Technique

Kutzenhausen

Chou et choucroute

Publié le 25/09/2023

  Le marché porte sur la mise en place d'une solution de substitution à une application métier non maintenue, destinée à permettre de gérer le catalogue ouvrages/revues, d'intégrer les ventes et mouvements de stocks issus des données distributeurs, et de générer le calcul des droits d'auteurs (décisions à payer et fichiers cotisations).   Notre solution Librial (SaaS) a été présentée en Juillet et répond en grande partie aux besoins évoqués.   Elle permet dans les grandes lignes : - de gérer des utilisateurs, de leur attribuer des profils et permissions ciblées. - de manipuler un catalogue de produits et d'en suivre les mouvements de stocks et les tarifs. - de créer des fiches auteurs, contrats et de les associer aux ouvrages existants (en définissant les critères et paliers de droits). - d'accéder à des vues consolidées de données, de rechercher l'information via des listes filtrables, autocomplétion et via des recherches "FULLTEXT" - d'exécuter des commandes via des tâches périodiques afin de synchroniser des données comptables et/ou e-commerce (ie. drupal).   Notre application est également intrinsèquement personnalisable, permettant d'ajouter des fonctionnalités et/ou d'en remplacer certaines pour les besoins de chaque typologie client. Nous conservons systématiquement les développements clients dans des sous-projets archivés cloisonnés et "versionnés", et faisons évoluer le noyau applicatif avec les modules les plus demandés et généralisables. Nous travaillons également avec une graphiste et ergonome qui nous aide à personnaliser l'aspect visuel et à rendre l'interface simple et intuitive.   Notre proposition s'articule autour de notre solution Librial, sur laquelle nous adapterons les structures de données (articles, auteurs..) et grefferons des développements ciblés pour répondre à vos besoins prioritaires.   Nous définirons avec vous les fonctions qui devront être mises en place au lancement, et pourrons planifier les besoins moins prioritaires lors de phases ultérieures. Nous travaillerons avec vous sur les préparations et migrations de vos données, sur les synchronisations et exports types à prévoir. Nous maintiendrons à ce titre un environnement "bis" de recette nous permettant de tester et valider les développements futurs et de servir de "bac à sables" pour la montée en compétence des utilisateurs.   Enfin, nous ferons en sorte de faciliter la transition avec l'ancien système, en formant les utilisateurs, en suivant les retours et besoins d’assistances (qui seront mécaniquement importants en début de projet et se réguleront par la suite au cours de la maintenance évolutive).   Nous sommes une petite structure qui gère et maintient des instances Librial (entre autres) relativement disparates ; nous nous astreignons à un suivi régulier et sommes très réactifs aux besoins et aux demandes de nos clients. Nous collaborons également avec des acteurs de proximités experts dans leurs domaines (logistique et structure hébergement).   Nous avons à cœur de proposer un service performant, stable et évolutif, et répondons en conscience et de manière sereine à un appel d'offres pour lequel le périmètre fonctionnel est important. Nous avons l’expérience de migrations complexes, d’évolutions majeures par rapport au noyau applicatif et de phases transitoires risquées.   Pour être aussi complets et transparents que possible, nous avons détaillé dans un fichier annexe l'ensemble des fonctionnalités que vous avez listées et la correspondance en terme de développements et adaptations. Nous avons déjà mis en place plusieurs de ces fonctions sur d'autres projets et pourrons en réutiliser les grands principes, réduisant ainsi les coûts et les risques inhérents à de nouveaux développements.  

Publié le 28/07/2023

Le Paysan du Haut Rhin et l’Est Agricole et Viticole récompensent chaque année la meilleure nouveauté du Parc agricole de la Foire aux vins. Pour cette édition, le prix de l’innovation a été décerné au concessionnaire alsacien Baehrel Agri pour le robot Naïo Jo.

