formation

Domaine de l’École à Rouffach

Premiers certificats de taille

Publié le 28/02/2018

Le Domaine du Lycée Agricole et viticole de Rouffach a proposé une option taille de la vigne à des élèves volontaires issus du BTSA viti-œnologie et de 1ère Pro Viti. Une première qui s’est soldée par la remise de treize certificats de taille.

Sous la conduite de Christine Klein, sa directrice, avec l’appui d’Isabelle Bureau et de Liza Munsch, enseignantes et de Jean-Marc Bentzinger, chef de culture, 27 jeunes volontaires issus du BTSA viti-oenologie et de 1ère pro viti ont pris part à cette première. Tous les participants se sont récemment retrouvés pour la remise d’un certificat de taille en présence notamment de Christophe Bannwarth, adjoint à la ville de Rouffach et de Jérôme Fontaine, directeur adjoint du lycée. Ce dernier les a accueillis tout en remerciant les responsables de cette initiative. Christine Klein, pour sa part, a surtout insisté sur la valorisation de cet exercice de taille, fruit d’une réflexion concertée menée durant trois ans, pour arriver progressivement à tailler sur mesure. Ce travail spécifique est pour elle la base essentielle pour mieux maîtriser la taille et l’adapter à la souche. Cette option est le fruit d’une réflexion menée durant trois ans. Une première qui a réuni des jeunes alsaciens, mais également bourguignons, jurassien et champenois.

Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin

Une nouvelle équipe constructive et audacieuse

Publié le 22/02/2018

Lors de leur Assemblée Générale du 8 février dernier, les Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin ont élu un nouveau Conseil d’Administration. L’équipe ayant été fortement renouvelée, elle a décidé de se réunir au cours d’un séminaire de début de mandature pour apprendre à se connaître et fixer leurs lignes directrices.

Des liens renforcés Pas moins de 13 nouveaux administrateurs ont intégré les rangs de cette nouvelle équipe. Pas facile de tous se connaître, alors que c’est primordial pour optimiser les relations de travail. Aussi, pour créer une réelle cohésion d’équipe, les JA avaient prévu un petit jeu brise-glace pour apprendre à se connaître : se présenter en racontant trois anecdotes, deux exactes et une erronée. Une belle partie de rigolade s’en est suivie… Une conseillère réseau de JA National a ensuite évoqué le fonctionnement du syndicat à l’échelle nationale, de quoi rappeler à chacun l’utilité et les fondamentaux du syndicat, mais aussi les valeurs communes qui lient tous les adhérents. Enfin, pour sceller l’équipe, chacun a pu redéfinir son rôle au sein du Conseil d’Administration, exposer ouvertement ses attentes vis-à-vis de son engagement et réfléchir aux moyens d’optimiser la circulation de l’information au sein du réseau. Un projet de mandature ambitieux Après cette phase de construction d’équipe, le nouveau Conseil d’Administration s’est attelé au principal objectif qu’il s’était fixé : bâtir son projet de mandature pour les deux années à venir. Aussi, l’ensemble des administrateurs s’est mis d’accord sur quatre priorités à travailler : l’installation, la communication, l’environnement et la création d’un label local. Au niveau de l’installation, les JA souhaitent favoriser le renouvellement des générations en agriculture, notamment en travaillant sur l’aspect transmission. Concernant la communication, ils ambitionnent de se former à la communication positive pour être plus efficaces lors de leurs événements et pour développer un module « agriculture » dans les programmes scolaires des collégiens et des lycéens. L’objectif est bien d’éduquer à l’alimentation et à l’environnement les plus jeunes et le grand public. Côté environnement, le travail se fera d’une part en interne pour vulgariser le programme HVE 4 (Haute Valeur Environnementale) et réfléchir aux cultures énergétiques, et d’autre part avec les élus et les collectivités territoriales pour les dégâts de gibier, les cours d’eau et la qualité de l’air. Enfin, le dernier axe de réflexion est celui de la création d’un « label Alsace » pour les producteurs. Les JA 68 souhaitent créer une image de marque pour assurer une meilleure qualité et traçabilité aux consommateurs mais aussi ramener de la valeur ajoutée dans les exploitations alsaciennes. Une formation sur le leadership Au cours de ce séminaire, les JA 68 avaient invité Michaël Bernard, coach en entreprise, qui a pu les former au leadership afin d’apprendre à fédérer des équipes et mener des projets communs territoriaux. Ils ont ainsi pu découvrir les points clé de la motivation, tant sur le point psychologique, physique qu’émotionnel et décrypter les différentes sources de motivation pour être capable d’exalter chaque membre du réseau JA. Par ailleurs, pour être un bon meneur, il faut savoir communiquer efficacement. Les JA ont ainsi pu découvrir comment optimiser leur relation avec les autres et développer leur intelligence émotionnelle. En effet, un leader doit savoir se montrer attentif et à l’écoute, en faisant abstraction de son propre univers de référence. Cela permet de décrypter le discours verbal mais aussi non-verbal de son interlocuteur, pour être moteur dans un groupe. Enfin, les nouveaux administrateurs de JA 68 sont entrés dans le vif du sujet : le leadership, cette capacité d’une personne à fédérer un groupe, pour atteindre un but commun, dans une relation de confiance mutuelle. Par différentes mises en situation, Michaël Bernard a donné l’occasion à chacun de découvrir et construire son propre style de leadership, tout en apprenant à manager les autres styles. Tous les administrateurs sont repartis ravis de ce séminaire, avec le sentiment de faire partie d’une équipe soudée, capable de relever tous les défis qui se présentent à eux pour redorer l’image de l’agriculture et tenter d’améliorer le quotidien des agriculteurs haut-rhinois.

