Élevage

Publié le 26/10/2018

Apprentie depuis le mois de septembre au Gaec Biechlin à Muespach, Laura Schoepfer, participe pour la deuxième année consécutive au concours des jeunes présentateurs à Habsheim. Ces dernières semaines, elle s’est préparée avec deux génisses, dans la catégorie Montbéliarde.

Scolarisée à Vesoul où elle effectue un BTS « production animale », Laura Schoepfer, 18 ans, baigne dans le monde agricole depuis déjà quelques années. « Depuis que je suis toute petite, j’aime les animaux. En classe de seconde, je me suis orientée vers une formation agricole tournée vers l’élevage. Je suis actuellement en première année. À l’issue de mon BTS, j’envisage d’effectuer une licence en génétique. Mon objectif est de devenir inséminatrice », explique la jeune femme. Une expérience positive Quand elle ne se trouve pas à Vesoul, elle rejoint le Gaec Biechlin à Muespach où elle effectue les travaux du quotidien en tant qu’apprentie. Une belle expérience. « C’est le début de ma carrière professionnelle. Les études me permettent de me former. Le travail à la ferme complète cette formation pour mettre en pratique ces acquis. Sur un élevage, on apprend à gérer un cheptel », assure Laura Schoepfer. Curieuse de nature, elle s’est naturellement dirigée vers l’école des jeunes présentateurs animée, notamment, par le syndicat de la race Montbéliarde que préside Jean-Philippe Meyer. Les débuts ont été difficiles : « J’ai beaucoup appris l’année passée. Mais, ma première participation à Habsheim a été compliquée. J’étais stressée et ma génisse était en chaleur. Donc, ce n’était pas évident. Et quand on n’est pas calme, la génisse le ressent », ironise Laura Schoepfer. Elle n’était cependant pas déçue. Au contraire, cela a été une nouvelle expérience positive, une première participation importante. Cette année, elle revient à Habsheim et s’entraîne le plus souvent possible. Généralement, à l’heure du déjeuner quand c’est un peu plus calme à la ferme. « Je me sens davantage prête que l’année passée. Au départ, je m’entraînais avec quatre génisses. Là, il en reste encore deux. C’est Yannick Biechlin qui va m’aider à choisir la génisse que je vais présenter. Je suis ravie de retourner à Habsheim. C’est un concours important. Tous les éleveurs sont présents. La race Montbéliarde est bien représentée. Elle est valorisée. Et puis, c’est nécessaire que cette manifestation attire le grand public afin qu’il voie la réalité du monde agricole », conclut Laura Schoepfer.

Samuel Germain, éleveur vosgien de Salers

La « première fois » dans le Sundgau

Publié le 26/10/2018

Éleveur de salers à Hadol, dans les Vosges, Samuel Germain va participer pour la première fois au concours d’élevage de Habsheim. L’occasion pour se néo agriculteur double actif de rencontrer des spécialistes de la génétique et de comparer ses trois génisses qui vont faire le voyage avec lui.

