qui a été posée par l’entreprise Arnold de Kruth, et les travaux d’électricité. Le bâtiment est en bois dans le cadre de son intégration paysagère. Fromages, yaourts, viande et œufs L’exploitation historique existe depuis plusieurs générations. Les parents d’Olivier Rominger ont ensuite repris l’activité des vaches en faisant uniquement de la viande. « Olivier s’est installé en 2011 en créant sa propre structure. De mon côté, je travaillais à côté, en tant que serveuse en Suisse, jusqu’en 2013, avant de le rejoindre officiellement. Nous avons alors réorienté et diversifié la ferme en lui donnant un nom qui se démarque. On s’est lancé dans l’élevage de chèvres et de brebis. On a augmenté le cheptel pour avoir un revenu correct et vivre sereinement. Aujourd’hui, nous possédons un troupeau de 100 chèvres laitières  », indique Émilie Rominger. Le couple confectionne des fromages frais et des fromages affinés moelleux et secs. L’affinage dure de quelques jours à plusieurs mois. Le CabriOlait fabrique également des yaourts. « Nous nous occupons de chaque étape  : élevage des bêtes, traite, transformation du lait, emballage et vente.  » Si l’essentiel de l’activité tourne autour des produits laitiers, le couple commercialise également de la viande. « Nous proposons de l’agneau que nous vendons en caissettes. C’est pourquoi nous avons un troupeau de 80 brebis allaitantes dont 50 mères qui nous donnent chaque année une production mesurée d’agneaux très appréciés pour leur qualité. Nous vendons quelques colis de cochons. Nous en élevons une trentaine à l’année. Et les clients peuvent se procurer de la viande de cabris à Pâques. Nous avons également une cinquantaine de chèvres du Rove qui est une race caprine rustique, facile à mener et qui adore manger des ronces », poursuit la jeune femme qui, comme son mari, est âgée de 35 ans. Le couple a deux enfants. À noter qu’une trentaine de poules pondeuses permettent de proposer régulièrement à la vente des œufs. « Optimiser le temps sur les routes » L’exploitation est passée en bio, en 2014. Émilie et Olivier Rominger ont peu de prés de fauche à cause de la pression foncière. Ils ont, à la place, réalisé des améliorations pastorales. Une à Mollau qui a permis d’ouvrir le paysage et une à Storckensohn où les bêtes débroussaillent depuis, naturellement. Les troupeaux profitent de mai à fin novembre d’une cinquantaine d’hectares de pâturages autour de la ferme et dans les villages alentour. « Ils sont dehors toute la journée. Les chèvres laitières dorment la nuit dans le bâtiment par sécurité. Au printemps 2020, nous avons eu des attaques. Le loup est suspecté. Nous avons alors investi et installé des clôtures. Jusqu’à présent, cela marche. Les bêtes semblent en sécurité », indique Olivier Rominger. Pour ce qui est de la viande, les bêtes sont abattues à l’abattoir départemental de Cernay. Puis, c’est la boucherie Laurent de Willer-sur-Thur qui les découpe et les transforme. Les produits du couple sont vendus à 40 % en Amap. «  Nous sommes présents dans des magasins de producteurs. C’est le cas de l’Îlot Fermier, à Hirsingue, et des Champs de l’Ill, à Spechbach, où nous vendons, à la fois, nos produits laitiers et nos caissettes d’agneaux  », note Émilie Rominger. Le couple commercialise aussi ses fromages et ses yaourts dans des épiceries, des magasins bio et, quelques grandes et moyennes surfaces. Avant la crise sanitaire, la chèvrerie travaillait également avec quelques restaurateurs locaux. « L’un de nos clients professionnels est la fromagerie bien connue Antony, à Vieux-Ferrette. Elle nous achète des fromages en cours d’affinage et achève l’opération à sa façon. Ses produits sont ensuite vendus dans le monde entier », se félicite Émilie Rominger. À la ferme, elle gère cette partie des ventes et la transformation sans oublier la partie administrative, toujours plus prenante. Olivier, lui, s’occupe de l’élevage. Le couple a également un salarié et une apprentie, depuis cette année. « Nous avons d’autres projets de développement en interne. En premier lieu, celui de continuer à améliorer notre outil et confort de travail. Mais notre préoccupation est de ne pas devenir trop grand. Nous voulons continuer à maîtriser notre ferme, tout en la modernisant. Nous avons également pour objectif de rendre notre activité plus confortable et vivable. Actuellement, nous faisons, par exemple, trop de kilomètres pour livrer nos fromages. Cela fait partie de l’activité de la vente. Mais il y a moyen d’optimiser tout ce temps sur les routes. C’est aussi pour cela qu’on a souhaité améliorer le local de la ferme », précisent les deux exploitants.       Profitez d une petite sortie en famille pour faire un coucou à nos animaux, qui sont bien au chaud pour l hiver !!... Publiée par Chevrerie Le CabriOlait Chevrerie sur Samedi 12 décembre 2020    