L’Académie internationale du vin en Alsace à Landersheim

Une chance pour l’Alsace et son vignoble

Publié le 16/02/2018

C’est la conjonction de quatre intérêts qui sera à l’origine de la réussite de l’Académie internationale des vins en Alsace (AIVA). La nécessité de former des professionnels de l’exportation et de l’importation, des cavistes prescripteurs et gestionnaires pour la grande distribution, des vignerons sachant gérer et calculer des prix de revient de leurs bouteilles, et des sommeliers également gestionnaires pour la restauration. Bref, des formations très professionnelles avec une forte dose de compétences tertiaires qui débouchera avant tout « sur un métier », insistent Dominique Destouches et Marc Rinaldi.

Ils sont trois protagonistes en réalité à porter ce projet, très soutenu par les collectivités territoriales. Le premier, Dominique Destouches a, par sa discrétion et son pragmatisme, su s’attirer la confiance de la grande distribution, pour laquelle il vend 7,5 millions de cols bon an mal an avec son entreprise VPCF fondée il y a plus de 25 ans. Le deuxième, l’homme d’affaires Marc Rinaldi investit dans le vignoble alsacien, et a jusqu’à présent réalisé tous ses projets annoncés : il a fondé le domaine Kirrenbourg, il a catalysé le groupe de vignerons d’excellence Alsace crus et terroirs, et il a initié le salon Millésimes Alsace… Et le troisième, Chengqing Sun est actionnaire dans plusieurs universités en Corée, à Londres, en Chine, et « a constitué un réseau qui se pique pour les vins français, il faut donc aller très vite avant qu’ils n’aillent vers d’autres horizons », observe Dominique Destouches… Une centaine d’étudiants dès septembre À sept mois de son ouverture, le projet d’Académie internationale du vin (AIVA) à Landersheim en Alsace, sur l’ancien site du siège d’Adidas, est donc bien sur les rails. Depuis le départ effectif d’Adidas de son siège de Landersheim, il est désormais acté que le site accueillera dès la prochaine rentrée une première promotion d’une centaine d’étudiants, auxquels s’ajouteront en février une trentaine de Chinois, dans cette école d’envergure internationale, dédiée aux métiers du vin. Six formations diplômantes, de niveaux bac + 1 à bac + 5, y seront dispensées en cycles annuels de 400 à 800 heures et autant d’heures de stages en entreprise. Certaines en un an : deux licences pro « GD vins & spiritueux », « Commercialisation hors domicile », un diplôme « Production, gestion et reprise de domaine viticole », et un diplôme universitaire de sommellerie conduit en partenariat avec l’association des chefs étoilés d’Alsace. Une formation en deux ans : un master de commerce international. Et des cours d’initiation à la dégustation et accords gastronomiques. Les cours seront assurés à 50 % par des universitaires et à 50 % par des professionnels. Même si les diplômes obtenus seront reconnus par l’État, Dominique Destouches et Marc Rinaldi insistent sur le caractère professionnalisant des formations : « C’est une fabrique de métiers dans les différentes strates de la filière, ce n’est pas une fabrique de diplômes ». « L’œnologie c’est bien, mais ça ne suffit pas » Des métiers, dont les protagonistes entrevoient d’importants changements dans les années à venir. « VPCF travaille avec 200 paysans vignerons des régions de France. 