Vie professionnelle

Conseil départemental du Haut-Rhin

Brigitte Klinkert élue présidente

Publié le 06/09/2017

Brigitte Klinkert a été élue présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin vendredi 1er septembre. Elle est la première femme à présider l’institution départementale. Elle succède à Eric Straumann, touché par la nouvelle loi sur le cumul des mandats, désormais « simple » conseiller départemental.

En 1994, Brigitte Klinkert était la première femme et la benjamine du conseil général du Haut-Rhin de l’époque. Vendredi dernier, 23 ans après, elle était la seule candidate, présentée par l’intergroupe majoritaire (LR-UDI-DVD). Sans surprise, Brigitte Klinkert a rassemblé et a fait l’unanimité avec 33 voix en sa faveur et un bulletin blanc. À 61 ans, la petite-fille de l’ancien maire de Colmar et conseiller général Joseph Rey (qu’elle a cité dans son discours) est ainsi devenue la première femme présidente du conseil haut-rhinois et la onzième femme actuellement présidente de département dans l’hexagone. Après avoir salué l’action d’Eric Straumann, elle a listé sa « feuille de route » qui doit mener le département à 2021. « L’emploi doit constituer la première de nos priorités. Cette problématique est transversale à toutes nos compétences. Nous devrons constamment évoluer et réinterroger nos décisions en référence à cet objectif fondamental. Nous pourrons alors jouer un rôle moteur dans ce domaine. Seront évidemment concernées, en premier lieu, nos politiques en faveur de l’insertion professionnelle. Mais également, par exemple, nos interventions en faveur du bénévolat et du multibilinguisme qui sont autant de facteurs d’employabilité pour nos concitoyens ». Brigitte Klinkert a également insisté sur la jeunesse, sur la mise en convergence des politiques éducatives, culturelles, sportives et sociales. « D’autres initiatives nous permettront, bien entendu, de rester des acteurs déterminés et engagés en matière de développement durable, d’aménagement équilibré de nos territoires, et surtout de solidarité qui sera toujours au cœur de notre mission », a ajouté la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin. D'ici 2021, elle entend également, en concertation avec les parlementaires et en collaboration étroite avec le Conseil départemental du Bas-Rhin, convaincre le gouvernement de l’opportunité de rendre à l’Alsace sa capacité à être maîtresse de son destin. « En obtenant de sa part, le droit pour l’Alsace d’expérimenter une nouvelle organisation politique. Dans cette perspective, nous allons accélérer le rapprochement de nos politiques avec celles de nos voisins bas-rhinois », a-t-elle conclu. À noter que Brigitte Klinkert sera entourée de dix vice-présidents dont Rémy With, Josiane Mehlen et Michel Habig, respectivement premier, deuxième et troisième vice-présidents. Pour les commissions, la deuxième consacrée à l’aménagement du territoire et au tourisme est présidée par Nicolas Jander, la sixième, celle de l’agriculture, de l’environnement et du cadre de vie par Michel Habig.

Publié le 04/09/2017

Les sections des anciens exploitants agricoles du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et la Mutualité sociale agricole (MSA) Alsace œuvrent conjointement toute l’année. Cette bonne entente est entretenue lors d’une rencontre annuelle entre membres du bureau du syndicat, direction et présidence de l’organisme de sécurité sociale. Pour la première fois, la presse agricole y était conviée.

La matinée de discussion entre les sections des anciens exploitants agricoles et la MSA est ouverte par Paul Schiellein, président de la section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin. « C’est une rencontre exemplaire autour des questions qui préoccupent l’ensemble des retraités et particulièrement nos membres. » Et la première question soulevée est celle des statistiques des retraites agricoles. La directrice Christelle Jamot apporte les éléments. « Le nombre d’exploitants pensionnés est en baisse, d’ici une dizaine d’années nous arriverons à l’équilibre du régime, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. » Philippe Wolff, ancien directeur du centre de fiscalité et de gestion de la Chambre d’agriculture, met en parallèle la baisse du nombre d’exploitants partant à la retraite avec l’augmentation, depuis 2012, des arrêts d’exploitation. Dans ces deux cas, la transmission devient de plus en plus difficile. « Dans une enquête réalisée lors d’une réunion menée conjointement avec la MSA, il ressort que 26 % des exploitants ont recours à une donation-partage, 21 % à une donation, 20 % à un bail à long terme et 5 % au don manuel. » Le don manuel est une mesure mise en place par Nicolas Sarkozy prévoyant que chaque parent puisse verser une somme d’argent à l’un de ses enfants, à condition de déclarer ces sommes ou biens mobiliers aux impôts. 75 % des exploitants retraités touchés par l’augmentation de la CSG Les choix sont multiples, mais les revenus stagnent, voire baissent. Christiane Bernard, membre du bureau du Haut-Rhin, rappelle que les retraités les mieux lotis perçoivent 1 200 €, la moyenne est de 760 € par mois. En outre, Philippe Wolff estime que 75 % des exploitants retraités seront touchés par l’augmentation de la CSG alors que « l’augmentation des retraites est nulle. Le premier confident de l’agriculteur est le comptable, mais le raisonnement d’optimisation fiscale et sociale à outrance ne résout pas tout », poursuit-il. « Les exploitants qui arrivent à la retraite aujourd’hui ne pensaient pas tous à déclarer leurs épouses, or elles ont travaillé et la question de leur retraite se pose », ajoute Adeline Baur, membre de la section du Bas-Rhin. Pour Christiane Bernard, il est nécessaire de faire le point régulièrement en fonction de la situation économique de l’exploitation et de la législation. « Le chef d’exploitation devrait pouvoir prévoir sa retraite » Philippe Wolff va plus loin et affirme qu’il faut « parfois avoir le courage de jouer. Augmenter le salaire lorsque cela est possible, le baisser ensuite. Le chef d’exploitation devrait pouvoir prévoir sa retraite », ajoute-t-il. « Depuis 25 ans et le changement d’assiette de cotisation, le mot d’ordre était de payer le moins possible », relève Jean-Paul Schneider, président honoraire de la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin. Paul Schiellein suggère une formation sur le thème de l’anticipation de la retraite. Le président de la MSA Alsace, David Herrscher, partage l’idée qu’une « communication est nécessaire sur cette question. Il y a des subtilités qu’il faut expliquer à l’ensemble des exploitants. » Christelle Jamot fait le point sur les discussions politiques en cours, comme celle concernant la possibilité pour l’exploitant de faire le choix entre l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés. « La mesure prévoyant qu’un euro cotisé correspondra à un euro de droit est prévue pour janvier 2019. » Enfin, la prise en compte des 25 meilleures années pour calculer le montant de la retraite est sur le bureau du ministère de l’Agriculture et la Caisse centrale. Les sections des anciens demandent un partenariat pour mettre à jour une documentation sur l’accompagnement lors du décès d’un conjoint à distribuer gratuitement. « Deux réunions ont eu lieu dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin sur ce sujet. Il s’agit d’un travail de partenariat national avec des adaptations prévues quant au droit local », rapporte Paul Schiellein. Seuls 30 % des retraités ont une pratique informatique régulière Autre sujet qui intéresse les retraités, la dématérialisation. Quatre demi-journées de formation ont été menées dans le Bas-Rhin par la MSA, Groupama et le Crédit Agricole. Alors que sur 250 personnes interrogées, 137 se sont dites intéressées par de telles formations, elles n’ont pas connu le même succès dans le Haut-Rhin. Il ressort de cette même enquête que 65 % des retraités agricoles ont un ordinateur et seuls 30 % ont une pratique informatique régulière. Un point sur lequel la MSA a promis de travailler dans les prochaines années.