Cyril Strub, boucher-charcutier à Abreschviller

Un inconditionnel de la nouvelle race allaitante redyblack

Publié le 05/03/2021

Après une carrière nationale en rugby à Dax, puis s’être reconverti dans la restauration et avoir officié en Écosse, Cyril Strub n’a rien perdu de son esprit compétiteur. Déjà médaillé d’or à de multiples concours pour ses recettes charcutières, il se lance dans la redyblack, sous l’œil attentif des chefs étoilés de la région.

En passant de l’Alsace à la Moselle, la départementale 44 qui descend du Donon vers Abreschviller, sillonne le long de l’ardente et scintillante Sarre rouge. Quelques maisons forestières défraîchies au bord de cette longue et magnifique route auraient bien pu servir de cadre à nos « Grandes gueules » de Ventura et Bourvil (film de Robert Enrico, 1965)… La forêt y est omniprésente et les grands espaces aussi. Pas de quoi dépayser Cyril et Vicki Strub. Arrivé d’Aberdeen en Écosse, il y a six ans, le couple s’est installé dans ce lieu idyllique qui rappelle en certains aspects les landes et les rivières d’Écosse pour peu qu’une highland cattle paisse dans les parages. Au charbon à Dax Après avoir cuisiné dans les grands hôtels-restaurants de par le monde, Cyril s’était finalement fixé pendant dix ans dans cette Écosse où les races à viande comme la black angus, et non loin de là, la hereford, la langhorn ou la shorthorn, sont particulièrement goûteuses. Mais Cyril a finalement décidé, avec Vicki, de revenir au pays natal qu’il avait quitté à l’adolescence pour devenir rugbyman. Avec sa carrure, il était « au charbon » en division 1 à Dax, au poste de pilier. Les défis, ça le connaît !       Voici le 1er point de vente à avoir signé un contrat d'approvisionnement en boeuf RedyBlack : la... Publiée par APAL' sur Mardi 16 février 2021     Cosmopolite et Écossais Black pudding, le nom de la boucherie-charcuterie, est un hommage à son beau-père. « C’était un fou de boudin noir. » Le retour à Abreschviller n’a cependant pas été une mince affaire pour reprendre une boucherie qui avait pignon sur rue : « On est à part. On a notre vision, notre façon de vivre. » Chez les Strub, en famille, on parle écossais et on casse les codes. Darcy Peters, un communicant canadien, accompagne la famille dans cette nouvelle aventure. Bruno Barbe, un pilote d’hélicoptère installé avec Fanny, son épouse, dans une ferme d’élevage d’altitude à Ramonchamp, le Dahu Barbu, a coutume lorsqu’il revient de la base de Phalsbourg, de s’arrêter chez Cyril pour les salaisons de ses viandes bovines. Champion du monde du saucisson lorrain Chez les Strub, on reste cosmopolite mais, surtout, on a les épaules larges et l’esprit de compétition chevillé au corps. Depuis trois ans, Cyril a décroché de nombreux titres : champion du monde du saucisson lorrain, médaille d’or du boudin noir et pour son fromage de tête, il a également été suivi par une équipe de télévision du magazine 7 à 8, lors du grand prix de la charcuterie organisé par la Confédération nationale des charcutiers traiteurs à Paris. « On recevait un demi-cochon, on devait élaborer différents produits : galantine, jambon en croûte, fromage de tête, salaisons. Les concours m’ont beaucoup aidé, résume Cyril, à la fois pour la technique et les rencontres. Quand j’ai un problème technique, j’appelle un confrère. » Sous l’œil des chefs restaurateurs Mais « le premier step (étape, en français), c’est la recherche bibliographique », lance Cyril. Dans sa salle d’accueil, il puise son inspiration dans une bibliothèque choisie : un livre sur le Noma, restaurant mondialement réputé de Copenhague, ou encore un livre d’anciennes recettes charcutières. « Boucher-charcutier, c’est un métier de cœur. C’est fin, subtil, la matière change. C’est une remise en question permanente. Je suis en recherche de techniques ancestrales. » Actuellement, il travaille une recette d’andouillette et un pâté lorrain avec Loïc Villemin, chef du restaurant le Toya à Faulquemont. « L’idée est d’être totalement local : du sel de Lunéville, du poivre de Nancy, beurre et vin blanc locaux et de partir sur la recette de Taillevent en 1392. » D’autres recettes sont dans les tuyaux avec Bruno Poiré, du restaurant Chez Michèle à Languimberg, ou encore pour de la pâte feuilletée avec Thierry Hommel à Saint-Avold.       Petite envie de vous faire plaisir !!! Black Pudding & Co a pensèes a vous. Redy Black 100 % Lorraine. #viveleterroir#redyblack#vivenospaysans#lorraine#abrechviller#passion# Publiée par Black Pudding & Co sur Jeudi 4 février 2021     « La plus belle viande que j’aie jamais vue » Avec ce souci de l’excellence, pas étonnant donc que Cyril a jeté son dévolu sur la redyblack. « C’est une rencontre ! En Écosse, nous avons de très belles viandes. Mais c’est la plus belle viande que j’aie jamais vue. J’ai aussi travaillé en Irlande, où ils sont très doués pour la viande, mais celle-là, c’est autre chose. Certes, elle est très persillée, d’où le prix, mais c’est une viande qu’on mature, qu’on nourrit, qu’on protège. » Cyril a d’ailleurs commencé ses expériences de recettes avec cette viande. Par exemple, le collier de redyblack est séché et fumé à la bûche de hêtre. À découvrir à Abreschviller.    

