Élevage

Ferme de la Gaensmatt à Ostheim

Des poulettes bios pour se diversifier

Publié le 23/04/2019

Le Ferme de la Gaensmatt poursuit son travail de diversification. Quelques mois après les premières ventes d’escargots, la famille Konradt a inauguré son installation de production d’œufs bio à Ostheim, baptisée Les poulettes de la Fecht.

Nicolas et Carole Konradt n’avaient que quelques jours entre la fin des travaux et l’arrivée des premières poules pondeuses pour ouvrir les portes de leur nouvelle installation au public. Dans un bâtiment neuf à quelques mètres de la ferme familiale, ce sont 7 480 poules qui prendront leurs quartiers dans quelques jours. « C’est un projet qui a commencé il y a deux ans, a raconté Nicolas Konradt. Notre développement est basé sur les circuits courts et les produits en devenir. La première étape a été les escargots, puis les œufs bios aujourd’hui, et les poulets de chair en juin de cette année. » Dès cet été, ce seront ainsi 500 têtes qui viendront compléter l’exploitation. La stratégie de diversification a été pensée en complémentarité de la production initiale de la ferme en céréales et en vignes. L’objectif est de voir les différentes activités s’enchaîner efficacement au fil des saisons. Dans le même esprit de recherche d’efficacité, le laboratoire de transformation d’escargots, surtout investi en hiver, sera également occupé pour la préparation de volailles de chair. Une première certification bio Pour simplifier les démarches pour la certification bio, une nouvelle société a également été créée : l’Earl Les poulettes de la Fecht. Capitalisant sur une parcelle adjacente de 3 ha nouvellement certifiée bio, les producteurs ont ainsi pu créer un parcours extérieur. C’est la surface de ce parcours qui a déterminé le nombre d’animaux de l’exploitation. Outre l’aménagement de cet espace qui a nécessité la plantation d’arbres fruitiers qui serviront d’abris, il a donc fallu construire un bâtiment. Pour prévenir le risque d’inondation au bord de la Fecht, le terrain a d’abord été rehaussé avec 5 000 tonnes de tout venant. La société NDT a commencé les travaux en octobre dernier pour livrer ce printemps un bâtiment qui fait 100 mètres de long et 15,5 de large. Encore vide et brillant, il impressionne les visiteurs du jour. Particularité, la production bio demande une ventilation naturelle qui est assurée par des grands panneaux qui une fois ouverts créent un courant d’air. La température est maintenue entre 16 et 18 °C, et côté lumière, 15 heures d’éclairage électrique à l’intérieur sont nécessaires pour que la poule ponde. En cas de mauvais temps ou d’obligation de confinement, les animaux peuvent aussi profiter d’un jardin d’hiver, et donc de lumière naturelle, qui s’étale sur toute la longueur du bâtiment. Le matériel a été fourni par Ska. Au total, ce sont 34 pondoirs, 1 300 m de perchoirs - pour permettre aux poules de dormir confortablement -, 350 m de chaîne alimentaire et un silo à l’extérieur qui ont été posés. « On prévoit six poules par mètre carré, selon les normes européennes, détaille William Girard de l’entreprise