formation

Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin

François Kempf quitte la présidence

Publié le 18/04/2017

L’assemblée générale de la fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin s’est tenue vendredi 31 mars à l’Écomusée d’Ungersheim. Le site est le siège de l’association qui entretient le verger conservatoire qui compte plus de 280 variétés d’arbres fruitiers.

Après douze années à la présidence de la fédération, François Kempf a fait savoir qu’il quittait ses responsabilités tout en souhaitant rester dans le bureau directeur. Il a retracé ce parcours. « Parmi toutes les actions, je vais retenir ces formations de pressage de jus auprès des écoliers. Pas moins de 426 classes ont été rencontrées. Cela représente 8 650 élèves et 35 660 litres de jus de pomme. J’ai également organisé et animé quatre sessions de moniteurs où 142 personnes ont été formées. J’ai toujours été aidé de collègues moniteurs. Merci à toutes et à tous », explique François Kempf. Il a ensuite effectué son rapport moral et d’activités sur l’année écoulée. Pas moins de 287 démonstrations de taille pratique ont été réalisées, mais également quatre stages théoriques, 18 séances d’informations diverses, 97 activités envers les écoliers, trois stages de distillation, 22 expositions fruitières, soit un total de 431 activités. À l’Écomusée, 28 plaques explicatives sur différentes variétés de pommes ont été mises en place dans le Kappaweg et accrochées aux arbres. « Une vingtaine de pommiers a été replantée à la place des arbres manquants. Une soixantaine de variétés de pommes est présentée », ajoute François Kempf. À noter qu’en 2016, la fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin a encore formé 57 moniteurs lors d’une journée de perfectionnement. Et, à l’Écomusée, il y a eu 697 heures de travail dont 257 heures consacrées aux animations. Les présidents des commissions ont ensuite effectué leur propre rapport. Pierre Bader, pour la commission technique a précisé qu’une « fiche d’identification sur la Sharka a été envoyée aux associations en avril 2016 ainsi qu’une fiche d’identification sur la Drosophila Suzuki de plus en plus présente dans le monde arboricole. La commission a décidé d’élaborer des supports pédagogiques et d’informations techniques pour les moniteurs sur ces thèmes », a précisé Pierre Bader. Après l’approbation du rapport financier et le renouvellement partiel du comité, plusieurs arboriculteurs ont été récompensés d’une pomme d’or, d’argent ou d’encouragement.  

Journée installation JA

Prendre du recul sur son projet

Publié le 16/03/2017

Le parcours d’installation dure cinq ans, il concerne de plus en plus de femmes (19 %) et de projets hors cadre familial (13 %). En 2016, 16 jeunes de moins de 40 ans se sont lancés dans l’aventure. Quatre jeunes installés depuis peu ont présenté leur parcours à un public venu nombreux pour la Journée installation organisée par les jeunes agriculteurs (JA) au lycée agricole de Rouffach.

