bovins viande

Comptoir élevage

Activité et charges en hausse

Publié le 10/11/2022

Vendredi 4 novembre, le groupe élevage du Comptoir agricole a tenu sa réunion annuelle d’information au centre d’allotement de Brumath. L’occasion de faire le point sur l’année écoulée, et de visiter des installations peu connues, où transite néanmoins une bonne partie des animaux élevés dans le Bas-Rhin, avant leur dernier voyage.

« Une fois de plus, nous allons dresser le bilan d’une année atypique, tant au niveau de l’activité porcine que bovine », introduit Dominique Daul, responsable de la section bovine du groupe élevage du Comptoir agricole. Effectivement, l’exercice 2021-2022 a été marqué par des évolutions sur les marchés « inattendues », ainsi qu’une envolée des charges et des coûts de production, tant pour les éleveurs que pour la coopérative Cloé, qui s’attelle à « gérer au mieux ses coûts de fonctionnement afin de préserver le revenu des éleveurs ». Du côté des porcins, l’exercice écoulé s’est caractérisé par des prix bien orientés à l’été 2021, jusqu’à 1,70 €/kg, qui sont repartis à la baisse en hiver, comme classiquement sur le marché du porc, pour atteindre 1,45 €/kg. Au mois de mars, ils sont repartis à la hausse, jusqu’à 1,90 €/kg. Une conjoncture favorable donc, mais gâchée par la hausse du prix de l’aliment à partir d’octobre. Après avoir atteint 2,20 €/kg en octobre, les prix sont en train de dégringoler, et les acteurs espèrent une stabilisation. Quelle sera la tendance pour cet hiver ? Les spécialistes des marchés misent sur des cours à 1,70 voire 1,80 €/kg pour les plus optimistes, rapporte Romain Gerussi. Autre caractéristique de cet exercice : une très forte tension sur le marché des porcelets de 8 kg, dont les prix ont presque doublé. Une tension qui pourrait devenir structurelle. Et, surtout, un prix de l’aliment, qui, au mois d’août, avait déjà pris + 40 %, passant d’environ 240 à 400 €/t, soit un impact de + 60 cts/kg de porc charcutier produit. Autrement dit, avant l’inflation, l’aliment représentait environ 50 % des charges des éleveurs, aujourd’hui c’est presque 80 %. D’où l’intérêt de maîtriser ce poste. À noter d’ailleurs que les systèmes avec Fabrique d’aliment à le ferme (Faf) s’avèrent plus résilients que ceux où l’aliment est acheté. L’Alsace, où de nombreux éleveurs sont équipés de telles installations qui leur permettent de valoriser maïs et coproduits, a donc une carte à jouer vis-à-vis d’autres bassins de production moins autonomes.   