Ska. Un pondoir collectif est prévu pour 200 poules, pas toutes en même temps évidemment. Elles reçoivent 130 grammes de nourriture par jour, et rien n’est distribué à l’extérieur pour des raisons sanitaires. » Au sol, nous marchons sur un béton immaculé, mais bientôt il sera recouvert de fientes qui avec le temps formeront une épaisse couche sableuse. Enfin, on compte également dans le bâtiment un sas d’entrée, un local de stockage et un local de ramassage et de conditionnement dans lequel abouti un tapis roulant rapportant la production journalière. Pour le moment, cette tâche sera effectuée manuellement, puis à terme sera automatisée. Alimenter le marché local Les poulettes de variété Lohmann passeront « 12 à 14 mois » sur l’exploitation, explique Nicolas Konradt. Livrées à 17 ou 18 semaines, elles sont fournies prêtes à pondre par la Sarl Ferme Schafbusch près de Wissembourg. La production sera distribuée par L’œuf Riestahl - Les poulettes de la Fecht deviennent ainsi leur quatrième élevage en Alsace - mais il sera aussi possible de profiter de la vente à la ferme. Les chiffres le montrent, ce projet est de taille. Il représente un investissement global de 500 000 €. « Pour vous donner une idée, précise William Girard, on compte environ 55 euros par poule au lancement. » Pour Nicolas Konradt cela correspond à une quinzaine d’années d’engagement. Heureusement, l’exploitation a bénéficié de plusieurs subventions, de l’UE, de la Région…, ainsi que du soutien de la Chambre d’agriculture d’Alsace et de la banque Crédit Mutuel. Outre les voisins agriculteurs, la famille, les amis et les clients, elle peut aussi compter sur le soutien d’élus locaux présents à l’occasion de l’inauguration. Bernard Kempf, maire d’Ostheim, a d’abord pris la parole et s’est dit « heureux de voir ce qui se construit ici. L’agriculture se diversifie, tout comme Nicolas et Carole. Ce verger notamment, qui servira d’abris aux poules, en est un bel exemple, d’autant plus en bio ». Jacques Cattin, député de la 2e circonscription du Haut-Rhin et maire de Voeglinshoffen, a tenu à apporter son soutien à ce projet qui s’inscrit dans la tendance du circuit court. « Nous sommes là tous ensemble pour vous féliciter », s’est-il réjoui. « C’est un bonheur de voir des jeunes qui investissent et croient en l’avenir », a déclaré Christian Klinger, maire d’Houssen et président des maires du Haut-Rhin. Avant de souligner à son tour l’aspect local de la démarche qui encadre Les poulettes de la Fecht. « Avant, on pensait global, mondial, les agriculteurs comme les élus. Aujourd’hui, on revient aux fondamentaux. » Il y a quelques années, Nicolas et Carole Konradt étaient des commerciaux comme les autres. Un jour, ils ont choisi de reprendre l’exploitation familiale et de relever le défi de la diversification. Mais même si les choses vont vite, il n’est pas question de brûler les étapes et Nicolas Konradt reste humble. Prochaine étape, développer la boutique de Carole. Et s’assurer que les fondations sont solides. « Avant de nous lancer dans autre chose, nous allons déjà apprendre », conclut-il.

