Élevage

Pisciculture Kohler à Friesen

De l'alevinage à la transformation

Publié le 24/12/2019

Entreprise familiale créée dans les années 1950 à Friesen, la pisciculture Kohler produit et transforme tous poissons d'eau douce sur une centaine d'hectares d'étangs dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort. Un nouveau local de transformation doit être construit en 2020.

Co-gérant depuis treize ans de la pisciculture avec ses parents, Jean-Baptiste Stalder ne manque pas de travail. L'activité de l'entreprise se partage entre la production et le négoce de poissons d’eau douce. Elle répond notamment à l’importante demande de carpes transformées pour les restaurants de la région, en particulier le long de la «Route de la Carpe Frite » dans le Sundgau. « C'est vrai qu'elle « booste » l'activité. C'est devenu une tradition de manger de la carpe frite. Mes grands parents, Colette et Édouard Kohler sont partis de pas grand chose. Mon grand-père aidait à l'époque une professionnelle de la restauration. Il avait également des étangs en propriété. Il a commencé à livrer des carpes. Et, dans les années 1990, mon père a alors développé l'activité en faisant un atelier de découpe », raconte Jean-Baptiste Stalder. Aujourd'hui, la pisciculture Kohler gère une centaine d'hectares d'étangs dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, proche de Friesen. La pisciculture produit carpes, tanches, gardons, sandres, brochets et bien d'autres poissons d'eau douce. Ses clients sont des sociétés et amicales de pêche, des comités d'entreprises ainsi que des particuliers pour leurs propres étangs. « Cette activité est en croissance pour suivre la demande en poissons vivants et de qualité. L’entreprise travaille souvent sept jours sur sept pour répondre à toute demande, grande ou petite, à partir de la carpe à l’unité ! Notre exploitation bénéficie de l'agrément zoosanitaire qui est indispensable pour le repeuplement », précise Jean-Baptiste Stalder qui tient à la qualité et à la disponibilité du service à la clientèle. L'entreprise assure la livraison par camions-viviers. Ces véhicules et leurs chauffeurs bénéficient de l’agrément pour le transport de poissons vivants. Brochets, sandres, tanches, gardons, amours blancs, silures, esturgeons, perches et black-bass sont disponibles uniquement en saison (d’octobre à avril). Carpes et truites arc-en-ciel sont disponibles toute l’année. La pisciculture peut également fournir d’autres espèces telles que les carpes koï mais aussi les truites farios, les truites jaunes et les saumons de fontaine, notamment pour les journées truites des associations. Il est frais mon poisson ! L'entreprise transforme les poissons dans son laboratoire. Les procédures de transformation sont strictement contrôlées ; elles font l’objet d’un agrément sanitaire européen, gage de qualité et de savoir-faire. Elle propose du filet de carpe, des darnes (avec arêtes) ou des carpes filetées (sans arêtes).  Une activité soutenue tout au long de l'année. « Nous livrons les restaurants, associations et particuliers sur tout le Sundgau, sur l'ensemble de l'Alsace, mais également dans le Territoire de Belfort, en Haute-Saône et dans le Doubs. Souvent deux fois par semaine. » Les truites sont simplement vidées ou préparées en filets. Tous les produits de la pisciculture sont transformés et livrés quotidiennement par véhicule frigorifique selon les commandes quotidiennes. Aujourd'hui, l'entreprise compte cinq salariés à plein temps et trois autres à temps partiel. Elle transforme environ 200 tonnes par an et produit une soixantaine de tonnes dans ses étangs. Les rendements vont de 600 à 800 kg/ha. « Nous sommes tributaires de la météo. Les orages ont fait du bien cette année. Les étangs ont pu se remplir correctement. C'était plus compliqué l'année passée même si nous avons réussi, au final, à faire une belle saison », assure Jean-Baptiste Stalder. Les étangs, propriétés de la pisciculture ou ceux en location vont d'une surface allant de un à quinze hectares. Le plus grand se trouve à Rechesy dans le Territoire de Belfort, il a été pêché le 10 novembre dernier. Généralement, les pêches se déroulent en octobre et en novembre.  « Une fois que les poissons sont pêchés, ils viennent ici pour le dégorgement. Ils restent quinze jours dans l'eau de source pour enlever le goût de vase (le mauvais goût). Ensuite, on les prélève ou on les transforme en fonction des commandes. On insiste sur le côté fraîcheur de nos produits. Il n'y a pas ici de surgelé ou de congelé », poursuit Jean-Baptiste Stalder. La période de très forte activité se situe pendant les fêtes de Pâques. Le printemps, l'automne et les fêtes de fin d'année (Noël et Nouvel An) sont également de grosses périodes. « Mais, nous travaillons toute l'année. C'est la raison pour laquelle nous avons comme projet en 2020 de construire ici un nouveau bâtiment de 500 m2 pour l'atelier de transformation contre 100 m2 seulement actuellement. Ce nouvel atelier sera aux nouvelles normes européennes, plus spacieux et moderne. Il permettra de travailler dans les meilleures conditions et de poursuivre notre développement », conclut Jean-Baptiste Stalder.

