protection des cultures

Coulées de boue

Prévenir les risques

Publié le 19/10/2018

Le Conseil départemental du Haut-Rhin, en partenariat avec la Chambre d’agriculture Alsace et l’agence de l’eau Rhin-Meuse, a organisé lundi 8 octobre une réunion de sensibilisation aux risques des coulées de boue. Les élus concernés par les événements climatiques de juin dernier ont été conviés à cette rencontre par Michel Habig, président de la commission agriculture, environnement et cadre de vie au sein de l’institution départementale.

Ces dernières années, de plus en plus de phénomènes climatiques inhabituels, à l’origine d’inondations et de coulées de boue, sont à déplorer dans la région. « Cette réunion est l’occasion de pouvoir échanger autour des retours d’expérience sur la gestion des coulées de boue en Alsace. Le Conseil départemental du Haut-Rhin a alloué cet été un fonds exceptionnel de 2,10 M€ aux communes et groupements de collectivités touchées par les intempéries de mai et juin dernier. Ce fonds permettra de les aider dans la réalisation de bassins d’orage ou dans la réparation des infrastructures routières et ouvrages d’art fortement endommagés », explique Michel Habig. Près d’une centaine de personnes, maires et adjoints du Sundgau ainsi que des élus des com-com Sundgau et Sud Alsace Largue et de Saint-Louis agglomération, ont participé à cette rencontre qui a duré plus de trois heures, animée par Michel Habig, mais également par Georges Walter, directeur général des services au Conseil départemental du Haut-Rhin, par Paul Van Dijk de la Chambre régionale d'agriculture Grand Est et différents techniciens. Les orages restent (encore) exceptionnels, mais les événements qu’ils déclenchent sont très intenses. Pendant l’orage du 4 juin, un cumul d’eau de 80 mm/h a été observé avec une crue centennale entre Mulhouse et Belfort touchant de nombreuses communes. Le 5 juin, Burnhaupt a eu plus de 80 mm/h d’eau, et le 12 juin, Obermorschwiller dans le Sundgau a eu plus de 70 mm/h d’eau. Ces orages génèrent des coulées de boues et des inondations. De façon générale, c’est l’ensemble du bassin Rhin-Meuse qui a été touché lors de cette période. « Le constat est là : ces dernières années, on a vécu de plus en plus de phénomènes climatiques inhabituels, à l’origine d’inondations et de coulées de boue. Selon les statistiques que nous avions, le secteur de Burnhaupt a essuyé quatre orages centennaux en trois ans. C’était inimaginable, mais c’est arrivé ! Depuis, nous avons changé nos chiffres. Il n’y a aucune solution miraculeuse qui résoudra tous les problèmes, mais un patchwork de réponses à apporter tous ensemble », précise Georges Walter, directeur général des services au Conseil départemental du Haut-Rhin. Une vulnérabilité accrue des territoires Historiquement, selon un rapport scientifique présenté par Dominique Schwartz, chercheur à l’université de Strasbourg, les coulées de boue ont toujours existé dans le Sundgau. Les sols de ce secteur se sont toujours montrés sensibles à l’érosion et la vallée de la Largue reste la zone la plus fragile. Il cite plusieurs exemples. Celui de la commune d’Illfurth avec une érosion précoce dès le VIIIe siècle. « Partout, on peut constater des taux d’érosion importants depuis la préhistoire. Elle n’a épargné aucune époque et est en lien avec une fragilité intrinsèque du milieu. On en parlait moins à l’époque car elle se situait dans les champs et pas dans des zones habitées qui étaient bien moins nombreuses qu’aujourd’hui. L’urbanisation n’a pas arrangé les choses », souligne Dominique Schwartz. Paul Van Dijk, de la Chambre régionale Grand Est, détaille le travail du groupe Gerihco (gestion des risques et histoire des coulées d’eau boueuse) qui étudie depuis 2004 la formation des coulées de boue et l’érosion des sols agricoles en Alsace, ainsi que les moyens de lutte, les répétitions de ces risques, et les pratiques liées à ces risques. Un travail mené sur différents secteurs de la région, et notamment, le Sundgau et le Kochersberg. « Nous constatons une vulnérabilité accrue des territoires. De nombreux facteurs humains interviennent, et parfois se cumulent. L’urbanisation croissante et le développement du réseau routier imperméabilisent toujours plus les sols, augmentant la