Le concessionnaire Baehrel Agri, du groupe Agro-Rhin, a une longue histoire avec le vignoble alsacien. En effet, sa maison mère se situe à Marlenheim, un lieu important de la viticulture alsacienne puisqu’il s’agit de la porte d’entrée de la célèbre Route des vins. L’entreprise couvre 90 % de l’Alsace avec la marque Massey Ferguson. En plus de ses tracteurs, elle propose de nombreux matériaux agricoles et viticoles. Elle ne cesse d’innover pour apporter les meilleures solutions possibles à ses clients, notamment pour les viticulteurs. « On a pris parti il y a deux ans d’aller dans les nouvelles technologies adaptées au vignoble alsacien », dit Guillaume Becker, responsable commercial de Baehrel Agri. C’est chose faite avec le robot de Naïo Technologies, le « Jo », qui s’est vu récompensé par notre prix de l’innovation 2023 de la FAV. « C’est une vraie reconnaissance pour nos équipes. C’est un travail de longue haleine, il faut persévérer car quand on apporte du changement, il y a toujours une partie du public qui n’est pas prêt à le recevoir », continue Guillaume Becker. Un robot 100 % électrique et autonome En quoi ce « Jo » est-il aussi innovant pour nos vignes alsaciennes ? Cette belle bête multitâche d’environ 850 kg a pour objectif d’aider les viticulteurs dans l’entretien du sol (sous le rang et dans l’inter-rang) et le désherbage des vignes. « On y accroche à l’arrière des outils standards de viticulture, comme des lames interceps, des griffons et autres outils adaptés aux chenillards », explique Honoré Bacquenois, responsable commercial pour la zone nord-est France de Naïo Technologies. Sa particularité, c’est qu’il est 100 % électrique et autonome. « Des projets robotiques en agriculture et viticulture ça existe depuis très longtemps mais il faut souvent les recharger. Avec Jo, c’est résolu : il a une autonomie de 8 heures, ce qui donne sens au projet », affirme Guillaume Becker. Simple d’utilisation, Jo est un gain de temps pour les viticulteurs, qui n’ont pas à être derrière lui. « On a des retours positifs. Il est capable de détecter les obstacles, de faire demi-tour dans une zone étroite, comme ce que l’on peut avoir en Alsace », lance Honoré Bacquenois. Le prix de l’innovation sera remis à Baerhel Agri ce lundi 31 juillet sur le stand des journaux à la Foire aux vins. Le robot Naïo Jo sera la vedette du stand du concessionnaire, qui espère le faire connaître dans le vignoble alsacien.

Forêt et changement climatique

État d'urgence

Publié le 20/07/2023

Sous l’effet du changement climatique, les forêts brûlent. Que ce soit à petit feu ou dans des incendies ravageurs. Leur capacité à stocker du carbone, donc à atténuer le changement climatique s’en trouve amputée. Déjà, les spécialistes ne croient plus à la capacité d’adaptation naturelle des peuplements tant le climat s’emballe. L’heure n’est plus au maintien du potentiel de production, mais au maintien d’un couvert végétal.