À 36 ans, ça sera sa « première fois » dans le Sundgau. Dimanche prochain, Samuel Germain, éleveur de vaches salers à Hadol, dans le département des Vosges, va découvrir la saveur du concours de Habsheim. « Si on veut rencontrer des gens, cela reste la meilleure solution. Dans mon département, il n’y a pas vraiment d’événement équivalent », explique-t-il. La décision de venir dans le Haut-Rhin pour confronter ses trois génisses - Nuance, Nicotine, Nouba - à celles de ses homologues alsaciens est très récente. « J’ai rejoint le herd-book Salers cette année. Le technicien nous a alors demandés si un concours pouvait nous intéresser. » Sa compagne Amélie, amoureuse des animaux, est partante. Lui voit dans ce concours l’opportunité de se créer des contacts pour développer la génétique de son troupeau de 22 Salers. « Je mise un peu sur le sans cornes pour me développer. À Habsheim, je pourrai me faire connaître et comparer mes bêtes avec celles des autres », souligne-t-il. Des premières friches à la vente directe Cet attrait pour les vaches Salers est assez récent dans la vie de Samuel Germain. Cela fait seulement quatre ans qu’il a créé son activité agricole en parallèle de son emploi de maçon. Mais maçon principalement dans le domaine agricole. Du coup, il a toujours plus ou moins gardé un pied dans un univers qu’il côtoyait déjà enfant aux côtés de son grand-père. « J’aimais beaucoup l’époque de la fenaison », se souvient-il avec un brin de nostalgie. Lorsqu’il reprend les douze hectares de terrain qui appartenaient à son grand-père, il a du tout reprendre de zéro. Si le foncier était resté dans la famille, il n’était plus exploité depuis un certain temps déjà. Il défriche alors les parcelles qui en ont le plus besoin et investit dans quatre vaches Salers. « Pour des raisons de facilité, j’ai préféré partir sur une race allaitante. Il y a bien moins de contraintes qu’en élevage laitier. Et puis la Salers est une race rustique qui a une bonne tête je trouve. » Petit à petit, son cheptel augmente pour atteindre son niveau actuel. Il valorise ses bêtes par la vente directe en caissettes uniquement. « J’aime cette relation sans intermédiaire avec le consommateur. On voit qu’il est content. Du coup, c’est très encourageant. » Cette façon de faire lui assure aussi un excellent bouche-à-oreille. Il reçoit d’ailleurs tellement de demandes qu’il peine à satisfaire tout le monde. À l’avenir, il souhaite se diversifier encore plus dans la vente directe tout en diminuant son activité de maçonnerie. En attendant, il compte bien faire « du mieux qu’il peut » pour figurer dignement sur le ring de Habsheim. Pour y arriver, il a sa recette. « Les animaux, c’est comme les gens. Si on s’en occupe bien, ça va. » Et puis le ring, il connaît déjà un peu pour avoir participé à un concours de Vosgiennes lors de son stage. Place maintenant à l’euphorie de l’emblématique concours bovin sundgauvien.

Foire Simon et Jude à Habsheim

Et de 24 pour la fête de l’élevage !

Publié le 26/10/2018

Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs du 24e grand concours inter-races Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers. Plus de 225 bovins issus de 37 élevages seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation ce week-end à Habsheim pour ce grand rendez-vous de l’élevage.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat Montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des Salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture Alsace et d’Elitest, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques : aplombs, gabarit, mamelle, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau et de préparer les animaux pour d’autres concours nationaux et internationaux à venir. Concours bovins, jeunes présentateurs et finale de jugement de bétail Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les Juges officiant en 2018 sont : Fabrice Menoud, pour la race Holstein, Yannick David Yannick, pour la race Montbéliarde et Daniel Laurent, pour la race Salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld et Alexandre Wintzenried. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le Lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Christine Lagel, responsable formations agricoles au CFA de Rouffach, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, et rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : Lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. Cette finale trouvera sa place dans la Fête de l’Elevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer 2 animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la finale nationale, au prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis sur le ring dimanche 28 octobre à 12 h. Les vainqueurs participeront à la finale nationale lors du prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Promotion des races de bovins viande et des produits locaux L’APAL, association de Production Animale de l’Est, sera présente cette année avec 6 bovins de race Limousine afin de promouvoir les races bovins viande, présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace – S’esch güat » et proposer de la dégustation de cette viande locale. Cette action sera soutenue par Interbev. L’APAL agit auprès de ses adhérents pour valoriser leur production et leur proposer différents services techniques et commerciaux. Ainsi elle est créatrice de filières, que ce soit dans le cadre de démarches qualité ou de proximité. La connaissance de l’offre de ses adhérents, lui permet de répondre à des demandes d’animaux spécifiques sur un secteur géographique donné. La Foire Simon et Jude a toujours été et restera une plateforme d’échange entre le consommateur et les agriculteurs. La conjoncture agricole des dernières années pousse les agriculteurs à créer ou renforcer le lien existant avec les consommateurs. C’est dans ce but, qu’il est proposé au grand public une restauration, sous le chapiteau du concours ainsi qu’un marché de produits locaux, provenant des producteurs engagés dans la filière « Bienvenue à la ferme ». De plus, les yaourts de la marque « A Güeter », qui a été créée par des éleveurs laitiers pour mieux valoriser leur production seront à nouveau présents cette année pour nous faire déguster les derniers parfums de leur gamme de yaourt. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim.

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