bovins lait

Concours de race Prim’Holstein

Que d’émotions !

Publié le 31/10/2018

Fidèle à elle-même, la finale du concours départemental de Prim’Holstein 2018 a su mêler suspense, euphorie et passion de l’élevage pour donner lieu à un moment riche en émotions. Retour en images sur cette 24e édition qui s’est conclue en apothéose avec le sacre de Prinz Adelaid, de l’Earl Prinz, en tant que championne adulte et grande championne, et celui du Gaec Gutzwiller pour le meilleur lot d’élevage.

Concours de race Montbéliarde

Petit département, grande passion

Publié le 31/10/2018

Les huit exploitations ont présenté 74 animaux concourant dans trois catégories. Pour le juge Yannick David, le Haut-Rhin est un petit département de la race Montbéliarde, mais avec « des éleveurs sympathiques qui montrent leur métier en ces temps difficiles ».

Dès la première section en compétition, les génisses en première lactation, le juge prend son temps, hésite, pour être sûr d’attribuer le titre à l’animal remplissant le mieux ses critères. Yannick David est éleveur laitier dans le Jura sur une exploitation de 85 ha. Son troupeau compte environ 80 animaux, dont une quarantaine de Montbéliardes. Il produit 250 000 litres de lait destinés à la production de Comté. Mais aujourd’hui, sur le ring, c’est avant tout un juge exigeant. Il regrette parfois des lots hétérogènes. Il se réjouit plus tard de membres solides, de la force dans l’avant-main (partie antérieure de l’animal) ou de la féminité et de la jeunesse de Louna, de l’Earl Haennig Joseph et fils de Gommersdorf concourant dans la catégorie « vaches espoir ». Il fait aussi applaudir Douceur du Gaec Blochmont à Lutter, pour sa mamelle au-dessus du jarret malgré sept lactations. Commentaires techniques et objectifs Technique dans ses commentaires, Yannick David rappelle que la profondeur de poitrine est très recherchée dans ce type de concours et que c’est donc un critère qu’il emploiera lors de ses jugements. Il recherche de belles lignes de dos, des animaux solides, gage de longévité, et un bon placement des membres arrière. « J’essaie de rester objectif pour maintenir le suspense jusqu’au bout, mais aussi pour traiter tous les éleveurs de manière égale. J’explique à chacun les qualités de l’animal et les points à améliorer ». Une vache se détache pourtant. Gracieuse du Gaec Babe à Courtavon est désignée meilleure mamelle adulte, meilleure vache adulte et meilleure fromagère. « En troisième lactation, elle a produit 12 188 kg de lait en 305 jours, à plus de 36 de taux azoté et 34,5 de taux protéiques. Elle allie à la fois morphologie et production ». Mention spéciale aux éleveurs Le juge décerne une « mention spéciale à tous les éleveurs qui sont là pour montrer le fruit de leur travail, leur métier, leur passion pour leurs animaux. Aujourd’hui, on sait que les temps sont difficiles pour le monde agricole, notre image est mise à mal. Les éleveurs ici travaillent bien, ils s’occupent de leurs animaux ». Le concours s’est achevé par le lot d’élevage, un prix prestigieux pour l’éleveur et donc très recherché. Il nécessite d’aligner trois animaux homogènes, de bonne qualité, fruit d’années de travail de sélection et d’efforts tout au long de l’année. Pour Yannick David, le meilleur lot présenté est celui du Gaec Babe de Courtavon.

Foire Simon et Jude à Habsheim

Et de 24 pour la fête de l’élevage !

Publié le 26/10/2018

Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs du 24e grand concours inter-races Prim’Holstein, Montbéliarde et Salers. Plus de 225 bovins issus de 37 élevages seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation ce week-end à Habsheim pour ce grand rendez-vous de l’élevage.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat Montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des Salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture Alsace et d’Elitest, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Les éleveurs s’activent aux derniers préparatifs et participent avec énergie aux tâches annexes : ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. La mise en valeur du travail au quotidien de l’éleveur constitue l’essence du concours départemental. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques : aplombs, gabarit, mamelle, que le juge est appelé à réaliser son classement. Pour les éleveurs, le concours départemental est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau et de préparer les animaux pour d’autres concours nationaux et internationaux à venir. Concours bovins, jeunes présentateurs et finale de jugement de bétail Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactations des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent en fin des opérations du jury pour les championnats. Les Juges officiant en 2018 sont : Fabrice Menoud, pour la race Holstein, Yannick David Yannick, pour la race Montbéliarde et Daniel Laurent, pour la race Salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld et Alexandre Wintzenried. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors de ce concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim. Elles sont indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo, et c’est bien là une des vocations du concours départemental de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le Lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Christine Lagel, responsable formations agricoles au CFA de Rouffach, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, et rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : Lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. Cette finale trouvera sa place dans la Fête de l’Elevage, lors d’opérations de pointage qui auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer 2 animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs auront l’honneur de représenter l’élevage départemental lors de la finale nationale, au prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis sur le ring dimanche 28 octobre à 12 h. Les vainqueurs participeront à la finale nationale lors du prochain Salon de l’Agriculture à Paris. Promotion des races de bovins viande et des produits locaux L’APAL, association de Production Animale de l’Est, sera présente cette année avec 6 bovins de race Limousine afin de promouvoir les races bovins viande, présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace – S’esch güat » et proposer de la dégustation de cette viande locale. Cette action sera soutenue par Interbev. L’APAL agit auprès de ses adhérents pour valoriser leur production et leur proposer différents services techniques et commerciaux. Ainsi elle est créatrice de filières, que ce soit dans le cadre de démarches qualité ou de proximité. La connaissance de l’offre de ses adhérents, lui permet de répondre à des demandes d’animaux spécifiques sur un secteur géographique donné. La Foire Simon et Jude a toujours été et restera une plateforme d’échange entre le consommateur et les agriculteurs. La conjoncture agricole des dernières années pousse les agriculteurs à créer ou renforcer le lien existant avec les consommateurs. C’est dans ce but, qu’il est proposé au grand public une restauration, sous le chapiteau du concours ainsi qu’un marché de produits locaux, provenant des producteurs engagés dans la filière « Bienvenue à la ferme ». De plus, les yaourts de la marque « A Güeter », qui a été créée par des éleveurs laitiers pour mieux valoriser leur production seront à nouveau présents cette année pour nous faire déguster les derniers parfums de leur gamme de yaourt. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim.

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