Géraldine Bendélé, animatrice des JA du Haut-Rhin et du point accueil information, est la première interlocutrice des candidats à l’installation : « Les motivations pour devenir agriculteurs sont très variées : la recherche d’indépendance, la qualité de vie, l’idée de créer une nouvelle exploitation ou un nouvel atelier, pérenniser une exploitation, et surtout, la passion ». Sébastien Hell est fils d’éleveur, mais la structure était trop petite pour qu’il puisse s’y installer : « L’exploitation laitière m’a toujours passionné. J’ai été stagiaire puis apprenti dans une ferme près de chez moi avant de devenir associé ». Actuellement, 75 % des installations se font en sociétés. François Schlussel s’est installé en viticulture comme 31 % des jeunes l’an dernier. Comme Jérémy Pflieger, son objectif était de reprendre l’affaire familiale. Pour Pierre Meyer devenir agriculteur est synonyme de « fierté d’être son propre patron ». Ils se sont installés en plaine, c’est le cas de 81 % des nouveaux agriculteurs. Prendre du recul sur son projet Marielle Pascolo, conseillère d’entreprise de la chambre d’agriculture rappelle qu’il faut acquérir beaucoup de compétences pour devenir agriculteur. Ce qui explique que l’âge moyen d’installation, 27 ans, reste stable. Les quatre jeunes soulignent tous l’importance de découvrir des exploitations en dehors de l’Alsace. Jérémy Pflieger a par exemple réalisé sont BTS dans Sud Ouest de la France à Castelnaudary. Sébastien Hell s’est rendu en Haute-Saône pour son Bepa. « Mon plus grand regret est de n’être pas parti dans une autre région avant de m’installer », confie François Schlussel. Pierre Meyer a effectué des stages en dehors de l’Alsace (Sud de la France et Est de l’Allemagne) : « Après l’installation, vous aurez la tête dans le guidon. Prendre un peu de recul sur son projet est toujours bénéfique ». Ce projet se concrétise par un dossier d’installation. Il doit prévoir l’excédent brut d’exploitation, le mode de commercialisation, souvent une étude de marché et une prise en compte des contraintes réglementaires. Ces contraintes ont affecté le dossier de François Schlussel après le passage de 70 ares de vignes en zone constructible. Comme la moitié de son parcellaire est loué en bail rural, lors d’une poursuite d’exploitation, les propriétaires fonciers ne peuvent en principe pas s’opposer à la location. Mais pour Pierre Meyer, cela n’a pas été aussi simple. L’exploitation qu’il a reprise louait des terrains communaux que la mairie souhaitait redistribuer. Il risquait de perdre 30 % des surfaces prévues dans le dossier d’installation. Or, la loi prévoit que le nouveau propriétaire est prioritaire pour la location. Après avoir eu recours à un avocat, le litige a été réglé en sa faveur. « Vous n’êtes pas seuls » Le dossier d’installation doit comprendre des projets et des investissements pour l’exploitation. La création d’un atelier de transformation de pommes de terre, par exemple pour Jérémy Pflieger, Sébastien Hell a choisi d’augmenter le litrage, François Schlussel de restructurer le parcellaire. Pour Pierre Meyer, c’était d’introduire une nouvelle technique de séchage et une diversification avec l’introduction de la culture de soja. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est est que dans votre parcours d’installation, vous n’êtes pas seuls », ajoute Géraldine Bendélé. Tous les jeunes installés rappellent les soutiens dont ils ont bénéficié : les JA, le Ciceva, les banques, la chambre d’agriculture, les subventions de l’Europe, de la région… Chacun distille ses conseils aux candidats à l’installation : « Il faut prendre son temps, enlever les œillères, mais ne pas vouloir tout révolutionner non plus », selon François Schlussel. La partie économique du dossier d’installation doit anticiper les quatre ans à venir et aides et engagements se prolongent jusqu’à cinq ans. Pierre Meyer insiste sur l’importance des prévisions chiffrées : « Lorsque je me suis installé, le prix des céréales était au plus haut. J’ai pourtant réalisé mon dossier en fonction de tarifs bas. Et j’ai eu raison. Lors de ma première récolte, les prix avaient chuté. Il ne faut pas être trop optimiste pour que les projets puissent se réaliser malgré tout ». Sébastien Hell a connu la même situation avec le prix du lait. Ses investissements ont été reportés. François Schlussel se félicite d’avoir souscrit à une assurance récolte : « Beaucoup de projets prévus en début d’installation ont seulement été réalisés l’année dernière ou cette année ». D’après Jérémy Pflieger, pour être un bon agriculteur, il ne suffit plus d’être un bon technicien, il faut aussi être un véritable chef d’entreprise.

Caisse d’assurance accidents agricoles (CAAA) du Haut-Rhin

La sécurité fait partie du job

Publié le 05/03/2017

Si le nombre d’accidents liés à l’utilisation de machines et outils agricoles est en baisse, leur gravité augmente. C’est pourquoi la réduction des risques liés à l’utilisation des machines en mouvement sera le thème prioritaire de la campagne de prévention 2017 de la CAAA du Haut-Rhin. Mardi 7 février, elle présentait son plan d’actions lors d’une réunion d’information des délégués.

