Technique

Publié le 06/11/2020

Des vaches de l’Association lorraine pour la promotion en agriculture (Alpa) ont révélé une grande capacité à générer des anticorps contre le coronavirus, après avoir reçu des injections de protéines. Le laboratoire Genclis a ainsi été en mesure de formuler des protocoles d’immunisation qui ne sont pas des vaccins, mais qui permettent de produire des antisérums. Les essais cliniques de ces antisérums pourraient se dérouler avant la fin de l’année. S’ils sont efficaces, ils devraient réduire les besoins de réanimation, et donc la mortalité, et les séquelles graves pour les malades atteints de Covid-19.

Le directeur de la ferme du centre de formation de l’Alpa, Joris Erzen, se souviendra longtemps de l’appel téléphonique reçu dans la seconde quinzaine de mars, en pleine période de confinement. Son interlocuteur n’est autre que le technicien de Sodiaal, dépêché par Bonilait, la filiale spécialisée dans la poudre de lait du groupe coopératif. Le message est ciblé : le laboratoire de recherche médicale Genclis de Vandoeuvre recherche un troupeau proche de Nancy pour mener un essai clinique sur le coronavirus, en lien avec les hôpitaux universitaires de Strasbourg. Le délai de réponse est court, car plusieurs options ont été envisagées, comme celle d’utiliser le cheptel d’un exploitant à la veille de la retraite. La réponse doit intervenir dans les trois heures. Il faut mesurer l’enjeu de l’expérimentation qui porterait sur quelques vaches. Même si l’indemnisation est prévue, le « risque équarrissage » n’est pas exclu. Joris Erzen consulte rapidement la présidente de l’Alpa, Lydie Saunier, le responsable de la commission « ferme », Jean-Philippe Thomassin et le directeur, Pascal Girard. La décision est unanime : « On y va. » Injection par la voie intrapéritonéale Et l’homme-orchestre de la ferme va être placé au centre de la course contre la montre qui s’engage. Il entre immédiatement en contact avec le professeur Bernard Bihain, patron de Genclis, qui va conduire personnellement les opérations. Il sélectionne neuf vaches laitières plutôt en fin de carrière. Il s’agit de leur pratiquer une injection par la voie intrapéritonéale (dans le péritoine) de protéines soigneusement sélectionnées par Genclis, dans le but de faire fabriquer des anticorps aux animaux. Les bovins sont exposés régulièrement à des coronavirus autres que le Covid-19, aux effets souvent délétères, notamment chez les veaux. Le vétérinaire sanitaire de la ferme, Jean-Pierre Bailly, est à la manœuvre, en présence de Bernard Bihain. Un des avantages du troupeau de l’Alpa pour la recherche est qu’il ne pratique aucune vaccination, en dehors de la prophylaxie obligatoire. L’autre intérêt est la présence du robot de traite qui peut détecter en continu les réactions des vaches. Les injections de protéines seront répétées à trois reprises à la même dose, à une semaine d’intervalle. La plupart des animaux enregistrent une légère montée de température, phénomène normal lors d’une immunisation. Le risque de rejet est redouté à la deuxième intervention, mais aucun souci n’est relevé. Des prises de sang et d’échantillons de lait ont été pratiquées « à l’état zéro » avant le début de l’opération, puis tous les sept jours. Les vaches ont bien identifié le « corps étranger » et montrent une capacité à créer des défenses immunitaires. Genclis vérifie le dosage en anticorps qui s’avère « exceptionnel » à la fois dans le sang et dans le lait, à l’issue de la troisième injection. Le 7 avril, ces anticorps sont qualifiés « d’hyper-affins », c’est-à-dire très présents en quantité, toniques et actifs. Éviter toute controverse Très satisfait de ces résultats, Bernard Bihain songe à fabriquer des sérums. Il faut prélever pour cela 2 litres de sang et 10 litres de lait sur les deux vaches les plus remarquables du lot sélectionné. Si le travail sanguin est aisé, Genclis butte sur la matière grasse du lait, gênante car ne contenant pas d’anticorps. Il faut écrémer pour isoler le lactosérum porteur des précieux anticorps. Mais le laboratoire ne dispose pas de l’équipement indispensable à ce traitement du lait. Il fera alors appel au groupe Ermitage, rompu à l’exercice dans le périmètre de sa tour de séchage. Le fromager coopératif vosgien ira jusqu’à installer un mini-labo, dans les locaux de Genclis. Bernard