Croissance des veaux

Des ateliers pour performer

Publié le 05/04/2019

Le projet européen Elena a réuni des éleveurs français et allemands à Hoffen, le 14 mars. Après une partie théorique en salle, ils se sont rendus dans l’étable de Nicolas Strasser à Niederrœdern pour une série d’ateliers pratiques.

En fin de phase lactée, le veau doit apprendre à devenir un ruminant. À la naissance, son rumen est peu développé et seule la caillette est fonctionnelle, ce qui lui permet de digérer le lait ou l’aliment d’allaitement. Lorsqu’il commence à diversifier son alimentation et à consommer des végétaux fibreux, son système digestif de ruminant devient progressivement fonctionnel. « Pour cela, il lui faut un aliment concentré aux teneurs en protéines, en énergie et surtout en amidon appropriées, ainsi que du fourrage grossier de qualité », explique Uwe Beisswenger, conseiller production au LKV du Bade-Wurtemberg. Ces deux éléments sont essentiels au développement de la panse. Lorsque le foin et le concentré sont proposés séparément, il arrive souvent que le veau ingère trop de concentré, ce qui peut déclencher des diarrhées. C’est pourquoi le technicien préconise la ration totale mélangée sèche (RTM sèche ou Trocken-TMR), une ration totale composée de foin ou de paille hachés, de concentrés et d’aliments minéraux. « Cela simplifie considérablement l’alimentation des veaux, d’autant qu’on peut la préparer à l’avance : il se conserve durant trois ou quatre semaines, voire plus si on y ajoute un stabilisateur. » Lors de la préparation d’une RTM sèche, il faut veiller à ce que la mélangeuse soit totalement vide et s’assurer que les restes de nourriture ont été soigneusement éliminés. Tout d’abord, charger l’aliment fibreux et laisser tourner jusqu’à ce que les brins aient une longueur maximale de 2 à 2,5 cm. Si les tiges sont trop longues, il y a un risque de tri. « L’idéal est un fourrage déshydraté, car il est déjà coupé à la bonne dimension. Mais on peut aussi utiliser de la paille de bonne qualité, et bien sûr du foin de luzerne. » Ajoutez ensuite la mélasse, puis les concentrés, avant de bien mélanger le tout. La RTM sèche peut être servie aux veaux dès la deuxième semaine et jusqu’à l’âge de 10 à 14 semaines comme aliment unique, voire jusqu’à 20-25 semaines s'il est complété avec de l’ensilage. « Cela permet d’éviter le changement brutal d’alimentation au sevrage. » Le mètre ruban, un précieux allié Un plan d’alimentation intensif, comme celui du centre expérimental à Neumühle, permet d’avoir des veaux plus lourds à 6 mois, avec du croît noble. Jusqu’ici, l’objectif était de doubler le poids de naissance au sevrage. C’est-à-dire atteindre la barre des 90 kg à l’âge de 2 mois. « Aujourd’hui, avec une stratégie alimentaire différente, on peut se fixer l’objectif de tripler le poids de naissance », explique Julien Wittmann, conseiller spécialisé lait à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Mais comment contrôler la croissance du veau ? « Le plus précis, c’est la bascule. Mais c’est un peu fastidieux. » C’est pourquoi le technicien préconise le test du mètre ruban. Le tour de poitrine est un bon indicateur du poids de l’animal, explique le conseiller technicien. Pour un veau prim’holstein qui pesait 38 kg à la naissance, l’objectif de 104 kg à 60 jours est atteignable, soit un GMQ de 1 100 g. Et un tour de poitrine de 99 cm. « À 6 mois, l’objectif de 230 kg est désormais réalisable. » Ce qui correspond à un tour de poitrine de 138 cm. Une alimentation plus intensive coûte 100 € par veau en plus. Par contre, à 6 mois, le veau pèsera 40 kg de plus. C’est l’équivalent de deux mois de croissance avec un GMQ de 700 g. L’âge au vêlage est avancé et le surcoût alimentaire s’efface avant même le premier vêlage.

Dans le cadre du projet transfrontalier Elena

Choyer ses veaux pour avoir de bonnes laitières

Publié le 05/04/2019

Jeudi 14 mars, éleveurs laitiers alsaciens et badois avaient rendez-vous à Hoffen sur le thème « Des veaux en bonne santé pour des vaches productives et résilientes ». Une soixantaine d’entre eux avait fait le déplacement, parfois de fort loin. « Nous ne nous attendions pas à une telle fréquentation », indique Julien Wittmann. Même succès le lendemain outre-Rhin, à Steinach-Welschensteinach. La preuve que la santé des veaux est un sujet constant de préoccupation…

