Élevage

Publié le 10/10/2019

Confrontés à des difficultés d’approvisionnement en drêches de brasserie, douze éleveurs se sont constitués en Groupement d’intérêt économique (GIE) afin d’aller directement à la rencontre des brasseries. Objectif : valoriser localement et au juste prix un coproduit précieux pour des éleveurs confrontés à une forte pression sur le foncier agricole.

Ils sont douze. Et ils ont décidé de prendre à bras-le-corps le problème de l’approvisionnement en drêches de brasserie. Tableaux à l’appui, Dominique Streicher, vice-président du GIE Les Éleveurs de l’Est et éleveur à Hilsenheim, expose la situation : « Il y a eu une augmentation progressive du prix des drêches de brasserie, avec une accélération ces trois dernières années, jusqu’à atteindre des niveaux qui compromettent la rentabilité économique du coproduit dans les rations. » Or, en Alsace, les surfaces agricoles sont rares, donc convoitées. Nourrir les animaux exclusivement à l’herbe, c’est compliqué. Les rations comprennent donc du maïs ensilage et des coproduits (lire en encadré), qui permettent d’obtenir une ration qui réponde aux objectifs de production des éleveurs, tout en préservant la santé des animaux. Contrer l’exode de la ressource Parmi les coproduits utilisés figurent les drêches de brasserie. Elles sont produites principalement par trois brasseries dans le Grand Est (Heineken, Kronenbourg et Champigneulles). Au fil du temps, leur prix de vente n’a fait qu’augmenter. « De 1990 à 2019, il est passé de 20 à 50 €/t », révèle Dominique Streicher. Surtout, sur les 200 000 tonnes produites en 1990, 160 000 t étaient écoulées localement, alors que sur les 165 000 t produites en 2019, seules 60 000 t restent dans la région. Pour l’éleveur, cet exode de la ressource est le fruit de la spéculation exercée par les intermédiaires. Avec pour effet collatéral de faire exploser le bilan carbone de la valorisation des drêches, puisqu’elles partent plus loin. « Jusqu’en Allemagne, voire aux Pays-Bas. » Tant et si bien que les volumes viennent parfois à manquer. « Et fermer le robinet, c’est aussi une manière de faire monter les prix », déplore Dominique Streicher. Du coup, les drêches échappent aux éleveurs locaux. Dommage, parce qu’elles sont dès lors remplacées par des tourteaux de soja ou de colza, souvent importés, parfois issus d’OGM. « Les drêches constituent d’ailleurs une alternative au soja OGM dans le cadre de la production de lait sans OGM », constate l’éleveur. Court-circuiter les intermédiaires C’est dans ce contexte qu’a émergé l’idée de créer ce GIE. Son objectif : « Aller directement à la rencontre des brasseries, pour leur dire que nous sommes capables de leur acheter tant et tant de volume de drêches et de les diffuser en direct », présente Dominique Streicher. Pour ce faire le GIE a créé un site internet, où tous les éleveurs intéressés par l’opération sont invités à passer commande. Une réussite. Déjà 31 849 t de drêches ont été pré-réservées par 140 agriculteurs. « Mais plus on a de volume, plus on sera en capacité de négocier », souligne Dominique Streicher, qui invite donc les éleveurs à passer commande en masse. Principal argument : le prix. « Nous pensons pouvoir obtenir un prix de 38 à 42 €/t. Car les seules marges qui seront appliquées serviront à rétribuer le secrétariat et le transport, assurés par la société Pollen, ce qui devrait représenter 5 €/t. »

Publié le 19/09/2019

Le grand rassemblement de l’élevage bovin aura lieu le 27 et 28 octobre, dans le cadre habituel de la Foire Simon et Jude à Habsheim. Ce ne sont pas moins de 180 bovins qui défileront sur le ring lors des concours et des présentations au grand public cette année.

