Publié le 04/09/2017
L’implantation et la période de croissance automnale sont des phases clés pour mettre en place le potentiel de production du colza. La surveillance des ravageurs fait partie des incontournables de la conduite culturale pour décider à bon escient d’une intervention.
Le colza est une culture particulièrement sensible en début de cycle, quand la croissance est moins rapide que le reste de l’automne. Durant cette période, deux ravageurs principaux sont à surveiller : les limaces et les altises adultes (petites et grosses). Sur ces deux ravageurs, l’intervention doit être raisonnée selon les éléments de contextes favorables ou défavorables à la nuisibilité du ravageur. Si l’intervention est nécessaire, privilégier l’application de phosphate ferrique sur limaces afin de préserver les auxiliaires. Pour lutter contre les altises d’hiver adultes, l’application de phosmet (Boravi WG 1 kg/ha) ou à défaut de Daskor 440® est à privilégier dans un contexte de résistance aux pyréthrinoïdes. Jusqu’à six feuilles : vigilance pucerons Parmi les pucerons du colza, le puceron vert se montre le plus nuisible. Il est dangereux surtout parce qu’il transmet des viroses au colza, viroses difficiles à évaluer mais qui peuvent causer des pertes supérieures à 5 q/ha. On estime que les six premières semaines de végétation assimilées à l’acquisition de six feuilles depuis la levée, constituent la période de risque maximal de transmission de virose. Observez minutieusement la face inférieure de l’ensemble des feuilles du colza pour relever la présence de pucerons. Le seuil est fixé à 20 % de plantes porteuses de pucerons. Le puceron vert manifeste des résistances aux pyréthrinoïdes et au pyrimicarbe. Aujourd’hui les néonicotinoïdes assurent encore une efficacité sur colza (Proteus, Horême V200). Octobre : vigilance charançon du bourgeon terminal La lutte doit être raisonnée, entre autres, en fonction du contexte de nuisibilité régional et de l’état de croissance et de nutrition de la plante. Les colzas dont la masse végétale est supérieure à 1 kg/m² tendent à mieux supporter la présence de larves. Le suivi des vols via le Bulletin de santé du végétal (BSV) est indispensable afin de positionner au mieux son intervention lorsqu’elle est nécessaire. Celle-ci s’effectue généralement 8 à 10 jours après les premières captures significatives dans le secteur concerné (et pas à la parcelle), vers la mi-octobre la plupart du temps. Si un traitement s’avère nécessaire sur charançon du bourgeon terminal résistant, privilégier Daskor 440®. En l’absence de résistance, les pyréthrinoïdes seuls peuvent encore être utilisés.












