Technique

Publié le 24/05/2019

Pierre Weinstein et Felix Haget ont décroché un appel à manifestation d’intérêt de l’Eurométropole pour construire une ferme aquaponique sur une friche du port autonome de Strasbourg. 9 000 m2 de serres produiront du poisson, des fruits, des légumes et autres végétaux exotiques en récupérant la chaleur résiduelle d’une centrale à biomasse.

La méthanisation présente une vertu étonnante et inattendue : elle stimule la créativité et l’esprit d’entreprise des agriculteurs. Ils sont poussés par la recherche de valorisation de la chaleur co-générée en parallèle de l’électricité. Certains font du séchage en prestation, d’autres chauffent des bâtiments, d’autres encore s’en servent pour produire de la spiruline, une algue aux grandes vertus nutritives. À Butten, en Alsace Bossue, la mise en service de l’unité de méthanisation de Jean-Philippe Weinstein et Rémy Gilgert a incité Pierre Weinstein, frère de Jean-Philippe, à réfléchir à de nouvelles valorisations de la chaleur. Cette réflexion l’a conduit à répondre à un appel à manifestation d’intérêt (AMI) de l’Eurométropole et du Port autonome de Strasbourg. Il propose un projet de ferme aquaponique, combinant l’aquaculture et la production végétale en hydroponie (voir encadré). Pour l’aider dans son chantier, Félix Haget, de la société Bioponi, consultant et formateur en aquaponie. L’appel à projet formulé par l’Eurométropole vise à reclasser la friche industrielle des anciennes forges navales de Strasbourg, qui jouxte la centrale à biomasse d’Électricité de Strasbourg sur le Port autonome. D’un côté une réhabilitation de friche. De l’autre, la valorisation de « chaleur fatale », issue des déperditions de la centrale à biomasse qui chauffe le quartier de l’esplanade à Strasbourg. Trois autres projets étaient en lice : la production de microalgues pharmaceutiques, la production végétale et d’insectes et un autre projet d’aquaponie.   < iframe src = » https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d3835.1647780338544!2d7.797086566661263!3d48.55049626275653!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x0%3A0xa2794e4f54791b3c!2sES + Centrale + Biomasse + de + Strasbourg ! 5e1 ! 3m2 ! 1sfr ! 2sfr ! 4v1558427298763 ! 5m2 ! 1sfr ! 2sfr » width = » 600 » height = » 450 » frameborder = » 0 » style = » border : 0 » allowfullscreen >    La ferme aquaponique couvrira 9 000 m2 de serres. Elle produira 130 tonnes de productions végétales et 60 t de produits aquacoles par an, à partir de 1 500 MWh/an récupérés. Soit 3 500 t de CO2 économisés. L’investissement devrait oscilller entre 1,4 et 2,2 millions d’euros. La production devrait occuper 12 emplois à temps plein. Plusieurs fermes aquaponiques de cette envergure se montent en Europe, indique Félix Haget, de la société Bioponi. Citons : 4 000 m2 à Berlin, 4 000 m2 à Bruxelles où l’implantation se situe dans un ancien abattoir, 3 ha (soit 30 000 m2) dans les Flandres. « La demande explose », souligne l’expert. L’agriculture regagne des terres Plusieurs aspects vertueux ont retenu l’attention des représentants de l’Eurométropole. Le volet pédagogique, l’aspect développement du marché local de produits d’aquaculture et la récupération de chaleur fatale liée à l’exploitation de la centrale de biomasse d’ÉS. « Nous sommes dans l’avant-projet sommaire ; il reste à finaliser le protocole d’accord. Il faut regarder le marché, valoriser les circuits courts », indique Robert Herrmann, président de l’Eurométropole de Strasbourg. Autre point fort du projet : la réhabilitation d’une friche industrielle en zone d’activité agricole. « C’est assez rare pour être souligné quand l’agriculture regagne des terres », a observé Denis Ramspacher, président de la Chambre d’agriculture Alsace, dont les services accompagnent le projet. Parce qu’elles sont hors sols, les deux productions aquacoles et végétales ne sont pas certifiables en bio. Toutefois, par sa nature en circuit fermé utilisant des productions généralement bioindicatrices de la qualité de l’environnement comme le cresson, et donc sensibles aux pollutions, les conditions de productions en aquaponie s’avèrent plus exigeantes. Le cycle aquaculture/hydroponie apporte aux cultures une fertilisation naturelle à partir des déjections de poisson et ne nécessite aucun produit phytopharmaceutique. Une marque « produit d’aquaponie » est en cours d’élaboration. On notera que les productions sous serre entre 15 et 18°C autorisent des cultures à forte valeur ajoutée (vanille, gingembre, fruits de la passion, fraises, physalis, aloe vera…). Si tout va bien, la ferme aquaponique devrait produire ses premiers saumons de fontaine en 2020.  

Gsell Jean-Richard et fils à Sigolsheim

30 ans de prestations innovantes

Publié le 17/05/2019

À l’occasion de son 30e anniversaire, la société Gsell à Sigolsheim organisait récemment ses premières portes ouvertes. Elles ont permis de promouvoir son savoir-faire en matière de travaux mécaniques agricoles, viticoles et de terrassement.

