Technique

Établissements Mathot à Retzwiller - JF Agri à Schlierbach

La MB Claas équipée de la coupe à tapis « Convio Flex »

Publié le 10/09/2019

Primée au salon international du machinisme agricole (SIMA), la MB CLAAS équipée de la coupe à tapis « Convio Flex » est une machine pré-série livrée aux établissements Mathot à Retzwiller. L’entrepreneur de travaux agricoles et forestiers ne cache pas sa satisfaction de posséder ce matériel.

Des surfaces qui augmentent, des cultures plus variées : l’achat de cette machine s’explique pour des raisons pratiques. « En tant qu’entrepreneur, les surfaces agricoles dont nous devons nous occuper sont plus importantes. C’est par exemple le cas pour les volumes de soja. Nous récoltons du colza, de l’orge, du blé, ou encore du pois. Cette machine est polyvalente et flexible. Elle permet de ramasser les cultures à ras le sol. Et, surtout, elle est facile à utiliser. Elle a une meilleure alimentation. On gagne 1 km/h en vitesse d’avancement comparée à une coupe traditionnelle. On voit clairement la différence avec d’autres machines. Les tapis prennent le produit au centre de la machine. Les deux tapis sur les extrémités de la machine remettent le flux au centre. Un plus petit tapis alimente le convoyeur », explique Fabien Mathot, responsable de l’entreprise agricole. Client de longue date, il a fait confiance à JF Agri pour le choix de la machine. Il y achète tout son matériel de récolte. La machine a une largeur de 7,70 m : « C’est une bonne largeur. On ne peut pas utiliser plus large avec le parcellaire du Sundgau. Au-delà de huit mètres, on ne passe plus dans les chemins. Et de toute façon, on n’arriverait pas à avoir un meilleur rendement », ajoute Fabien Mathot. Des conditions optimales Le rouleau d’alimentation à doigts escamotables assure un débit maximal facilitant le travail du convoyeur. Tandis que le modèle « Convio » est principalement conçu pour les récoltes traditionnelles (céréales et colza), la version « Convio Flex » à tablier flexible convient parfaitement pour moissonner les cultures très basses comme le soja, les pois et l’herbe avec un niveau de performance maximal. La communication entre la barre de coupe et la moissonneuse-batteuse permet d’ajuster la plupart des réglages en cabine (comme « l’auto belt Speed », vitesse des tapis proportionnelle à l’avancement) depuis le « Cebis » pour un confort maximal de l’opérateur. Destinées aux moissonneuses-batteuses de la gamme Lexion, les nouvelles barres de coupe permettent également d’améliorer l’alimentation de la moissonneuse-batteuse tout en réduisant le bruit perçu en cabine grâce aux tapis. La barre de coupe dispose d’une scie et d’un tablier de coupe d’un débattement de 225 mm sur la « Convio Flex ». Cette dernière est ainsi capable de suivre au plus près le profil du sol pour une coupe la plus rase possible sur toute la largeur de travail sans pour autant avoir un effet « bulldozer », même dans les conditions les plus humides. Cette flexibilité s’opère grâce une liaison lamier-châssis par plusieurs vérins d’une pression modifiable de 40 à 160 bars ajustée manuellement ou automatiquement suivant le mode choisi par l’opérateur. Dans les céréales non versées, elle peut être utilisée de manière rigide avec une scie et un tablier de coupe fixe. En revanche, dans les céréales versées, la barre de coupe peut s’adapter au profil du sol par simple pression sur une touche, ce qui permet de moissonner tous les épis sans aucun souci pour le chauffeur, même sur des largeurs de travail importantes. À noter que les deux modèles conviennent également pour la récolte du colza. L’équipement colza optionnel comprend des vis d’alimentation droite et gauche d’un diamètre de 425 mm, étudiées pour les gros volumes et positionnées dans la partie supérieure de la tôle arrière de la barre de coupe. Ces dernières peuvent être ajustées via une lumière pour une adaptation optimale des conditions de récolte. Le kit inclut également des scies à colza qui peuvent être montées et démontées sans outils et conditionnées dans un coffre spécialement pourvu à cet effet sur le chariot. Afin de minimiser les pertes dans les petites graines comme en colza, le tapis central est équipé de bavettes en caoutchouc.