Bihain est persuadé qu’il est sur la bonne voie, mais il veut en acquérir la certitude définitive et éviter toute controverse. Sa quête est celle d’une sérothérapie* ciblant les malades graves liés au Covid-19. « Les 85 % de patients qui récupèrent en quatre jours, n’ont pas besoin de nous. Nous visons les patients âgés, hospitalisés et victimes de comorbidité », affirme le chercheur. Il ne croit pas à la vaccination prophylactique de masse, telle que l’envisagent les grandes firmes du médicament. Il en redoute au contraire des effets dramatiques, à la lumière de ce qui s’est passé pour la vaccination contre la dengue. Le 2 mai, le comité scientifique de Genclis lui demande de poursuivre l’expérimentation avec dix nouvelles vaches, en utilisant un protocole différent. Les élus de l’Alpa donnent leur feu vert. 19 VL sur un effectif de 71 sont donc entrées dans l’étude. Le premier groupe est placé « en lait off », le but est d’observer pendant combien de temps les anticorps demeureront. « Fusil puissant » Les injections sur le second groupe se déroulent les 14, 21 et 28 mai 2020. Bernard Bihain fait effectuer des « neutralisations virales » au CHU de Strasbourg. Les résultats sont impressionnants. Les anticorps produits par les bovins capables de détruire le Covid-19 sont cent fois plus puissants que ceux générés par les humains ayant contracté la maladie. Le chercheur est désormais certain d’avoir découvert un antidote capable de neutraliser les effets du poison. Un mois après la dernière injection, le premier lot de vaches dispose toujours autant d’anticorps. Parmi les laitières retenues pour l’expérience, une a vêlé. « Nous avons conservé le colostrum », raconte Joris Erzen. Depuis le 28 mai, Genclis a testé des processus d’immunisation sur une population de souris, à laquelle le Covid-19 a été inoculé. « Les anticorps qui en résultent détruisent le virus, affirme Bernard Bihain. Pour les administrer à des patients, nous disposons d’un fusil puissant, mais il nous faut régler la mire pour déterminer la quantité à administrer à la première injection ; car si le seuil est dépassé, il peut faire plus de mal que de bien. » Pour affiner cette recherche, à partir du 7 juillet, un nouvel essai a concerné quatre vaches, auxquelles des doses différentes du mélange protéinique ont été injectées. Pour déterminer la quantité d’anticorps produite et sur quelle durée de temps. À la mi-septembre, Bernard Bihain envisageait de renouveler les prélèvements à l’Alpa, pour sécuriser encore un peu plus le procédé voué à être utilisé chez l’homme. Il place « la rigueur scientifique » au-dessus de tout. Le « professeur » ne tarit pas d’éloges sur le site de l’Alpa qui constitue, selon lui « la structure ad hoc, dans un environnement fermier… La vraie vie. Notre expérience commune devrait être étendue et renouvelée sur d’autres maladies », appelle-t-il de ses vœux. Conserver le sens des priorités On sait aujourd’hui qu’il ne sera pas réglementairement possible d’utiliser des produits d’origine bovine en thérapeutique humaine, mais les retombées de cette expérimentation sont d’importance capitale, explique Bernard Bihain. « Les vaches sont, comme l’homme, confrontées aux coronaviroses. L’induction d’anticorps exclusivement neutralisant dans ce contexte valide notre choix d’immunogène, sa sécurité, les doses efficaces et le calendrier des injections. Mais cela n’est pas le plus important ; sans les vaches de l’Alpa, nous n’aurions pas compris les mécanismes qui protègent la très grande majorité des formes sévères de Covid-19. Nous avons aussi appris que les anticorps neutralisants le virus ne durent pas en absence d’immunisations répétées. Ça, c’est pour la mauvaise nouvelle, la bonne nouvelle est que leurs précurseurs, eux, perdurent et il devrait être possible de les augmenter. Il convient de conserver le sens des priorités qui sont de prévenir et traiter les formes graves en réduisant les besoins de réanimation, prévient le gérant de Genclis. Les progrès réalisés par les médecins et les anesthésistes réanimateurs en moins de six mois sont spectaculaires. Même si pas mal de molécules se sont révélées décevantes, les corticoïdes et les anticoagulants ont réduit la mortalité. Nous avons attendu 15 ans pour voir ce type d’effet dans le cadre du HIV, le virus responsable du Sida », conclut Bernard Bihain.