vitesse de ruissellement des eaux. Certaines communes se sont étendues sans redimensionner leurs réseaux d’assainissement, qui n’ont plus, aujourd’hui, les capacités d’écoulement nécessaires. Nombre de fossés et de ruisseaux ont été canalisés, surtout à une époque où ils charriaient aussi les eaux usées et sentaient mauvais. Il y a vingt ans et plus, certaines communes du Sundgau qui connaissaient déjà d’importantes inondations ont fait l’objet de travaux, comme à Walheim par exemple. Dans ces zones ça marche mais, depuis, des secteurs qui ne l’étaient pas à l’époque sont devenus problématiques ! Car se sont rajoutés 20 mm de précipitations supplémentaires en dix ans et la capacité d’écoulement du réseau hydrographique n’est plus suffisante », explique Paul Van Dijk. Un autre phénomène a été observé : le déplacement dans le temps des orages. Il y a quelques années, ils débutaient en juillet et se poursuivaient tout l’été. « Ces dernières années, ils surviennent de plus en plus tôt dans la saison. Cette année, les mois de mai et de juin ont été particulièrement concernés avec des précipitations nombreuses et très intenses avec une accélération de la minéralisation du carbone agricole du sol, et alors que les cultures, le maïs notamment, n’ont pas encore poussé », ajoute le chercheur. L’élevage est primordial L’agriculture a un rôle à jouer. L’évolution des pratiques agricoles a fait baisser la part de matière organique dans le sol. On met de moins en moins de fumier qui contient de la paille et le sol n’a plus la même texture qu’autrefois, il devient plus « battant » et moins absorbant. Un des défis consiste à garder le sol là où il est et à y ramener de la matière organique. « Cela nécessite de nouvelles mesures culturales avec des assolements concertés, la plantation de haies et de bandes enherbées, des cultures sans labour. Mais, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Néanmoins, le Conseil départemental du Haut-Rhin souhaite avec les Gerplan intensifier ces pratiques. En dix ans, 1 500 hectares d’herbe ont déjà été replantés dans le Sundgau grâce aux mesures agro-environnementales même si on s’en aperçoit peu car l’effort est diffus sur le territoire. Heureusement qu’il y a encore beaucoup d’éleveurs dans la vallée de la Largue qui ont besoin d’herbe. S’ils disparaissaient, on verrait vraiment ce que c’est qu’une coulée de boue ! », remarque Georges Walter. François Alves, technicien à la Chambre d'agriculture, a annoncé le lancement au printemps prochain d’un site expérimental à Hecken, dans le Sundgau. La direction départementale des Territoires du Haut-Rhin a rappelé tout ce qui se fait sur le territoire via, notamment, les plans locaux d’urbanisme (PLU). La connaissance du risque doit être intégrée dans les documents d’urbanisme. Il s’agit d’identifier les secteurs à enjeux, de maîtriser l’exposition au risque et de ne pas l’aggraver, de fixer les principes pour le maîtriser. Le dialogue est nécessaire Adjoint au maire de Brumath, Jean-Pierre Jost a rappelé que sa commune avait été classée en état de catastrophe naturelle suite aux intempéries survenues les 10 mai et 1er juin. Pour sa part, Jean-Marc Schnoebelen, maire de Falkwiller dans le Sundgau, a précisé le travail effectué dans sa commune en lien avec le monde agricole. Son adjoint, Pascal Gross, lui-même agriculteur, a rappelé toutes les actions mises en place localement : le non-labour, les bandes enherbées, les cultures d’hiver. « Il est cependant difficile de faire vivre ces mesures dans la conjoncture économique actuelle qui est très difficile. On nous parle de verdissement. Mais, actuellement, nous manquons d’eau du fait de la sécheresse. Le fourrage se fait rare. La réalité, c’est aussi celle-là. Nous pouvons utiliser du fumier, mais ce dernier dégage des odeurs. Dans tous les cas, le dialogue entre tous est nécessaire. Nous sommes ouverts et forces de proposition afin de construire notre avenir ensemble ».

Betteraves sucrières - cercosporiose

Résister grâce à la résistance

Publié le 11/10/2018

Après la rhizomanie, le rhizoctone… la filière betteravière doit faire face à l’intensification et la propagation des épidémies de cercosporiose. La maladie était au cœur d’une réunion technique organisée par Cristal Union.

