Travaux de saison

Interdiction d’épandages aériens de produits phytosanitaires

Les dérogations ne peuvent être envisagées que sur une période limitée

Publié le 03/01/2017

En date du 4 février 2016, le député-maire d’Altkirch Jean-Luc Reitzer a attiré l’attention du président de la République sur l’interdiction des épandages aériens de produits pharmaceutiques. Le 14 décembre 2016, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, a répondu en rappelant que « la pulvérisation aérienne des produits pharmaceutiques est interdite. En cas de danger sanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens, la pulvérisation aérienne de produits pharmaceutiques pour lutter contre ce danger peut être autorisée temporairement par arrêté conjoint des ministres chargés de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Santé. Ainsi, l’épandage aérien relève désormais d’une décision de niveau interministériel et non plus d’une décision préfectorale. Il s’agit d’une dérogation qui ne peut être envisagée que pour une période limitée, afin de lutter contre une menace grave ne pouvant être jugulée par d’autres moyens ». Une telle dérogation a ainsi été accordée par arrêté du 22 juin 2016 afin d’autoriser le traitement, avec certains produits, des vignes en pentes dans les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, pour lutter contre le mildiou. L’utilisation de drones pour l’épandage aérien est soumise au même dispositif légal.

Publié le 13/12/2016

Euro Agrar a organisé une démonstration de tracteurs Fendt et de matériel de travail du sol Pöttinger à Sainte-Croix-en-Plaine dans un champ appartenant à la ferme Weiss.

C’est en partenariat avec les jeunes agriculteurs de la Hardt/Plaine de l’Ill que cette journée a été organisée. « Nous tenons d’ailleurs à les remercier, tout comme la ferme Weiss, pour la logistique et l’aide apportée dans la réussite de cette journée. Nous avons accueilli près de 300 personnes. Ces dernières ont pu se faire présenter le matériel dans les meilleures conditions. Le tout dans la convivialité puisqu’il était possible de profiter également d’un service de petite restauration avec d’excellentes tartes flambées », explique Guillaume Koenig, chef des ventes chez Euro Agrar. Le concessionnaire a proposé à ses clients professionnels une large présentation de la gamme des tracteurs Fendt et du matériel de travail du sol Pöttinger. « Pour les tracteurs, nous avons présenté la gamme des 200, 300, 500, 700, 800 et 900. Nous avons proposé différentes démonstrations. Que ce soit en labour et non labour, en déchaumage et décompactage avec pour cette présentation un tracteur équipé d’une nouveauté : la possibilité de régler la pression des pneus depuis la cabine », ajoute Guillaume Koenig. Pour le matériel Pöttinger, il y avait les déchaumeurs à disque Terradisc et à dents Synkro. Sans oublier, la nouvelle Presse, la charrue Servo, le distributeur d’engrais Sulky, le vibro Rabe ou encore le broyeur Falc. Une large gamme qui a permis de répondre à toutes les questions sur les spécificités des deux marques. « Cette manifestation suivait celles de la foire aux vins de Colmar et de la foire de Habsheim. Le succès a été au rendez-vous.

Chez Henri Schoepfer-Muller à Wettolsheim

Dernière vendange avant Intervitis

Publié le 29/10/2016

La vendangeuse Hoffmann CH500 d’Henri Schoepfer-Muller, à Wettolsheim, effectuait sa dernière récolte 2016 samedi dernier, avant d’être expédiée à Stuttgart. L’innovation de Marcus Hoffmann, présentée en 2015, a reçu la médaille d’or du salon Intervitis.

Marcus Hoffmann et son père, Peter, de Piersport en Moselle allemande, ont conçu une machine capable de vendanger dans des pentes à 70 %, c’est-à-dire 70 cm de dénivelé pour 1 m de plat, grâce à un ensemble treuillé optionnel. La machine intéressait Henri Schoepfer-Muller, à Wettolsheim, qui l’avait essayée en 2015. Depuis, la machine a connu des évolutions notables. Henri Schoepfer-Muller l’a acquise sans l’option de treuillage et se montre particulièrement satisfait de son usage.     La tête de récolte de la CH500 est montée sur une chenillette Andreoli de 100 ch, qui peut admettre par ailleurs d’autres outils, tels que des appareils à traiter. Le développement a commencé avec Andreoli il y a cinq ans. Peter Hoffmann avait d’abord adapté une technique de récolte mécanique propre aux olives avec une tête de récolte sans fléaux secoueurs donc, mais un ensemble de roues étoilées vibrantes qui prennent le cep et le font vibrer dans le sens du plan de palissage. Puis il est revenu aux classiques bras secoueurs qui font vibrer le cep dans une direction perpendiculaire au plan de palissage. La maison Hoffmann avait d’abord jugé que le mode de battage longitudinal préserve mieux l’intégrité des baies et des grappes avant de revenir au battage classique à fléaux. Au total, l’ensemble pèse 4 tonnes, cependant le poids étant bien réparti grâce à de larges et longues chenilles, la pression au cm2 est réduite à celle des pieds d’un homme. Depuis, quatre machines tournent actuellement en Allemagne. L’équipement complet - à savoir le tracteur à chenilles, la tête de récolte, le treuil et la remorque adaptée pour gérer le treuillage de manière télécommandée, et le cuvon de déchargement - représente la coquette somme de plus de 200 000 €. Rappelons que les cahiers des charges des grands crus et lieux-dits n’admettent pas la vendange mécanique. Mais Henri Schoepfer insiste particulièrement sur l’usage à façon que permet sa vendangeuse, au gré des caprices météorologiques et phénologiques de la maturité de ce millésime 2016 qui s’est fait attendre.

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