Publié le 01/03/2021

À Schwoben, à dix minutes d’Altkirch, la ferme Hell pratique la vente directe depuis 30 ans. La gamme large de produits transformés assure la renommée et la pérennité de l’exploitation, qui fait partie du réseau Bienvenue à la ferme.

Marlyse Hell reprend la ferme de ses beaux-parents Joseph et Ernestine, au début des années 1980. « Dès les années 1990, les clients ont commencé à venir chez nous chercher du pain et des œufs, directement dans la cuisine familiale. » Le premier petit magasin à la ferme ouvre en 1997, alors que Marlyse participe à la création du réseau Bienvenue à la ferme. L’année suivante, son mari, Joseph, profite d’un plan social chez Peugeot pour rejoindre l’exploitation à temps complet et créer une SARL. Depuis, ils font évoluer les activités de la ferme pour suivre les attentes des clients : « À cette époque, ils cherchaient des porcs, des poulets, des lapins et des œufs », se souvient Marlyse Hell. Le couple décide donc d’arrêter le tabac ainsi que les vaches laitières en 2001 pour se concentrer sur l’élevage des porcs, des animaux de basse-cour et leur transformation. Les animaux sont nourris principalement avec les cultures de l’exploitation conformément à la charte de Bienvenue à la ferme. Ils achètent les porcs chez un naisseur à deux mois et les élèvent sur paille pendant six mois pour arriver à 100 kg de poids de carcasse. Ils sont nourris à 85 % d’orge, 15 % d’aliments complémentaires et sels minéraux sans OGM. Ils sont abattus à l’abattoir de Cernay. Les poules de race fermière rouge sont achetées à 20 semaines puis élevées sur caillebotis avec un terrain de grattage et un parcours extérieur en herbe. Leur nourriture est composée à 70 % de blé issu de la ferme et 30 % d’aliment spécial ponte et de sels minéraux. Elles sont toutes vendues directement au marché ou à la ferme. Les lapins sont disponibles à la commande. Le renouvellement est assuré par six mâles reproducteurs de différentes races et entre 25 à 35 lapines par période. Ils sont élevés sur paille jusqu’à 3,5 kg. Ils sont également nourris avec les céréales de la ferme (25 % d’avoine et 25 % de blé, mélangé avec 50 % de granulé de luzerne). Ils reçoivent quotidiennement du foin et deux à trois fois par semaine en alternance du pain dur, du maïs, des pommes ou des légumes (carotte, salade, céleri). Les poulets, de race chair fermière rouge, sont élevés sur paille. Jusqu’en 2019, la famille Hell en élève trois lots de 150 par an. En 2003, les Hell agrandissent le magasin et y accolent une chambre froide. En même temps, ils développent leur présence sur les marchés locaux. Les trois enfants du couple participent à la vie de la ferme au fur et à mesure qu’ils grandissent. Pascal, l’aîné de la fratrie, veille au bien-être des animaux, malgré un handicap mental. Christophe, le