La dernière réunion technique de Cristal Union avait lieu dans un contexte marqué par deux problématiques majeures, « mais pas sans solutions », souligne René Schotter, président de la section d’Erstein de Cristal Union. La première, c’est la cercosporiose. Justement, une bonne partie de cette réunion lui était consacrée, avec la présentation des améliorations en termes de déclenchement des traitements, d’élaboration des programmes fongicides… La propagation de la maladie est telle que désormais l’Alsace n’est plus la seule région betteravière française concernée, ce qui pourrait faire bouger les lignes en matière de nouvelles homologations, espère René Schotter. L’autre volet de la lutte est génétique, avec là aussi un écueil à surmonter : certaines variétés, qui apportent un plus en matière de tolérance à la cercosporiose, ne sont pas inscrites parce qu’elles n’apportent pas de gain de rendement. Une règle d’inscription des variétés que betteraviers et sélectionneurs souhaitent donc voir évoluer. « Il est plus facile de casser que de construire » La seconde problématique, c’est le prix. « Le contexte mondial est difficile », concède René Schotter. L’Inde, la Thaïlande et le Brésil ont produit beaucoup de sucre en 2018, mais ce dernier annonce une baisse de sa production pour 2019. L’Inde, par contre, continue de soutenir la production de sucre de canne afin d’endiguer l’exode rural. Et, avec la fin des quotas betteraviers, les Européens ont cumulé une hausse des surfaces avec de bons rendements. Résultat : « Il y a eu du sucre bradé sur le marché », indique René Schotter, qui précise que Cristal Union n’a pas adopté cette stratégie. Malgré cela, le constat est là : « - 150 €/t de sucre en un an », résume René Schotter. Le prix pour la campagne 2018 sera annoncé dans quelques mois. Dans ce contexte morose, René Schotter affirme que la coopérative fera son maximum pour assurer la meilleure rémunération de la betterave à ses adhérents et milite pour le maintien de la filière en Alsace : « Il est plus facile de casser que de construire », prévient-il. Désherbage mécanique William Huet, responsable du département agronomie de Cristal Union, se veut également optimiste : « Nous avons déjà réussi à trouver des parades à d’autres maladies, nous continuons à travailler et nous enregistrons des progrès pour circonscrire la cercosporiose. ». Néanmoins, il constate que ce qui a changé c’est que « nous sommes à un tournant en matière de lutte chimique car il y a de moins en moins de spécialités mises sur le marché. » Mais la betterave présente l’avantage d’être une culture sarclée, donc adaptée aux interventions de désherbage mécanique. Une thématique que Cristal Union travaille depuis plusieurs années, dans la perspective du retrait de certaines molécules herbicides du marché. « En conventionnel, il est possible d’économiser deux passages d’herbicide en intégrant du désherbage mécanique », estime William Huet. C’est dans cette optique que la société Stecomat était invitée à présenter deux outils de désherbage mécanique. D’une part, une herse étrille Treffler, conçue pour effectuer un travail en plein quelques jours après le semis, avant la levée des betteraves. « En système bio cela ne pose pas de problème, car en raison des faux semis, les semis sont plus tardifs et sont donc effectués dans des sols réchauffés qui assurent une émergence plus rapide », commente William Huet. « À raison de deux trois passages avant l’émergence des betteraves, on arrive à extraire de nombreux filaments et à obtenir un décalage entre la culture et la flore adventice », poursuit-il. « Pour obtenir une efficacité optimale, il est possible de régler la pression des dents au sol en continu grâce à des capteurs qui tendent ou détendent des câbles reliés aux dents en fonction des caractéristiques du sol », explique Dirk Den