ACS Andelfinger - Élevage
Le choix de la souplesse
ACS Andelfinger - Élevage
Publié le 31/07/2019
Après la fermeture de la concession Nussbaumer fin 2018, ACS Andelfinger a pris le relais en développant son propre pôle Élevage. L’entreprise de Waldighoffen vient ainsi d’accompagner l’un de ses clients historiques en installant un robot de traite Delaval à la ferme-auberge du Baerenbach.
Plus que jamais, l’élevage constitue une filière d’avenir pour la concession ACS Andelfinger. Depuis le début de l’année 2019, l’entreprise de Waldighoffen a pris le relais de la SARL Nussbaumer, à Retzwiller, placée en liquidation judiciaire en octobre 2018. Cette entreprise, rachetée par Andelfinger en 2007, était notamment spécialisée dans la vente de matériel destinée à l’élevage. Avec sa disparition, de nombreux éleveurs se sont retrouvés du jour au lendemain sans leur fournisseur habituel, sans compter tous ceux qui bénéficiaient d’un suivi de maintenance pour leur robot de traite. Désireuse d’assurer la continuité du service qui prévalait jusqu’alors, ACS Andelfinger a transféré l’ensemble de la base clients de Nussbaumer pour développer son propre pôle élevage. S’il est opérationnel depuis le début de l’année 2019, il est pour le moment toujours en phase de construction. « Pour le moment, nous sommes encore en phase de recrutement. Nous ne sommes que deux techniciens actuellement. Il nous faudrait encore deux spécialisés en robotique pour assurer un service optimal », explique Jérôme Bourquardez, responsable élevage chez ACS Andelfinger. Un « aboutissement » En attendant ces renforts espérés, le pôle élevage d’Andelfinger a pris à sa charge le suivi et la maintenance des trente-six robots de traite déjà installés dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort par Nussbaumer. Des machines issues du catalogue de Delaval, le numéro un mondial en la matière. Une marque qu’Hubert Behra, agriculteur et exploitant de la ferme-auberge du Baerenbach, ne connaissait « pas plus que ça » avant de la voir une en action chez un confrère en Haute-Saône. « Lorsque j’ai vu la conception et le fonctionnement du robot de traite, je me suis rendu compte que c’était la solution adaptée à mes besoins et à la configuration de mon bâtiment d’élevage. » Avant toute chose, il souhaitait retrouver de la souplesse dans son travail. Avec le métier d’éleveur, plus celui de transformateur (fromage, beurre…) et celui de fermier-aubergiste, il doit être sur tous les fronts ; il possède une trentaine de simmentals pour le lait, quelques vaches allaitantes et des porcs pour la viande. Sans compter qu’il ne pouvait pas être avec ses enfants le matin et le soir, avant et après l’école, traite des vaches oblige… Et puis c’était aussi l’aboutissement de la rénovation de l’exploitation entamée en 2006, au moment de son installation. « J’ai fait toutes les mises aux normes, agrandi le stockage et réorganisé l’ensemble du bâtiment. Avec l’accès direct à la prairie, tout était donc réuni pour l’installation d’un robot de traite. » Client de longue date de la concession ACS Andelfinger, il décide de faire appel à elle pour installer ce nouvel outil. « Notre grande force est que nous savons poser des robots dans des bâtiments existants. Dans le cas d’Hubert, on a simplement dû couper un peu de murs et de bardage pour tout faire rentrer », souligne Stéphane Monteillet, commercial en matériel agricole chez Andelfinger. Un choix « stratégique » pour durer Le robot de traite est opérationnel depuis le mois de mars dernier. L’agriculteur respire. À 38 ans, il peut enfin économiser son dos qui commençait déjà à le faire souffrir. Surtout, il a retrouvé du temps, tant pour sa famille que pour les autres travaux dans sa ferme. Et de la tranquillité d’esprit grâce à cette machine Delaval. « Ce que j’aime avec cette marque, c’est la présence d’une fosse et le fait qu’on peut suivre les vaches facilement, où qu’elles soient. Je ne voulais pas qu’elles restent à l’étable toute la journée. Là, elles sont dans les pâtures et autonomes pour la traite. Je dirais même qu’elles se sont mieux adaptées que moi à ce robot de traite. On n’a pas changé de lieu. Du coup, c’est une formalité pour elles. » Néanmoins, Hubert Behra garde toujours un œil attentif sur son troupeau. Auparavant, la traite était le moment idéal pour voir si des vaches étaient en chaleur. Désormais, il doit s’organiser un peu autrement et conserve toujours un minimum de temps pour l’observation. « De toute façon, si on n’est pas bon dans l’observation, il ne faut pas investir dans le robot de traite », prévient-il. Pour lui en tout cas, cet achat était devenu plus que nécessaire s’il voulait assurer la pérennité de son exploitation. « Ici, le lait est la base de tout. On fait du fromage, de la crème, du petit-lait pour les cochons, etc. Si j’enlève ça, ça devient très compliqué, d’autant plus que tout est valorisé en direct. J’estime qu’à un moment donné il faut faire un vrai choix stratégique si on ne veut pas être usé sur le long terme. » Il considère même que seule la robotique sera en mesure de sauver l’élevage laitier dans son ensemble. « Oui, c’est vrai, il faut oser faire confiance à la machine. Mais je pense qu’aujourd’hui, il ne faut plus se poser de question. Je suis passé du pot à traire au robot. Je mesure vraiment l’évolution entre les deux. Et pour rien au monde, je ne reviendrai en arrière. Et même s’il faut plusieurs années pour amortir une telle machine, on gagne de l’autre côté une autre rentabilité : celle du temps. »












