formation

Concours européen des jeunes professionnels du vin

Des vins au féminin

Publié le 16/02/2018

Deux étudiantes en BTSA Viticulture-Œnologie, Thérésa Moran et Mathilde Wisselmann, ont été sélectionnées pour participer à la 20e session du Concours européen des jeunes professionnels du vin, qui se déroulera dans le cadre du Salon international de l’agriculture à Paris en mars prochain.

Thérésa Moran et Mathilde Wisselmann font partie des 45 jeunes sélectionnés au niveau national, après la présélection qui a eu lieu en décembre dernier à Colmar. Au cours de la finale parisienne, trois épreuves départageront les candidats : caractérisation sur cinq échantillons, notation sur quatre échantillons et dégustation commentée réservée aux trois meilleurs Français et aux trois meilleurs Européens à l’issue des deux premières épreuves. Enfin, une épreuve facultative de communication permettra de récolter des points au-dessus de la moyenne. Une passion tardive, mais tenace Formées par leurs enseignantes, Roxane Nibaudeau et Liza Munch, les deux jeunes candidates sont très motivées par ce défi qui valorise leurs aptitudes à la dégustation des vins, mais qui constitue aussi un enjeu professionnel pour leurs projets à venir. Même si Thérésa Moran, de Wuenheim, a vu sa passion des vins se révéler tardivement, elle a toujours été attirée par l’analyse sensorielle, développée en famille, par la dégustation de plats et d’épices d’autres contrées. « Au lycée, c’est le thé qui me passionnait, et finalement c’est un produit assez similaire. J’ai suivi le chemin du thé pour arriver à une autre destination, celle du vin », explique-t-elle maniant la métaphore avec habileté. Émue lors de l’annonce de sa sélection, elle ne pensait pas accéder à ce niveau, même si elle avait travaillé intensivement la dégustation de monocépages. Trois semaines ne seront pas de trop pour poursuivre son entraînement en puisant notamment dans la cave familiale avant d’affronter les meilleurs candidats français et européens. Participer à ce concours est également pour elle un tremplin puisqu’elle a une attirance pour l’événementiel, les accords mets et vins qu’elle souhaiterait approfondir dans un master à l’Inseec de Bordeaux. Un bel héritage familial Native de Wintzfelden, Mathilde Wisselmann a grandi dans le vignoble où ses grands-parents exploitaient 1 hectare de vignes. Vendangeant depuis l’enfance, les rangs de vignes sont devenus une passion qui lui a donné envie de suivre une formation en Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant au lycée de Rouffach, puis un BTSA Viticulture Œnologie pour s’inscrire dans la continuité de son plaisir à travailler les vins. « Lors de la sélection, j’ai suivi une logique qui a fonctionné, en m’appuyant sur les appellations. J’ai hâte d’aller à Paris. Je vais encore relire des livres sur les vins et m’entraîner avec Thérésa », indique-t-elle. Son projet est de poursuivre sa formation avec une licence des Sciences de la vigne à Dijon ou une classe préparatoire pour obtenir le diplôme national d’œnologie. Née dans les vignes, elle y a puisé et dessiné son avenir professionnel. Quelle que soit l’issue de ce concours destiné à mettre en évidence les aptitudes à la dégustation des futurs professionnels de la filière viticole, le destin de ces deux étudiantes est d’ores et déjà scellé aux pieds de vignes…

Apprentissage agricole dans le Haut-Rhin

Plus de 91 % de taux de réussite

Publié le 20/12/2017

221 apprentis agricoles haut-rhinois ont reçu leur diplôme le vendredi 15 décembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture. Le taux de réussite a dépassé les 91 %. Un nouveau record.