Le cheptel porcin aussi concerné par la décapitalisation La décapitalisation, phénomène désormais bien identifié en ce qui concerne le cheptel bovin, est aussi en cours pour les porcins. Dans tous les pays producteurs de porcs, le cheptel s’érode, et notamment en Allemagne, car la Peste porcine africaine limite leurs exportations vers les pays tiers. La France est également concernée : en 20 ans, le cheptel de truies a diminué de 30 % en nombre de têtes. Dans ce contexte, Comptoir élevage a collecté quelque 107 000 porcs charcutiers, un résultat en baisse par rapport à l’exercice précédent, mais qui reste le deuxième meilleur résultat depuis la création de Comptoir élevage : « On atteint un plateau, un certain rythme de croisière », commente Romain Gerussi. La collecte des porcelets à destination des ateliers d’engraissement a, elle, significativement progressé, pour atteindre 15 500 porcelets de 8 kg et 6 100 porcelets de 25 kg. Soit au total quelque 128 000 porcins collectés chez 47 apporteurs. Depuis sa création, Comptoir élevage s’est attelé à la création de filières rémunératrices, pour valoriser au mieux le travail des éleveurs. Sur l’exercice précédent quelque 4 400 porcs ont ainsi bénéficié d’une plus-value et d’un prix minimum. Dernière réussite en date, la création de la filière Porc d’Alsace avec la Maison Adam, filiale du groupe Pierre Schmidt, avec un cahier des charges spécifique. Bientôt, 100 porcs par semaine seront valorisés grâce à cette filière. L’objectif est d’atteindre 200 porcs par semaine mi 2023. « Nous travaillons aussi à ce que davantage d’éleveurs intègrent la filière Label rouge », précise Romain Gerussi. Le taux de pénétration de Comptoir élevage progresse Le marché des bovins s’est lui aussi caractérisé par d’importantes fluctuations des cours durant l’exercice précédent. La cotation des vaches laitières (VL) est passée de 2,80 à 4,90 €/kg de carcasse, celle des vaches allaitantes de 3,70 à 5,30 €/kg de carcasse. Mêmes tendances pour les jeunes bovins (JB), avec des cotations JB viande qui sont passées de 3,90 à 5,20 €/kg de carcasse, des JB mixte de 3,55 à 4,90 €/kg de carcasse et de JB lait de 3,30 à 4,90 €/kg de carcasse. Actuellement, ces cours se dégonflent, notamment pour les vaches, rapporte Romain Gerussi. En effet, « il y a des vêlages, des animaux qui sortent et les abatteurs en profitent ». De manière générale, les volumes d’abattage diminuent, et la décapitalisation du troupeau se poursuit. Dans ce contexte, Comptoir élevage a collecté quelque 15 300 animaux, soit + 17 % depuis la création de la structure. Une activité qui se ventile en presque 10 000 animaux de boucherie - au sein desquels les volumes de génisses augmentent et ceux de JB diminuent - et un peu plus de 5 000 bovins maigres. Une performance à souligner dans un contexte de baisse de la collecte au niveau national, et qui se traduit par une progression du taux de pénétration de Comptoir élevage. « Face à des cours de plus en plus fluctuants, les années atypiques risquent de devenir la norme. Dans ce contexte, c’est une chance de pouvoir s’appuyer sur une structure stable », a conclu Matthieu Schneider, responsable de la section porcine du groupe élevage du Comptoir agricole.