Publié le 02/11/2020

À Sigolsheim, Françoise et Gilbert Tempé produisent une demi-douzaine de fruits, mais principalement de la pomme. La technicité est exigée pour obtenir la qualité recherchée.

À 18 h ce mercredi soir, la journée de Gilbert Tempé est déjà exceptionnellement finie. « Hier, il était 21 h », glisse l’arboriculteur dont les journées d’automne peuvent flirter avec les douze heures. « Elles commencent à 7 h. Cela nous laisse deux heures, à Françoise et à moi, pour livrer. Nous enchaînons avec la cueillette. Les saisonniers travaillent de 9 à 17 h avec une heure de pause à midi. » Si, à 56 ans, Gilbert Tempé se retrouve à la tête des Vergers du Rhin, il le doit à Constant, son grand-père, et à Paul, son père, qui ont planté en 1960, hors de l’AOC viticole, les premiers pommiers chargés de compenser l’arrêt de tout élevage. Notre homme s’installe en 1982, seul sur un hectare de vignes en location, et en Gaec partiel avec son cousin sur 2 ha de vergers. En 1993, il crée une EARL, reprend les vignes de ses parents et 20 ha appartenant à la famille de Françoise à Ohnenheim, à 27 km de Sigolsheim. Cette surface d’un seul tenant convient mieux à l’arboriculture que les quatre parcelles d’une soixantaine d’ares réparties dans le ban de Sigolsheim. Gilbert implante donc 5 ha de fruitiers à la limite des deux départements. « Je traite le double de la surface deux fois plus vite », note-t-il. Il délègue à un prestataire le suivi des 15 ha restants consacrés au maïs et au soja. Gilbert a eu une formation viticole. « L’arboriculture, c’est une autre approche », prévient-il. « Je dois mettre en vente un produit sans défaut tout en veillant à avoir le plus faible impact sur l’environnement. Et en Alsace, il est possible de faire de la pomme sans une douzaine de traitements par saison. Pour ma part, une moitié est homologuée en bio. » L’arboriculteur s’attelle depuis des années à minimiser l’impact de ses traitements. « J’ai essayé du savon, du savon noir, de la silice, des lavages. J’ai tenu deux ans de plus que certains collègues. Je pratique la confusion sexuelle depuis vingt ans. Elle cible carpocapse, eulia, capua et tordeuse orientale du pêcher. J’ai quelques échecs sur Sigolsheim depuis deux ans car les surfaces y sont trop petites. » En 2016, il investit dans un matériel de traitement de l’eau qui remplit la cuve du pulvérisateur. « Pour obtenir une efficacité maximale et diminuer de moitié la dose de matière active, il faut trouver le bon couple entre pH et température de l’eau. Je réchauffe des volumes de 1 000 l et plus, entre 19 et 25 °C, et je ne mélange plus des produits acides et basiques entre eux. Un sel adoucissant monte la conductivité de l’eau de traitement à 1 700 ms (millisiemens) contre 600 ms à l’eau de pluie. Cela me permet pratiquement de me passer de tous les adjuvants. » 80 % du volume en grande surface « Je cherche un rendement régulier et de qualité. J’irrigue par aspersion ou goutte-à-goutte. L’objectif est d’arriver à 150 t de pommes premier choix. En produire plus ne rime à rien car ma clientèle ne va pas m’en acheter plus », explique Gilbert. Depuis un an, il ne taille plus seulement en axe. Il oriente sa conduite vers la haie fruitière. Il paye un technicien privé pour arriver à bien négocier ce virage à enjeu technique et économique. « La taille mécanique est possible. Elle me fait économiser la moitié du temps et la récolte est plus facile. Je m’y lance en raison du coût de la main-d’œuvre mais encore plus de la difficulté de la recruter. Toute la cueillette est manuelle. J’embauche des saisonniers polonais depuis des années. Mais ils sont de moins en moins enclins à venir en nombre suffisant et pour la durée que je souhaite. » Au conditionnement, Gilbert reste fidèle aux alvéoles et au papier kraft pour économiser au mieux bois, carton et encre. « Les fruits sont de toute façon de plus en plus sortis de leur emballage et mis en rayon », explique l’arboriculteur. De septembre à mars, il écoule 80 % de sa production dans une douzaine de grandes surfaces de Benfeld à Mulhouse et jusqu’à Saint-Dié. « Mon père a commencé. J’ai développé. La production locale est certes demandée, mais cela n’empêche pas d’être souvent mis en concurrence avec les approvisionnements de la centrale d’achat. Les prix de vente sont stables depuis cinq ans. Selon la variété et le conditionnement, on peut espérer de 1,20 à 1,50 €/kg. ». La restauration, la libre cueillette de Sigolsheim et le point de vente de la station fruitière de 360 m² à Ohnenheim où la production est conditionnée, offrent les autres débouchés. « La consommation des ménages s’érode doucement. Les volumes passés par la grande distribution aussi. En libre cueillette, le client se contente aujourd’hui de 10 kg au lieu des 100 qu’il achetait jadis », constate Gilbert. Il souhaite transmettre son entreprise à un horizon de dix ans. « Pas forcément en entier. L’activité arboricole peut être séparée de la viticulture. Qui aujourd’hui veut encore passer autant de temps à son travail ? »