Un colostrum de qualité, administré en quantité voulue immédiatement après la naissance, est un garant de santé et de survie des veaux nouveau-nés de race laitière. L’analyse du colostrum extrait au vêlage montre qu’il est de bonne qualité dans 90 % des cas. « C’est lors du transfert du colostrum de la vache au veau que sa qualité se détériore si l’hygiène n’est pas respectée. Avant le prélèvement, il est essentiel de bien nettoyer les pis (en veillant à porter des gants), l’équipement de traite et le matériel servant à l’alimentation des veaux, explique Theresa Scheu, vétérinaire responsable du troupeau bovin à la ferme expérimentale Neumühle en Allemagne. « Si le seau ou le pot à lait sont mal nettoyés, le taux de bactéries - E. coli, Salmonella, etc. - augmente de manière exponentielle. » Par ailleurs, la présence d’organismes pathogènes empêche le transfert d’anticorps intestinaux dans la circulation sanguine du veau. « À la ferme Neumühle, nous utilisons des seaux en métal, plus faciles à nettoyer que les seaux en plastique. Biberons et tétines sont pasteurisés après chaque buvée et remplacés tous les six mois. » « L’équilibre immunitaire se définit à la naissance » Mais le facteur fondamental de succès reste l’administration du colostrum immédiatement après la naissance. Les veaux absorbent le mieux le colostrum dans le quart d’heure qui suit, indique Theresa Scheu. « À la ferme Neumühle, lorsqu’une vache vêle, nous arrêtons tout ce que nous sommes en train de faire pour nous occuper du veau. L’ouvrier prélève le colostrum pendant que la vache nettoie son veau. » Du pis de la vache au veau, il doit s’écouler moins d’une heure. « Même si la vache vêle la nuit, je me lève personnellement pour administrer le colostrum. Je préfère me lever en pleine nuit plutôt que de soigner ensuite le veau parce qu’il a la diarrhée. » Autre recommandation importante : éviter tous les facteurs de stress. « Il ne faut pas séparer le veau de sa mère avant la buvée de colostrum ». Il sera toujours temps de le mettre dans la niche à veaux plus tard. Pourquoi tant de précautions ? Les veaux ont un système immunitaire dès la naissance, mais il n’est pas encore actif. Le colostrum contenu dans le lait de la première traite est riche en anticorps, aussi appelés immunoglobulines (Ig) et protège le veau contre les maladies néonatales (immunité passive) jusqu’à ce que son propre système immunitaire (immunité active) devienne fonctionnel. « Par l’intermédiaire du colostrum, la mère transmet à son veau les informations nécessaires pour expliquer au système immunitaire comment il doit travailler. » Immédiatement après sa naissance, la capacité de l’intestin du veau à assimiler les immunoglobulines est très grande. Mais elle décroît rapidement au cours des heures suivantes. « Cependant, nous continuons à donner le lait de la mère au veau durant les cinq premiers jours, plutôt que de l’écarter. Car nous avons constaté que le taux d’immunoglobulines est plus élevé chez le veau s’il est nourri au lait maternel pendant ces cinq jours. » 4 litres de colostrum dès la naissance Quatre litres. C’est le volume que le veau nouveau-né doit ingérer pour être suffisamment protégé. C’est aussi une excellente source de nutriments après la naissance, précise la spécialiste. « Au vêlage, la vache laitière boit en moyenne 120 l d’eau tiède, et jusqu’à 200 l en été lorsqu’il fait chaud, puis consomme rapidement des fourrages à condition d’en avoir à sa disposition. Le colostrum est très énergétique : lorsque le veau a bu ses 4 l, il est rassasié durant une journée. Pas d’inquiétude, donc, si le veau dort dans sa niche. » Mais un veau peut-il réellement ingérer une telle quantité de colostrum ? « La capacité de dilatation de la caillette d’un veau est beaucoup plus importante que nous ne le pensions », répond Theresa Scheu. Autre recommandation : lorsqu’un jeune veau est malade, il ne faut pas arrêter de lui donner du lait. Car la lutte contre les agents infectieux nécessite énormément d’énergie. En complément du lait, nous distribuons une solution avec des électrolytes pour le réhydrater. Certains veaux en consomment jusqu’à 12 l par jour ! « Nous testons la qualité du colostrum à chaque naissance. Si les analyses ne sont pas satisfaisantes, le veau reçoit tout de même le colostrum de sa mère, car il est formaté pour lui. Mais nous le complémentons