Publié le 06/09/2019

L’été a été chaud, très chaud, en Alsace. Et souvent très sec aussi. Le maïs termine donc son cycle bien souvent à bout de souffle, particulièrement dans le Bas-Rhin et en l’absence d’irrigation. Selon les conditions de production, les rendements s’annoncent donc très bons à très décevants. Autres faits marquants de la campagne : la prolifération de la chrysomèle, qu’on voit désormais voler dans les parcelles ; et l’apparition d’une race bivoltine de pyrale.

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Publié le 05/09/2019

La fête de l’agriculture, organisée par les Jeunes Agriculteurs du canton des Hautes-Vallées a Germisay en Haute-Marne, a accueilli la finale régionale de labour. La Meurthe-et-Moselle et le Bas-Rhin représenteront le Grand Est lors de la finale nationale.

Près de 10 000 visiteurs se sont déplacés à la fête de l’agriculture le 1er septembre. Le site était idéal pour recevoir les nombreuses animations, un mélange d’activités traditionnelles (moiss batt cross, agriko-lanta) et de nouveautés (concours de poneys shetland et « J’ai de l’audace »). Mais l’événement incontournable pour les JA était bien sûr le concours régional de labour. 13 concurrents du Grand Est se sont affrontés pour tenter d’accéder à la finale nationale à l’occasion des Terres de Jim du 6 au 8 septembre en Haute-Loire, à Bains, près du Puy-en-Velay. Des conditions difficiles Les candidats et les 13 membres du jury ont fait connaissance avec le Barrois. Non seulement le terrain était en pente, mais la multitude de cailloux a donné du fil à retordre aux charrues. Il n’était pas rare de voir les vis de sécurité des charrues se casser, obligeant les participants à descendre du tracteur pour les changer. « Le jury et les participants ont œuvré toute la journée dans des conditions très difficiles. Le site est très beau pour une manifestation, mais très mauvais pour faire du labour », déplore Bruno Heckenbenner, le président du jury. Et des dégâts il y en a eu, les commissaires ont couru derrière les tracteurs. Lorsqu’il a annoncé les résultats du concours, Bruno Heckenbenner a souligné la persévérance d’un candidat en particulier. « Gaëtan Koegler a eu beaucoup de boulons de sécurité cassés sur sa charrue réversible. Il a dû faire plusieurs réparations, mais malgré cela il n’a pas abandonné et a même réussi à finir dans les temps. » Place aux jeunes Âgés de 18 ans, les deux participants arrivés en tête de leur catégorie sont aussi les plus jeunes candidats du concours. Vainqueur du labour à plat, Victor Brumpter, qui vient de Furdenheim dans le Bas-Rhin, tente ce type de compétition depuis deux ans. « L’année dernière j’étais juste au niveau cantonal, c’est une belle progression. Aujourd’hui j’ai été surpris par les cailloux. Vu les conditions extrêmes, la qualité du labour n’était pas la meilleure. Je pense que ce qui m’a démarqué des autres c’est la rectitude du sillon, l’ouverture, il fallait rester droit. » Second vainqueur de la journée, mais dans la catégorie du labour en planches, Justin Duval, originaire de Ceintrey en Meurthe-et-Moselle. « Je laboure sur la ferme familiale. Avec mon frère Paul on a un hangar et des outils, alors on a pris une charrue nue et on l’a modifiée. Il m’a aidé pour toute la partie mécanique : il s’occupe de la réalisation du matériel et moi de la conduite. Le concours d’aujourd’hui était difficile car il fallait travailler en pente avec des cailloux et une terre sèche. La concurrence était rude, les charrues étaient bien modifiées et bien préparées. J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais. » Il s’agit de la deuxième qualification au niveau national pour Justin, qui s’est classé 7e l’année dernière.

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