Journée technique lait franco-allemande

La longévité, « un investissement qui vaut le coup »

Publié le 13/12/2019

Dans le cadre du programme Elena, une première journée technique lait franco-allemande était organisée le 28 novembre à Kehl. Environ 300 éleveurs et techniciens se sont penchés sur la productivité et la longévité des vaches laitières.

Ulf Blohm aime les vaches âgées. Il est responsable du troupeau laitier dans l’exploitation familiale, située à Klein Nordende dans le Schleswig-Holstein, au nord de l’Allemagne. Trois générations coexistent sur la ferme. Son frère Dirk dirige la ferme, assisté de sa femme et d’un employé. La ferme compte 170 ha, dont 72 ha de prairies, 56 ha de céréales et 42 ha de maïs. Le troupeau laitier se compose de 150 vaches de deux races : pie rouge et holstein. À quoi s’ajoute un atelier d’engraissement de 75 taureaux. Ulf Blohm ne garde pas toutes les génisses du troupeau laitier : il en vend 15 à 20 chaque année à une exploitation du Friesland. Le lait est le principal revenu de l’exploitation. Le reste des recettes provient de l’engraissement, de la vente des génisses, des céréales et du photovoltaïque. « Lors de la dernière crise laitière, ça nous a bien aidés de pouvoir compter sur les liquidités issues de l’engraissement », commente Ulf Blohm, qui fait état d’un prix du lait peu rémunérateur. Trente centimes cette année. « Il y a deux-trois ans, nous étions capables de produire à 28/29 ct, mais les charges ont augmenté, ce n’est plus possible aujourd’hui. » Pour retrouver de la compétitivité, la famille Blohm mise sur l’augmentation de la longévité des vaches et la réduction des frais d’élevage. Depuis 1994, les performances laitières du troupeau ont augmenté. Les pies rouges sont passées de 6 300 kg à 9 000 kg en 2018. Les holstein ont dépassé les 11 000 kg en 2018. 2019 fait exception puisque les deux races ont reculé en production en raison du manque de fourrage. La teneur en protéines du lait est en augmentation grâce à une meilleure sélection des animaux mais il reste encore de la marge, estime l’éleveur. Jouer sur la ration et la génétique Le professionnel allemand se base sur le critère du lait par jour de vie pour estimer la rentabilité d’une exploitation. « Dans les années 2000, la valeur à viser était de 15 kg/jour de vie. Aujourd’hui, il faut qu’elle soit plus élevée. » Dans l’élevage familial, cette valeur était de 18,9 kg pour les holstein en 2018. Elle a encore un peu augmenté en 2019. Les frères Blohm ont fait appel à un spécialiste pour les aider à augmenter les performances par jour de vie de leur troupeau. Ce qui les a amenés à changer leurs pratiques. Le premier travail a consisté à définir un but clair et à faire en sorte que chacun travaille main dans la main pour l’atteindre. L’objectif fixé est de doubler la quantité de lait produit dans la carrière des vaches. « Nous sommes à 48 000 l. Il nous manque encore 3 000 l pour y arriver mais je suis optimiste », dit-il. Pour l’atteindre, la famille Blohm joue sur la ration et la génétique. Tout commence par un élevage intensif des veaux, une étape qu’Ulf Blohm juge « primordiale ». « Il faut donner un maximum au veau, tout ce qui est donné au démarrage est profitable. » Les veaux reçoivent donc du colostrum dès le premier jour et sont mis en niches individuelles. Du 2e au 14e jour, ils sont nourris à la poudre de lait et à partir du 15e jour, à la poudre de lait et au lait entier à parts égales. Les veaux boivent deux fois par jour. « On ne pratique pas le ad libitum mais on n’en est pas très loin », indique Ulf Blohm. En complément du lait, les veaux reçoivent une ration mélangée composée de maïs, soja, orge, paille, mélasse