Dans la vallée de la Doller, le sapin n’est plus le roi des forêts. Et sa verdure vire au rouge, signe d’un dépérissement lié au changement climatique. En 2019, 12 000 m3 de bois sec y ont été récoltés contre 500 m3 en 2016. Depuis, la tendance ne s’est pas inversée, au contraire. Par contre, les acteurs de la forêt ont pris la mesure de la problématique, et des études sont en cours pour tenter d’adapter le peuplement forestier à un changement climatique qui s’emballe. C’est dans ce contexte que le service forêt de la Chambre d'agriculture Alsace et l’association forestière de la vallée de la Doller, de la Thur et environs ont organisé, vendredi 30 juin, une réunion d’information sur l’impact du changement climatique sur la répartition future des essences forestières et la sélection d’essences de reboisement. Christian Piedallu, ingénieur de recherche à AgroParistech, a introduit le propos en présentant des cartes qui font froid dans le dos. En effet, l’Alsace figure dans l’œil du cyclone du changement climatique. Les températures estivales ont augmenté un peu partout, mais l’Alsace est particulièrement dans le rouge. Et les précipitations, si elles devraient rester stables en moyenne, vont se raréfier en été, et là aussi, l’Alsace risque d’être particulièrement soumise à un régime sec. Cela a déjà - et aura encore davantage à l’avenir - un effet sur les aires de répartition des essences, qui sont, pour schématiser, limitées au nord par le froid, et au sud par le régime hydrique. « Ces aires de répartition n’ont jamais été fixes. Mais elles évoluent sur des pas de temps beaucoup plus long que ce à quoi nous assistons actuellement », indique Christian Piedallu. En peu de temps, l’Alsace risque donc de devenir une région adaptée aux essences méditerranéennes. Mais la communauté scientifique est de moins en moins encline à penser que la capacité d’adaptation naturelle des peuplements peut suivre la cadence du changement climatique. Il va donc falloir agir pour soutenir cette évolution. Adapter les itinéraires de gestion Les modélisations en cours mettent en évidence une remontée des aires de répartition vers le nord pour de nombreux types d’arbres. Pour le sapin, il y a aussi une remontée en altitude des zones qui lui sont favorables. Dans les zones qui deviennent inadaptées aux essences en place, les peuplements dépérissent. De nombreux paramètres influencent l’intensité du phénomène : âge, type et mélange d’essences, densité, structure, microclimat. Certains ont un effet particulièrement négatif : l’âge des arbres, leur position de dominé, la pureté du peuplement, l’exposition au stress hydrique, qui explique qu’il y a davantage de mortalité en haut de versant et sur les versants sud… Autant de paramètres qui expliquent que certains peuplements sont plus résistants que d’autres : « Dans certains secteurs, le peuplement est acclimaté au stress hydrique, il résiste donc mieux au changement climatique », pour l’instant. Ces éléments permettent de cartographier la probabilité de dépérissement et d’adapter les actions au niveau de risque. Il peut s’agir de faire évoluer le peuplement en place pour améliorer sa résilience, ou de remplacer les espèces en place par d’autres. Quel que soit le niveau de risque, Christian Piedallu annonce la couleur : « Il n’y aura pas de solution miracle. » Par contre, certaines mesures doivent être mises en place dès maintenant : ne plus planter les espèces à risque élevé de dépérissement, favoriser la régénération naturelle avec les espèces présentes plus résistantes à la sécheresse en espérant une adaptation, implanter des espèces plus méridionales, favoriser la diversité des essences et les structures de peuplement hétérogènes, préserver les sols, mélanger les essences, gérer la ressource en eau, en gérant la surface foliaire pour que l’eau arrive au sol, en pratiquant des éclaircies progressives… Les coupes rases et les fortes mises en lumière sont de toute manière à proscrire, pour limiter le stress hydrique. Mieux vaut pratiquer une sylviculture à couvert continu, avec des éclaircies légères, par petites touches, pour garder une ambiance forestière (ombrage, lumière diffuse, eau… ). Diversifier les peuplements Conseiller forestier à la Chambre d'agriculture Alsace, Samuel Jehl rappelle que les peuplements mélangés affichent de meilleures croissances et productivité que les purs car les différentes essences n’exploitent pas les mêmes ressources, et donc les utilisent mieux. Certaines essences ont un enracinement pivotant, d’autres superficiel. Les mélanger permet d’optimiser l’exploration de la réserve utile des sols. En outre, chaque essence a ses propres besoins (autécologie) et les essences interagissent entre elles (synécologie). Des interactions qui ont tendance à rendre les peuplements mélangés plus résilients. Ainsi, la nuisibilité du scolyte est moins élevée dans un peuplement diversifié que pur. En outre, chaque essence a des atouts et faiblesses, donc « choisir des essences qui ont des sensibilités différentes constitue une assurance face au changement climatique ». Samuel Jehl cite l’exemple d’un peuplement composé à 30 % de hêtre et 70 % d’épicéa. « Le hêtre, avec sa forme d’entonnoir, amène l’eau dans la futaie. Résultat, les 70 % d’épicéas sont aussi productifs qu’en peuplement pur ». Problème : les hêtres font partie des essences condamnées par le changement climatique à plus ou moins long terme… Autres exemples : chêne sessile et pin laricio, épicéa et chêne rouge… « Les peuplements monospécifiques, il faut tirer un trait dessus, se diriger vers des pratiques plus adaptées comme la futaie irrégulière, à couverture continue », encourage Samuel Jehl, qui reconnaît que « ces méthodes engendrent un suivi moins facile, un surcoût, et parfois des échecs ». En outre, ces adaptations des itinéraires de gestion vont inévitablement impacter l’aval de la filière, qui va aussi devoir s’adapter. Dans la salle, d’autres propositions émergent : élaguer les arbres pour qu’ils soient moins hauts, ou encore rétribuer les externalités positives des forêts, notamment lorsqu’elles piègent du carbone, ce qui augmenterait la capacité d’investissement dans la forêt, donc sa capacité à piéger du carbone, et donc sa capacité à tempérer le changement climatique ! Dans les cas les plus extrêmes, mieux vaut dès à présent implanter des espèces plus résistantes au stress hydrique et au coup de chaud. Avec la difficulté qu’elles doivent aussi être capables de résister au gel hivernal. Pin laricio de Corse, chêne rouge, chêne pubescent, cèdre de l’Atlas, sont quelques essences citées par Samuel Jehl, qui insiste : « Le choix des essences passe par un diagnostic de station. » Il convient également de rester dans les clous de la réglementation. Ainsi, pour bénéficier de certaines aides, il convient de choisir des essences qui figurent sur une liste des matériels forestiers de reproduction (MFR). Une liste qui contient très peu de nouvelles essences, donc qui ne facilite pas l’adaptation au changement climatique. En conclusion, Christian Piedallu, encourage les forestiers à « tenter des expériences », mais aussi à « gérer l’incertitude », car ce qui est sûr « c’est qu’il n’y a plus de certitudes ! »    

Pages

Les vidéos