30 % d’entre eux sont âgés et sans repreneur. Le métier est devenu réellement plus compliqué », soulève Dominique Destouches. « S’agissant des connaissances techniques, on n’a rien à leur apprendre, ajoute Marc Rinaldi. Par contre, l’enseignement sur la manière de vendre, la manière de gérer l’entreprise et de déterminer un tarif par rapport aux coûts de production réels est une nécessité. » « L’œnologie c’est bien, mais ça ne suffit pas car le vin, c’est devenu beaucoup plus… On le voit sur les salons, tout est plus beau par exemple chez les Espagnols ou les Portugais parce qu’ils y mettent les moyens », observe Dominique Destouches. « Mais pour réussir, il faut avoir les moyens, donc il faut que le vin soit rentable, et donc il faut un prix de revient, donc dégager une marge », complète Marc Rinaldi. Et c’est là que le bât blesse : en amont comme en aval de la filière vinicole aussi, il y a une nécessité impérieuse d’apporter les compétences tertiaires aux métiers du vin face à « des consommateurs de plus en plus exigeants et avertis », souligne Dominique Destouches. Investir dans l’humain Ça tombe bien, le secteur de la grande distribution est lui aussi en profonds questionnements face à l’arrivée des géants de l’e-commerce. Face à la digitalisation galopante type Amazon, une des stratégies pourrait bien être d’investir dans l’humain, d’humaniser davantage encore le commerce en grande surface. Conséquence directe, explique Dominique Destouches, les grandes enseignes investissent massivement dans l’humain, pour transformer leur rayon boisson en caveau, avec un sommelier caviste. Un créneau vins et spiritueux stratégique pour les enseignes. Elles doivent recruter ou former leurs chefs de rayon afin qu’ils acquièrent le profil d’un véritable caviste, sachant donc conseiller, gérer, constituer une offre, bref un homme, une femme, du vin doté donc d’une véritable culture vinique complète, doublée d’une certaine motivation. « On va au-delà du rayon boisson, c’est carrément un caveau. Il faut un manager formé à la gestion du personnel, la rentabilité, la gestion des stocks, la constitution des gammes… Observez chez Leclerc Rivétoile, Leclerc Geispolsheim, Cora Mundolsheim, Intermarché Oberhausbergen ou Super U Wolfisheim, Super U Brunstatt, Leclerc Montbéliard, Intermarché Volgelsheim. Des magasins étaient avant-gardistes comme Super U Truchtersheim, avec un sommelier. De même dans le Doubs. On va donc apporter des formations en collaboration avec ces magasins, qui prendront des apprentis. Aujourd’hui, ces magasins sont prêts à investir dans l’humain, sa formation. » Des retours pour l’Alsace et son vignoble Une telle école dédiée aux métiers du vin aurait pu voir le jour n’importe où, mais c’est à Landersheim qu’elle verra le jour, peut-être un peu trop à l’écart du vignoble, objectent certains. D’une part, les stages en entreprise prendront une part importante des cursus, rappelle Dominique Destouches. D’autre part, « c’est peut-être bien de se situer un peu à la périphérie du vignoble », souligne l’entrepreneur qui apprécie d’agir dans la discrétion, comme d’ailleurs ses partenaires de la grande distribution. Les entrepreneurs espèrent et s’attendent néanmoins à des retombées positives aussi pour l’ensemble du terroir alsacien et des vins d’Alsace, avec ces étudiants qui deviendront autant d’ambassadeurs des vins d’Alsace.

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