Les éleveurs s’unissent afin que cette 25e édition soit un beau concours conjuguant professionnalisme et camaraderie, avec le partenariat du service Élevage de la Chambre d’agriculture Alsace et d’Élites, de la commune de Habsheim, avec le soutien des Conseils régional et départemental, ainsi que des banques Crédit Mutuel, Banque Populaire et Crédit Agricole et de nombreux partenaires organisationnels et financiers. Ensemble, ils contribuent à mettre en œuvre cet évènement annuel. En coulisses, la préparation s’organise et les éleveurs habituent les vaches à marcher au licol, les lavent et les bichonnent afin de mettre en valeur leurs plus beaux atouts. Le concours de la Foire Simon et Jude est une étape importante : l’occasion de montrer son savoir-faire en termes de sélection génétique et de conduite du troupeau laitier. Il clôture la saison pour certains et prépare aux prochaines échéances pour d’autres, en tout cas, il est un lieu de rencontre et de discussion apprécié par tous. Comme l’an dernier, le chapiteau accueillera la finale départementale de jugement de bétail organisée par la Chambre d’agriculture et le Lycée agricole. Pour la 14e année consécutive, aura lieu le concours du meilleur présentateur en race Montbéliarde et Prim’holstein. Le défilé des enfants avec leurs veaux est reconduit, il n’est accessible qu’aux éleveurs-exposants et les veaux sont soumis aux mêmes conditions sanitaires que les vaches. Toujours dans le but de communiquer avec le grand public, les producteurs fermiers adhérents à la marque « Bienvenue à la ferme » proposeront une restauration sous le chapiteau ainsi qu’un marché avec leurs produits.

Concours interdépartemental Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers

Les inscriptions sont ouvertes

Publié le 05/09/2019

La foire Simon et Jude de Habsheim accueillera à nouveau cette année le concours des races Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers les 27 et 28 octobre prochains. Convivialité, mise en valeur du métier d’éleveur et, plus que jamais, communication avec le grand public avec la présence de producteurs locaux, sont les objectifs majeurs de cette manifestation.

Les éleveurs des trois syndicats s’unissent afin que cette 25e édition soit un beau concours, conjuguant professionnalisme et camaraderie avec le partenariat du service Élevage de la Chambre d’agriculture de région Alsace et d’Elitest, sans oublier le soutien de nombreuses instances et sociétés. Les inscriptions Les éleveurs inscrivent eux-mêmes les animaux à l’aide des formulaires qui leur ont été envoyés par l’EBHR (Association des éleveurs bovins du Haut-Rhin), avant le 20 septembre 2019 impérativement. Les éleveurs n’ayant pas reçu les fiches d’inscriptions et souhaitant participer sont conviés à contacter le service Élevage pour obtenir rapidement le document d’inscription. Si vous souhaitez être conseillé dans le choix des animaux, vous pouvez faire appel au service de : Thibaut Perreau, technicien Holstein, Elitest, Tel : 06 79 14 64 51 Pierre-Elie Richard, technicien Montbéliarde, Elitest, Tel : 06 82 55 33 71 Isabelle Hofstetter, service Élevage, CARA, Tel : 06 23 59 97 74 Daniel Renger, conseiller bovin viande, CARA, Tel : 03 89 20 97 53 Les animations Le chapiteau accueillera la finale départementale de jugement de bétail organisée par la Chambre d’agriculture et le lycée agricole. Pour la 14e année consécutive aura lieu le concours du meilleur présentateur en race Montbéliarde et Prim’holstein. À noter : la deuxième journée de formation aura lieu ce samedi 7 septembre, à Durmenach sur l’exploitation de Maxime Springinsfeld, le jeune président de l’Association des éleveurs bovins du Haut-Rhin (EBHR), élu ce printemps. Le défilé des enfants avec leurs veaux est reconduit, il n’est accessible qu’aux éleveurs-exposants et les veaux sont soumis aux mêmes conditions sanitaires que les vaches. Afin de communiquer avec le grand public, les producteurs fermiers adhérents à la marque Bienvenue à la ferme, principal réseau de producteurs fermiers français, proposeront une restauration locale sous le chapiteau et un marché avec leurs produits. La filière viande bovine sera également présente pour la promotion d’une marque de production locale, avec la possibilité de dégustation sur place.

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