Bakker, commercial Stecomat, devant une parcelle de betteraves atteignant le stade 4-6 feuilles. La herse y a été passée trois fois sans abîmer le feuillage des betteraves et permet d’obtenir un enherbement très limité. Le second outil présenté, une bineuse autoguidée à caméra numérique Steketee Ic Light, vient en relais de la herse étrille, pour travailler l’interrang lorsque la culture est installée. Les caméras servent d’assistance au guidage par GPS. L’objectif est d’effectuer un travail en surface, pour assainir la couche superficielle du sol en coupant les adventices, sans faire remonter en surface d’autres graines. Pour éviter d’endommager la culture, il est possible d’écarter les lames, de régler la profondeur des socs et d’adapter la vitesse d’avancement. Différents accessoires sont disponibles : « Des moulinets en caoutchouc permettent de travailler sur le rang jusqu’à un certain stade », précise Dirk Den Bakker. La variété comme premier levier de lutte Devant l’essai consacré aux fongicides, Michel Butscha, adjoint responsable betteravier à la sucrerie d’Erstein, fixe : « Le premier levier de lutte, c’est la variété, car en matière de fongicides, les produits actuellement homologués ont une efficacité limitée dans le temps ». Les dates d’intervention sont déterminantes dans la réussite de la protection. Parallèlement aux nombreuses expérimentations dans le réseau d’essais de Cristal Union, les techniciens recueillent aussi les données auprès des agriculteurs : date de semis, de traitement, note de satisfaction : « Cela nous permet de mieux comprendre la dynamique de la maladie ». Depuis cet été, un Outil d’aide à la décision « VigilanceCerco » est disponible en ligne sur le site extranet des adhérents cristalcoop.fr. « Cet outil est le fruit de six années d’observation et d’expérimentation. En fonction du risque d’infection journalier, il permet d’indiquer à nos planteurs la date propice du premier traitement et la fréquence de traitement à respecter », indique Michel Butscha. Généralement le premier traitement doit être positionné quelque 830 à 850 degrés jour base zéro après le semis. Cette année, il était important de bien suivre les avis de traitement du début de cycle. Après une fin mai humide et un mois de juin très chaud, le risque d’infection journalier était soutenu tout le mois de juin, demandant ainsi deux interventions espacées de seulement 18 jours. Du coup, dans la parcelle d’essais, cinq traitements ont été appliqués. « On aurait pu en éviter un avec une bonne variété et en affinant notre stratégie fongicide. Notre objectif est de revenir rapidement à trois traitements maximum grâce à l’amélioration variétale » précise Michel Butscha. Plusieurs programmes fongicides ont été testés et présentent une bonne efficacité en fonction de leur composition et de leur positionnement. L’association de produits à action systémique et de contact (cuivre) reste indispensable pour une meilleure efficacité. Le meilleur programme expérimental est celui qui intègre la molécule Methyl Thiophanate. L’utilisation de cuivre associé au soufre, employé en agriculture biologique, présente également un grand intérêt par son efficacité et offre la possibilité de réduire les quantités de cuivre dans les traitements. La plateforme variétale visitée, à Schœnau, présentait l’avantage de se situer au cœur du Ried, à quelques encablures du Rhin, donc dans un secteur irrigué et avec des rosées plus importantes, entraînant une forte pression cercosporiose. Aline Barbière, responsable relation culture à la sucrerie d’Erstein, constate : « Nous avons pu voir la maladie progresser depuis les bordures de forêt, en lien avec l’humidité procurée par les arbres, et depuis les zones plus arrosées par couverture intégrale ainsi que les zones d’arrivée des enrouleurs. » Découvrez cette journée en images :    