et minéraux, ainsi qu’un concentré starter. L’eau et le foin sont donnés à volonté et du maïs ensilage distribué à partir de deux mois. Les niches sont désinfectées pour éviter les problèmes de diarrhées. Et depuis cette année, les veaux sont vaccinés contre la grippe. « Il faut que les veaux grossissent bien dès le départ », justifie le responsable de troupeau. « Chaque mois d’élevage coûte » À la ferme Blohm, l’élevage des génisses est court. Elles sont mises au pâturage en été, où elles reçoivent une complémentation (mélange de blé-colza-soja) en première année. L’hiver, de retour à l’étable, elles sont nourries d’ensilage d’herbe de troisième ou quatrième coupe, de paille et de minéraux. Elles sont inséminées à 400 kg. Un test de gestation est réalisé à 30 jours, suivi d’un réexamen à 3 mois, ce qui, reconnaît-il, est « assez coûteux ». L’âge moyen au vêlage est de 24 mois, contre 28 mois dans le Schleswig-Holstein. « Chaque mois d’élevage coûte, insiste Ulf Blohm, qui chiffre à 1 200 € le surcoût d’un mois d’élevage pour 30 veaux. Pour l’alimentation des laitières, c’est un conseiller en alimentation qui a calculé la ration après avoir analysé les données de l’exploitation. « Mon frère alimente deux fois par jour. Cela me paraît utile. Le soir, à 10h30, il vérifie si les vaches peuvent accéder à l’alimentation. C’est important de la repousser pour que les vaches puissent l’atteindre. » La ration est partiellement mélangée. Elle est la même quels que soient la race et le stade de lactation : ensilage de maïs, d’herbe, colza, soja, blé aplati et minéraux. Elle est équilibrée à 28 kg. La distribution de concentré se fait en fonction des performances : au maximum 5,5 kg d’un concentré produit par un fabricant local. Les vaches ont accès à un parcours extérieur en été. « Un parage régulier est primordial » Pour permettre à leurs vaches de bien vieillir, les frères Blohm sont attentifs à la santé des onglons. Ils ont acheté un stand de parage, où les animaux sont surélevés, ce qui leur permet d’effectuer le parage eux-mêmes. « Un parage régulier est primordial », juge le paysan. La propreté des logettes et des couloirs de déplacement fait l’objet de tous les soins. En effet, pour préserver leurs pattes, les bêtes doivent pouvoir rester couchées sur une litière propre. Les couloirs de déplacement sont nettoyés deux fois par jour pour éviter la maladie de Mortellaro (dermatite digitée). En matière de sélection, les Blohm se fixent pour objectif de travailler avec les meilleures. Le choix des génisses qui resteront dans le troupeau se fait en fonction de la taille : 1,47 m maximum. La longévité des grandes vaches laisse à désirer d’après Ulf. D’une manière générale, il recherche des vaches « plus trapues, moins hautes sur pattes, plus larges » que les grandes vaches qu’on rencontre fréquemment aujourd’hui. Pour les accouplements, les critères de sélection utilisés sont la longévité, les valeurs de fitness et la santé (reproduction, santé des mamelles). Compte tenu de l’importance de la génétique dans la longévité, les deux frères font appel à un conseiller extérieur pour gérer les accouplements. Une façon de ne pas passer à côté de certains taureaux, comme Ramos, taureau améliorateur sur ce critère mais « oublié » des accouplements pendant sa carrière. L’élevage utilise aujourd’hui des taureaux comme Reflector, Big Malki, Big Point et, en taureaux génomiques, Ranger, Wunder, Fireball. « L’investissement dans la longévité des vaches, ça vaut le coup », estime Ulf Blohm, dont les vaches ont un âge moyen de 5,2 ans. Un troupeau encore assez jeune, mais qu’il espère encore voir vieillir dans de bonnes conditions.  