Plus les années passent, et plus l’apprentissage agricole confirme sa vitalité dans le Haut-Rhin. Le vendredi 15 décembre, 221 apprenants (sur 240) ont reçu leur diplôme lors de la traditionnelle cérémonie de remise organisée dans les locaux de la Maison de l’Agriculture, à Sainte-Croix en Plaine, soit un taux de réussite de 91,3 %. Un résultat qualifié « d’exceptionnel » par le directeur du CFA de Rouffach, Jean-François Maréchal, qui souligne que les résultats obtenus dans les quatre diplômes d’apprentissage (CAPA, Bac Pro, BTS, BPA) sont tous supérieurs aux moyennes nationales. Pour rappel, le taux de réussite n’était « que » de 76,3 % en 2013, soit quinze points de moins qu’aujourd’hui. Tous ces élèves sont issus des filières Vigne et Vin, Production Horticole, Production Végétale, Travaux Paysagers, Vente en Produits de Jardins, et Vente en Animalerie des établissements de Rouffach et Wintzenheim. Au total, ce sont 460 élèves qui se forment chaque année par le biais de l’apprentissage. Une « voie royale » estime le président du CFA de Rouffach, Xavier Schaeffer. « Le besoin en main-d’œuvre compétente sera de plus en plus en crucial. L’avenir est à vous », adresse-t-il au parterre d’étudiants venus recevoir leur précieux sésame. Le président de l’EPLEFPA (Établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole) Les Sillons de Haute Alsace, Marc Schneider, se félicite pour sa part de l’attractivité croissante de l’apprentissage. « C’est une voie très particulière où l’on se transmet des compétences, des connaissances et un état d’esprit, à l’image de ce qui s’est toujours fait dans le compagnonnage. » Enfin, le conseiller régional et président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Laurent Wendlinger, rappelle le fort besoin en apprentis au niveau de la région Grand Est. « Ces métiers ont de nombreux atouts et représentent un socle pour notre société. »

Option Hippologie-Équitation au lycée agricole de Rouffach

« On attire un public différent »

Publié le 16/12/2017

Pour la deuxième année consécutive, le lycée agricole de Rouffach propose une option Hippologie-Équitation à ses élèves des filières scientifiques et technologiques. Une « alternative de formation » qui attire de nouveaux profils d’élèves au sein de l’établissement.

Grâce au cheval, le lycée agricole de Rouffach attire un nouveau public. Depuis la rentrée 2016-2017, l’établissement propose une nouvelle option Hippologie-Équitation destinée aux élèves de seconde générale, de première et terminale scientifique, et de première et terminale technologique. « C’est un argument de plus pour attirer un public différent dans notre établissement », souligne Jérôme Fontaine, directeur adjoint du lycée, et porteur du projet. Cette option a pu voir le jour grâce à un partenariat entériné avec le centre équestre de Rouffach et son directeur adjoint, Frédéric Seiler. Ce centre est l’un des services de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail). Cette structure médico-sociale est gérée par l’association Santé Mentale Alsace qui est spécialisée dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap physique. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée » L’option Hippologie-Équitation est ouverte aux élèves pratiquant l’équitation depuis au moins deux ans. Ils sont 33 cette année divisés en trois groupes ; ils étaient 17 l’an passé. Cet enseignement comprend une partie théorique (gestion d’un élevage, connaissance de l’animal, etc.), dispensée au lycée de Rouffach, et des séances pratiques organisées tous les mercredis après-midi au centre équestre. Elles sont dispensées par un moniteur d’équitation diplômé, et visent à apprendre des exercices (dressage, saut d’obstacle) et du perfectionnement (assiette du cavalier, dressage). Comme toute option, les notes récoltées sont comptabilisées dans l’obtention du baccalauréat. « Pour certains, ça permet de décrocher l’examen, pour d’autres, d’obtenir une mention, notamment pour ceux en filière S », explique Jérôme Fontaine. Il aurait pu préciser pour « certaines » au vu du profil quasi uniquement féminin des élèves qui ont choisi cette option. De ce fait, le ratio garçons/filles a tendance à s’équilibrer au sein de l’établissement, tout comme le rapport entre les élèves issus du monde rural et ceux plus urbains. « Nous faisons évoluer la sociologie du lycée. De plus, c’est une option qui fait parler de nous. C’est une alternative aux offres classiques », poursuit le directeur adjoint. C’est ainsi que des jeunes qui viennent pour l’option Hippologie découvrent qu’il y a une filière S classique dans le lycée et, inversement, certains déjà engagés dans une filière S dans un autre établissement rejoignent Rouffach pour cette option. C’est par exemple le cas de Lisa, actuellement en terminale S. Cette passionnée de cheval depuis la tendre enfance est arrivée au lycée en classe de première, attirée par la perspective de pouvoir faire du cheval tout en poursuivant ses études. « C’est clairement ce qui m’a donné envie de venir. Maintenant, je peux concilier mes études et ma passion », se satisfait-elle. Même cas de figure pour Clara. Arrivée cette année en seconde générale, elle peut, grâce à cette option, pratiquer le cheval une deuxième fois dans la semaine, en plus des concours auxquels elle participe les week-ends. Et il y a un argument de poids : le prix. L’option ne coûte « que » 150 € par trimestre contre près de 10 000 € par an pour une filière sports études dédiée à l’équitation. Sans regret cependant tant les débouchés professionnels dans le secteur équin restent limités.

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