Savourez l’Alsace Produit du terroir

La marque fait sa pub

Publié le 04/09/2017

La finale départementale de labour a relancé la communication sur la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir ». Réunion avec les industriels de l’agroalimentaire, mise en avant de la filière raifort, installation de bâches promotionnelles et actions lors de la foire européenne de Strasbourg doivent mettre un coup de projecteur sur cette initiative née en 2015.

La marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » part à la conquête de l’industrie agroalimentaire. Dimanche 27 août à Mietesheim, jour de finale de labour, les responsables de la marque et leurs partenaires ont organisé une table ronde à l’usine Alélor Raifalsa. L’objectif, inciter les industriels à utiliser des matières premières locales dans leurs productions. Autour de la table, des représentants de la Chambre d'agriculture d’Alsace, des responsables professionnels agricoles, des responsables d’entreprises agroalimentaires et des élus, en particulier des conseillers régionaux qui soutiennent cette initiative. Le but poursuivi ? À l’instar de ce qui a été fait dans la restauration collective, l’agriculture alsacienne veut travailler plus étroitement avec l’industrie agroalimentaire régionale. « Cela ne se fait pas du jour au lendemain, explique Philippe Boehmler, président du comité d’accréditation de la marque « Savourez l’Alsace Produits du terroir ». Il faut identifier les attentes des industriels et mettre en place un système de contractualisation pour que les agriculteurs puissent se lancer dans ces productions et fournir aux industriels les quantités demandées, tout au long de l’année. C’est un travail minutieux de mise en relation. » Des bâches le long des routes alsaciennes En ces temps chahutés par les scandales alimentaires, l’agroalimentaire est à la recherche de valeurs sûres. « La marque garantit au consommateur la provenance locale des matières premières », souligne Philippe Boehmler. « Pour la majorité des produits concernés, 80 % au moins des ingrédients doivent être d’origine régionale », précise Bénédicte Dubois, directrice d’Alsace Qualité. À ce titre, la filière raifort, mise en avant lors de la finale départementale de labour, est exemplaire. Alélor Raifalsa s’approvisionne en totalité auprès des producteurs locaux, dans une relation contractuelle de longue date. Cet événement est le premier volet d’un plan de communication ambitieux. « Notre campagne a pour but de faire connaître la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » auprès du grand public, explique Julien Koegler, secrétaire général des JA 67. Nous avons installé 80 bâches au bord des routes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin pour faire connaître ce logo que les consommateurs pourront ensuite retrouver sur certains produits dans les supermarchés. L’objectif est que le consommateur exige cette marque lorsqu’il fait ses courses, qu’il devienne acteur de sa consommation. » C’est aussi le moyen de lancer le site internet www.terroir.alsace. Événement à la foire européenne La prochaine étape aura lieu lors de la foire européenne de Strasbourg. La marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » tiendra un stand sur l’espace agricole. « Par ailleurs, nous allons organiser un événement avec les restaurateurs, le mardi 5 septembre, afin de valoriser le partenariat entre le monde agricole et les restaurateurs alsaciens. Nous avons invité les membres de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière, des Étoiles d’Alsace, des maîtres restaurateurs, de la Fédération des chefs de cuisine restaurateurs d’Alsace », explique Julien Koegler. Pourquoi les Jeunes agriculteurs sont-ils impliqués dans cette démarche ? « Nous avons besoin de cette marque pour construire des filières sur le long terme. Grâce à sa création, nous espérons installer des jeunes et renouveler les générations. » Les consommateurs retrouveront également la marque lors du salon Saveurs et Soleil d’automne qui se tiendra du 22 au 24 septembre aux Tanzmatten de Sélestat. La filière fruits et légumes d’Alsace a été une des premières à adopter cette marque à 100 % !

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