En constante évolution, l’entreprise Gsell s’adapte aux besoins de ses clients et intervient rapidement. Elle réalise régulièrement des investissements matériels, afin d’intervenir avec du matériel à la pointe, et parfaitement entretenu. Elle s’appuie sur une équipe professionnelle, dynamique et formée au regard de la loi (agrément phytosanitaire, cases pour les chauffeurs, etc.). Enfin, elle entretient de bonnes relations avec sa clientèle, en offrant un rapport prestation/prix séduisant. À sa création en 1989, elle proposait des prestations de palissage et de rognage. Puis, elle a diversifié ses services avec le dessouchage et la préparation des sols avant plantation. L’année 2000 marque un tournant, avec la création de l’entreprise de terrassement au départ pour l’aménagement des parcelles, puis pour tous types de terrassement et travaux publics chez les particuliers et les collectivités. En 2015, l’entreprise se restructure avec la création de la SARL Gsell J-R ETA pour les prestations mécaniques agricoles et viticoles et la SAS Gsell TP pour les travaux de terrassement et publics. Les deux sociétés sont issues de l’association père et fils (Jean-Richard et Stéphane Gsell), regroupées sous un seul nom commercial : Entreprise Gsell Jean-Richard et fils. « Concernant les travaux agricoles, nous proposons nos services de préparation des sols avant plantation. Pour cela, quatre tracteurs agricoles de 150 à 300 ch des marques John Deere et Valtra peuvent être équipés de différents matériels. Pour les travaux viticoles, nous réalisons tous les travaux mécaniques à la vigne pour faciliter la tâche de nos clients. Nous maîtrisons l’utilisation du matériel et sommes aguerris à la conduite dans toutes sortes de configurations de parcelles. En cas de pression, nous pouvons intervenir rapidement et venir avec plusieurs véhicules », explique le responsable de l’entreprise, Stéphane Gsell. Épandage de compost Le 5 mai dernier, l’entreprise Gsell Jean-Richard et fils a accueilli à Sigolsheim 800 à 1 000 personnes lors de sa journée portes ouvertes. Une nouvelle étape importante pour la famille Gsell. « Nous voulions marquer le coup et fêter cet anniversaire. Cette journée a été l’occasion de rencontrer nos clients que nous voyons généralement à la foire aux vins de Colmar, de présenter nos différentes spécialités, de rappeler que nous intervenons sur toute l’Alsace, mais aussi en Allemagne ou du côté de Toul », ajoute Stéphane Gsell. Une démonstration d’épandage était également au programme. « C’est une nouvelle activité que nous proposons depuis quelques mois. Elle était très demandée par les clients, tant par de grands domaines viticoles que par des vignerons plus modestes. L’épandage de compost issu du recyclage et du broyage de végétaux est à la mode, en raison des conditions climatiques et de la sécheresse. Ces nouvelles méthodes de travail sont pertinentes et nous les maîtrisons », assure Stéphane Gsell. L’entreprise de Sigolsheim a pris de l’ampleur ; cette journée portes ouvertes a permis de l’apprécier à sa juste valeur.

Publié le 10/05/2019

Exploitant agricole à Ostheim, Christophe Koenig irrigue l’une de ses parcelles de maïs depuis 2012. Pour pérenniser son travail, il vient de changer de matériel en faisant confiance à la rampe frontale « CLE » de la société Bauer, le Centerliner 9 000.

Céréalier et viticulteur, Christophe Koenig a repris l’exploitation familiale en 2008. L’une de ses parcelles, située à la sortie d’Ostheim en direction de Ribeauvillé, d’une superficie de 21 hectares, est irriguée depuis 2012. Une nécessité avec les épisodes de sécheresse qui se succèdent, la hausse des températures et la fluctuation des rendements. Jusqu’à présent, le céréalier utilisait une génératrice euro machine à double pompe en surface, immergée, avec 400 mètres de conduites enterrées. Il avait également un enrouleur d’une autre marque posé au sol sur 550 m. « Ce système m’a permis d’augmenter mes rendements. De l’ordre de 40 à 45 quintaux de plus en moyenne. J’ai également augmenté la dose d’azote et utilisé moins de produits phytosanitaires », se félicite Christophe Koenig. Il a souhaité cependant investir dans du nouveau matériel. Un plus grand nombre de parcelles de maïs que par le passé nécessite davantage de travail et moins de temps disponible. « Je voulais avoir la meilleure irrigation possible. Agronomiquement, les terres sont difficiles à maîtriser. Le sol est froid et il y a presque toujours du vent. C’est une sortie de vallée. Le vent assèche rapidement la terre. L’irrigation est donc une nécessité. D’habitude, je réalise quatre tours d’eau. Elle est pompée dans la nappe et un puits de 20 m », ajoute Christophe Koenig. Il a fait confiance à la société Bauer pour le choix du matériel. Bauer est une référence pour les enrouleurs, numéro 2 mondial du secteur avec plus de 3,5 millions d’hectares irrigués dans le monde avec son matériel. Du « sur-mesure » Dans le cas présent, on est sur un produit haut de gamme proposé avec son partenaire allemand Schillinger, spécialiste de l’irrigation. Il est connu en Alsace pour faire de l’installation en pivot notamment. « Pour notre part, le savoir-faire de notre marque autrichienne permet d’installer des rampes ou pivots avec un potentiel de travail plus important. Nous nous complétons. Nous avons un ensemble de matériel adaptable aux petites surfaces que l’on trouve en Alsace », précise Florian Lutz, technicien chez Bauer. L’installation du matériel a nécessité plusieurs journées de travail. La rampe fait 194 m de long. Sa motrice centrale est adaptable à la parcelle. Elle gère électroniquement sa mise en place, via un guidage au sol. « La plus grosse partie du travail concerne le paramétrage de la parcelle dans la machine. Il faut pouvoir avancer, reculer, la mettre en mode pivot ou non, entrer toutes les données et angles au système de gestion. Nous essayons de faire du « sur-mesure » en fonction des besoins et des demandes des clients », conclut Florian Lutz.

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