Les « Automnales » d’Elitest

Le bilan de l’année à la loupe

Publié le 26/11/2019

Les 7 et 15 novembre, Elitest a organisé ses assemblées de section « nouvelle formule » dans le Haut-Rhin, à Carspach, et dans le Bas-Rhin, à Woellenheim. L’activité de l’année écoulée continue de s’inscrire dans une tendance à la baisse du nombre d’adhérents qui traduit en réalité une restructuration des élevages. Une première étape dans le bilan qui se conclura avec la grande assemblée générale le 12 décembre à Épinal.

Pour cette année 2019, la coopérative Elitest a décidé de faire évoluer le format de ses assemblées de section en organisant six rencontres départementales dans chacune des zones où elle est présente. En Alsace, ces rendez-vous ont eu lieu le 7 novembre à Carspach et le 15 novembre à Woellenheim. La première partie de ces réunions a permis de présenter le bilan de l’exercice 2018/2019 pour l’ensemble de la coopérative. La seconde partie, l’après-midi, a été articulée autour d’une visite d’exploitation. La restructuration des élevages se poursuit Au cours de l’exercice écoulé, le nombre d’adhérents actifs - les éleveurs qui sont au moins à une insémination artificielle première (IAP) - a poursuivi la chute observée depuis la création d’Elitest en 2010 avec 175 adhérents de moins (-4 %) pour s’établir à 4 077 adhérents. C’est 25 % de moins qu’en 2010. Parallèlement, et « heureusement », le nombre d’IAP par élevage a augmenté de 33 % depuis 2010, et est passé de 55 à 56 entre les exercices 2017-2018 et 2018-2019. « Cela confirme la tendance qu’on observe dans tout le pays : la restructuration des élevages se poursuit », indique le directeur d’Elitest, Philippe Sibille. Progressivement, les « gros » élevages ont gagné du terrain face aux « petits ». Chez Elitest, il y a aujourd’hui 670 élevages qui font plus de 100 IAP, c’est 97 % de plus qu’en 2010 et 4,8 % qu’en 2017-2018. « Concrètement, cela représente 16 % des adhérents qui réalisent à eux seuls 43 % de l’activité totale d’Elitest. » Mécaniquement, le nombre d’adhérents qui font peu d’activité - moins de 10 IAP - baisse d’année en année. Une érosion « logique » de 1 328 adhérents en 2010 à 943 aujourd’hui. Ces derniers représentent 9 268 IAP au sein de la coopérative, soit un tiers des adhérents pour 4 % de l’activité totale. D’un point de vue géographique, ce sont les zones de Meuse et de Moselle qui enregistrent le plus fort déclin d’activité depuis la création d’Elitest avec, respectivement, -8,2 % et -4,9 %. Sur la même période, l’activité en Alsace et en Vosges/Haute-Marne a respectivement augmenté de 6 et 5,1 %. Mais comparé au dernier exercice 2017-2018, les quatre zones d’Elitest affichent une évolution en légère baisse : -0.9 % en Alsace, -1,8 % en Vosges Haute-Marne, -0,7 % en Moselle et -2,7 % en Meuse. « Le marché crée la tendance » Même s’il a connu une légère baisse (-1,5 %) par rapport à l’exercice précédent, le nombre d’animaux inséminé en 2018-2019 est en légère hausse depuis 2010 (+0,1 %). « On est à peu près stable », se félicite Philippe Sibille. Si on entre un peu plus dans le détail des chiffres, on s’aperçoit que l’activité laitière a baissé de 1 % depuis 2017-2018 mais a augmenté de 4,4 % depuis la création d’Elitest. En revanche, on note une érosion « significative » et « forte » en femelles allaitantes avec une baisse de 4,9 % par rapport à 2017-2019 et de 22 % depuis 2010. Une baisse qui s’explique par la progression « spectaculaire » du croisement terminal (femelles laitières avec taureau viande) de 302 % depuis 2010-2011 et de 28 % par rapport à 2017-2018. Une tendance qui, selon