Foire européenne de Strasbourg

Une transhumance au cœur de la ville

Publié le 28/09/2022

La foire européenne de Strasbourg constitue une belle opportunité d’amener l’agriculture au cœur de la ville, au plus proche de consommateurs. Vendredi 9 septembre, les citadins avaient rendez-vous avec des vosgiennes et leur ambassadeur Florent Campello, président de l’Organisme de sélection (OS) vosgienne.

Des clarines qui tintent dans les allées de la foire européenne de Strasbourg, voilà qui n’est pas commun. Les visiteurs de l’espace agricole ne boudent pas leur plaisir et dégainent leurs téléphones portables pour immortaliser l’arrivée des égéries de la race vosgienne. Vives et alertes, les deux laitières et les deux allaitantes suitées trottinent vers les boxes où elles passeront leur week-end en ville. En effet, la race vosgienne était mise à l’honneur tout le week-end, avec aussi la vente de produits issus de la race, comme le fromage cœur de massif, des munsters, des tomes et des produits carnés. Agriculteur à Mittlach, dans la vallée de Munster, où il élève quelque 70 vosgiennes dont le lait est transformé en fromages et la viande en charcuterie, Florent Campello est aussi le président du Collectif des races locales de massif (Coram). C’est dire la passion qui l’anime pour cette race qui a bien failli disparaître durant la révolution verte. En effet, en apparence, la vosgienne n’est pas très productive : elle donne moins de lait qu’une holstein, moins de viande qu’une charolaise. Certes. Mais elle donne les deux. Et, surtout, elle produit même lorsque les conditions ne sont pas optimales. Elle est rustique. À l’image de son terroir, qu’elle est capable de valoriser comme aucune autre race bovine. Florent Campello a donc salué le travail de ceux qui ont continué à croire aux atouts de la race, tout en nuançant : « La vosgienne n’est pas encore sauvée. Son avenir passe désormais par les consommateurs. Car, par leurs choix alimentaires, ce sont eux qui orientent le modèle agricole de demain. La vosgienne ne sera donc jamais mieux valorisée que dans leurs assiettes. » Pour ce faire, la race possède un atout, celui des circuits courts, qui sont particulièrement développés en montagne. Au départ, c’est une réponse à une contrainte. « Il y a dix ans, il n’y avait pas de ramassage de lait en montagne. La seule solution pour conserver le lait, c’était de le transformer en fromages », décrit Florent Campello. Et toujours, parce qu’en montagne on ne va pas au supermarché trois fois par semaine, le plus simple était de vendre les fromages en direct. « Les circuits courts, c’est quelque chose que la montagne vit. Sans ça, il n’y aurait pas d’agriculture de montagne. » Et ce serait dommage, car, à cette altitude, l’élevage est la meilleure solution pour entretenir des espaces ouverts. Pourquoi est-ce important ? Pour le tourisme certes, mais pas que. Les nombreux feux de forêt qui ont rapidement pris des proportions difficilement contrôlables, cet été, l’ont rappelé : les surfaces non entretenues sont plus propices à la propagation des flammes. « Contrairement aux idées reçues, la surface couverte par la forêt progresse en France. Il est donc d’autant plus légitime de reconnaître le rôle des éleveurs dans l’entretien des espaces ouverts, qui contiennent une biodiversité spécifique », campe le président de l’OS vosgienne. Sans eau, pas d’herbe Défendre l’élevage de montagne est d’autant plus important qu’il est en première ligne face au changement climatique : « Sur les cinq dernières années, nous avons été confrontés à quatre années de déficit hydrique estival », rapporte Florent Campello. Les éleveurs et le bétail subissent donc de plein fouet ces évolutions. Car, sans eau, l’herbe ne pousse pas. Et elle représente parfois 100 % de la ration des animaux. Les éleveurs n’ont, alors, pas d’autre choix que d’acheter du fourrage, ce qui, couplé à la baisse de la production de lait, met en péril l’équilibre économique déjà fragile de ces exploitations. En outre, si en plaine les agriculteurs peuvent compter sur la nappe et les rivières pour puiser de l’eau afin d’irriguer les cultures, en montagne c’est inenvisageable. « Notre ressource en eau ce sont les sources. » Une ressource qui s’écoule inexorablement vers l’aval. Pour faire face au changement climatique, des solutions existent. Mais leur mise en œuvre exige des moyens et de la volonté. Le premier levier, que les éleveurs actionnent déjà, c’est la sélection génétique. « Avec l’OS, nous cherchons à identifier des familles qui se maintiennent mieux en condition difficile et à les démultiplier ». Les solutions seront aussi techniques : récupération des eaux pluviales issues des toitures dans des réserves ou à l’exutoire des bassins-versants, dans des petites bassines… La solidarité avec la plaine doit aussi être développée, pour pouvoir par exemple nourrir les bêtes avec du maïs ensilé en plaine, quand l’herbe ne pousse plus en montagne… Enfin, il faudra peut-être aussi développer l’élevage ovin… mais sans pour autant abandonner la vosgienne ! En tout cas, « des choix décisifs s’annoncent pour l’avenir de la race », conclut Florent Campello.

Publié le 31/07/2022

Le mois de juillet 2022 s’annonce comme le 3e le plus chaud depuis que les données météorologiques sont enregistrées en Alsace. Il est aussi extrêmement sec. Végétation et animaux d’élevage sont mis à mal par ces conditions extrêmes. Les agriculteurs tiennent comme ils peuvent.