Publié le 25/10/2020

Le 18 octobre, Serma organisait sa traditionnelle journée de démonstration, entre Brumath et Mittelschaeffolsheim. À cette occasion, les marques Fendt et Lemken ont présenté leurs nouveaux produits.

Cette année aurait pu être différente, malgré tout Serma a tenu à maintenir sa traditionnelle « journée aux champs », dimanche 18 octobre. « À cause du Covid-19, les concours de labour n’ont pas eu lieu, le festival de l’élevage de Brumath et la foire du vin de Colmar ont aussi été annulés. Cela faisait longtemps que le monde agricole ne s’était pas retrouvé, et il en avait besoin », témoigne Freddy Jung, directeur commercial de Serma.   Publiée par Serma agroéquipement sur Vendredi 16 octobre 2020   Un beau soleil automnal a bercé ces retrouvailles, et a comme facilité le respect des mesures sanitaires : masques, gel et cahier pour recenser les coordonnées des visiteurs. « Les autorités nous ont demandé de prendre ces précautions, même si l’événement est en extérieur. Ce n’était pas une raison pour annuler. La vie continue et il faut continuer à travailler », avance Freddy Jung. Au bord des parcelles ou près de la buvette tenue par les Jeunes Agriculteurs du canton de Brumath, les participants étaient du même avis, et semblaient ravis de découvrir les nouveautés de l’année. À commencer par FendtONE, la cabine dernier cri de la marque Fendt, avec un espace de pilotage entièrement repensé, et un accoudoir principal où sont regroupées toutes les commandes du tracteur (avancement, relevage, hydraulique, etc.). « C’est l’exclusivité de cette cabine car avant les commandes n’étaient pas rassemblées au même endroit », précise le directeur commercial.     FendtONE, une tablette multifonctionnelle Autre particularité de la FendtONE : sa tablette unique, multifonction, qui comprend tous les menus du tracteur. Par un simple glissement de doigt, on peut donc démarrer le gyrophare ou vérifier la consommation de carburant, comme sur un téléphone où on jongle entre les applications. Cette tablette présente un autre avantage puisqu’elle permet aussi de contrôler les outils accrochés au tracteur. « Jusqu’à présent, il fallait un boîtier à part dans la cabine, désormais tout peut être centralisé sur la même interface, ça évite d’avoir plusieurs écrans dans la cabine », trouve Freddy Jung. Cette cabine inclut une deuxième tablette avec les mêmes caractéristiques, qui se rabat automatiquement dans le toit, un gain d’espace. « Comme ça, sur la première tablette du tracteur, on peut commander l’outil et sur la deuxième, régler le guidage RTK », ajoute le directeur commercial. Cette avancée technologique a beaucoup d’atouts. « La présence des deux tablettes double la capacité de mémoire, note Sébastien Singhoff, commercial. On peut stocker tout ce qui est parcellaire, et programmer un outil au préalable depuis la maison. » Le commercial se veut rassurant : « Ces équipements sont très intuitifs et réactifs. Les gens qui les ont utilisés ont très bien compris comment ça marchait. Et pour les agriculteurs réticents au tactile, pas de panique, toutes les commandes restent accessibles à partir de la mollette de la console. » L’ergonomie à son paroxysme Le groupe Lemken a aussi profité de cette journée pour mettre aux champs ses nouveaux outils. La Juwel 10 a été la première à entrer en scène. C’est la grande sœur des charrues 7 et 8 de la marque, qui s’adapte sur des tracteurs de 450 ch. À première vue, c’est une charrue classique