cadet, suit l’exemple de son père et travaille chez Peugeot tout en continuant à aider à la ferme. Nathalie (de son nom d’épouse Latuner), salariée dans l’industrie aéronautique en Suisse, revient à la ferme en 2005 après un accident de travail. En 2010, elle en prend la gérance. Sa fille Lætitia, venue renforcer l’équipe il y a neuf ans, s’occupe de l’élevage des lapins, de la transformation, de la vente et de la facturation. Retraités depuis quelques années, Marlyse et Joseph restent encore très présents. Joseph assure toujours une grande part des travaux des champs. Marlyse accepte tous les travaux que ses mains lui permettent d’accomplir. Y’a plus de saison La palette des produits transformés à la ferme est très large et s’étoffe sans cesse. « La demande est aléatoire et pas forcément en rapport avec la saison. On peut très bien nous demander des merguez et des chipolatas alors que nous sommes en pleine période du boudin. La clientèle est aussi exigeante avec nous qu’elle l’est au supermarché, c’est-à-dire qu’elle veut de la disponibilité, du choix, tout le temps. » Nathalie et Lætitia, aidées d’une salariée, transforment en début de semaine : roulés de porc, terrines, pâtés en croûte, tourte… Elles proposent aussi toute une gamme de viandes fumées et du lard paysan, lard de jambon, lard côtelette, ainsi que des saucisses fumées (le hirriwurst). La ferme est équipée de deux grands fumoirs situés au-dessus du point de vente. « Le pain, qui était le coeur de la vente directe à son début, est devenu secondaire. Les lards sont devenus nos produits principaux. » Marlyse a longtemps pétri à la main. Le couple, qui a acheté son premier pétrin en 1995, a investi depuis dans trois fours à pain et une machine à pâtes. Ils produisent neuf sortes de pâtes (la demande a explosé en 2020 jusqu’à 30 kg par semaine). La ferme fournit aussi en œufs des fermes-auberges et trois restaurants. Nathalie livre L’îlot fermier d’Hirsingue en pâtes, pains, kouglofs et tartes de Linz. En 2019, la famille Hell a cessé d’élever des poulets. Après la fermeture de l’abattoir de Chavannes-sur-l’Étang, elle s’était tournée vers celui de Goxwiller, dans le Bas-Rhin. Après la liquidation judiciaire de celui-ci, il lui aurait fallu aller jusqu’à Besançon pour faire abattre les volailles de la ferme. Trop de temps et trop de kilomètres : elle a préféré faire appel à deux collègues agriculteurs du réseau Bienvenue à la ferme pour approvisionner ses clients. Une décision prise à contrecœur, regrette Nathalie qui aurait préféré garder le poulet dans sa gamme de produits maison.   La Ferme Hell mise à l'honneur sur France Bleu Alsace. Rien de mieux en cette période si particulière de consommer local.?????? Publiée par Commune de Schwoben sur Lundi 8 février 2021  

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