Les CAAA d’Alsace ont constaté en 2015 et 2016 une recrudescence des accidents liés aux machines en marche. Ce risque concerne tant les salariés que les non-salariés et ces accidents sont souvent assez graves puisqu’en 2016, onze d’entre eux ont engendré l’amputation d’un membre ou encore d’un ou plusieurs doigts. Ces drames sont évitables selon Jean-Michel Habig, président de la CAAA du Haut-Rhin. Car si la machine est au cœur du métier d’agriculteur une véritable alliée, elle peut aussi se transformer en ennemi. Un moment d’inattention, une petite négligence et le drame se produit, laissant parfois des séquelles pour la vie. Aussi, pour enrayer cette série, les Caisses du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont engagé un plan d’actions. Et cette réunion constitue une étape supplémentaire dans ce travail de sensibilisation, car une meilleure connaissance des risques permet de les réduire. Sensibiliser les lycéens, lire plus efficacement le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), effectuer les chantiers à plusieurs, bien les préparer et les coordonner, arrêter les machines avant toute intervention sont, pêle-mêle, quelques-unes des actions qui permettraient de réduire les risques d’accidents liés aux machines en mouvement. D’autres pistes ont été évoquées par les différents intervenants invités à cette réunion (à lire en encadrés). Montant forfaitaire des aides réévalué Ces quatre dernières années, la Caisse a attribué plus de 408 634 € d’aides financières sur des actions précises ou des contrats de prévention. Bonne nouvelle, le montant forfaitaire de ces aides a été réévalué. Et un nouvel outil est désormais éligible à ces aides, à hauteur de 40 % de l’investissement : le lève-tête pour bovin. En 2017, la CAAA mettra l’accent sur certains outils, parmi les plus efficaces, comme les manchons de protection pour les prises de force, les gants pour l’utilisation de sécateur électrique, les filtres à air pour les cabines de tracteur, qui doivent être renouvelés tous les ans pour être efficaces. 52 interventions dans l’enseignement agricole En plus d’allouer des aides à l’investissement dans du matériel de sécurité, la CAAA mène aussi des actions de prévention sur le terrain. Anthony Metzger, conseiller en prévention, revient sur les actions menées en 2016 : session de formation au bûcheronnage, stands au salon Agriculture de demain, lors des confrontations européennes holstein et lors du concours départemental de labour. Les conseillers en prévention sont aussi intervenus dans les établissements scolaires, au gré de 52 interventions auprès d’un maximum de filières et sur des thématiques différentes. Les élèves de bac pro sont amenés à visiter une exploitation agricole et à en réaliser le DUERP, sur lequel ils sont notés. L’objectif est de les aider à faire le leur plus tard, sur leur propre exploitation. Un CHSCT pour les TPE et PME La CAAA a aussi participé aux réunions trimestrielles des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) des entreprises agricoles de plus de 50 salariés. En outre, la CAAA est membre de la Commission paritaire d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CPHSCT), une nouvelle instance qui agit en faveur des TPE et des PME des secteurs de la production agricole qui n’ont ni délégués du personnel ni CHSCT. Les actions de prévention de la maladie de Lyme ont été reconduites, avec l’installation de quatre panneaux et l’organisation de trois conférences-débats. La mise en œuvre des Certiphyto se termine avec pas moins de 12 000 personnes formées en 3 ans. Et le site internet de la CAAA (www.3caaa.fr) apporte de nombreux outils : documents gratuits d’aide à la rédaction des DUERP, vidéos, cartographie des points de rencontre avec les secours en forêt… Six thèmes majeurs La CAAA est, avec la MSA, partie prenante du Plan santé sécurité au travail (PSST) 2016-2020 dont Anthony Metzger, conseiller en prévention, rappelle les six thèmes. les TMS : l’objectif de la CAAA est de toucher un maximum de personnes et de les sensibiliser à ce risque professionnel le risque psychosocial (RPS) : deux actions sont en cours avec la MSA, visant à inciter les agriculteurs à parler de leur travail et de son incidence sur leur vie le risque chimique : la CAAA va utiliser le logiciel Seirich, un outil d’évaluation du risque chimique en ligne le risque animal, avec deux principaux thèmes : la contention des bovins et les comportements avec les chevaux. la lutte contre la désinsertion professionnelle : suite à un accident, la reprise d’activité est parfois difficile. Il faut en être physiquement et psychologiquement capable, parfois il faut adapter le matériel, les installations, ce qui peut s’avérer coûteux. le risque machine : après de nombreuses déclarations d’accident en 2016, la tendance se poursuit en 2017. Objectif « zéro accident », plus que jamais une priorité 2016 s’est achevée avec des dépenses de prévention en hausse, près de 177 000 € ont été mobilisés. Parmi les actions prioritaires figurent la formation aux risques professionnels. 50 000 € ont ainsi été dépensés pour former les assurés aux risques de leur métier, mais aussi aux moyens de prévenir ces risques et aux attitudes à avoir en cas d’accident. Deuxième action clé, les aides financières à l’achat d’équipements de sécurité. Elles ont mobilisés plus de 82 000 € en 2016. Les aides à l’acquisition de dispositifs de contention, de sièges de tracteur avec ceinture, ainsi que d’équipements de protection individuelle (phytosanitaires & tronçonneuse) mobilisent toujours d’importants crédits.  Le Président Jean-Michel Habig évoque enfin la mise en œuvre de deux actions nouvelles, demandées par la profession. La première a pour objet la sécurisation des attelages agricoles empruntant les routes départementales, au travers de la commercialisation depuis le 1er juillet 2016, d’une bâche de pré-signalisation lumineuse à fixer à l’arrière des attelages. La seconde vise à proposer aux chefs d’exploitation, nombreux à faire du bois, une journée de sensibilisation à l’utilisation en sécurité de la tronçonneuse et à son entretien. La tronçonneuse étant la deuxième machine la plus impliquée dans les accidents suivis d’arrêts de travail, sa manipulation et son entretien nécessitent un vrai savoir-faire. C’est aux côtés des maîtres-bûcheron de l’Ecole de bûcheronnage de Saverne, que la CAAA convie les chefs d’exploitation du Haut-Rhin. (Informations auprès du service « Prévention » de la CAAA-68, tél : 03 89 45 68 22).

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