Alsace Lait
Une collecte record de 152 millions de litres
Alsace Lait
Publié le 20/04/2021
Pour Alsace Lait, la collecte de lait a atteint des sommets en 2020. Sur les premiers mois de 2021, le niveau de collecte reste élevé, tiré par le lait de pâturage qui bénéficie d’une plus grande de liberté sur les volumes. Le prix moyen du lait payé au producteur est lui aussi en hausse.
En 2020, Alsace Lait a collecté 152 millions de litres de lait, un volume en hausse de 4 %. « Cette évolution est un peu atypique car au niveau national, la croissance est beaucoup plus faible, à peine 0,6 % », explique Philippe Bernhard, vice-président d’Alsace Lait. La coopérative compte désormais 219 points de collecte. « Plusieurs petits producteurs ont arrêté le lait l’an dernier. » Le litrage moyen par point de collecte est de 700 000 l, en progression de 48 000 l en un an. « C’est l’une des plus grosses moyennes françaises. » Le prix du lait payé au producteur est fonction de sa composition en matière grasse et en matière protéique, mais aussi de sa qualité hygiénique et sanitaire. L’an dernier, 186 producteurs adhéraient au contrôle laitier, pour 92 % du volume collecté. On note une légère diminution du taux de matière grasse (- 0,3 %) et une stabilisation du taux protéique. La qualité progresse : 99,6 % du lait contient moins de 100 000 germes. La quantité de lait de moins de 25 000 germes croît elle aussi, ce qui est encore plus encourageant. En matière de dénombrement cellulaire, l’amélioration est continue sur les cinq dernières années. En termes de butyriques, on note une certaine stabilité. « Mais il reste une marge de progression importante sur nos exploitations. » 48,5 % du litrage collecté remplissent les critères du lait haute qualité. Soit un lait contenant moins de 25 000 germes, moins de 250 000 cellules et moins de 800 spores, et l’absence d’inhibiteurs. 19 producteurs figurent au palmarès du Challenge haute qualité qui distingue les éleveurs ayant livré du lait haute qualité douze mois sur douze. C’est un de moins qu’en 2019. Le prix du lait de référence a progressé de 2,45 €/1 000 l en 2020 pour s’établir à 319,84 €/1 000 l. Ce qui donne un prix de base de 329,84 € pour le lait non OGM, de 344,84 pour le lait de prairie non OGM. « Le prix moyen annuel s’élève à 363,75 €/1 000 l, avec la ristourne sur les rétrocessions, le complément de prix que vous avez touché pour le lait d’été (5 €/1 000 l sur les mois de juin, juillet, août et septembre), sans oublier la ristourne (3,5 €/1 000 l sur l’ensemble des volumes collectés) et les intérêts sur les parts sociales qui seront versées après l’assemblée générale. » Soit une augmentation de près de 8 €/1 000 €. « Au total, sur le 1,7 million d’euros de résultat réalisé par Alsace Lait en 2020, près de 900 000 € seront redistribués aux éleveurs après l’assemblée générale », précise Michel Debes, président d’Alsace Lait. Lait de prairie : appel à candidatures Pour le lait de prairie, le prix maximum moyen annuel payé au producteur atteint 394,6 €/1 000 l. C’est l’un des meilleurs prix payés par la coopérative, fait remarquer Philippe Bernhard. Alsace Lait collecte 32 millions de litres de lait de prairie auprès de 45 producteurs. Cela représente 86 000 l par jour, sur une collecte journalière de 415 000 l. Un axe fort que la coopérative souhaite développer, indique Gérard Zimmer, en rappelant les règles à respecter. Les vaches doivent pâturer 120 jours par an, 6 h par jour, le pâturage doit démarrer avant le 15 juin et le chargement ne peut excéder 10 vaches à l’hectare. L’éleveur s’engage par ailleurs à tenir un cahier de pâturage (date d’entrée et de sortie, parcelles visitées). À la clé, une incitation financière de 15 €/1 000 l, avec un engagement sur trois ans. « Engagement qui a été renouvelé début 2021. » Les nouveaux engagés touchent une prime de 5 €/1 000 l. Les autres peuvent bénéficier d’une prime de croissance de 2,5 à 5 €/1 000 l, s’ils augmentent leur production en 2021. Des subventions sont accordées par l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse pour aider les éleveurs à la mise en place des pâturages et des cultures à bas niveau d’impact sur les ressources en eau. « Cette aide sera supprimée en fin d’année. Si vous êtes intéressés, contactez-nous rapidement pour faire un diagnostic de votre exploitation », insiste Gérard Zimmer, du service production. Philippe Bernhard enchaîne : « D’ici le mois de juin ou de juillet, nous reviendrons vers vous pour savoir si vous êtes intéressés, car c’est à ce moment-là qu’il faudra semer les prairies. Nous nous positionnerons en fonction des souhaits de nos acheteurs - nous ne voulons pas perdre un client parce que nous ne pouvons pas répondre à ses attentes. » Alsace Lait privilégiera les exploitations où la conversion peut démarrer rapidement. « À l’avenir, nous allons déterminer le volume et le prix que le marché peut accepter, afin de fixer les meilleurs prix payés aux producteurs. » Pour l’instant, la demande de lait de prairie n’existe pas en France, indique Michel Debes. Lait sans OGM : petit rappel des règles La production de lait sans OGM est elle aussi soumise à des contraintes très précises, que ce soit dans les relations avec les fournisseurs, le broyage des aliments, les changements de ration ou l’achat d’animaux. Par ailleurs, tous les ruminants présents sur l’exploitation, même les bovins viande, doivent être nourris avec des aliments non OGM. « Tous les documents sont à conserver soigneusement. Bureau Veritas effectuera des contrôles à partir du mois de mai », indique Gérard Zimmer. De son côté, Philippe Bernhard a présenté Terrajob, une association mise en place pour répondre aux besoins de main-d’œuvre qualifiée sur les exploitations agricoles et à laquelle Alsace Lait participe directement. « Une enquête pour connaître les besoins de main-d’œuvre sera transmise prochainement aux producteurs par l’intermédiaire du chauffeur de collecte. Je vous encourage à y répondre pour mieux évaluer vos besoins. Dans le secteur laitier, la demande en main-d’œuvre croît d’année en année ; l’objectif de Terrajob est d’y répondre, qu’il s’agisse d’intérimaires, d’apprentis ou de CDI. »En avant-première, la laiterie a annoncé le lancement de deux nouveaux bibeleskaes, ananas coco et mangue passion.












