Club Holstein 68
La dynamique des concours, la qualité des élevages
Club Holstein 68
Publié le 20/02/2019
La dynamique perdure au club Holstein 68. L’année 2018 a permis à de nombreux éleveurs d’être présents sur de nombreux concours et de mettre en valeur la race. 2019 doit pérenniser cet état d’esprit positif. Réunis en assemblée générale mercredi 13 février à Ranspach-le-Bas, les professionnels ont également honoré l’un des leurs, Thomas Prinz. Il s’est vu remettre le mérite agricole.
Avec ses 45 adhérents et ses 3 444 vaches, le club Holstein 68 que préside David Butsch cherche avant tout à positiver, en dépit d’une année 2018 difficile au niveau économique et météorologique. Néanmoins, cette réalité n’empêche pas les éleveurs d’aller de l’avant. « Nous venons de vivre une superbe année avec le club Holstein 68. Nous avons organisé une sortie technique en Suisse qui nous a permis, notamment, de visiter la Waebera, une ferme et coopérative agricole très intéressante. Des échanges entre éleveurs ont rehaussé encore davantage cette journée. Nous avons également participé au concours de la Holstein à Brumath dans le Bas-Rhin avec 17 animaux. Nous avons proposé une journée de formation chez Thomas Prinz dans le cadre de l’école des jeunes présentateurs. Et nous étions représentés au SPACE à Rennes avec trois animaux du Gaec Gutzwiller », explique David Butsch. Six élevages et quinze animaux se sont également rendus à Lausanne pour la Swiss Expo. Sans oublier, évidemment, la foire Simon et Jude à Habsheim fin octobre. « Partout, nous sommes représentés. Partout, nous progressons et nous mettons en valeur la Holstein », se félicite David Butsch. Et les projets ne manquent pas. À commencer par cette présence annoncée à la confrontation européenne à Libramont en Belgique, les 12 et 13 avril prochains. Génotypage et carrière des vaches Si les éleveurs et leurs vaches obtiennent ces résultats et ces places d’honneur dans les concours, c’est aussi en raison de la qualité du cheptel dans le département. De nombreux professionnels suivent le programme de génotypage qui leur permet de mieux connaître le potentiel génétique de leurs génisses. Cette connaissance nouvelle leur permet d’avoir le choix, d’anticiper, d’avoir différents index pour les animaux à utiliser en fonction de leur système d’élevage. En 2018, quelque 200 génotypages ont ainsi été effectués dans le Haut-Rhin. Ce qui représente 25 à 30 exploitations. Une génisse génotypée permet de connaître sa suite. La génétique progresse. L’assemblée générale a permis d’analyser tous les résultats techniques des troupeaux, pour la Holstein, mais aussi toutes races confondues. Un focus a été réalisé sur la Holstein dans le Haut-Rhin. Trois élevages ont été honorés pour l’une de leurs vaches qui ont dépassé les 100 000 kg de lait : 8 735 (Heldostar) avec 118 550 kg du Gaec Karrer de Ranspach-le-Bas, sortie le 17 août 2017, SH Bianca (Mr Sam) avec 107 210 kg du Gaec du Trèfle Blanc de Gommersdorf, et Sissia (Blitz) avec 104 137 kg de l’EARL Prinz d’Hausgauen. Visite de la ferme Butsch Dans l’après-midi, les éleveurs ont visité la ferme de leur président, David Butsch. Ce dernier s’est installé avec son frère Mickaël sur l’exploitation familiale à Ranspach-le-Haut en 2014. Un million de litres de lait y est produit. On trouve dans le nouveau bâtiment entièrement robotisé 123 places pour les animaux. Les Butsch occupent 134 hectares de surface agricole utile (SAU) pour les cultures de maïs (fourrage et grain) et de blé, mais également pour les prairies permanentes et temporaires. Entre deux maïs, il y est produit du méteil qui est riche en protéagineux pour l’alimentation des bovins. La moyenne est de 33 kg de lait par vache avec des TP de 33,5 et des TB de 42,5. Dans son travail, David Butsch a opté pour une augmentation de la part de semence sexée et, par conséquent, un fort taux de croisement. De nombreux taureaux ont fait leur preuve et sont utilisés comme critères de sélection pour la qualité du cheptel.












