Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers
La salers se porte bien !
Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers
Publié le 24/01/2019
La race salers continue de (bien) évoluer. Les professionnels se sont retrouvés mardi 15 janvier à Chavannes-sur-l’Étang. Ils ont visité l’élevage de la SCEA Barbier. Puis, ils ont participé à l’assemblée générale de leur syndicat.
Le président du syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers, Nicolas Fady, éleveur à Reiningue, a pour habitude de proposer à ses adhérents une telle journée annuelle. À savoir : la visite d’une exploitation, l’assemblée générale et un repas en commun. La tradition a été respectée. Le lieu choisi étant cette fois atypique car situé dans la commune la plus au sud de l’Alsace, à quelques dizaines de mètres du Territoire de Belfort et de la Franche-Comté. Chavannes-sur-l’Étang était déjà connu pour sa choucrouterie. Il l’est désormais également pour cet élevage. Il a été présenté par l’un des associés, Didier Bezille. « Nous avons de la salers depuis le début des années 2000. La première année, elles étaient originaires du Cantal. Pour agrandir le cheptel, nous avons ressemé des champs en herbe car les vaches ne vont jamais dans la bétaillère », explique l’éleveur. Fort de 22 salers certaines années, le cheptel est ramené en dessous de 17 pour permettre et faciliter le confinement des bêtes dans le bâtiment d’élevage. Il y a également des génisses et des taurillons. La nourriture : de l’enrubannage, du regain, de la farine et des minéraux à raison de 100 grammes par jour et par bête. En outre, l’exploitation consacre 80 hectares de cultures au maïs, au blé, à l’orge et au colza. « Nous sommes ici dans la fameuse trouée de Belfort. Les meilleures années, paradoxalement, sont les années sèches », commente Didier Bezille. Il travaille avec Daniel Barbier, désormais retraité, et la fille de ce dernier. « Nous sommes actuellement dans la période de vêlage. L’activité est donc importante. Elle débute toujours vers le 15 novembre et se poursuit jusqu’au 15 février », conclut l’éleveur qui est double actif. Qualité de la viande, facilité d’élevage Les élevages de salers, exclusifs ou non, sont toujours plus nombreux en Alsace comme dans tout l’hexagone. C’est le constat réalisé avec satisfaction lors de l’assemblée générale. Il y a environ 225 000 vaches femelles, dont 25 000 à 30 000 dans l’Est. Une région qui s’intéresse de plus en plus à la salers. Les adhérents sont également de plus en plus nombreux. On les retrouve majoritairement dans le Sud du Pays, tandis que 10 % se trouvent dans l’Est de la France. « On apprécie la salers pour sa viande, mais aussi et surtout pour sa facilité d’élevage. Avec la salers, vous êtes certains de vendre un nombre de veaux conséquent. Les premiers vêlages se font en moyenne à l’âge de 34 mois », observe Nicolas Fady. Un point a ensuite été réalisé par Michel Lafon pour le Herd Book de la race salers. Il a attiré l’attention des éleveurs sur l’évolution du règlement européen zootechnique qui fixe les règles d’organisation de la génétique animale. Il donne un avantage aux organismes de sélections historiques qui bénéficient d’une clause dite « grand-père ». Par ailleurs, les organismes de sélections agréées sous la réglementation nationale actuelle sont réputés agréées et leur programme de sélection pris en compte à compter du 1er novembre 2018. Dans ces programmes de sélections, on insiste sur la tenue des liens généalogiques, les contrôles de performances, les évaluations génétiques, la publication des évolutions génétiques, les émissions de certificats zootechniques et sur les actions de communication mises en place. Enfin, un travail sur la génomique est actuellement effectué. Il consiste à créer une base « mâle » permettant le génotypage systématique des taureaux à l’inscription. Il consiste également à créer une base « femelle » permettant le génotypage de 250 à 300 femelles par an bien ciblées. Pour 2019, la promotion de la race salers va se poursuivre. Il faudra profiter, notamment du concours national à Aurillac les 21 et 22 septembre et du traditionnel concours d’Habsheim. « On nous a réservé entre 25 et 30 places. Et il y en a encore. N’hésitez pas à rejoindre les éleveurs déjà présents. Il faut continuer à communiquer et à promouvoir la race. Des jeunes sont là et prennent peu à peu la relève. Cette dynamique doit se pérenniser dans le temps », conclut Nicolas Fady.