le directeur d’Elitest, devrait se poursuivre dans les années à venir. Notamment pour des « petites » ou « moyennes » races qui en bénéficient directement. Globalement, l’activité des taureaux viande a augmenté de 3,8 % en 2018-2019. La Charolaise, pourtant tête de liste avec plus de 21 000 IAP a connu une diminution de son activité de 3,6 %. « Ce n’est pas un problème de coût dans la mesure où le prix de la dose est même moins cher que celui d’autres races. Non, c’est clairement le marché qui crée la tendance », observe Philippe Sibille. Ainsi, l’Angus, l’INRA 95, la Rouge des prés, l’Hereford, la Stabiliser et surtout la Blanc Bleu ont enregistré une hausse notable de leurs IAP en un an. « Sur le mois d’octobre, on a fait plus de 2 700 doses de Blanc Bleu. C’est énorme, on n’a jamais fait de mois comme ça », s’étonne encore le directeur d’Elitest. Chez les taureaux laitiers par contre, le nombre d’IAP a baissé de 2,7 % en un an. Conséquence majeure : l’impact que cela peut avoir à terme sur le financement des schémas laitiers. « Il faut savoir que si l’on perd au moins 3,3 % d’activité, il faut diminuer la taille des schémas ou trouver autre chose pour continuer la dose à un tarif convenable. Du coup, nous recherchons d’autres solutions pour mieux valoriser la génétique dans les schémas. » Un peu comme en viande, on constate que ce sont les races à plus petits effectifs (Brune, Normande, Jersiaise) qui se sont développées en une année au sein d’Elitest. Les « historiques » comme la Prim’Holstein, la Montbéliarde, la Simmental et la Vosgienne ont de leur côté vu leur nombre d’IAP baisser. Le génotypage, investissement prioritaire Concernant le sexage, 29 042 doses ont été posées lors de la dernière campagne d’Elitest, avec essentiellement des doses femelles. C’est un peu moins (-2 %) que lors de l’exercice 2017-2018. Les taux de réussite de ces doses sexées sont aussi en légère baisse, pénalisés par les mauvais fourrages de l’année. Ils passent ainsi de 58,35 % en 2017-2018 à 56,83 % pour l’exercice qui vient de s’écouler. C’est dix points de moins que le taux de réussite en semence conventionnelle qui s’établit cette année à 66,42 % (contre 67,21 % en 2017-2018). Enfin, les génotypages se sont développés de manière significative en un an, notamment pour la Prim’Holstein (+ 32 %) et la Montbéliarde (+ 6,9 %). C’est en revanche en retrait pour les races à viande comme le Charolais et La Brune (-40,7 % et -6,3 %). Le génotypage représente un gros poste d’investissement pour Elitest. « On veut que la démarche se démocratise, que les inséminateurs puissent faire les génotypages sans passer par les techniciens », explique Philippe Sibille. Grâce aux efforts financiers consentis par la coopérative, le tarif des génotypages femelles diminue année après année. Aujourd’hui, au-delà de vingt génotypages effectués, la prestation revient à 40 euros HT hors bon de réduction à faire valoir sur les génotypages effectués lors de l’exercice suivant. Le tarif descend même sous la barre des 30 euros (avec bon de réduction) si tout le troupeau est génotypé. Si certains agriculteurs estiment que ces tarifs sont encore un peu « chers », le président d’Elitest, Damien Tiha, rappelle que la coopérative cherche avant tout à rendre la prestation accessible au plus grand nombre. « On fait un effort pour les éleveurs. On pourrait être bien plus cher. Mais on considère que c’est un vrai service où tout le monde sera gagnant au final, la coopérative comme les éleveurs. Plus on aura d’index, mieux ça sera pour nos élevages. »

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