Station régionale d’expérimentation fruitière Verexal à Obernai

Arboriculture fruitière : désherber autrement

Publié le 20/07/2018

Pour les arboriculteurs, la perspective d’une interdiction progressive des produits de désherbage est un vrai sujet de préoccupation. C’est pourquoi Verexal recherche des alternatives au désherbage chimique sur le rang des vergers conventionnels, même si celui-ci reste pour l’instant la solution la plus simple à mettre en œuvre et la moins coûteuse. Démonstration sur le terrain, mardi 10 juillet à Obernai.

Pourquoi désherber ? Le désherbage du rang a pour but de limiter la concurrence alimentaire entre les adventices et les arbres dans la zone de sol à proximité des troncs. La concurrence des adventices perturbe le bon déroulement des travaux sur le verger et diminue l’efficience du système d’irrigation. De plus, elle est consommatrice d’eau et d’éléments nutritifs, ce qui peut être préjudiciable à la pousse des arbres. Susciter des avancées techniques en matière d’alternative au désherbage chimique pour fournir des références aux exploitants qui envisagent de réduire les traitements phytosanitaires, telle est la mission de Verexal, indique son président, Pierre Barth. C’est pourquoi la station teste depuis plusieurs années des techniques pertinentes pouvant se substituer - ou se combiner - à l’utilisation d’herbicides chimiques, en tenant compte notamment de l’âge du verger. Sachant que ces techniques doivent certes être plus respectueuses de l’environnement, mais aussi avoir une efficacité et un coût acceptables. Certaines machines exercent une pression assez défavorable sur les racines. Un travail mécanique trop intensif peut détruire les racines superficielles des arbres et entraîner une perte de vigueur. Sur d’autres modèles, le passage de l’outil a tendance à creuser le rang. Sur jeunes vergers, cette technique provoque un retard de croissance et pénalise la production. Par ailleurs, les effets étant moins persistants que pour un désherbage chimique, les interventions sont plus nombreuses et augmentent la dépense énergétique. En effet, l’entretien mécanique du rang nécessite en moyenne cinq passages, contre deux passages en chimique, ce qui entraîne une consommation accrue de carburant, pas vraiment opportune en cette période de flambée des prix de l’énergie. Ce qui explique que, pour l’instant, les professionnels sont assez mitigés sur ces techniques alternatives. Depuis l’annonce de la suppression du glyphosate dans trois ans, les constructeurs mettent les bouchées doubles pour proposer aux arboriculteurs des matériels mieux adaptés à leurs attentes. Lors de la journée technique organisée le mardi 10 juillet à Verexal, les professionnels ont pu comparer différentes techniques pour éliminer les adventices : par thermisation, par travail mécanique sur le rang avec des outils à lames, à disques, à dents, etc. La vitesse d’exécution pouvant varier de 2 à 10 km/h, selon la machine. La première machine en démonstration ce jour-là était la bineuse à étoile Freilauber (photo 1). Elle ameublit le sol sur la rangée de troncs, en fonction du réglage de l’angle de travail et de la coupe inférieure des disques. La terre est ensuite éjectée dans la zone du tronc, ensevelissant les mauvaises herbes. Différentes possibilités de réglage permettent d’ajuster l’angle de travail et la coupe inférieure, et donc l’éjection, aux besoins des professionnels et à l’état du sol. Cette bineuse à étoile a suscité l’intérêt des arboriculteurs par la qualité du travail effectué, qui se mesure à la propreté du sol entre les ceps et au fait que les racines ne sont pas touchées, mais aussi par la vitesse d’avancement avoisinant 10 km/h. Le porte-outil avant double Arbocep de la société Chabas (photos 2 et 3) peut accueillir toute une gamme d’outils : lame interceps, tête à fil, tête de broyage, fraise rotative, disque à chausser ou à déchausser, etc. Son châssis pouvant supporter deux outils, à droite et à gauche, il est possible de travailler simultanément deux demi-rangs. En version tondeuse à fil, il détruit les mauvaises herbes et les galeries creusées par les rongeurs. Le débit de chantier est de 12 ha/jour, selon le technicien. Basée en Côte d’Or, l’entreprise Boisselet (photos 4 et 5) a développé un système d’outils interceps basé sur le principe d’amplificateur de couple. Attelé sur le relevage 3 points, le porte-outil peut être tiré ou poussé. Le mouvement du servomoteur est activé par commande hydraulique ou hydroélectrique (en option) afin de faire effacer l’outil en action. La correction de dévers est elle aussi en option. Cet appareil polyvalent permet de mettre en œuvre différents outils, comme l’outil de binage rotatif à dents Pétalmatic +, l’outil rotatif à axe vertical Starmatic ou le pulvériseur à disque. Une brosse mécanique est disponible pour l’entretien des vergers plus âgés. « Elle permet de maintenir le sol propre sans travailler le sol », indique le technicien. Dernier matériel en démonstration, le désherbeur mécanique interceps Ladurner (photos 6 et 7) est équipé d’un palpeur hydraulique de chaque côté, ce qui permet un travail très proche du tronc en toute sécurité. Une centrale hydraulique assure l’animation des différents moteurs. La conception de la machine permet son adaptation à des distances de plantation variables et aux terrains plats comme aux vergers sur buttes. La vitesse d’avancement est réglable de 2,5 à 4 km/h en fonction du travail à réaliser - tonte ou travail du sol - et de la densité de plantation. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

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