avec 1,5 l de colostrum d’une autre vache ou de colostrum congelé. » La distribution de lait maternel sur les cinq premiers jours est bénéfique pour le fonctionnement du système immunitaire actif. Il a également une bonne influence sur le développement des villosités intestinales : elles sont plus longues, ce qui augmente la surface d’absorption des nutriments par l’intestin. Une étude (Faber et al 2005) a comparé deux groupes de veaux, les premiers nourris avec 2 l, les seconds avec 4 l de colostrum à la naissance. Par la suite, l’alimentation et la conduite d’élevage étaient identiques. La croissance des veaux nourris avec 4 l de colostrum a été supérieure de 200 g sur toute la phase d’élevage. Le lot à 4 l de colostrum a produit 2 600 l (lactation corrigée sur 305 jours) de lait en plus sur les deux premières lactations, précise Theresa Scheu. Éviter le stress L’élevage des jeunes requiert certaines précautions, pour éviter les facteurs de stress. « Nos conseils pour des veaux sains : élever les veaux par paire avant de les alloter, de la lumière et de l’air. » De nombreux facteurs peuvent déclencher le stress et provoquer une hépatite. À commencer par l’alimentation : « Une quantité insuffisante de lait induit du stress : les veaux qui reçoivent une quantité de lait restreinte vont rentrer jusqu’à 20 fois par jour dans le distributeur automatique de lait sans recevoir de lait, alors que ceux qui ont une quantité suffisante n’y vont que pour consommer leur ration. » De même, toute manipulation, telle que l’écornage, la vaccination, le changement de logement, peuvent générer un stress. Les variations climatiques des dernières années ont conduit les experts de la Neumühle à s’interroger sur les effets de la canicule. « Nous avons observé que la chaleur excessive a une influence sur la longueur des villosités intestinales, ce qui peut aboutir à une moindre ingestion. En grandissant, ces animaux seront moins lourds. » Comment faire du veau un bon ruminant ? « Au début, le veau s’alimente au lait et il a donc besoin de quantités importantes. Mais pour devenir un ruminant, il doit développer son rumen : il lui faut douze semaines pour que l’appareil digestif ait les mêmes proportions qu’à l’âge adulte. Par le passé, le sevrage des veaux était trop précoce : on leur donnait des concentrés trop tôt, ils ne pouvaient pas les valoriser. Ceux qui ont suffisamment de lait à leur disposition mangent moins de concentrés au début, mais après douze semaines, ils sont au même niveau, voire au-delà. » Le facteur déterminant reste l’ingestion quotidienne d’une quantité importante de lait, estime Theresa Scheu. « Les veaux qui reçoivent plus de lait ont un foie, une rate, une mamelle et un pancréas plus lourds. Cela se répercute dans la production future de lait. Le retour sur investissement est garanti. » À Neumühle, le plan d’allaitement est le suivant : 10 l en deux repas dès le 2e jour. « Durant les cinq premiers jours, nous leur donnons le lait maternel. Au 6e jour, nous passons sur du lait en poudre : nous distribuons 5 l par repas avec une concentration de 140 g de poudre par litre de buvée. Après 14 jours, nous montons à 12 l, et ce jusqu’à 8 semaines. Ensuite, pour limiter le stress du sevrage, il s’agit de passer de 12 à 2 l en 5 à 6 semaines. Nous leur donnons également une ration mélangée sèche (TMR) - c’est un mélange de foin de luzerne, de paille et de concentré qu’ils apprécient beaucoup. » Du 6e au 12e jour, il est normal que le veau ait la diarrhée : il doit éliminer le tissu intestinal qui se régénère dans les quatorze premiers jours. Mais comment distinguer une bonne d’une mauvaise diarrhée ? « Pour en être sûrs, nous donnons une solution électrolyte au veau. S’il n’est pas malade, il n’en boit pas. Une mauvaise diarrhée se reconnaît à une hausse de la température et du sang dans les selles. Mais nous ne diminuons pas la quantité de lait pour autant. » À Neumühle, le cheptel se compose de 150 vaches laitières de race holstein et leur suite. La production laitière des vaches en première lactation augmente de manière significative d’année en année. « C’est le fruit du travail sur l’élevage des génisses. » La production est ainsi passée de 8 808 l à 9 721 l de 2017 à 2018. Celle de l’ensemble du troupeau a elle aussi augmenté, de 10 434 l à 11 620 l.

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