Dégustation d’attribution des Sigilles d’Alsace
Le terroir prend le pouvoir
Dégustation d’attribution des Sigilles d’Alsace
Publié le 08/02/2017
Lancée en 2015, la nouvelle formule « terroir » de la dégustation des Sigilles d’Alsace séduit de plus en plus de producteurs. En témoigne l’augmentation du nombre de vins présentés cette année, en hausse de près de 20 % par rapport à 2016.
C’est ce qui s’appelle « avoir le nez creux ». Lancée il y a à peine deux ans, la « nouvelle formule » du Sigille des vins d’Alsace confirme l’intérêt croissant de nombreux producteurs pour les vins avec une dimension « terroir » plus marquée. Lors de la dégustation d’attribution des Sigilles 2017, qui a eu lieu le 19 janvier au château de la confrérie Saint-Étienne, plus de la moitié des échantillons (en hausse par rapport à 2016, voir en encadré) en lice étaient d’abord caractérisés par leur terroir (grands crus compris). Un beau cadeau pour le comité de pilotage du Sigille qui avait souhaité mettre davantage en avant l’identité des terroirs afin de « renforcer l’intérêt futur » de l’œnothèque de la confrérie. « Je pense qu’on tient le bon bout », se félicite le Chancelier-Receveur, Jean-Paul Goulby, visiblement très satisfait de cette nouvelle donne. « De plus en plus de maisons s’intéressent aux vins de terroir. Avec de tels produits, ils ont la possibilité de mieux revendiquer leur identité. Et pour nous, cela donne encore plus de cachet à la dégustation des Sigilles, vue très souvent comme une dégustation haut de gamme », poursuit Jean-Paul Goulby. Il est vrai que depuis sa création en 1957, cette dégustation a su progressivement se construire ses lettres de noblesse pour devenir une « réelle consécration » selon le Grand Maître de la confrérie Saint-Étienne, David Ling. « Les Sigilles sont unanimement respectés pour le sérieux de leur dégustation, et pour leur orientation neutre et non commerciale », tient-il à rappeler.