À part un orage mercredi, qui s’est localement traduit par des dégâts de grêle sur les bans d’Ottrot, Bischoffsheim, Rosheim et Biederthal, Liebenswiller, Leymen et Neuwiller, il n’a pas plu au mois de juillet en Alsace. Rien. Nada. Pas une goutte. Soit 22 à 23 jours sans pluie. Ce qui n’est « pas dans les normales en Alsace », pose Christophe Mertz, météorologue à Atmo-Risk. Inévitablement, le mois de juillet va s’achever sur un net déficit en précipitations, «- 70 à - 90 % par rapport à la moyenne mensuelle ». À ce déficit hydrique s’ajoute un régime de températures élevées. « Nous avons échappé aux températures records de plus de 40 °C qui ont été enregistrées dans d’autres régions françaises, mais le mercure est monté jusqu’à 38-39 °C. Et puis, sur le mois, c’est la constance de cette vague de chaleur qui est marquante », pointe le météorologue. Cela se traduit par un nombre de jours où la température dépasse 30 °C, supérieur à la normale, avec pas moins de douze jours à plus de 30 °C. Les températures moyennes des maximales de l’après-midi sont aussi anormalement élevées : 29,8 °C. Ce qui place ce mois de juillet à la 3e place des mois de juillet les plus chauds depuis que les données météorologiques sont enregistrées en Alsace, après 2006 et 2015. D’ici la fin du mois, les températures ne devraient pas significativement baisser, mais rester tout de même à des niveaux plus raisonnables, avec des maximales oscillant entre 28 et 32 °C. Mais aucune précipitation significative n’est annoncée. #Sécheresse en #Alsace, toujours pas d'amélioration jusqu'au mois d'Août... Les modèles sont quasi unanimes, les quantités de pluie à prévoir ces 10 prochains jours resteront minimes et localisées... pic.twitter.com/ea1R69NrVI — ATMO-RISK (@atmorisk) July 25, 2022 Des maïs qui souffrent, d’autres qui résistent Dans ce contexte, la principale grande culture encore en place, le maïs, s’en sort relativement bien, selon les secteurs. Les précipitations du mercredi 20 juillet ont été les plus abondantes dans le secteur de Colmar, avec de l’ordre de 40 mm, ce qui a permis de lever le pied sur l’irrigation. Mais plus au nord et au sud de cet épicentre, les quantités reçues ont été bien moindres. Et, avec les températures élevées, ces maigres précipitations n’ont quasiment rien changé pour le maïs. Aussi, dans certains secteurs non irrigués, ils souffrent, avec des feuilles qui jaunissent, qui s’enroulent. Par contre, comme le cycle du maïs est très précoce, les températures caniculaires sont arrivées juste après la floraison. Jean-Louis Galais, responsable du service Productions végétales à la Chambre d’agriculture Alsace (CAA), n’est donc pas spécialement inquiet sur ce point. Une chose est sûre : les ensilages seront précoces. Animaux : baisse de production et surmortalité à la marge Les températures élevées ont des impacts sur les animaux, que ce soit lors des pics de très forte chaleur, ou du fait qu’ils soient exposés à une longue période de températures élevées. Il y a tout d’abord une baisse de production généralisée. En effet, toutes espèces confondues, la chaleur induit une baisse de la consommation d’aliment, qui se traduit par une baisse de la production de lait, une croissance plus lente des animaux. « Jusqu’à 36 °C, l’impact se limite à une baisse de la production. Au-delà, il y a un risque de mortalité », indique Arnaud Schmitt, docteur vétérinaire au sein du cabinet vétérinaire FiliaVet à Sélestat. Sachant que ce seuil ne correspond pas forcément à la température extérieure, mais à celle ressentie par les animaux. « Dans un bâtiment rempli d’animaux vivants, qui dégagent de la chaleur, la température peut monter très vite. » C’est ce qui explique que, dans les élevages de volailles, la mortalité est souvent plus élevée dans des bâtiments bien remplis d’animaux en fin de croissance que dans ceux abritant des poussins au démarrage, ou ceux où la densité est moins élevée. C’est ce qu’illustre l’expérience d’Alexandre Fornes, éleveur de poulets de chair dans deux bâtiments d’élevage d’une capacité de 12 000 poulets chacun. Mardi 19 juillet, au plus fort de la canicule, il a perdu 56 poulets dans un bâtiment qui en contenait 11 000. Dans le second bâtiment, seuls trois volatiles ont succombé à la chaleur. La seule différence entre les deux bâtiments était une densité de volatile moins élevée dans le second. Il faut souligner que les bâtiments en question sont modernes, aérés, ventilés, et que les volailles ont accès à un jardin d’hiver ainsi qu’à un parcours extérieur, comme le stipule le cahier des charges des établissements René Meyer de Wingersheim, que l’éleveur respecte strictement. Le cas d’Alexandre Fornes n’est pas isolé. « Malgré les précautions et les actions mises en œuvre par les éleveurs pour protéger leurs animaux, il a pu y avoir des pertes, notamment dans les élevages de volailles », rapporte Arnaud Schmitt. La société d’équarrissage Atemax, elle, n’a enregistré « aucune différence significative dans les enregistrements des enlèvements d’animaux trouvés morts entre ce mois de juillet et ceux des trois dernières années », rapporte Sophie Grégoire, directrice de la communication, qui précise que « nos statistiques sont complètes, exhaustives et régulières », mais qu’il faut les mettre en relation avec l’évolution du cheptel total. Néanmoins, ces données sont plutôt encourageantes, car elles tendent à démontrer que les mesures de surveillance et de protection des élevages mises en place par les éleveurs sont efficaces. Enfin, il existe aussi une mortalité secondaire liée aux fortes chaleurs, notamment pour les bovins : « Les organismes des animaux sont fatigués de lutter contre la chaleur. Ce qui fait qu’ils peuvent succomber à d’autres pathologies, comme des infections, qu’ils auraient surmontées sinon, du fait d’une altération de leur immunité », explique le vétérinaire. La baisse de production par contre, est quasiment inévitable, car les bovins sont pourvus de radiateurs internes, leur rumen, qui fait qu’ils entrent en stress thermique à partir d’un THI (Temperature humidity index) de 68, qui correspond à une température de 22 °C à une humidité relative de 50 %. Aérer, ventiler, soutenir Dans tous les cas, la baisse de production et la mortalité peuvent être limitées. La mesure de base consiste à bien concevoir les bâtiments, tant en termes d’orientation que de matériaux, de systèmes d’ouvertures, d’accès à l’eau et à la nourriture… Puis, « au regard des évolutions climatiques, investir dans des systèmes d’aération et de brumisation, ce n’est plus du confort mais une nécessité pour pouvoir continuer à produire dans des conditions à peu près normales. De plus en plus d’élevages sont équipés. Ceux qui ne le sont pas encore sont encouragés à le faire », poursuit Arnaud Schmitt. Pendant les épisodes caniculaires, les éleveurs peuvent soutenir leurs animaux par la diététique, par exemple en supplémentant l’eau d’abreuvement en réhydratants et/ou en vitamine C, « un antioxydant qui aide à passer le cap ». Il est aussi conseillé d’éviter de nourrir les animaux pendant les heures les plus chaudes, car la digestion augmente leur température corporelle et parce que l’apport de nourriture provoque des mouvements qui, eux aussi, contribuent à réchauffer l’atmosphère des bâtiments. « Mieux vaut donc nourrir les animaux le soir, lorsque la température redevient plus clémente », indique Arnaud Schmitt, qui précise que le cabinet vétérinaire a envoyé des mails avec des recommandations à ses clients en amont de l’épisode de très fortes chaleurs des 18 et 19 juillet. Enfin, face au constat de l’effet de la densité de population dans les élevages, l’abaisser de manière préventive en été pourrait devenir une piste à envisager. « Cela se fait déjà dans les bâtiments vieillissants d’élevage de poulets de chair. Mais, dans la plupart des situations, surtout si la reproduction se fait sur place, c’est difficile à gérer, car il faudrait anticiper la baisse de densité des mois avant, et aussi parce que faire repartir la reproduction à la hausse ensuite ne se gère pas si facilement. Ça peut donc se faire, mais à la marge, dans les systèmes sans reproduction. » Transports, risque d’incendies… La sécheresse a encore d’autres impacts sur l’aval des filières, notamment le transport fluvial, parce que le débit du Rhin est faible, ce qui impose aux transporteurs de revoir leurs volumes de cargaison à la baisse. Enfin, dans le sud de la France, en Gironde, dans l’Hérault, et même en Bretagne, la sécheresse s’est traduite par des incendies. Les surfaces brûlées en France ont atteint des records : « Avec plus de 40 000 ha de végétation brûlés, l’année 2022 bat des records de précocité et d’intensité depuis 2003, l’année de la grande canicule », a tweeté Serge Zaka, agrométéorologue à ITK. On y est ! L'incroyable percée des surfaces brûlées en France atteint des records ! Avec plus de 40000ha de végétation brûlés, l'année 2022 bat des records de précocité et d'intensité depuis 2003, l'année de la grande #canicule.#Gironde #Landes #incendies [1/2] pic.twitter.com/fVRi5FWqZx — Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) (@SergeZaka) July 20, 2022 Les agriculteurs ont été sur le front avec les pompiers pour combattre ces incendies, utilisant tracteurs et tonnes à lisier pour épandre de l’eau afin de freiner la propagation des flammes. Les agriculteurs se mobilisent aux côtés des pompiers pour arroser les pistes ! Bravo ! ??#jaimelespaysans #agriculteur #agriculture #agricultrice #eleveur️ #gironde #feu #incendie #testedebuch #landiras #mobilisation #aide pic.twitter.com/wtTsIsfr2v — Jaime Les Paysans (@JaimeLesPaysans) July 19, 2022 Le rôle de l’agriculture, et plus particulièrement du pastoralisme comme moyen de prévention contre les incendies, a également été mis en avant sur les réseaux sociaux.

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