de labour mais elle est équipée d’un système de tête suspendue, afin de pouvoir passer en mode transport sans avoir à enlever le troisième point. « Cette performance technique facilite la transition entre les modes transport et champ », estime Nicolas Soehnlen, inspecteur commercial de Lemken. Contrairement aux charrues habituellement utilisées en Alsace qui comprennent quatre ou cinq corps, celle-ci en compte sept. « Cela permet de couvrir 3,85 m de largeur au labour, et de gagner en rendement-hectare et en vitesse de travail », annonce Nicolas Soehnlen.   [ ????? ?? ] - ?????????́ ???? Démonstration d'une #Juwel10 dans le Bas-Rhin dpt 67. Charrue conçue pour les... Publiée par LEMKEN sur Mardi 20 octobre 2020   Les visiteurs ont aussi pu découvrir le semoir Solitaire 9 +, la dernière génération des semoirs solitaires pneumatiques de chez Lemken. Grâce à une ouverture de capot plus importante, la capacité de trémie atteint désormais 1 450 litres au lieu de 1 200 litres. Une option permet d’aller jusqu’à 1 850 litres. « C’est surtout plus pratique quand on charge avec des gros sacs de semence », précise Nicolas Soehnlen. Autre amélioration : l’accès au bac d’étalonnage facilité par un bouton situé sur le semoir, à l’extérieur. Plus besoin de s’allonger sous la machine pour lancer la procédure. Et dernier petit détail de taille : un capteur par radar de quelques centimètres remplace la grande roue située auparavant à l’arrière du semoir, afin d’enregistrer la vitesse d’avancement. « Ainsi, l’agriculteur peut reculer jusqu’au bord des champs, sans perdre 1m50 comme avant », explique l’inspecteur commercial.   [ ???????? ?+ / ?????????́ ???? ] Mise en route d'un nouveau Solitair 9+ en Seine et Marne dpt 77 ?Rampe de semis... Publiée par LEMKEN sur Jeudi 15 octobre 2020   Enfin, le semoir Saphir 10 a fait son apparition. Sa particularité repose sur son arbre d’entraînement actionné par un moteur électrique. « Cela permet une modulation de dose de semis, un étalonnage très facile et un démarrage anticipé de la distribution », ajoute-t-il. Aux côtés de ces nouveautés, Lemken a exposé sa gamme de déchaumeurs, avec un modèle à dents, le Karat 9 et deux modèles à disques, le Rubin 12 qui offre une profondeur de travail jusqu’à 20 cm, et son petit frère, le Rubin 10. En plus de la cabine FendtONE, le groupe Fendt a, quant à lui, mis en avant le Fendt 200, un tracteur destiné à l’arboriculture, adapté à cette zone spécialisée dans le houblon, ainsi que les Fendt 500 et 700, les plus vendus dans le secteur, et le Fendt 1000, le plus gros de la gamme, plus approprié pour les grandes exploitations ou les entrepreneurs de travaux agricoles.   [ Rubin 12 ] Vous êtes dans vos maïs, testez le #LEMKEN #Rubin12, unique sur le marché, Idéal pour destruction des... Publiée par LEMKEN sur Mercredi 14 octobre 2020   Cette journée de démonstration aura aussi eu pour but détourné de montrer aux agriculteurs tous les champs des possibles, en cette période un peu compliquée. « Non pas tant à cause du Covid-19, car même si les agriculteurs n’ont pas investi pour le plaisir comme ils le font parfois, ils ont quand même renouvelé le matériel nécessaire. Plutôt à cause des débats autour de l’arrêt du glyphosate. Les agriculteurs se cherchent un peu quant à l’orientation matérielle à prendre. Certains se lancent mais beaucoup attendent de savoir quel sera leur avenir », observe Nicolas Soehnlen.

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